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Disclamer : Les personnages et l'univers de FullMetal Alchemist ne m'appartiennent pas.
Rating : M (d'une part pour la sécurité et d'autre part car il risque d'y avoir des relations sexuelles)
Bêta (lecteur/correcteur) : Kaga78
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Dédicace / note : Sa y est, Edward repart en mission !
Il était temps non !
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Discutions sous la couette
Chap 7
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-Ton ordre de mission Edward, annonça Mustang en donnant un document à l'alchimiste. Tu pars pour New Optain demain matin. Inspection de la caserne sur place et …
-Et ? interrogea Edward qui n'avait pas bougé du bureau sur lequel il était assis.
-Et tu vas devoir enquêter sur des événements étranges qui s'y produisent.
-Des événements étranges ? s'intéressa le plus jeune.
-C'est expliqué dans le rapport, les militaires sur place pourront t'aider, une équipe t'y attend déjà, informa Roy
-Génial, soupira Edward en sautant du bureau pour se remettre sur pieds.
Il attrapa le document en le regardant brièvement avant de demander les clés de l'appartement à Riza. Il devait faire ses valises et étudier cette paperasse en même temps. La caserne allait redevenir bien calme avec le Fullmetal absent. Edward quitta donc la caserne, passant dire au revoir à Hugues et Amstrong, vu l'heure il n'aurait sans doute pas le temps de revenir. Alors qu'il était en chemin pour l'appartement de Riza, profitant de cette froide journée d'hiver sans pluie, il se dit qu'il aurait peut-être préféré passer les fêtes de fin d'année à Central, ou pourquoi pas prendre le train jusque Resembool. Il repensa à ces dernières semaines, depuis l'incident dans l'étrange bâtiment. Il n'avait d'ailleurs toujours pas éclairci cette affaire et ce malgré l'aide de Mustang et Alphonse. Alphonse, ça allait être la première fois qu'il partait en mission sans lui. Son armure lui manquait, non Alphonse lui manquait. Il fallait absolument qu'il aille récupérer l'armure chez Hugues quand il reviendrait.
Il arriva finalement chez Riza, retirant ses chaussures en s'aidant de ses pieds avant de suspendre son manteau, faisant une petite caresse à Black Hayate qui était venu l'accueillir avant de partir en direction du bureau qu'il occupait jusque maintenant. Edward observa la pièce, se disant que celle-ci allait quelque peu lui manquer ainsi que les soirées à discuter avec Riza. Il remit dans les housses les uniformes avant de les suspendre à la porte de la pièce. Il rangea ensuite ses affaires dans sa sacoche en cuir, n'oubliant pas de faire une pile bien propre avec les livres qu'il avait emprunté à la bibliothèque afin de les étudier, griffonnant un petit mot à Riza pour qu'elle aille les rendre ou qu'elle les redonne au colonel. Quand il eut fini tout ça, il se tourna vers le lit, enlevant les draps pour les plier du mieux qu'il put avant de claquer des mains, redonnant sa forme d'origine au canapé. Contre sa jambe, il sentit Black Hayate lui donner un coup de tête dans une demande non dissimulée de caresses. Edward céda à sa requête, continuant de regarder la pièce vide devant lui. Edward ne se voyait pas rester plus longtemps, il fixa le chien puis son collier.
-Aller Black, on va faire un tour, souffla Edward en quittant l'appartement avant de le fermer.
Une fois dans la rue, il s'agenouilla devant le chien, accrochant la clé à son collier en lui faisant une dernière caresse.
-Va retrouver Riza, ordonna avec un sourire Edward.
Black Hayate le regarda quelque peu avant de filer en direction de la caserne. Edward le regarda partir, avant de faire volte-face pour rejoindre la gare. Une fois arrivé, il prit son billet avant de s'installer dans le train qui s'apprêtait à partir pour East City.
-Lieutenant, votre chien est venu à la caserne, annonça un soldat en faisant irruption dans le bureau, tenant Black Hayate par le collier.
Riza se retourna avant de s'agenouiller pour accueillir son chien.
-Qu'est ce que tu fais ici ? interrogea Riza en le caressant.
Elle senti alors contre son collier un petit objet en métal, elle regarda de plus près et fut surprise que ce soit la clé de son appartement.
-Edward est parti, souffla le lieutenant.
-Il reviendra, assura Mustang en fixant la clé ainsi rendu à sa propriétaire.
-Mais dans quel état, s'inquiéta la blonde en serrant le chien entre ses bras, exprimant à voix haute la pensée que tous dans la pièce avaient eu.
Au loin, on entendait le sifflet d'un train qui quittait la gare, emmenant Edward loin de la capitale.
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Edward faisait route vers East City. Là-bas, il aurait juste à trouver un endroit où dormir avant de reprendre le train pour New Optain. Durant le trajet, il s'installa confortablement sur la banquette, posant son sac à côté de lui avant d'en sortir le dossier que Mustang lui avait donné. Il se mit alors à le lire en détails, observant les photos jointes et lisant avec attention les rapports d'enquête. Là, au milieu de tout ça un petit papier était glissé, plié en quatre morceaux et soutenu en haut de la feuille par un trombone. Ça n'avait rien de logique à bien y penser. Edward s'en saisit avant de l'ouvrir avec précaution.
