OS écrit dans le cadre de la nuit d'écriture du Fof pour le thème Toilettes

Voilà le second OS de ma seconde nuit d'écriture (le premier n'est pas de HP et j'ai décidé de le séparer à partir de maintenant, c'est pourquoi je ne changerai pas celui du Seigneur de Anneaux de place, parce que je suis une feignasse? Voilà :D!). C'était parti pour être un Sirius/Hermione parce que j'adore ce couple mais Mione est devenue Lavande en cours de route, me demandez pas pourquoi... Il y aura peut-être une suite avec les autres thèmes mais ça, je verrai plus tard ^^ dites-moi ce que vous en pensez, je le trouve un peu bizarre ce couple moi (en même temps, à 2h du mat' quand on est malade, on n'a pas des idées de génie...je crois que je relirais ça plus tard pour mesurer l'étendue des dégâts ^^")


Toilettes

Mais où donc était-elle ?! Cela faisait bientôt 2 heures qu'elle semblait avoir disparu de la circulation et il ne comprenait pas où elle pouvait être passée. Il allait devoir aller demander de l'aide et Merlin sait qu'il détestait ça. Toutefois, il n'avait pas trop le choix. Il alla donc retrouver son meilleur ami.

« Harry ? Tu as une idée d'où Lavande serait ? Je n'arrive pas à lui mettre la main dessus et il faut absolument que je m'excuse si je veux éviter la crise de nerfs ! »

Le Survivant baissa son journal pour lui jeter un coup d'œil avant de se replonger dans sa lecture et de lui répondre : « Je n'en ai pas la moindre idée, mais si j'étais toi, je lui laisserais un peu de temps. »

« Facile à dire, ce n'est pas contre toi qu'elle complote une revanche ! »

« Revanche amplement méritée Ron. Même si elle ne t'avait pas pris en flagrant délit, elle l'aurait su tôt ou tard. Et j'ai beau ne pas être son plus h=grand fan, je lui ai parlé l'autre jour et c'est vraiment une fille sympa qui t'aime beaucoup. Elle ne méritait pas ça. »

« Merlin Harry tu es censé être de mon côté ! Et puis je l'aime bien moi aussi mais c'est juste que…elle est un peu collante et envahissante quoi. »

Le brun ne décolla pas les yeux de son article et sa voix posée mais peu chaleureuse sortit au-dessus des pages qu'il parcourait : « Je veux bien te croire, mais tu ne t'es jamais dit que si elle te collait, c'est parce qu'elle savait que sans ça, tu irais voir ailleurs ? Tu ne fais pas vraiment attention à ses sentiments, pas plus que tu n'as eu d'égard vis-à-vis de ceux d'Hermione. »

« Mouais, » grommela le roux, « c'est bien pour ça qu'elle t'est tombée dans les bras je présume ? Elle avait besoin de réconfort c'est ça ? »

« Exactement, et j'étais là pour lui en procurer. Si tu voulais sortir avec elle, il fallait te bouger avant vieux. Maintenant je l'aime, et autant te dire que je ne compte pas te la laisser. »

« Je ne te le demande pas. Là, tout ce que je veux, c'est retrouver ma copine pour éviter l'incident diplomatique. »

Harry se leva de son fauteuil et épousseta sa robe, puis vint jusqu'à lui et l'entraîna hors de la salle en lui disant : « Je te l'ai dit, il vaut mieux que tu la laisses digérer tout ça avant d'aller t'excuser et t'enfoncer. En plus, étant donné que tu ne l'aimes pas vraiment et que tu vas devoir être franc pour un fois, il vaut mieux que tu attends qu'elle aille mieux pour éviter la crise de larmes. En attendant, amène tes fesses qu'on ne soit pas en retard. »

oOo

Sirius claqua ses dossiers sur sa table alors que les élèves affluaient dans la salle. Il nageait dans le bonheur depuis qu'il avait été admis au poste de professeur de DCFM à Poudlard. Lavé de tout soupçon, considéré comme un héros de guerre même, il enseignait toujours avec plus de plaisir aux 6èmes et 7èmes années, les premiers incluant Ginny et Luna, les seconds son filleul et les deux meilleurs amis de ce dernier. Il aimait profiter de ses cours pour observer ses élèves et deviner ce qui leur passait par la tête. Il avait récemment remarqué que l'idylle ridicule qui unissait la jeune Brown à Ron semblait battre de l'aile.

