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Me revoici avec un peu de retard donc trêve de blablatage !

Thanks à Joeymalia42 pour la correction,

Et un grand merci à mes supers revieweuz ^^

On se retrouve en bas :D

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Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

\(^o^)/ Bonne Lecture ! \(^o^)/


POV BELLA

(Soundtrack: Super Bass, Nicki Minaj)

Pour la centième fois, je me retournai dans le lit. Pffffffff…. Ça faisait plus d'une heure que je me tournais et me retournais dans mon lit. Putain de Californie, j'en venais presque à regretter Forks ! Je crevais de chaud, et à ce stade, je ne savais plus si la chaleur venait de l'extérieur ou si elle émanait de mon propre corps. Une légère brise passait par la fenêtre restée ouverte mais elle n'arrivait pas à chasser la moiteur de ma peau, ni à calmer mon souffle anormalement court.

Les yeux fixés au plafond, je repensai à la fin de la soirée et sentis un petit sourire étirer mes lèvres. Personne n'avait remarqué notre manège à Edward et à moi…les regards, les sourires, les frôlements au bar… mais l'agent spécial Brandon n'avait pas manqué de revenir à la charge. En réponse à l'avalanche de questions d'Alice, j'avais simplement répondu qu'Edward et moi, on s'était bien éclaté mais qu'on s'était mis d'accord pour ne pas avoir de relation suivie – ce qui était la vérité ! – et que de toute façon, je devais me concentrer sur mes cours – autre vérité ! Angela avait applaudi à trois mains mais ma meilleure amie m'avait regardé fixement. Je pouvais lire sur sa figure toutes les exclamations que lui hurlait son cerveau. De « qu'est-ce que c'est que cette connerie ? » à « j'appelle l'hôpital psy maintenant ou j'attends encore un peu ? » en passant par « Mais non ! Mais non ! C'est une blague ou j'ai dû mal comprendre ». Elle ne pouvait pas croire que j'ai pu tirer un trait sur lui aussi vite. Pas après une semaine à me morfondre de ne pas le voir. D'ailleurs, moi aussi j'aurais trouvé ça bizarre ! J'avais fini par ajouter qu'Edward était à l'origine de la décision et tout devint plus logique pour elle !

J'sais pas comment on doit le prendre ça… ?

Et ça se dit mon amie…

A bout de nerfs, je balançai l'oreiller à travers la chambre et repoussai ma couverture. En fait, je me trainais cet état depuis le Sin's ! Merci Edward. J'avais accepté…aaaaah – là, mon sourire était carrément énorme – j'avais accepté d'entretenir une relation secrète, ou un truc du genre, avec lui ! Une amitié améliorée…mais l'amitié en moins, pensai-je avec amusement. Pour ça, il faudrait qu'on arrête de se grimper dessus dès qu'on se retrouvait dans la même pièce, chose très difficile à faire pour ma part. C'était comme si son corps appelait le mien, et une fois que j'étais dans ses bras, il savait exactement quoi faire pour éveiller mon désir et surtout pour le satisfaire. L'avoir à chaque fois que j'en avais envie, c'était inimaginable, surtout avec toutes les filles faisant la queue pour lui mettre la main dessus. C'était aussi ce qui m'avait poussé à garder privée cette relation. Edward avait certes une belle gueule mais je ne me voyais pas partir en croisade contre les harpies. Et même si je voulais être avec lui, devoir me prendre la tête avec Lauren & Co ne me réjouissait pas plus que ça !

Je sentis la vibration avant d'entendre Super Bass s'échapper de mon Blackberry. Je jetai un œil au réveil de Rose – le mien, toujours aussi mort depuis la rentrée – qui indiquait trois heures du matin. Ce n'était ni Alice, ni ma mère et encore moins mon père, chacun ayant sa propre sonnerie. Numéro inconnu. Edward ? A l'instar de Nicki Minaj, les battements de mon cœur s'accélérèrent alors que je décrochais.

- Allo ?

- C'est moi.

Ma bouche s'ouvrit sur un cri silencieux et je me retins de bondir du lit pour danser la gigue. Je me calmai deux seconde pour lui répondre.

