Ce chapitre est un peu plus court que les autres, terminant sur cette partie avant que l'autre ne commence sur le C.B.I et ce saut dans le passé de la saison 5.
A bientôt.
To ObsessedwithMentalist: Thank you for your review. I did my best to imagine the events that happened and describe them as i like to do in general when there is this kind of scene to write. I'm glad that you've liked it.
Il n'est effectivement pas au courant. Aussi parce que je suis démuni d'énergie, l'âme voguant sur la déchéance. Toutefois, je m'élance.
-Ça ne va pas du tout, non.
-Vous vous êtes disputé avec Angela ? s'en souciant à son timbre et dû au mien.
-T'as une voix sinistre je trouve. Qu'est-ce qui se passe, jeune prodige ?
-Danny. Ecoute-moi bien jusqu'au bout.
-D'accord.
Je sens que ma recommandation l'intrigue, s'interrogeant sûrement. J'imagine qu'il frôle l'inquiétude. Ce n'est pas le pire pourtant.
-Il s'est passé quelque chose de grave, Danny. De très grave.
-Attends. Tu me fais peur, là. Grave comment ?
Ses cordes vocales vibrent de panique et je révèle le drame de, notre vie.
-Angela et Charlotte sont mortes. Elles ont été tuées par ce tueur en série, John Le Rouge. J'ai découvert leur corps…. Lorsque je suis rentré après un émission de télé. Il y avait un mot collé sur la porte de notre chambre qui prévenait en quelque sorte du…. Du meurtre.
En écoutant la nouvelle tragique que je lui résume, sa réaction, brutale, est identique à la mienne, imminente.
-Je vais vomir.
Il me le répète une deuxième fois avant que je ne le sente se retenir, de s'effondrer de douleur également. Peu après, je l'entends commencer à suffoquer de chagrin d'une manière furtive par dignité, pudeur encore, car un homme ça ne pleure pas, n'est-ce pas ? A d'autres ! Mais surtout pour pouvoir aligner verbalement un mot devant l'autre.
-Ça s'est passé quand ?
-Il y a trois jours.
-Trois jours ? Et tu ne me le dis que maintenant ?! Ma sœur, ma nièce sont mortes depuis trois jours et tu ne me le dis que maintenant ?!
Sa seconde réaction est compréhensive. De la révolte, de l'effarement ainsi qu'une tristesse traumatique. Je devine aussi une animosité grandissante. Normal. Entre cette désertion du milieu forain, l'éloignant d'Angela par la même occasion et…. Cette tragédie, je ne lui en tiens aucune rigueur. Je comprends. Je le comprends tellement.
-Je n'ai pas été en mesure de te prévenir. Après ce qui s'est produit, je me suis retrouvé à l'hôpital et j'ai été gardé en observation durant ces 72 heures. Je n'ai pas pu t'appeler. Je le fais maintenant. Et pour être franc, je reprends ma respiration, je n'avais pas la force, assez de courage pour prendre le combiné. Mais je te devais de me faire violence.
Danny fait preuve alors d'indulgence à ce moment par un court silence avant d'enchaîner sur ce qu'il y a de plus délicat, de pétrifiant.
-Elles seront enterrées quand, tu penses ?
-Je ne sais pas.
-Ouais. C'est sûr.
De la compréhension, de l'indulgence, oui. Je peux alors sentir son allergie aux yeux, devinant qu'il s'essuie une coulée de larmes, se reprend de nouveau, raclant un peu de la gorge.
-Je ne sais pas si je pourrais venir.
-Je peux comprendre Danny. Je peux comprendre.
-Ça te gêne si je raccroche maintenant. question rhétorique posée.
-Non.
-Ok.
Mon beau-frère raccroche alors sans délai, raccrochant à mon tour juste après. Patrick compréhension Jane. Mon nom à cette seconde. A l'instant même, mon esprit obtient une vision claire. Danny Ruskin qui ne se laisse pas facilement aller, est en train de pleurer un torrent très mouvementé. Ma pensée douloureuse, incommensurable comme lui, s'y joint.