« En cas de souci : 22071827 »
Edward observa le papier dans tous les sens avant de remarquer en bas de la feuille dans un coin une sorte de flamme. C'était ingénieux de la part du colonel. Edward attrapa son carnet, notant le numéro de téléphone de manière cryptée, afin que lui seul puisse le retrouver, avant de prendre le papier, le déchirer en morceaux et en jeter une partie par la fenêtre et l'autre partie dans la poubelle du wagon. Edward se replongea alors dans les documents, espérant grandement ne pas avoir à se servir de ce numéro de téléphone. Cela dit, peut-être qu'à l'occasion, s'il s'ennuyait, il pourrait embêter le colonel avec un coup de téléphone ou deux. Edward connaissait pourtant par cœur le numéro de la caserne de Central, mais nul doute que les lignes étaient surveillées, il vaudrait donc mieux appeler directement Mustang, si jamais il avait un souci ou du nouveau concernant leur affaire en cours.
Edward arriva le lendemain en fin de matinée à la gare de New Optain. Le trajet avait été agréable et il avait put bénéficier d'une chambre pour la nuit ainsi que des repas à la caserne de East City. Dans ces moments-là, ça avait du bon d'être alchimiste d'état. Edward ne se souvenait pas être déjà venu à New Optain. C'était pourtant une ville sur la route de Yous Well et Liore, il avait donc forcement dû y passer à un moment ou un autre durant ses voyages. Ceux-ci datait maintenant, la ville avait donc sans doute changée quelque peu, comme lui d'ailleurs qui avait à l'époque l'armure d'Alphonse à ses côtés. Edward remonta le col de sa veste avant de fermer son manteau rouge, prenant par la suite la direction de la caserne. Fort heureusement il n'avait qu'à suivre les indications de la carte qui était en sa possession dans le dossier que Mustang lui avait préparé.
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Une semaine ! Cela faisait une semaine qu'Edward était parti en mission et qu'il n'avait donné aucune nouvelle à Central. Mustang ne s'en inquiétait pas réellement, enfin en apparence, intérieurement c'était une autre histoire. Le colonel espérait grandement que le nabot arriverait à s'en sortir comme depuis toujours, sauf que désormais son frère n'était pas là pour le surveiller, pas plus que lui. Mais quelle idée il avait eu de l'envoyer en mission tout seul, surtout en connaissant son caractère et sa manière d'agir. Si la ville en ressortait indemne cela relèverait du miracle.
-Roy, entama Hugues en arrivant dans le bureau de son ami sans prévenir, le faisant sursauter. Tu viens manger à la maison ce soir, Gracia a préparé un repas de fêtes avant l'heure, s'enjoua l'homme.
Mustang observa son ami, pourquoi parlait-il de fêtes ?
-Tu es tellement occupé que tu as oublié, soupira Hugues en voyant le regard interrogateur de son ami. Dans quatre jours c'est Noel ! rappela l'homme.
-Quoi ? Déjà !
-Oui, il parait même que dans un peu plus d'une semaine on change d'année et du coup ma fille va avoir 6 ans, non mais tu te rends compte ! commença à gagatiser le lieutenant-colonel.
Roy souffla, n'écoutant qu'à moitié Hugues. Dans sa tête c'était la panique, il n'avait pas encore fait ses achats de Noel. Que pourrait-il bien offrir à ses collègues ? Et à Elysia pour son anniversaire ? Une peluche ? Non elle en avait des tas. Une livre ? A quoi bon c'était Hugues qui les lisait et non elle. Des coloriages ? Une robe ? Des fleurs… Les enfants étaient une telle prise de tête. Pourtant il adorait Elysia.
-… et Ed va être majeur aussi, ça serait cool qu'il soit revenu pour fêter son anniversaire…
-Redis ça, coupa soudain Roy qui avait juste entendu le surnom d'Edward tellement il était perdu dans ses pensée.
-Ben oui, Ed va avoir dix huit ans. J'ai aucune excuse pour oublier son anniversaire il est né le même jour que ma Elysia d'amour, ajouta Hugues avec un sourire.
Roy souffla en posant sa tête contre sa main. Il l'avait envoyé en mission en pleine période de fêtes et à l'aube de ses dix huit ans. Nul doute que l'alchimiste aurait voulu passer cette journée avec sa famille. Mais pourquoi ne lui avait-il rien dit aussi ? Se pourrait-il qu'il ait oublié lui aussi tous ses détails ? Il faut dire que depuis l'incident il avait été bien occupé, il n'avait peut-être pas eu le temps d'épiloguer devant son calendrier. Oui ça ne pouvait être que ça.
-Roy, appela de nouveau Hugues. Tu viens ou pas ce soir ?
-Comptes sur moi, mais avant j'aurais des course à faire, soupira le colonel.
-Achats de père Noel, taquina Maes.
-Quelque chose comme ça, affirma Roy en prenant un papier pour préparer une liste sommaire de cadeaux à faire.
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Edward rentra en soufflant dans le bureau qu'il occupait à la caserne de New Optain. Il lança son manteau rouge sur le dossier de son fauteuil avant de se laisser tomber dessus à son tour.
-Un souci commandant ? questionna le lieutenant Jordan Aven.
L'homme était grand, plutôt musclé, une trentaine d'années, les cheveux châtains et le regard vert. Hormis ça, il était sympathique et avait accueilli avec joie l'alchimiste et supérieur qu'était Edward. Lui faisant de la place dans le bureau et le mettant au courant des nouveautés concernant l'enquête sur laquelle ils travailleraient désormais ensemble.
-Aucun, c'est bien ça le souci. J'ai beau fouiller la ville jusque dans les égouts, ce petit malin me file encore et toujours entre les doigts, soupira Edward.
-Pourquoi ne pas le bloquer ? interrogea l'adjudant Ronald Huy.
L'homme était assez ressemblant au sergent Breda excepté qu'il avait les cheveux gris et une cinquantaine d'années derrière lui.
-Je n'en connais pas encore assez sur lui pour prévoir ses réactions et je ne suis pas sûr des endroits idéals pour le bloquer.