- Moi qui ?

- Bellaaa, se contenta-t-il de dire, mi amusé, mi agacé.

- Edwaaard, répondis-je sur le même ton.

- Je suis en bas…

- En bas ? Comme dans en bas de mon bâtiment ?

- En bas comme dans dépêche-toi de venir m'ouvrir !

Je me précipitai à la fenêtre et écartai les rideaux tout en les retenant devant moi. En scrutant l'obscurité, je devinais bien une silhouette assise sur une des petites tables de pique-nique du parc qui faisait face à la résidence. Je sentis un frisson me parcourir, de la nuque jusqu'au creux des reins.

- Tiens, y'a un rodeur en bas de chez moi !

- Tu savais qu'il y avait une exhibitionniste au 6ème étage ?

Je resserrai vivement le pan du rideau autour de moi.

- Mais je ne me plaignais pas !

- Tu es vraiment impossible Edward.

- Hé ! Qui a commencé hein ?

- Ton esprit pervers ! Bon, j'arrive.

Je reposai mon téléphone et parcourus ma chambre des yeux. Aaargh…au moins elle était propre mais Rosalie et moi n'étions pas des maniaques du rangement. Des bouquins, des fringues, du maquillage,… Je me détournai du bordel et allumai ma lampe de chevet. C'est fou comment une petite lumière tamisée pouvait créer une ambiance cosy et surtout masquer le désordre ! J'enfilai mon grand sweat élimé, saisis mes clés et refermai doucement ma porte. Les visites étaient interdites passé une heure du matin, les fêtards n'étaient pas encore rentrés et ceux qui avaient cours comme Alice étaient plongés dans un profond sommeil. Les couloirs étaient donc complètement déserts.

Les chiffres de l'ascenseur défilaient devant mes yeux sans que je ne les voie. Toute mon attention était tournée vers l'homme qui m'attendait dehors. Qui me voulait moi, et pas une autre. L'envie de trépigner me repris et je me hâtai dans le grand hall, jusqu'à l'entrée. Je ralentis devant la porte de la concierge, faisant le moins de bruit possible. Pour avoir introduit Alice ici après l'heure du couvre feu, je savais que son ouïe était fine et son sommeil léger.

Je déverrouillai la porte et tirai difficilement le lourd battant en bois vers moi. Une grande main se plaqua contre le panneau, allégeant ma tache. Une bourrasque de vent pénétra dans le hall, emplissant mes narines d'une odeur que je reconnaitrais entre mille.

- Hey, soufflais-je doucement, en levant les yeux vers Edward.

- Hey…, murmura-t-il en retour. Je peux entrer ?

- Je ne sais pas… Je fis mine de regarder par-dessus mon épaule puis d'hésiter. Tu sais à cette heure ci, les visiteurs sont interdits…

- Si je promets de rester sage, tu penses pouvoir faire une exception ? fit-il avec un sourire angélique, reprenant des mots déjà sortis de ma bouche.

- Si tu as décidé de rester sage, je te laisse dehors ! Allez rentre.

Son sourire s'élargit comme je saisissais son t-shirt pour l'attirer à l'intérieur. Ses bras se refermèrent sur moi et sa bouche trouva tout de suite la mienne. Je poussai un petit soupir de contentement en retrouvant enfin le gout de sa langue…ah bon ? Ça ne faisait que quatre heures ?…. Je me serrai contre son corps et passai mes bras autour de son cou…

- Meeeerde !

-…la porte, finit Edward pendant que celle-ci se refermait avec un bruit qui résonna dans toute l'entrée.

Je me détachai d'Edward et jetai un coup d'œil derrière moi. Un rai de lumière filtrait déjà sous la porte de la gardienne.

- Je crois qu'on va se faire choper si on reste planté là, ma belle, murmura-t-il, pince sans rire.

Déjà, des bruits de pas se faisaient entendre dans le petit appartement.

- Sans blague Edward ! Viens, je pense qu'on peut arriver jusqu'aux ascenseurs, soufflai-je en attrapant sa main tout en calculant la distance à parcourir.

