Résumé : Duo est un jeune homme réservé et malheureux dans sa vie professionnelle comme personnelle. Depuis peu, il fantasme sur un inconnu qu'il voit dans l'ascenseur à son travail. Et si le destin décidait de les réunir ?

Couple : 1x2

Genre : UA

Disclaimer : Les personnages ne sont pas à moi, mais je revendique l'histoire !

Note : Coucou. Je n'ai rien de spécial à dire aujourd'hui alors bonne lecture !


Chapitre 6

Le paradis ! Oui, cette journée était assurément un aperçu de l'éden.

Heero avait absolument tenu à tout organiser lui-même et je m'étais laisser faire. Bien sûr, c'était dans mon caractère d'être le dominé, mais la principale raison était surtout que j'adorais le voir sourire. Or, me préparer cette surprise semblait le rendre heureux. La veille, nous avions encore parlé toute la journée via sa fenêtre pirate, et je dois avouer que je n'avais pas beaucoup avancé dans mon travail. Il faudrait que nous nous calmions un peu ou je risquais de perdre mon poste.

Nous avions aussi mangé ensemble, dans un petit restaurant du quartier très convivial, mais j'avais attendu que mes collègues sortent pour le rejoindre et j'avais inventé une excuse de conférence téléphonique à Heero pour que nous revenions tôt. J'avais un peu honte de me cacher ainsi, mais assumer mes préférences sexuelles devant mes collègues me paraissait pour l'instant impossible.

Et puis le grand jour était arrivé. Heero m'avait promis une journée entière à nous consacrer l'un à l'autre, et il n'avait pas menti :

Il est venu me prendre au pied de mon immeuble dans une superbe Ferrari rouge pour le petit déjeuner. Nous avons mangé dans un restaurant très coté, situé à l'intérieur d'un hôtel cinq étoiles. L'ameublement était très luxueux, les serveurs stylés et la nourriture parfaite. Heero souriait tout le temps et me parlait de tout et de rien. D'abord un peu anxieux, je me détendis vite grâce à ses pitreries et participais également à la bonne humeur.

Ensuite, il m'emmena au cinéma voir un film romantique dont je lui avais parlé. Qu'il s'en souvienne m'émut plus que le fait qu'il vienne avec moi alors qu'il n'aimait pas ce genre de film. Bien sûr, il profita du noir et de l'ambiance pour m'embrasser allègrement tout le long de la séance.

Une fois sortis, nous avons déambulé en ville, main dans la main. J'étais heureux, lui aussi et nous nous moquions bien de ce que les gens pouvaient penser. C'est étrange comme je pouvais faire abstraction du reste du monde avec lui. Dommage que ça ne s'étende pas à mes collègues. Mais je résoudrais ce problème plus tard, pour l'instant, il fallait penser au présent !

Heero m'emmena dans un parc et il m'entraîna au bord du petit lac. Des pédalos en forme de cygne promenaient déjà des couples d'amoureux sur l'eau. Nous dûmes attendre quelques minutes que l'un d'eux se libère mais la balade valut le coup ! Au milieu du lac, comme nous avions repris nos baisers passionnés, nous avons entendu un petit garçon s'écrier :

- Maman ! Les monsieurs, ils se font des bisous !

La brave mère rougit et entraîna son fils sur le sentier en le chapitrant. Honteux, nous regagnâmes le bord et finîmes mort de rire sur un banc. Quand la crise fut passée, Heero regarda sa monte et décida qu'il était l'heure d'aller manger. Je le suivis donc, persuadé qu'il allait m'emmener dans un de ces restaurants aussi chics que chers. Mais il me surprit encore une fois en s'arrêtant devant un établissement plutôt petit mais très chaleureux.

Apparemment, le patron le connaissait car il passa plusieurs fois devant notre table pour parler avec Heero, le taquiner à mon sujet et lui proposer ses meilleurs plats. Ce fut un repas fantastique, autant parce que la nourriture était délicieuse que par la présence de mon amoureux. Je sursautais quelque peu en me rendant compte de mes pensées mais souris. Après tout, c'est bien ce qu'il était, mon amoureux !

Après un dessert absolument extraordinaire, un moelleux au chocolat nappé de crème anglaise et agrémenté de quelques framboises, nous avons pris congé du patron en lui promettant de revenir bientôt. Heero m'embrassa dès que nous fûmes hors de vue, frustré de n'avoir pu le faire devant toutes ces familles dans l'établissement. Bien sûr, il avait compensé en me faisant du pied pendant tout le repas, mais j'étais aussi avide que lui.

- Quel est la suite du programme ? demandais-je.

Heero sourit.

- Tu vas voir !

Il avait l'air d'un gamin avec son visage malicieux ! Qu'est ce qu'il avait encore inventé ? Et dire que je m'étais contenté de lui trouvé un petit cadeau alors qu'il m'avait concocté cette superbe journée romantique. J'avais un peu honte. D'un autre côté, j'étais sûr qu'il allait être enchanté de mon idée.