Il ne s'est bien sûr pas déplacé le jour de l'enterrement, lui ayant tout de même laissé un message sur la boîte vocale de son portable pour lui indiquer le chemin du cimetière Alexandria, où Angela et Charlotte Anne Ruskin Jane, ces deux noms composés, gravés sur leur stèle respective, sont enterrées. Nom complet pour ma princesse et pour mon dimant éternel. Par légitimité, respect de leur personne à part entière. Concernant Danny, je n'ai plus eu de nouvelles par la suite. Je ne lui en voulais pas. Sincèrement pas. J'avais seulement peur qu'il retombe encore plus bas. Quant à l'enterrement, ce fut en restreint comité Uniquement moi. Nous n'avions plus personne à qui nous étions liés. Seuls dans notre monde. Confortable, en privé seulement avec elles.
Je suis resté debout face à leur pierre tombale durant cinq heures après la mise en bière. Je ne pouvais pas les abandonner une nouvelle fois. Pas déloge funèbre non plus, préférant conserver en mémoire et le plus heureux Mon éloge à Angela, écrit en ce mois de janvier. Jamais je n'aurais prévu l'inimaginable et que ça se produirait quelques mois plus tard. Ecrire un éloge comme il est de tradition. Une souffrance supplémentaire dont mon esprit bien trop épuisé émotionnellement n'a pu s'y attelé. Gardé un souvenir vivant est vital pour mon âme. Ma survie en quelque sorte.
Je crois qu'à cet instant-ci, le syndrome du vengeur dans la peau m'a effleuré sans vraiment y être attentif, le sentant bizarrement néanmoins. Ça s'est matérialisé plus concrètement, franchement quelques mois après mon internement lorsque un sentiment de rage fit son apparition. C'était mieux que mes crises de délires qui étaient venues me dissiper à quatre reprises selon le rapport de bord médical du docteur Miller, immobilisé lors, par des infirmiers. Dans ces moments, on se retrouve spectateur de ses propres actes sans le réaliser, mettant la conscience, semi-consciente en retrait. Tout est flou. A présent dehors, la vengeance dans la peau semble certainement se généraliser. Impossible de freiner, c'est inévitable. Il n'existe aucun antidote comme un antidouleur contre un choc dévastateur. Je ne lutterai pas.
Cette très mauvaise impression si je le confessais, m'aidera à tenir, je pense. Mes numéros d'extra-lucide, d'illusionniste en matière de médiumnité m'a valu cette infâme punition. Je n'ai pas le choix. L'assassin de ma famille devra mourir de mes mains. Et c'est étrange. J'ai le sentiment que la colère est vivifiante. Mes émotions ont l'air de retrouver leurs facultés. En attendant, je vais trouver une chambre avant que le courage ne me donne le feu vert pour retourner chez moi.
Pendant que j'étais enfermé, le lieutenant Elliott, qui prit le relais, chargé dorénavant de l'affaire durant cette période, m'a contacté sur le portable alors que mes effets personnels étaient rangés en sécurité. Toutefois, mon portable fut vérifié afin de voir les éventuels appels entrants grâce, quand je me remis doucement, à ce rappel de ma mémoire, exprimant cette requête à laquelle je ne savais pas si j'y avais droit.
« -Vous pourriez regarder sur mon portable si il y a eu un appel important, s'il vous plaît ? » expliquant la raison.
Je l'avais demandé au docteur Miller après une séance, ne se montrant réticente.
« -Nous vérifierons. »
« -Merci. »
Elle avait jugé son importance. Je rappelais donc à présent sans trop attendre le lieutenant pour le remercier de m'avoir alerté de cette autorisation Pouvoir retourner sur les lieux. Interdiction levée.
-Au fait ! Je me doute que vous n'êtes pas habilité à me le dire mais c'est vous qui avez pris en charge mon affaire ?
-Plus, monsieur Jane. C'est le bureau Californien d'Investigation.
-C'est quoi ?
-C'est une unité qui s'occupe des crimes majeurs. Le bureau se situe à Sacramento.
-D'accord. Très bien. Je vous remercie. Pour tout.
Je raccrochais ensuite, sachant ce qui me restait à faire.