Ça ne l'avait d'ailleurs pas surpris. Il appréciait Ron, bien sûr, mais ce dernier n'avait pas la maturité nécessaire pour sortir avec une fille, surtout aussi mature que Lavande Brown, bien que la manie que cette dernière avait de minauder sans arrêt depuis qu'elle était en couple lui tapait sérieusement sur le système. En revanche, il adorait observer le couple que son filleul formait avec sa meilleure amie. Ils formaient un très bon duo autant dans les études que dans la vie.

Toutefois, aujourd'hui, son attention était attirée par le premier couple mentionné. Le jeune Weasley, assis derrière sa petite amie, ne cessait de vouloir engager la conversation, et elle lui répondait – probablement pour l'envoyer sur les roses, certes – malgré le fait qu'il leur ai demandé déjà trois fois le silence. Et même s'il les appréciait, il ne pouvait tolérer qu'on ignore ses remarques plus longtemps.

« Monsieur Weasley, Mademoiselle Brown, étant donné que vous semblez avoir quelques petits problèmes pour comprendre que quand je vous demande de vous taire, je comptes bien obtenir le silence, je me vois forcé de vous donner à tous les deux une retenue. Et le premier que je vois ouvrir la bouche pour autre chose que me poser une question en rapport avec mon cours, je lui double sa peine, est-ce que c'est clair ? »

Ecarlate, la jeune fille acquiesça en silence et se replongea immédiatement dans son manuel, les larmes au bord des yeux. Ron, quant à lui, lui jeta un regard de reproche mais il lui en renvoya un sans appel avant de désigner ses parchemins de cours du menton dans un geste autoritaire, lui intimant par-là de se remettre à travailler. La sonnerie avait à peine retentit qu'il tentait à nouveau d'engager la conversation avec sa voisine de devant, un air de reproche affiché sur le visage, et d'un coup, elle rassembla frénétiquement ses affaires et s'apprêta à partir…

« Mademoiselle Brown et Monsieur Weasley, je vous prierai de ne pas jouer les filles de l'air. Venez à mon bureau. »

Ils s'exécutèrent.

« Bien, je peux savoir ce qui vous a pris ? »

Aucune réponse.

« Je ne compte pas vous les redemander 40 fois comme je l'ai fait pour avoir le silence. »

« C'est sa faute Monsieur, je ne voulais pas lui parler mais il n'arrêtait pas de m'appeler ! » fit finalement la blonde d'une voix tremblante.

« Pardon ?! Si tu arrêtais un peu de faire ta belle gosse et que tu m'écoutais aussi, je n'aurais pas eu à m'entêter ! Non mais sérieux, tu te crois sublime pour te faire désirer comme ça ? Ton but c'était qu'on se fasse coller c'est ça ?! »

« Je ne… !'

« STOP ! Ça suffit vous deux ! Vous vous croyez où ?! Pas de dispute de couple chez moi, je me fiche de vos histoires, je ne suis pas conseillère conjugale ! allez me régler ça dehors, moi je suis juste là pour qu'on me respecte comme un prof, et ça vaut aussi pour toi Ron. Ce n'est pas parce qu'on se voit en dehors des cours que je serai plus indulgent envers toi, alors ôte-toi tout de suite de la tête l'idée de demander à Harry d'intercéder e ta faveur et prépare toi à passer une soirée en détenue, c'est bien compris ? »

« Oui. »

« Oui qui ? »

« Oui professeur. »

« Bien, rompez soldats. »

Sur ces bonnes paroles, Lavande se rua hors de la salle, un bras devant son visage, oubliant au passage son sac et ses affaires. Ron se dirigea vers ces dernières d'un air dédaigneux, prêt à les mettre en vrac dans son sac pour aller le lui balancer à la figure mais Sirius le devança.