- Tu rêves Bella, il vaut mieux attendre qu'elle fasse sa ronde…

- Si, elle nous trouve…

La porte s'ouvrit soudain, éclairant toute l'entrée. Edward me souleva dans ses bras et nous entraina dans le petit renfoncement qui menait au sous sol, nous cachant de justesse. Nous étions plongés dans l'obscurité, pressés contre un des murs du hall - enfin surtout moi, pressée entre le mur…et lui ! J'appuyai sur la surface dure de son ventre, essayant de l'éloigner de moi pour voir ce qu'il se passait.

- Arrêtes de gigoter sinon elle va nous repérer, murmura-t-il en se penchant pour surveiller Mme Gonzales.

- Mais tu m'écr…

Sa main se plaqua sur ma bouche, me faisant taire.

Ok. J'me la ferme, pensai-je vexée.

Prenant mon mal en patience, je fermai les yeux et appuyai ma tête contre le mur. Un instant plus tard, je sentis une de ses longues jambes musclée s'insinuer entre mes cuisses, me faisant rouvrir les yeux d'un coup. Edward se rapprocha encore pendant que le faisceau d'une lampe torche fouillait l'obscurité à coté de nous. Par reflexe, je l'attirai un peu plus à moi. Dans le mouvement, mes seins s'écrasèrent sur son torse et le tissu brut de son jean frotta durement contre mon entrejambe. Comme d'habitude, mon corps réagit au quart de tour. Mes mains se refermèrent sur sa taille pendant qu'un éclair de plaisir me traversait de la tête au pied. Mon gémissement fut en partie camouflé par sa main qui me bâillonnait toujours mais Edward était suffisamment proche pour l'entendre. En l'espace d'une seconde, j'oubliai où j'étais ainsi que la concierge et sa putain de lampe qui nous frôlait à chaque passage. Je voulais juste retrouver les sensations intenses que seul Edward pouvait me procurer et dans cet état, même sa main sur ma bouche m'excitait. Reportant son attention sur moi, il retira ses doigts de mes lèvres, libérant mon souffle qui se faisait de plus en plus court. Je ne voyais pas son visage mais je savais qu'il avait remarqué le changement. Ma poitrine qui se soulevait et s'abaissait à un rythme plus rapide, mes mains qui le serrait fermement, ou plus sûrement, l'odeur de mon désir qui commençait à flotter autour de nous.

- Bella…

J'adorais cette façon qu'il avait de prononcer mon nom, d'une voix étranglée, comme si je le mettais à l'agonie. Lorsqu'on faisait l'amour, cette même voix avait le pouvoir de me caresser de l'intérieur, à des endroits que son corps ne pourrait jamais atteindre.

Moi, j'étais bien incapable de prononcer un mot. J'avais constaté que ma capacité à réfléchir était inversement proportionnel à mon état d'excitation. Et ce dernier augmentait dangereusement depuis que les mains d'Edward avaient glissés sous mon sweat jusqu'à la fine culotte en soie rose que j'avais enfilé après la douche. Me saisissant les hanches, il me frotta une nouvelle fois contre lui et je réprimai de justesse un petit cri de plaisir quand ma minette se contracta douloureusement. La tension qui s'était accumulée depuis que j'avais quitté le Sin' – légèrement frustrée je dois dire – se changeait maintenant en une irrépressible envie de me faire baiser à même le mur. Ses mains remontèrent fébrilement, caressèrent mon ventre et empaumèrent mes seins. Instinctivement, je me cambrai et pressai mes pointes durcies contre ses doigts. Mes bras s'étaient crochetés d'eux même autour de son cou, j'attirai sa bouche à la mienne, oubliant totalement Mme Gonzales qui devait rôder dans le couloir. Je le sentis sourire contre mes lèvres.

- La voix est libre.

- Mmm ? Quoi ?

- On peut y aller…sauf si tu veux que je te prenne contre ce mur…

Le fait que j'envisage sérieusement cette option prouvait que mon état était passé d'excité à franchement surexcité. Edward dut percevoir mon hésitation car il empoigna ma culotte dans un grognement. Je le sentais prêt à la déchirer au premier signe affirmatif de ma part. Mais je pouvais encore me contrôler !...enfin j'essayais vraiment, même si à vouloir me satisfaire – immédiatement – il ne me rendait pas les choses faciles !