De plus j'ai promis de ne pas faire trop de dégâts se rappela Edward. Avant il s'en moquait mais maintenant que Roy l'avait officiellement sur le dos, il se voyait mal lui faire un tel coup après tout ce qu'il avait fait pour Alphonse et lui. Cette mission lui semblait bien compliquée ou bien c'est qu'il faisait plus attention. Il y a quelques temps il aurait foncé dans le tas sans chercher à comprendre et là, il étudiait la situation avant d'agir.
« Un soldat ne pense pas, il agit »
Cette phrase résonna d'un coup dans la mémoire d'Edward et le visage du colonel se calqua devant ses yeux.
-Mouais, ça lui va bien de dire ça, c'est pas lui qui est là, souffla l'alchimiste.
-Vous dites ? interrogea Jordan qui pensait que les mots lui étaient destinés.
-Rien, je pensais à voix haute, répondit Edward avant de se replonger dans la paperasse.
Cela ne dura pas longtemps. Le téléphone sonna dans la pièce, faisant sursauter Edward.
-Oui… Je lui transmets… Merci, répondit l'adjudant Huy. Commandant, il a été vu dans la rue Maréchal en direction de la rue Willow.
-J'y cours, déclara Edward en attrapant son manteau avant de partir en courant vers la sortie.
-Je me demande où il va chercher toute cette énergie, souffla Ronald.
-Aucune idée, avoua Jordan.
Edward ne mit pas cinq minutes à arriver dans la rue indiquée, il avait tellement arpenté la ville dans tous les sens qu'il la connaissait désormais comme sa poche ainsi que les raccourcis possible. Il arriva juste derrière l'homme, claquant aussitôt des mains pour le bloquer dans la ruelle avant de lui faire face.
-Tu n'as pas changé, répondit avec sarcasme l'homme.
-Je ne vois pas pourquoi je te ferais ce plaisir, Greed.
-Depuis le temps, je m'étais attendu à mieux, avoua Greed en se retournant pour faire face à l'alchimiste.
-Qu'est-ce que tu fiches ici ?
-Je me suis posé la même question il y a quelques temps. Pourquoi être revenu ? Pourquoi là-bas ? Pourquoi aussi longtemps après cette mort ? Je n'ai pas spécialement trouvé de réponse jusqu'à ce que je croise la route des autres.
-Les autres ?
-Envy, Lust, Gloutonny, ça te rappelle rien ? taquina l'homoculus. Ils sont aussi revenus.
-Mais pourquoi tu t'en prends aux gens ?
-Il fallait bien que je t'attire ici. Tu es toujours prêt à défendre les personnes sans défense, alors quoi de mieux que de semer le chaos dans une ville pour attirer le Fullmetal alchimiste à venir la sauver.
-Tu es complètement cinglé Greed.
-Merci du compliment. Je continuerais bien cette conversation mais j'ai des choses à faire, termina Greed en commencent à vouloir prendre la fuite.
-Tu n'iras nulle part, affirma Edward en tapant des mains, transformant son automail comme il avait pris l'habitude de le faire avant de se lancer dans un combat au corps à corps avec Greed.
-Tu ne peux pas me tuer. Mais fais-toi plaisir à essayer.
-Je l'ai déjà fait une fois, je peux très bien recommencer.
-Je t'en empêcherais pas, assures-toi juste que cette fois ce soit la bonne, répliqua Greed en donnant un coup à Edward, le faisant tomber au sol avant qu'il ne prenne la fuite pour de bon. Au fait, le manoir de Dante est toujours en état, informa Greed de loin.
-Tu veux vraiment mourir cette fois, souffla Edward en se relevant avec difficulté, Greed ne l'avais pas épargné.
Edward claqua de nouveau des mains, redonnant son aspect à la ruelle avant de reprendre la direction de la caserne, ses mains enfoncées dans ses poches, réfléchissant à la situation. Greed était là, Envy, Lust et Gloutonny étaient aussi revenus. Pour les autres, Edward ne savait pas mais espérait grandement qu'ils n'aient pas également retraversé la porte. Et Greed s'amusait à l'énerver afin que celui-ci le tue de nouveau. C'était tellement tordu que ça ne l'étonnait pas vraiment de sa part. Cela dit, il devrait retourner au manoir de Dante pour essayer de récupérer de quoi tuer de nouveau Greed. Mais qu'est-ce qui lui garantissait que Greed allait l'attendre bien sagement ici ? Rien ! Une idée surgit alors tandis qu'Edward arriva à la caserne. Il se dirigea au standard, demandant une conversation téléphonique avec Central. Avec un peu de chance et vu l'heure, il arriverait à le joindre. Edward n'eut pas longtemps à attendre après avoir composer le numéro pour entendre une voix bien trop connu.
-Allo.
-Colonel, c'est Edward.
-Edward, tout va bien ?
-Pas vraiment, mais je vous expliquerais plus tard. J'aurais besoin de votre aide, si vous le pouvez bien sûr.
-Je dois manger chez Hugues ce soir et après je peux te rejoindre.
-Très bien, mais avant vous allez devoir faire un détour par…, Edward s'arrêta le temps de réfléchir, Meox, le manoir de Dante.
-Dante ! s'étonna Mustang.
-J'ai croisé Greed et, disons que j'ai besoin de quelques chose que j'ai laissé là-bas.
-Je vois. Je me prépare et je te rejoins. Avec le détour, je devrais être là demain en fin de journée.
-Je vous attendrais à la gare.
-D'accord. A demain nabot, taquina Mustang en attendant la réaction.
-Qui c'est l'alchimiste tellement petit qu'on peut le cacher derrière un taille-crayon, s'énerva Edward.