Au bout d'un quart d'heure de marche, nous arrivâmes dans un quartier plus ancien, devant une petite boutique plutôt bizarre. Je voulus demander des explications à Heero, mais il se contenta de mettre le doigt devant sa bouche et me dit de le suivre. L'intérieur était plutôt propre mais une odeur étrange vint m'assaillir les narines. Il m'entraîna vers le fond, et juste au moment où je parvenais à mettre un nom sur ce parfum, nous débouchâmes sur un grand parc devant lequel attendait une calèche. L'odeur était celle des chevaux.

- Mais comment …?

Je n'eus pas le temps de finir.

- Viens ! m'interrompit-il.

Le cocher m'aida à monter, ainsi que Heero, et nous partîmes. Au bout d'un moment, il prit la parole.

- Je suis désolé de ne pas avoir pu amener New York, mais tu as au moins la calèche !

J'avais les larmes aux yeux. Il s'était souvenu de ça aussi ! Alors que je n'avais fais que décrire une scène d'un film qui m'avait particulièrement plu. Il m'avait écouté, et il avait dépensé tant d'énergie pour organiser cette journée ! Pour moi ! Pour me faire plaisir ! N'y tenant plus, je fondis en larmes contre son épaule.

Paniqué, Heero me serra plus fort contre lui et me demanda :

- Qu'est ce que tu as ? Pourquoi tu pleures ? J'ai fais quelque chose de mal ? Tu voulais aller à New York ? Je t'y emmènerai, c'est promis. Demain si tu veux ! Duo !! Arrête de pleurer s'il te plait.

Comment pouvait-il aussi gentil ? Aussi généreux ? Au lieu de m'apaiser, ses paroles ne faisaient que m'enfoncer davantage. Mais je pris sur moi pour le rassurer. Le pauvre était vraiment terrifié. La gorge trop nouée pour parler, il ne me restait qu'une solution. Je l'embrassais donc passionnément, lui faisant comprendre ma reconnaissance et mon amour pour lui.

- Et bien ! commenta-t-il quand je m'arrachais finalement à lui.

Je me pelotonnais dans ses bras et lui dit :

- C'est parfait. Tout est parfait.

Je le sentis sourire plus que je ne le vis, puis nous restâmes silencieux jusqu'à la fin de la balade, savourant le fait d'être ensemble.

Comment avait-il pu prendre autant de place dans ma vie en si peu de temps ? Et pourquoi est ce que je le laissais faire ? Mais la réponse à cette question était simple. Parce que j'avais besoin de quelqu'un à mes côtés, quelqu'un qui m'aime, quelqu'un qui me comprenne. Pourvu qu'il ne me fasse pas de mal. Il avait déjà une telle emprise sur mes sentiments !

- Ça va ? me demanda-t-il en m'aidant à descendre à la fin de la balade.

- Oui, lui répondis-je en souriant.

Pourquoi s'inquiéter pour quelque chose qui n'arriverait peut être jamais ? Heero paya le cocher et je me rendis compte qu'il avait du tout entendre ! Il devait avoir l'habitude.

- Et maintenant ?

Heero regarda sa montre. Il était cinq heures de l'après-midi.

- Allons dans un bar en attendant.

- En attendant quoi ? demandai-je.

- Tu verras bien ! répondit-il.

L'expression de petit garçon malicieux était revenue. Je soupirais mais le suivit tout de même. Après une courte balade dans les rues de la ville, Heero fixa son choix sur un établissement gay plutôt en vogue. Il n'avait pas envie de devoir se cacher pour s'embrasser, et moi non plus !

Une heure plus tard nous étions toujours amoureusement enlacés sur la banquette confortable qu'avait dénichée Heero, dans un coin reculé. Nous ne nous étions pas quittés des yeux, nos lèvres se rejoignant régulièrement. Sa bouche avait une saveur indéfinissable que je pourrais maintenant reconnaître entre mille.

Il était unique, et il était à moi. Je ne croyais pas à mon bonheur. C'était tellement merveilleux d'être dans ses bras ! Pour l'instant, nous toucher nous suffisait. Mais je savais que nous ne pourrions tenir très longtemps ainsi. J'espérais vivement qu'il avait prévu de finir la nuit au lit. Et puis, mon cadeau n'aurait pas de sens sinon.

Oui, cette journée était vraiment le paradis. Jusqu'à ce que le serpent pointe son nez ! Et ce serpent pris la forme d'un homme sortit tout droit de mon passé. Quand je le vis, il était trop tard pour fuir.


Niark niark niark !! Le suspense est à son maximum ! Alors vous avez aimé la journée romantique ?

Pour le mélange des temps, je suis désolée mais je n'ai pas réussi à tout mettre au présent ou au passé, ça n'allait jamais comme je voulais, j'espère que ça ne fait pas trop bizarre.

Review ?