- Non, soufflais-je en retenant sa main, je te veux dans mon lit.

- J'aime aussi cette option, répondit-il en m'entrainant encore dans un long baiser vorace.

Il me souleva sans le moindre effort et j'en profitai pour m'enrouler autour de lui. On faisait de notre mieux pour rester silencieux, du moins jusqu'à ce qu'on se retrouve dans l'ascenseur. Je m'écartai pour appuyer sur le numéro 6, rompant notre baiser et je sentis tout le corps d'Edward protester. Mon dos heurta la paroi de l'ascenseur et je dus resserrer les jambes autour de lui quand ses mains lâchèrent mes cuisses, pour remonter sous mon pull. Je me retrouvai ainsi à demi nue, épinglée sur l'acier froid en ayant vaguement conscience de la cabine qui s'élevait lentement jusqu'à mon étage. Edward pencha la tête et je sentis plus que je ne vis ses lèvres se refermer sur mon téton. Je gémis en rejetant la tête en arrière quand il l'aspira profondément dans sa bouche, me rendant encore plus humide. Un brasier s'alluma dans mon bas ventre, et son érection pressée contre mon centre ne faisait que l'attiser. A chaque mouvement, je me sentais grimper toujours plus haut, vers une jouissance rapide et violente. J'étais prise de tremblements, je gémissais de plus en plus fort et Edward semblait en proie à la même frénésie sexuelle que moi. Ses mains se faisaient plus fermes sur mon corps, ses hanches se mouvaient contre moi avec une ardeur décuplée et sa bouche quitta mes seins pour revenir prendre la mienne, meurtrissant délicieusement mes lèvres. Je pouvais à peine bouger et je subissais ses assauts de toutes parts. Je n'avais jamais atteint ce degré d'excitation avant et je me soumettais à lui avec délice. J'étais certaine de commencer à développer une addiction au sexe avec lui.

Quand mes râles se transformèrent en cris, ses lèvres se détachèrent des miennes et il posa son front contre le mien. Nous tentions tous les deux de reprendre notre respiration et pendant quelques secondes, seuls nos souffles erratiques résonnèrent dans la cabine. Je fixais sa bouche, à quelques centimètres de la mienne en priant pour qu'il recommence à m'embrasser. Comme il ne faisait pas mine de bouger, je m'avançai vers lui. Cette fois, ce fut moi qui laissai échapper un grognement mécontent quand il s'éloigna. Je levai les yeux vers lui, m'attendant à trouver un petit sourire moqueur sur ses traits. Mais il ne sourirait pas. En plongeant mon regard dans ses yeux devenus noirs, j'y lus un appétit dévorant, sauvage et primitif. Je sentais sa faim menacer de le submerger mais il faisait visiblement des efforts pour se contrôler.

Les panneaux de l'ascenseur s'ouvrirent sur mon palier. Toujours dans les bras d'Edward, je pouvais à peine distinguer les portes défiler autour de moi. Arrivés devant ma chambre, il me laissa enfin poser pied à terre. J'en profitai pour sortir mes clés de mon sweat et déverrouiller rapidement la porte. A vitesse quasi vampirique, je lâchai mes clés, poussai Edward sur mon lit et m'assis à califourchon sur lui. J'avais atteint mon point de non retour depuis longtemps, obnubilée par une seule idée, l'avoir en moi, maintenant, maintenant, maintenant ! Je lui retirai son t-shirt pendant qu'il me débarrassait de mon sweat. Je m'attaquai à la ceinture de son jean quand ses mains se posèrent sur les miennes.

- On dirait que quelqu'un est vraiment très excitée, me taquina Edward, son souffle caressant mon cou avant que sa bouche ne vienne prendre la mienne. Ralentis, bébé.

Il ne comprenait pas que s'il ne me prenait pas maintenant, je me consumerai sur place.