La réaction fit rire Mustang et soupirer Edward.
-ça vous amuse, répliqua Edward.
-Je dirais plutôt que ça m'avait manqué. A demain Fullmetal.
-A demain colonel, termina Edward avant de raccrocher.
Il aurait pu appeler n'importe qui d'autre, y compris Alphonse ou Riza, mais la seule personne à qui il avait pensé pour cette situation était Mustang.
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Roy n'avait pas réfléchi à deux fois quand Edward l'avait appelé. Il avait besoin d'aide et c'était vers lui qu'il s'était tourné. Il avait donc fait ses valises, prenant de quoi tenir trois jours, ainsi que des vêtements civils, se doutant que l'uniforme ferait un peu « tache ». Il fourra dans son sac le dossier avec ses récentes découvertes à propos de Hohenheim, au cas où il est le temps d'en discuter avec Edward, ainsi que ses notes à propos d'Envy avant de tout fermer, mettant à manger dans la gamelle de la bestiole qui lui tenait compagnie depuis pas loin de deux ans. Il glissa un mot à sa gardienne au cas où pour venir redonner à manger à ce goinfre avant de quitter son appartement qu'il avait fermé à clé pour partir diner chez Hugues. L'homme fut étonné de le voir arriver avec son sac, mais Roy lui expliqua bien vite la situation et se retrouva du coup avec un plat fermé pour le lendemain pendant le trajet. Gracia était ainsi, toujours le cœur sur la main. Nul doute que si elle avait eu le temps et les ingrédients nécessaires, elle aurait donné une tarte aux pommes pour Edward qui en était friand.
Mustang avait donc pris le dernier train pour East City, arrivant très tôt dans la cité avant de prendre la correspondance pour Meox. Une fois sur place, il se dirigea vers le manoir de Dante, se souvenant avec plus ou moins de certitude l'endroit où il était. Il mit environ deux heures pour le trouver. Il fit abstraction du décor ainsi que du cercle alchimique encore dessiné sur le sol avant de se saisir de l'un des os encore présents sur la table non loin. Il dissimula l'objet dans une serviette empruntée à Gracia avant de mettre le tout dans son sac. Une fois tout ça fait, il reprit la direction de la gare où il s'installa pour manger le plat donné par Gracia. Vers une heure de l'après-midi, il reprit la route vers East City puis vers New Optain. Il arriva à destination plus tôt que prévu, aux alentours de seize heures. Il venait juste de descendre du train quand il aperçut le manteau rouge d'Edward au loin.
-Toujours aussi discret, souffla avec amusement Mustang en s'approchant de la silhouette trop connue de l'alchimiste.
-Colonel, salua Edward.
-Edward.
-ça fait bizarre de vous voir sans votre uniforme, constata Edward en se gardant bien de dire que c'était la première fois qu'il le voyait ainsi, en pantalon, chemise blanche et veste noire (assez semblable à sa veste noire militaire)
-Ne t'y habitue pas trop.
-Je vais essayer.
-Et sinon cette histoire de Greed, entama Mustang en suivant Edward dans les rues de la ville.
-C'est lui qui sème le trouble ici, dans le simple but de me faire venir et de lui redonner la mort, annonça Edward.
-C'est tordu.
-Non, c'est Greed, c'était déjà ainsi la première fois. Il m'a poussé à bout jusqu'à ce que…
Edward laissa sa phrase en suspens, repensant à cette journée ou il avait tué Greed et aux découvertes qu'il avait faites en même temps. Mustang l'observa perdu dans ses songes avant de reprendre la parole.
-Il est encore ici ?
-Oui, affirma Edward. Il me nargue depuis que je l'ai bloqué dans la ruelle hier.
-Bien, on va donc pouvoir régler cette histoire assez vite, constata Roy.
-Vous avez…
-Oui. Il nous reste plus qu'à lui tendre un piège.
-Et trouver le bon endroit pour ça. Ce n'est pas le genre de truc beau à voir, rappela Edward.
-Je me souviens.
-Je vais voir avec Jordan et Ronald s'ils n'ont pas une idée d'endroit, déclara Edward en rentrant dans la caserne, Mustang toujours à ses côté.
Edward ne mis pas longtemps à rejoindre le bureau qu'il occupait avec les deux autres militaires.
-Bonjour patron, du nouveau sur l'affaire ?
-Pas vraiment, j'aurais besoin de votre aide. Pouvez-vous me sortir un plan de la ville et ses environs afin de trouver un endroit à l'écart. J'aurais aussi besoin de la liste des « victimes » de notre homme.
-Bien patron, opinèrent les deux hommes qui n'avaient pas spécialement fait attention à la présence de Mustang.
-Dis donc, tu risques de t'y habituer à donner des ordres, taquina Mustang.
-ça vous ferait mal que je vous obéisse plus, plaisanta Edward.
-Comme si tu m'avais déjà obéi, répondit du tac au tac le colonel.
-Pas faux, avoua le plus jeune. Au fait, je vous présente le colonel Roy Mustang, présenta soudain Edward en se rappelant qu'il n'avait pas introduit l'homme auprès des deux militaires.
-Le flamme Alchimiste, on en a de la chance, deux alchimistes d'état pour le prix d'un, s'enjoua le lieutenant Aven.
-Enchanté de faire votre connaissance, répondit l'adjudant Huy.
-Dites, vous devez en avoir des tracas avec un tel phénomène.
-Vous n'imaginez même pas, souffla Mustang.
-Hé ! Je pourrais être pire ! s'exclama le fullmetal.
-C'est sans doute ça le pire dans cette histoire, répondit taquin Mustang.
