ENFIN!

J'ai enfin récupéré mon ordi. Je peux de nouveau écrire ma fic (pire qu'une drogue pour moi). Je suis désolée de ne pas avoir posté de chapitre avant mais je ne pouvais plus avoir accès à internet (punition, toussa toussa,...). Bref, voilà le dernier chapitre.

J'ai beaucoup aimé écrire tous ces chapitres. J'espère qu'ils vous auront plus comme à moi.

Dites moi ce que vous en avez pensé, en commentaires et sur Instagram. Si vous pouviez me le dire vraiment et pas juste liker ce serait top ;p.


Il était trois heure et demie du matin. Tous ceux qui étaient présents à la réunion de chez Alexis étaient aussi là. Et aucune circulation. Apparemment, le chef des ravisseurs avait suffisamment d'argent pour bloquer le passage des voitures et autres passants. Ils commencèrent à traverser le pont quand un groupe d'hommes masqués et armés les intercepta.

-"Mathieu, le chef veut te voir. SEUL. Il t'attends un milieu du pont."dit un des hommes.

Sa voix était légèrement familière à Mathieu.
Le présentateur regarda les autres un instant. Ceux-ci lui envoyèrent des regards encourageants, confiants et déterminés. Il partit à la rencontre de l'homme qui l'attendait et finit par apercevoir un homme en chemise, de dos, au milieu du pont.

-"Chose promise, chose due, mon cher Mathieu, dit l'homme en appuyant sur un bouton d'une télécommande, je libère les otages."

Mathieu se retourna et vu qu'on amenait les otages à ses amis, occasionnant des câlins de réconforts et des larmes de joie.

-"Bien, et moi, je fais quoi ?" demanda le présentateur d'SLG.

L'homme, toujours retourné appuya sur un autre bouton et une explosion retentit. Mathieu vit avec horreur la partie du pont où se trouvaient ses amis s'écrouler. Il entendit des cris de frayeur et puis plus rien. Le pont s'était effondré et ses amis avec.
Il attendit quelques secondes, pétrifié par ce qu'il venait de voir.

-"Qu'est-ce que vous avez fait ?"demanda-il d'une voix presque éteinte, des larmes dans ses yeux écarquillés.

L'autre eut un petit rire. Un rire mauvais.

-"Qu'est-ce que j'ai attendu de t'entendre dire ces mots, Mathieu."

Il se retourna et Mathieu fut frappé de stupeur en voyant son reflet avec une chemise... Et une cravate.

-"Alors, qu'est-ce que ça te fais de voir ton monde s'écrouler autour de toi sans rien pouvoir y changer ?"dit l'homme à la cravate, un regard plein de satisfaction sadique.

Mathieu le regarda, hagard. Ça ne pouvait pas être son homologue de la première saison, c'était impossible. Celui dont Mathieu se souvenait était bien plus distingué et, pourtant, ...

En voyant l'air béa de son créateur, l'homme à la cravate dit, toujours très satisfait:

-"Oui, tu dois sûrement te demander comment j'en suis arrivé là et pourquoi je fais tout ceci, eh bien je vais te le dire: pour me venger. Et ça valait la peine d'attendre trois ans."

-"Mais,... Comment à tu pu faire tout ça tout seul ?" dit Mathieu, complètement dépassé par la situation.

L'autre attendit un instant avant de répondre. Il se délectait de la souffrance de celui qui l'avait fait souffrir lui aussi.

-"Oh, mais je ne suis pas tout seul. Vois-tu, Mathieu, je suis resté un an dans ta conscience, si je peux dire ça comme ça. Et, pendant ce temps à vos côtés, j'ai eu le temps d'avoir aussi une conscience propre à moi-même. Mais d'autres n'ont pas eu cette chance. Le moine, le démon, le parfait et bien d'autres.
Je les ai donc "recueillis" après que tu les ais jetés eux aussi. Sauf que, n'étant restés qu'un épisode chaque fois, ils n'ont pas eu le temps de se créer une conscience comme la mienne. Des genres de soldats qui obéissent aux ordres sans se demander si c'est moral ou non."

A l'évocation de ses anciens personnages passés dans certains de ses épisodes d'SLG, le présentateur se tourna vers l'effondrement.

-"Et pourquoi les avoirs tués alors ? Et tous les autres ? Ils ne t'ont rien fait ?" finit-il par dire, désespéré.

Son homologue se tourna à son tour dans cette direction.

-"C'est vrai, j'avais même une légère sympathie pour tes autres personnalités mais une vengeance demande quelques sacrifices. D'ailleurs, les tubes dans lesquels je les ai mis quand je t'ai "kidnappé" n'étaient là que pour te faire croire que je leurs faisaient du mal."

Ils se regardèrent dans les yeux, l'un ayant peur pour la suite et l'autre profitant de chaque seconde qui passaient.

-"Bon, finissons-en, Mathieu."

Mathieu eut peur en voyant l'autre sortir une arme et fut très étonné de le voir la jeter à ses pieds. Son regard passa de celle-ci à l'homme à la cravate sans comprendre.

-"Eh bien, Mathieu, vas-y, tire, je n'ai plus rien à perdre, en fait, j'y gagnerai plus à mourir."

Voyant que Mathieu ne faisait rien; il s'approcha et braqua le canon sur sa tempe.

-"Aller, Mathieu, je n'attends que ça. Ne m'oblige pas à te faire appuyer sur la gâchette. J'en ai marre de cette vie, je ne veux être le double de personne."

Le présentateur n'eut pas le temps de comprendre qu'il entendit une détonation. Elle ne venait pas de l'arme qu'il tenait en main. Il se tourna et vit le patron, trempé, une arme à la main et accompagné de tous les autres, trempés eux-aussi. Mathieu tourna de nouveau la tête et vit l'homme à la cravate sur le sol. Il tomba en arrière et recula sous l'effet de la panique. Ses personnalités et Antoine coururent vers lui et vinrent le prendre dans leurs bras pour le réconforter.
Ils l'emmenèrent vers l'extrémité du pont. Il semblait à Mathieu qu'on lui parlait mais il n'entendait que des bribes de phrases. Il avait juste envie de vomir et de dormir. On le ramena chez lui, dans son lit et il s'endormit d'un sommeil sans rêves.


FIN