« Laisse, moi je sais où la trouver. Et puis je pense qu'il est préférable que tu lui fiches la paix pour le moment. »

« Qu'est-ce que tu en sais ? »

« Harry m'a dit que qui s'était passé. Pas très malin de ta part si je puis me permettre. Bref, je vais lui apporter ses affaires, rentre donc dans ta salle commune, je suppose que tu as beaucoup de devoirs et tu es occupé ce soir. Allez, file. »

Le rouquin s'exécuta et, après avoir rassemblé les livres et parchemins de son élève, Sirius partit en direction des toilettes. Il savait qu'il l'y trouverait, il l'avait déjà entendue durant la pause. En effet, quand il arriva à bon port, il entendit les pleurs d'une fille. S'approchant de la cabine d'où ils provenaient, il toqua doucement et, n'obtenant pas de réponse, ouvrit la porte à l'aide d'un sort. Lavande était là, recroquevillée sur le sol, sanglotant dans ses genoux. Sans relever la tête, elle lança avec agressivité : « Ron tire-toi, je ne suis pas d'humeur ! Je ne me remettrai pas avec toi ! »

« Pour me remettre avec toi il faudrait qu'on ait été au moins une fois ensemble Lavande. Et mon nom à moi c'est Sirius au passage. » répondit-il d'une voix douce.

Elle releva vivement la tête et il put admirer son visage sillonné de larmes.

« Pardon… »

« Comment tu te sens ? »

Elle eut un rire amer.

« Comme une idiote qui s'est laissée avoir par un enfoiré qui s'est bien foutu de sa gueule…Ah mince, pardon professeur. »

« C'est bon, on n'est pas en cours, tu peux m'appeler Sirius. Tu ne veux pas qu'on discute de ça ailleurs ? Je ne me sens pas vraiment à ma place ici… »

« Non. Je me sens bien ici. J'ai l'habitude de venir pleurer dans ces toilettes quand je suis triste depuis ma 1ère année. De toute façon, je n'ai pas vraiment envie d'en parler. »

« Alors on n'en parle pas. »

Toutefois, il n'esquissa pas un mouvement pour s'en aller et il laissa un silence gênant s'installer. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, elle finit par lâcher : « vous comptez rester ici longtemps ? »

« Jusqu'à ce que tu veuilles bien me parler. »

« Qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? »

« Tu es mon élève, je suis ton prof, il est normal que je m'inquiète de voir que tu ne vas pas bien. Ce n'est pas parce que je viens de te coller une retenue que je ne t'apprécie pas Lavande, simplement il faut aussi que je sois équitable avec tous mes élèves, je n'ai pas à faire du favoritisme. Maintenant je te propose un marché : je te promets de coller Ron à l'autre bout du château pour qu'il ne t'embête pas pendant votre retenue et toi tu me parles un peu de votre rupture. »

Elle renifla puis acquiesça.

« Harry vous a déjà tout dit je suppose. »

« Oui mais je voudrais l'entendre de ta bouche. »

Elle laissa échapper un nouveau sanglot et essuya les larmes qui recommençaient à couler d'une main tremblante. Il s'accroupit devant elle et l'aida, passant son pouce sur ses joues toutes douces. Elle se laissa alors tomber contre lui, enfouissant son visage dans son torse. Ne sachant pas quelle réaction adopter, il sui caressa doucement le dos et embrassa avec légèreté le sommet de son crâne.

« Allez Lavande, sèche tes larmes. J'ai beau apprécier Ron à sa juste valeur, il ne vaut pas tes larmes. Et celui qui les vaudra ne te fera pas pleurer. »

Elle eut un petit rire humide et lâcha d'un voix chevrotante : « C'est un proverbes c'est ça ? »

« Je ne sais pas d'où ça sort mais je l'avais déjà entendu avant aujourd'hui. » avoua-t-il, amusé. Elle se recula un peu et lui lança un regard morose.

« Il ne m'a jamais vraiment aimée n'est-ce pas ? »

Sirius soupira.

« Je ne pense pas, non. »

Elle réprima un nouveau sanglot.