- …peux pas…, articulais-je en m'escrimant sur les boutons de sa fermeture.

Je plongeai ma main dans son boxer et libérai enfin son sexe. A son soupir de soulagement, je compris avec amusement que la place devenait assez étroite dans son jean et que je n'étais pas la seule au bord de l'implosion. Je lâchai ses lèvres et baissai la tête pour observer ma main. Elle allait et venait en rythme autour de son membre rigide et déjà humide d'impatience. Sa peau était brûlante et d'une douceur extrême sous ma paume. Cette vue faillit me faire venir surtout avec Edward qui gémissait mon prénom en fond sonore. Lui aussi fixait mes doigts, comme hypnotisé par mes mouvements. En temps normal, j'aurais pris le temps de le goûter, de retrouver sa saveur sur ma langue. Mais pas aujourd'hui. Sans lui laisser le temps de réagir, je me redressai, écartai mon sous-vêtement et m'empalai d'un coup sur sa queue.

- oh !

Malgré moi, je criai. C'était tellement bon de le sentir me remplir à nouveau. Les doigts glissés dans ses cheveux, je remontai et me laissai retomber lourdement sur lui.

- Bordel ! ! Bella ! grogna Edward en se redressant.

Il enroula son bras autour de ma taille et me souleva contre lui. J'en profitai pour entourer sa taille de mes jambes et ses épaules de mes bras. Les deux mains glissées sous moi, Edward avait pris la direction des opérations et me faisait coulisser autour de lui, inlassablement. J'accompagnais ses mouvements, mes talons fermement plantés dans le matelas. Il dévorait mes seins et je caressais son corps. Ma main – celle qui n'était pas agrippée à ses mèches – glissait sur lui et je sentais les muscles durs de ses épaules et de ses bras jouer sous sa peau moite. Noyée par les ondes de plaisir qui irradiaient mon ventre, je me penchai et léchai fiévreusement la goutte de sueur qui s'attardait sur sa clavicule. Ma langue remonta le long de son cou et j'attrapai son lobe d'oreille entre mes dents. Il laissa échapper un grognement puis accéléra le rythme quand je l'aspirai dans ma bouche.

Nos mouvements était de plus en plus désordonnés, chacun luttant pour amener l'autre à la jouissance et bientôt, je ne fus plus qu'une petite chose haletante et gémissante qui suppliait Edward de ne pas s'arrêter. Ses muscles se crispaient sous moi, quant aux miens, il y a longtemps que je ne les sentais plus. Une de ses mains se déplaça et souleva ma jambe contre son épaule.

- Edward !

Sa main glissa sous ma jambe, jusqu'à mes fesses où il raffermit sa prise, me prenant encore plus fort, encore plus vite. Dans cette position – assez acrobatique, selon mes critères – je sentais chaque pénétration en moi, puissance dix.

- Oh mon dieu, ..oui !

Les sensations ainsi décuplées, il n'en fallut pas plus pour que je jouisse. Mon corps se crispa et ma bouche s'ouvrit sur un cri, la tête rejetée en arrière. Deux secondes plus tard, Edward me rejoignait au sommet de la vague, étouffant une exclamation, la tête enfouie entre mes seins. Les dernières vagues de l'orgasme refluaient doucement, me laissant engourdie et gorgée de plaisir.

- Qu'est-ce qui te fais sourire comme ça ?

Je ne m'étais même pas rendue compte que je souriais. Comment lui expliquer la sensation d'intense satisfaction que je ressentais. Comme après chaque orgasme que ce putain-de-dieu-du-sexe …heum… qu'Edward me donnait, mon corps semblait branché sur un courant basse tension. Une douce électricité voyageait dans mon corps, envoyant de petits électrochocs dans mon ventre dès que je bougeais.

- Rien, je suis juste…je suis bien, résumais-je simplement en dégageant quelques mèches de son front humide.

- Juste « bien » ! souligna Edward avec une moue incrédule.

Il m'offrit une moue très comique, poussant sa lèvre inférieure en avant. J'éclatais de rire en contemplant son expression penaude.