Deux heures plus tard, Edward était en place pour refermer le piège sur Greed, Mustang était posté pas très loin et des militaires protégeaient les environs. Ils avaient choisi une ruelle à l'écart de la ville, les trois quart des bâtiments étant inoccupés ou fermés. Greed apparut bien vite dans la ruelle.
-Hé nabot, où est ce que tu te caches ?
-Il aime vivre dangereusement lui, souffla Mustang à Jordan depuis leur planque.
-Pourquoi ? se renseigna l'homme.
-Traiter Edward de nabot c'est signer son arrêt de mort, informa l'alchimiste.
-Mais vous…
-C'est différent, une sorte de jeu entre nous depuis son arrivée dans mon bureau.
Ils virent des éclairs bleus tandis que deux murs bloquèrent la ruelle, enfermant Greed comme dans une cage.
-Greed ! gronda Edward depuis le toit où il attendait.
L'alchimiste se mit à courir avant de sauter de celui-ci pour atterrir une dizaine de mètres plus bas, faisant ainsi face à Greed, comme si de rien n'était.
-Heureusement qu'il a des automails, souffla Jordan.
-Nul doute qu'il le ferait même sans, affirma Roy.
En bas, Edward et Greed se toisaient.
-Pas de cercles ? Pas d'ossement ? Comment comptes-tu faire cette fois ? questionna avec ironie Greed.
-Tu vas commencer par me dire ce que je veux savoir, ensuite on verra.
-Toujours aussi gentil, demi-portion.
-Tu veux vraiment recommencer ?
-J'aimais assez ma première mort, avoua Greed en souriant. Je n'ai pas demandé à revenir.
Dans l'un des bâtiments, au rez-de-chaussée, postés juste derrière une fenêtre, Jordan et Mustang écoutaient la conversation en attendant le signal.
-De quoi ils parlent ? interrogea Jordan qui ne saisissait pas tout de la conversation.
-Il vaut mieux pour vous que vous l'ignoriez et que vous oubliez assez vite ce qu'il va se passer ici.
Edward observa Greed avant de tourner les yeux en direction de Mustang.
-Comme tu voudras, termina Edward avant de retirer son manteau rouge et de le balancer plus loin.
Edward claqua des mains pour transformer son automail, faisant surgir la lame de celui-ci.
-Bien, les hostilités vont pouvoir commencer, nargua Greed en se préparant lui aussi, prenant ainsi son apparence d'homoculus.
Greed et Edward se lancèrent dans un combat empli de rage et de quelque chose d'autre qui semblait échapper à Jordan mais pas à Roy. Il connaissait Edward depuis suffisamment longtemps pour savoir qu'il retenait ses coups.
-Que veux Envy ? interrogea Edward entre deux coups.
-J'en sais fichtrement rien, lui et moi on est pas ami, rappela Greed.
-Pourquoi tu es revenu ?
-Je ne l'ai pas choisi. Quand tu t'es pris pour dieu, la porte s'est ouverte et m'a aspirée, me faisant revenir à mon point de départ, informa l'homoculus.
-Tu mens Greed !
-Non ! Je suis avare, pas orgueilleux ou jaloux, rappela Greed en donnant un coup de poing à Edward.
-Comme si j'allais te croire. Je sais que tu me caches des choses.
-Et je sais que tu te retiens, nabot. Alors ça fait quoi de se reprendre pour dieu ? Tu crois qu'on n'est pas au courant. C'est la deuxième fois, tu vas y prendre gout. Qui vas-tu sacrifier la prochaine fois ? Greed semblait s'amuser à énerver Edward, voulant absolument le pousser à ses limites. Après ta mère et ton frère, il ne te reste plus personne, peut-être ton maitre ? Tu devrais le prévenir au moins, qu'il surveille son ombre.
Greed venait de réussir son coup. Edward se jeta sur lui, le faisant tomber sous le poids de ses automails avant de lui assener le visage de coups de son bras métallique.
-Enfoiré ! Tais-toi, tu n'y connais rien, affirma Edward en ponctuant ses phrases à coups d'automail.
-Outch, ne put s'empêcher Mustang en voyant la violence de son subordonné, complètement en rage contre l'homoculus. Je n'aimerais pas être à sa place.
-C'est tout ce que tu as dans le ventre. Envy a peut-être raison au final. Tu n'es pas le digne fils d'Hohenheim.
Edward stoppa son mouvement, fixant Greed.
-C'est donc ça.
Greed osa les épaules.
-Qui sais. Vous êtes de la même famille, du même sang, à quelques centaines d'années d'écart. Hohenheim l'as abandonné quand il l'a ramené contrairement à toi.
-Ne me parle pas de cette enflure, il nous a laissé en plan ! termina Edward avec un nouveau coup de poing.
-Ouais, mais toi seul peux donner à Envy ce qu'il veut. Vous vous ressemblez plus que tu ne le crois. Lui aussi est prêt à enfreindre les règles pour atteindre son but. ça ne te rappelle pas quelqu'un ? ironisa Greed.
Edward fixa Greed. Il venait de tout lui dire. Envy voulait un corps, une âme, quelque chose qui ferait de lui un être humain. Le seul moyen qu'il avait pour ça était l'alchimie mais il en était incapable par sa condition d'homoculus, alors qu'Edward pouvait tout lui fournir.
-Il veut ma place.
-Dans le mile. Maintenant nabot, tues-moi encore une fois, ajouta dans un sourire Greed.
-Pourquoi ?
-J'ai rien à faire ici et entre nous j'étais mieux là-bas, peu importe de quoi il s'agit j'y avais ma place.
-Comme tu veux, souffla Edward en se relevant.