« J'aurais dû m'y attendre. Après tout, qui voudrait de moi ? Je suis chiante, jalouse, débile, collante et même pas spécialement canon pour rattraper ça. Lui il est considéré comme un héros de guerre et toutes les filles lui courent après. »

« Moi aussi je suis un héros de guerre et je ne me trouve pas assez poursuivi à mon goût alors…plus sérieusement Lavande, ne le laisse pas te démoraliser comme ça. Tu es ravissante, gentilles et tu mérites mieux que lui. Et tu auras mieux que lui, tu es jeune, tu as tout ton temps pour ça. Alors ne laisse pas ses insultes t'atteindre, un garçon vexé est blessant, certes, mais il ne dit que des bêtises du coup. Alors garde le moral ma belle, d'accord ? »

Elle hocha la tête et dit : « Je peux faire un truc pour voir ? »

« Euh…Oui, à quoi tu penses exactement ? »

« A ça. »

Et avant qu'il ait pu réaliser ce qui lui arrivait, elle s'était redressée et avait uni leurs lèvres. Les siennes étaient salées par ses larmes, mais elles étaient douces et si agréables…il mit un moment avant de se rappeler que ce qu'il faisait était mal. Il avait des responsabilités vis-à-vis d'elle, et il devait les assumer. Il la repoussa alors avec douceur et, plongeant son regard dans le sien, lui annonça fermement : « Lavande, je suis ton prof. Alors quels que soient tes sentiments à mon égard, il faut que tu te contrôles et que tu respectes cette distance qu'il y a entre nous. »

Il ne l'avait pas dit abruptement ou quoi que ce soit mais quand elle acquiesça silencieusement, son menton se mit à trembler, son visage se crispas et elle recommença à pleurer.

« Oh non, Lavande… »

Il l'attira à nouveau contre lui et la laissa mouiller une fois de plus sa chemise avec ses larmes. Effleurant sa chevelure soyeuse de ses lèvres, il respira son odeur. Elle sentait la pêche mûre, un parfum frais et sucré à la fois. Il adorait ça.

« Ce n'est pas que je ne te trouve pas attirante ou que tu embrasses mal, c'est juste que je n'ai pas le droit de faire ça. Je suis professeur, je n'ai pas le droit de profiter d'une position de force que j'aurais sur mes élèves. »

« Vous ne profitez pas d'une position de force puisque c'est moi qui vous ai embrassé et non l'inverse. Mais si vous ne me trouvez pas à votre goût, dites-le honnêtement plutôt que de me laisser de faux espoirs. »

« Je suis parfaitement honnête, je te trouve très à mon goût mais tu es jeune et dans un état de faiblesse émotionnelle. Il serait vraiment irresponsable de ma part de prendre ce que tu me dis pour argent comptant. J'accepte d'en parler avec toi mais seulement à une condition. Ou plutôt deux. La première c'est que tu sortes de ces toilettes dégoûtantes parce que tu mérites un bon bain relaxant et une bonne nuit de sommeil. La seconde c'est que tu oublies tout ce que Ron a pu te dire de désagréable sur ta personnalité ou ton physique parce que c'est faux et surtout, ce n'est pas dit pour te faire progresser mais te blesser, alors ce n'est pas à prendre en compte. Et je veux que tu réfléchisses vraiment à ce que tu viens de faire. Et si après minimum 24h de réflexion, tu trouves toujours que c'était une bonne idée et que tu veux m'en parler, alors tu pourras venir dans mon bureau et on parlera, il n'y a pas de problème. Allez, lève-toi maintenant ma grande. »

Joignant le geste à la parole, il l'aida à se remettre sur ses pieds, lui sourit et embrassa son front avant de lui sourire et de lui dire : « Allez, file dans ton dortoir ! »

Opinant du chef, elle s'exécuta rapidement. Mais lorsqu'elle eut atteint la porte d'entrée, elle se retourna et lui lança avec un sourire timide : 'Merci beaucoup Professeur…Sirius…enfin…Merci. Vraiment. Bonne soirée ! » Le tout avant de disparaître dans les couloirs de l'école.

L'ancien Don Juan de Poudlard se passa une main dans les cheveux. Pourquoi ne pouvait-il pas avoir une vie simple ? S'enticher d'une de ses élèves était la dernière chose à faire s'il voulait garder son poste. Mais la petite Lavande l'avait ému. Enfin petite, elle était majeure et avait déjà un corps de femme tout de même ! oui, lui soufflait sa conscience, mais tu sais pertinemment que ce n'est encore qu'une gamine quand même…

Grognant contre son cerveau qui ne lui facilitait décidément pas les choses, il sortit à son tour des toilettes pour rejoindre ses appartements, songeur.


Reviewwwww s'il vous plait, j'aimerais vraiment savoir s'il faut changer des trucs pour le coup...