- Pardon, m'excusai-je en essayant de rester sérieuse, je me suis mal exprimée. Je suis…en extase, je plane, je flotte dans un océan de plaisir, je…

- Ok, ok c'est bon, j'ai compris, m'interrompit-il en me mordillant l'épaule.

Je poussais un petit soupir de bien-être et ne tardai pas à sentir la fatigue tomber sur moi. Edward caressa ma joue pendant que je réprimais un bâillement.

- Je dois y aller, mon frère m'attend au club.

- A mon avis, Emmett n'a pas besoin de ton aide pour ce qu'il est en train de faire à ma coloc !

- Pas Emmett, Jazz.

- Jazz ? Tu as un autre frère ? Un quatrième sexy Cullen, dis-je joyeusement.

- Comment ça quatrième ? Attends, ne me dis pas que tu comptes mon père dans le lot !

- Ok, je ne te le dis pas, lâchai-je en lui tirant la langue.

Il m'offrit la petite grimace que j'adorais avant de reprendre :

- Jasper m'attends au Sin's, on est venu ensemble et je dois le ramener…Bella ? Ca va ?

Mes yeux devaient ressembler à des soucoupes. Pas possible, le Jasper d'Alice, le frère d'Edward.

Qui d'autre ? Les Jasper ne courent pas les rues !

- Mais,...le professeur Withlock est ton frère !

- Oui, enfin, mon frère adoptif. Tu le connais ?

- Si on veut..

Je préférais rester évasive et ne pas m'étaler sur l'adoration quasi mystique qu'Alice éprouvait pour Jaaaazz. Je me redressai et quittai à regret les bras d'Edward. Je me posai à côté de lui sur le lit pendant qu'il se rhabillait. Je matais à loisir ses larges épaules et son dos musclé.

Miaam ! C'est à nous tous ça !

Enfin, « A nous », c'est vite dit quoi ! Son t-shirt à la main, il se tourna vers moi, sa main fourrageant dans ses cheveux.

Oh oh ! Mauvais signe…

- On a encore oublié de se protéger.

- Génial ! soupirai-je en retombant sur le lit. Désolée, c'est ma faute, m'excusai-je mortifiée en couvrant mon visage de mes mains.

- On était deux, il me semble.

- Tu sais…si on était exclusifs…, je laissai sciemment ma phrase en suspends.

- Tu veux qu'on le soit ?

- Tu as un problème avec ça, lui demandai-je sur la défensive.

- Hééé, doucement. Ça ne me pose aucun problème. De toute façon, même si je le voulais, je n'aurais pas eu le temps d'avoir d'autres partenaires !

- Ca doit me rassurer ça…

- Tout à fait !

- Mouais.

La tête sur l'oreiller, je bâillai à m'en décrocher la mâchoire. Mes yeux, eux, se fermaient déjà. Du sexe intense et débridé, c'était visible ce dont j'avais besoin pour trouver le sommeil. Un moment plus tard, un drap recouvrit mon corps. Si mes insomnies continuaient, je l'appellerai pour qu'il vienne me border.

Ou te prendre jusqu'à l'épuisement…fufufu !

- Dors ma puce, souffla doucement Edward en se penchant sur moi pour me caresser les cheveux. On se voit…

La fin de sa phrase se perdit au loin. Je sentis à peine ses lèvres sur mon front avant de sombrer pour de bon dans le sommeil.

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Je fus réveillée le lendemain par Rosalie. La situation prit un tour assez gênant pour moi quand elle remarqua que j'étais complètement nue sous mon drap. Elle me salua comme si de rien n'était mais à mon avis, elle avait parfaitement compris qu'Edward était ici hier soir. Je jetai un coup d'œil envieux à la porte de la salle de bain derrière elle. Il faudrait que je me magne pour me préparer. Déjà 10h, Alice n'allait pas tarder à sortir de cours et passer ici. Je me penchai et ramassai mon sweat shirt qui avait atterri au pied du lit, en prenant bien soin de retenir le drap sur mes seins. En l'enfilant, je surpris le regard de Rose sur moi.

- Heu, pour ce que tu as vu au bar,…commençai-je un peu tendu

- