Chapitre 7
Nouveau chapitre, oui je sais je produis pas des masses mais ça vient. Je peux déjà dire que si vous avez accroché vous êtes partie pendant un moment je pense, j'ai trop d'idée pour que ça s'arrête là !
Un grand merci à tous ceux qui me review vous êtes la raison que je continue (je sais combien c'est rageant de lire une fic où on ne connaît pas la fin ).
Il était sept heures du soir et Gabrielle avançait vers le mess en poussant un soupir de soulagement. Elle s'était rendue compte en une seule journée, l'étendue du manque occasionné par les restrictions. Le Dr Zelenka lui avait fait remarquer que c'était sûrement la première fois qu'il voyait passer la moitié du personnel d'Atlantis dans leur labo. Il en résultait que les pâtisseries avaient été entièrement consommées avant dix heures et l'humeur du Dr Mc Kay s'en était vue transformé. De simplement froid et désagréable, il devient d'humeur massacrante et fit fondre en larmes une des scientifiques.
Gabrielle se sentit coupable même si elle savait que quelque part elle n'y était pour rien. Il n'empêche qu'elle venait de passer une heure à consoler la collègue qui était persuadée que jamais plus elle ne pourrait travailler pour le Dr Mc Kay. Elle ne pu la calmer qu'en lui promettant de lui donner la recette des gâteaux préférés de Rodney. Gabrielle se demandait si elle n'avait pas été quelque par manipulée, mais après tout, que lui importait une recette de cuisine, si cela pouvait réparer ses erreurs. Et puis, elle serait déjà debout à cette heure alors si elle pouvait l'aider à cuisiner tant mieux.
Une douleur fulgurante frappa Gabrielle la forçant à se plier en deux. Elle s'assit au milieu du couloir, le dos au mur et ferma les yeux. Elle essayait en vain de retrouver un souffle normal, et se sentit suffoquer. Elle regarda les baies vitrées en face d'elle et se demandait si elle arriverait à en ouvrir une pour pouvoir respirer les embruns de l'océan.
Une nouvelle onde de choc la frappa et Gabrielle ferma les yeux et laissa tomber sa tête entre ses genoux. A ce moment, comme une caresse, elle ressentit sur sa joue une douce brise. Elle leva les yeux et vit que non pas une, mais que toutes les vitres étaient grandes ouvertes. Elle se leva et avança sur le balcon. Elle détacha ses longs cheveux qu'elle avait attaché en chignon pour le travail et passa ses doigts sur son cuir chevelu. Elle ferma de nouveau les yeux et respira à pleins poumons l'air frais.
C'est ainsi que Ronon la vit, cheveux aux vents, yeux clos et les joues rosies par la brise fraîche.
Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas vu quelque chose qui lui inspirait autant la quiétude. Incertain s'il devait la déranger ou pas, il se contenta de la regarder.
C'est Sheppard qui le premier fit du bruit. Il s'était déplacé pour savoir pourquoi il y avait eu de l'activité anormale dans ce couloir comme le lui avait signalé le pont.
- Ronon que fait-tu dans ce couloir ? As-tu vu quelque chose de suspect ? Le pont nous a signalé une brusque dépense d'énergie dans le secteur. Et pourquoi toutes ces satanés fenêtres sont ouvertes ?
- Je crois que c'est à elle de s'expliquer, répondit Ronon en retournant son regard sur Gabrielle.
Sous la houle de l'océan, elle n'avait pas entendu l'arrivée du Colonel Sheppard. Gabrielle avait ré ouvert les yeux maintenant et se bataillait avec ses cheveux pour les empêcher d'aller dans ses yeux.
- Quelle idée j'ai eu de me détacher les cheveux avec un vent pareil, dit-elle en baillant.
- Dure journée ?
- Oh colonel Sheppard, je ne vous avais pas vu ! Tout va bien ? Pourquoi avez-vous votre matériel ?
- Le pont nous a signalé une dépense d'énergie inhabituelle dans le couloir et je vous trouve dans le même couloir avec toutes les baies ouvertes, c'est plutôt à moi de vous poser des questions.
- Ah oui, je crois que c'est moi qui ai ouvert les fenêtres.
- Vous croyez ? Expliquez-vous.
- Ce que j'ai fait avec la porte de mon appartement, il semblerait que j'en sois capable avec les fenêtres de la cité.
- Vous en avez parlé avec le Dr Mc Kay ?
- Je n'en ai pas eu le temps ! Entre tous les cafés que j'ai servis et les gâteaux, je n'ai pas eu une minute à moi !
Gabrielle avait les larmes aux yeux lorsqu'elle s'écria, la fatigue se lisait sur son visage. Sheppard et Ronon se sentirent honteux d'avoir dit à toute la base que Gabrielle avait fait des pâtisseries.
- Ce n'est pas grave. On va lui en parler demain.
Sheppard posa sa main sur l'épaule de Gabrielle.
- On va refermer les fenêtres et puis on va prendre un bon repas au mess, lança t'il en s'approchant de la première fenêtre.
- Attendez, je vais tenter quelque chose.
Gabrielle ferma les yeux sous les regards de Ronon et Sheppard. Ils la regardèrent sans comprendre. Puis tout doucement les vitres se mirent à vibrer. Une à une les vitres se fermèrent.
- Mais comment avez-vous fait ça ? s'écria Sheppard. C'est incroyable !
- J'avoue que c'est plus dur quand on cherche à le faire exprès.
Gabrielle souria un instant puis elle vacilla et manqua de peu de s'écrouler par terre si Ronon ne l'avait pas rattraper.
- Gabrielle, parlez moi ! Vous allez bien ?
- Ce n'est rien, je vais bien, c'est juste la fatigue, répondit Gabrielle en se relevant. Il semblerait que j'utilise ma propre énergie lorsque j'active mentalement la cité. Il faut que j'y fasse attention.
- Nous allons vous emmener voir le Dr Beckett.
- Je ne pense pas que cela soit nécessaire, j'ai juste besoin de manger. Je n'ai rien avalé depuis ce matin.
- Mais comment cela se fait ? Et à midi ?
- Je n'ai pas eu le temps avec la frénésie au labo, ce n'était pas possible tout simplement.
- Grmph... ne pas manger ce n'est pas bon, il faut aller au mess. Venez.
Ronon se tourna et commença à marcher vers le mess. Gabrielle leva un sourcil et Sheppard ressenti un déjà-vu.
- Je n'ai pas vu ce regard chez quelqu'un d'autre, pensa Sheppard.
-Après vous.
-Merci.
Voila si vous aimez c'est en bas. Vote ouvert pour le sourcil, vous pensez à qui ?