Edward claqua des mains avant de les plaquer au sol, faisant apparaitre le cercle sur le sol. Il fit ensuite un signe de tête à Mustang qui sorti de sa cachette en enfilant son gant.
-Vous êtes devenu amis, c'est bien, tu vas avoir besoin d'aide demi-portion, déclara Greed tandis qu'Edward prenait ses distances.
Mustang claqua des doigts, enflammant Greed et faisant disparaitre son sourire par les flammes tandis qu'Edward sortait l'os que le colonel lui avait ramené avant de le jeter dans le brasier, tuant une nouvelle fois l'homoculus qui lui soufflait d'une voix faible.
-Merci Fullmetal.
Roy observa Edward qui ramassait sa veste rouge avant de l'enfiler, son visage obstinément baissé.
-ça va aller ? s'inquiéta Roy
-Oui, souffla Edward en remontant sa veste sur ses épaules.
Mustang pencha quelque peu la tête dans l'espoir d'apercevoir le visage d'Edward mais il put seulement voir une trainée de larmes sur ses joues.
-C'est jamais facile, affirma le plus vieux.
-Greed n'était pas comme eux, pas comme Envy et les autres… C'était…
-Ne te justifie pas Edward. Tu as fait ce qu'il voulait et en retour il t'a dit ce qu'il savait.
-Oui.
C'était une sorte d'échange équivalent au final. Edward retapa des mains afin de redonner la forme originelle à la ruelle, laissant ainsi entrer les militaires déployés aux alentours.
-Tout va bien commandant ? s'inquiéta l'adjudant en voyant Edward la tête baissée.
-Oui, merci.
-On fait quoi de…
Edward se tourna vers le tas de cendre. Que faire de ce qui restait de Greed.
-Mettez les dans l'eau, ça le fera voyager, termina Edward en retenant difficilement un sourire à cette pensée.
-Bien commandant.
Mustang observa les militaires ramasser tant bien que mal les cendres, tandis qu'Edward discutait avec Jordan. Lui qui pensait que tout ça était derrière eux, au final c'était revenu et en plus grave si on en croyait les paroles de Greed. Envy en avait encore et toujours après Edward mais ce coup-ci pour d'autres raisons.
-Edward, tu as fini ici ?
-J'ai juste à écrire mon rapport et en laisser une copie au général de brigade. Ensuite je rentrerais à Central.
-Bien, nous y retournerons ensemble alors. Le voyage sera plus agréable.
Edward approuva d'un signe de tête avant de reprendre la direction de la caserne en compagnie de Mustang.
-Vous avez un endroit où dormir colonel ?
-Non, je n'ai pas tellement pensé à ça. Il doit bien y avoir un dortoir ici.
-Non, infirma Edward. Je loge au-dessus d'un petit restaurant, le gérant me l'a loué le temps de mon passage ici. C'est pas grand-chose mais c'est toujours ça. Si vous voulez, j'ai un canapé qui peut faire un bon lit en un claquement de mains, proposa le plus jeune.
-ça me va, affirma Mustang en prenant son sac qu'il avait posé près du bureau occupé par Edward.
Le Fullmetal récupéra toute sa paperasse, nettoyant le bureau dont il n'avait plus l'utilité avant de ressortir de la caserne, faisait à peine cinq minutes de trajet à pieds avant de rejoindre son petit logement provisoire, Roy toujours sur ses talons.
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Roy était en train de mettre du bois dans le feu, la température de la pièce était assez basse, rien de bien étonnant compte tenu du fait de la température extérieure. Une fois la cheminée garnie, Mustang enfila son gant et claqua des doigts pour le faire s'embraser, répandant ainsi une douce chaleur dans la pièce.
-C'est tellement plus simple, déclara Edward en le voyant faire. ça en revanche, souffla l'homme.
Il était en train de faire chauffer l'eau chaude pour les nouilles tandis que dans une poêle il préparait une omelette.
-Tu vas être bon à marier.
Mustang n'avait pas pu s'en empêcher, voir Edward, cheveux relevés en queue haute en train de cuisiner était beaucoup trop tentant pour garder cette taquinerie pour lui.
-Va falloir que je m'habitue à ses réflexions.
-Je peux toujours continuer avec le nabot tu sais.
-Aucun doute là-dessus. Bon allez à table, termina Edward en éteignant le gaz.
Mustang l'aida à préparer la table, disposant tout sur la table basse devant le canapé.
-Pas de table et de chaises ? avait questionner Roy.
Pour toute réponse Edward lui désigna le lit dans le coin.
-Je vois, souffla Mustang en se doutant que le lit devait être avant le passage d'Edward une table avec des chaises. Tu n'aurais pas pu transmuter le canapé plutôt ?
-J'y ai pensé mais avec le peu de temps que j'ai passé ici, je voyais plus d'intérêt dans le canapé que la table et les chaises, avoua le plus jeune.
-ça ne m'étonne pas tellement de toi. Bon aller, mangeons avant que ce soit froid.
-Je ne vous garantis pas que ce soit bon, mangeable c'est sûr mais bon.
-Tu es désespérant Fullmetal. Vu ta passion pour la nourriture je pensais que tu savais cuisiner
-En aucune façon, jusqu'à cette semaine ma cuisine se limitait à faire griller du poison au-dessus d'un feu de bois.
-Un vrai homme des cavernes, soupira Roy qui imaginait très bien la scène d'un Edward penché au-dessus d'un feu avec un poisson en train de griller.
-J'aurais aimer vous y voir moi, bloquer un mois sur une île quasi déserte à-même pas dix ans et obliger de vous débrouiller tout seul. Vous n'aurez même pas pu claquer des doigts en plus. C'est sûr que notre maitre n'y allait pas avec le dos de la cuillère mais au moins on a appris beaucoup avec elle.
