CHAPITRE 6 : COHABITATION HOULEUSE
Désolé pour le retard! J'ai fini au brouillon donc la publication sera beaucoup plus rapide! Encore désolé!
Trois jours. Cela faisait trois jours et il avait l'impression que cela faisait une éternité. Mais à quoi avait-il pu penser quand il avait décrété qu'il donnait une seconde chance au vampire ? Cet abruti était littéralement imbuvable depuis leurs retrouvailles !
Jacob se pinçait le nez de désespoir en fermant les yeux très fort, espérant naïvement que cet idiot congénital disparaisse pour savourer le silence, notion dont il avait oublié le sens depuis l'arrivée de son « colocataire » imposé. Sa blessure le lançait, ajoutant à son énervement déjà assez imposant, et il maudissait ses stupides pulsions : il avait parfois l'impression d'être une midinette lors de son premier rendez-vous.
- Edward ! Tu vas t'asseoir et te taire avant que je ne te défenestre, par les crocs de Cerbère ! S'exclama « vivement » le lycan après une grimace hargneuse suite à un cri peu masculin venant de la part du vampire.
- Paix la carpette pouilleuse : j'ai juste été un tout petit peu surpris par la souris, c'est tout, sourit-il moqueusement en guettant le rongeur du coin de l'œil quand même : on ne sait jamais après tout. Et puis, tu vas me défenestrer comment vu qu'il n'y a pas d'étage et que donc le trou dans ton mur servant de fenêtre se situe à même pas deux mètres du sol ? Ajouta-t-il en ricanant malicieusement, ayant une légère moue de pitié pour le blessé.
Le loup ferma ses yeux, au bord du meurtre, avant de se recoucher, cachant sa tête sous l'oreiller dans le vain espoir de ne plus entendre ce vieux moulin à paroles pas frais, lui tournant le dos pour se reposer un peu.
- Rho ! Boudes pas mon petit louveteau, se moqua généreusement le vampire en sautant sur le lit comme si c'était un trampoline.
- Mais tu vas arrêter ce manège espèce de vieille momie décrépite ! Hurla Jacob à bout de patience, lui fauchant les jambes pour qu'il s'écrase par terre.
Edward embrassa donc le sol de façon assez violente et pitoyable, un peu sonné, avant de se relever, le regard menaçant malgré un sourire joueur.
- Je peux savoir ce qu'il t'a pris de me faire ça ? S'indigna-t-il les mains sur les hanches, style matrone grondant un enfant capricieux. Tu es vraiment injuste et imbuvable avec moi !
- Injuste ? Imbuvable ? Non mais je rêve ! C'est toi qui est insupportable depuis trois jours le vampire ! Brailla le canidé en se redressant sur ses coudes pour lui faire face, ulcéré par ce dentier sur pattes qui se la jouait innocent.
- Qui saute partout ? Qui gueule tout le temps ? Moi je veux la paix et le silence, choses qui n'existent plus depuis ta saloperie d'arrivée dans ma cabane, poursuivit-il froidement, le regardant droit dans les yeux.
- Tu m'énerves à la fin ! Je veux que tu te taises et que tu ne bouges plus ! Je n'en peux plus de toi ! J'aimerais guérir et dormir tranquillement pour une fois ! Conclut-il de manière sèche et glaciale, avant de se retourner pour de bon et de ne plus réagir de toute la soirée, savourant le silence qu'il appelait désespérément depuis trois jours.
Jacob loupa ainsi le regard blessé et plein de remords d'Edward. Bien sûr qu'il avait été plus qu'enthousiaste pendant son séjour dans la cabane du loup, mais était-ce une raison pour le réprimander comme cela ? Avait-il été si horrible durant tout ce temps ? Il se mit à réfléchir et, bien que blanc à la base, devint encore plus blême : c'était lui qui avait été impardonnable avec le lycan, non le contraire.
Les épaules baissées et traînant les pieds, il finit par se coucher à son tour, Jacob dormant déjà. Le vampire se roula en boule, veillant à ne pas toucher le canidé pour ne pas se trahir et envenimer la situation, pour réfléchir à comment tout arranger et évoluer dans leur relation.
Edward n'avait pas beaucoup d'espoir mais il devait faire un effort, après tout c'était de sa faute. Il soupira : sa marge de manœuvre était assez réduite quand on y pensait mais il ferait tout pour son amour, tout pour lui plaire et ainsi l'avoir.