-Je regrette de ne pas l'avoir plus connu.
-Vous l'auriez sans doute appréciée, enfin si on oublie sa manie de vous frapper et vous faire voler, elle était gentille, à sa manière, se rappela Edward.
-Un peu comme une mère ? tenta Roy.
-Non, c'était différent, affirma Edward.
Le repas se passa dans une bonne ambiance, Roy assis sur le canapé tandis qu'Edward était assis au sol, trouvant cela plus confortable pour manger.
-Vous avez du nouveau à Central ? questionna soudain Edward.
-Non, c'est le calme plat depuis que tu es ici. Envy ou qui que ce soit d'autre ne s'est pas montré.
-Comment vont Riza, Hugues, Havoc et les autres.
-Tout le monde va bien. Ils préparent plus ou moins les fêtes.
-Les fêtes ?
-Edward on est en décembre… Noël, le nouvel an… rappela Mustang en constatant que le nabot avait comme lui complétement oublié cette période de l'année.
-Mince. Moi qui voulais rentrer à Resembool pour les fêtes.
-ça va être un peu compliqué, Noël est dans deux jours.
-J'ai même pas de cadeau pour Al, souffla Edward en s'adossant au canapé.
-Bienvenu au club, j'ai oublié tout le monde également.
-Avec un peu de chance les boutiques de Central pourront dépanner.
-Et toi, un coup d'alchimie et ça devrait être réglé.
-Vous me connaissez mieux que je ne me connais colonel, rigola Edward.
-Roy… tu y arrives avec tout le monde sauf avec moi, se vexa presque Mustang.
-Je vous arrête, Hugues reste Hugues de même que Amstrong, affirma Edward.
-Respect par rapport au grade, tenta Roy.
-Aucune idée, je vous le dirais quand je le saurais.
-Mouais. En attendant il se fait tard et tu n'as toujours pas écrit ton rapport.
-C'est bon je m'y mets, souffla Edward.
-Je vais faire la vaisselle du coup, déclara Roy en se levant, débarrassant la table avant de se mettre au travail.
Mustang eut bien vite fait de faire la vaisselle et l'essuyer. Une fois la chose faite, il se tourna, s'adossant au meuble de la cuisine pour observer Edward remplir son rapport. Il écrivait relativement bien pour un gaucher (j'ai rien contre les gauchers hein), de temps à autre, il se grattait la tête, faisant ainsi s'échapper des mèches de l'élastique qui maintenait ses cheveux. Edward semblait perdu dans ses pensées, son stylo suspendu au-dessus de la feuille. Mustang s'approcha alors du canapé, se réinstallant en silence, ne voulant pas perturber Edward dans l'écriture de son rapport.
-Je crois que j'ai fini, souffla Edward au bout d'un moment.
Roy opina, regardant l'heure, bientôt minuit, il n'aurait jamais pensé à cela hier en recevant le coup de téléphone de l'alchimiste. Passer une partie de sa nuit et de la journée suivante dans un train, voler des ossements, aider à tuer un homoculus déjà mort et passer la soirée avec le nabot. Non, jamais il n'aurait pensé ça, surtout que tout ceci lui paraissait tellement naturel au final. Comme si ça avait toujours était ainsi. Edward amorça un mouvement pour se lever, mais se réinstalla bien vite au sol.
-C'est pas le moment ! gronda celui-ci en fixant sa jambe gauche.
-Un souci ?
-J'ai pas graissé mon automail depuis un certain temps et celui-ci réclame son dû, soupira Edward.
-Tu as ce qu'il faut ? interrogea Mustang, se doutant que cela devait être douloureux, un peu comme une jambe endolorie.
-Dans la poche avant droite de ma sacoche.
Mustang se leva, fouillant dans la dite poche de la sacoche avant d'en sortir une petite bouteille d'huile ainsi que la pipette pour l'appliquer. Il retourna ensuite auprès d'Edward, lui tendant l'objet.
-Merci, souffla Edward en se penchant pour essayer d'enlever sa chaussette.
Chose bien difficile quand le genou ne plie pas ainsi que le reste des articulations de la jambe.
-Besoin d'un coup de main ?
-S'il vous plait.
Doucement, Roy enleva la chaussette et remonta légèrement le pantalon.
-Tu vas y arriver ou tu veux que je continue.
-Si ça ne vous dérange pas.
-Non, aller donne-moi ça, ça doit pas être plus compliqué que d'entretenir un pistolet, taquina Mustang.
-Dans l'idée c'est pareil mais en plus grand, avoua Edward.
Mustang souffla pour se donner du courage avant de pousser la table base avec l'aide d'Edward, s'installant en tailleur face à lui avant de poser délicatement sa jambe mécanique pour la mettre sur les siennes. Ainsi relevé, il pourrait s'en occuper avec plus d'aisance.
-Allez-y doucement avec l'huile quand même, conseilla Edward.
Roy approuva d'un signe de tête avant de se pencher vers le pied d'Edward dont il commença à huiler les orteils puis la cheville. S'appliquant à bien huiler toutes les pièces d'une complexité qui le dépassait quelque peu. Sans vraiment s'en apercevoir, il massait les orteils d'Edward de sa main libre, attention qui secoua particulièrement le plus jeune.
-Faites attention de pas…
-Aie !
Edward n'eut pas le temps de finir de prévenir le colonel que celui-ci s'était coincé un doigt dans l'articulation de sa cheville. Le colonel avait bien vite retiré sa main tandis qu'il jetait un regard assassin en direction de la cheville de métal.
-Désolé.
-Comment tu fais pour vivre avec ça.
-Je m'y suis habitué, avoua Edward.
Roy approuva d'un signe de tête avant de retourner à sa tâche. Il remonta quelque peu le pantalon, aidé par Edward qui le releva jusqu'au-dessus de son genou.
-Je termine le bas, tu pourras t'occuper du haut ? interrogea Mustang.
Le colonel se garda bien de dire que cela ne le dérangeait pas de continuer mais ses sentiments étaient quelque peu chamboulé en ce moment vis-à-vis du petit blond installé face à lui. Edward approuva d'un signe de tête, laissant le colonel se concentrer sur sa tâche. Il l'observa faire, sa langue quelque peu sorti de sa bouche tandis qu'il était penché sur sa jambe en train de l'huiler avec attention. Edward devait bien avouer qu'il faisait ça avec beaucoup plus de patience que lui. Une fois sa mission finie, Mustang donna le matériel à Edward qui se pencha sur son genou pour l'huiler avec attention, soufflant sur ses mèches qui tombaient comme souvent devant ses yeux. Roy ne bougea pas, constatant qu'en effet une fois bien installé, le sol était confortable. Mustang observa Edward qui s'appliquait à huiler son genou. Une fois la chose finie, il bougea ses orteils puis sa cheville et son genou, souriant en constatant que tout allait bien.
-Merci pour votre aide.
-De rien. Je te laisse aller prendre ta douche.
-Merci, ça va permettre de nettoyer le trop plein d'huile.
-Pas de souci.
Edward se leva donc, avec plus de précaution que d'ordinaire avant de filer à la salle de bain, se déshabillant rapidement et se jetant presque sous le jet d'eau chaud, appréciant l'eau qui ruisselait sur son corps. Il mit moins de temps que d'ordinaire, se disant que Roy aimerait peut-être profiter de la douche, il n'avait sans doute pas eu le temps la veille. Il sortit donc au bout de même pas dix minutes, se séchant sommairement avant d'enfiler son débardeur et son short pour dormir, pliant ses vêtements avant de les poser sur la commode de la salle de bain. Il sortit de la pièce, la serviette entre les mains tandis qu'il finissait de se sécher les cheveux. Roy l'observa avant de partir dans la salle d'eau. Une fois sous la douche, il savoura l'eau chaude qui coulait sur son corps, profitant de cette sensation de propreté. Il n'avait pas prit le temps de se doucher après avoir reçu l'appel d'Edward, se précipitant pour faire son bagage et aller manger chez Hugues avant de partir.
Dans l'autre pièce, Edward claqua des mains, transmutant le canapé après l'avoir déplacé contre un mur. Il attrapa l'un des oreillers qui était sur l'autre lit ainsi qu'une couverture gentiment prêtée par le locataire d'en face. Roy revient dans la pièce dans une tenue semblable à celle d'Edward. Le plus jeune était penché sur le feu qu'il tisonnait, il n'avait pas fait aussi chaud dans la pièce depuis le début de la semaine qu'il était là.
-Ca fait du bien d'avoir un feu dans la cheminée, déclara Edward en entendant arriver Mustang à son niveau.
-Tu ne l'avais pas allumé avant ? questionna avec étonnement Roy.
-Si, mais ce n'était pas pareil, affirma Edward en se redressant faisant ainsi face à son supérieur.
Il se stoppa alors, constatant qu'il n'avait jamais vu Roy ainsi, il portait un short foncé et une chemise blanche, sans rien en dessous, ouverte. A cet instant, Edward se dit que Mustang avait un beau corps, des muscle finement dessinés, plus sans doute que les siens, une peau qui avait l'air douce et…
Stop, on s'arrête Edward, pensa le petit blond.
-Je vous laisse vous installer, je vais éteindre la lumière, déclara Edward qui prenait déjà la direction de l'interrupteur.
Il attendit que Mustang s'installe dans le lit fraîchement transmuté avant d'éteindre la lumière et courir vers son propre lit sur lequel il se jeta avec joie.
-Tu n'as pas peur de le casser en faisant ça ? interrogea avec amusement Mustang qui l'avait vu faire grâce à la lumière que les flamme rependait dans la pièce.
-Quand bien même, un claquement de main et ce serait réglé.
-L'alchimie devient tellement simple avec toi.
-J'ai payé le prix fort pour ça, rappela avec tristesse Edward.
-Edward, commença Mustang après un bref moment de silence. Ton bras et ta jambe, je me trompe ou tu aurais pu les ramener en même temps que le corps d'Alphonse.
-Vous êtes trop intelligent pour votre bien colonel, souffla Edward tandis qu'il croisait ses bras derrière sa tête.
-Je te retourne le compliment. Alors ? insista l'homme en se redressant sur un coude pour observer le plus jeune.
-J'aurais pu, j'ai failli… Mais.
-Mais ?
-J'avais peur de ce que je devrais payer pour tout ça. Je me suis finalement contenter du minimum.
-C'est peux être mieux ainsi non ?
-Sans doute. Et puis je n'aurais peut-être pas pu refaire d'alchimie sans mon automail. Mon surnom de Fullmetal n'aurait plus lieu d'exister. Au final, j'y aurais peut-être plus perdu que gagné, souffla Edward en fixant le plafond.
-Tu ne le sauras jamais, affirma Mustang en se réinstallant confortablement.
-Merci d'être venu Roy, soupira Edward en fermant les yeux, rejoignant déjà Morphée.
Mustang sourit franchement en entendant ses mots, jamais il n'aurait pensé les entendre de la bouche du nabot. Celui-ci avait bien changé avec le temps.
-Bonne nuit Edward.
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A SUIVRE
le 5/03/2019
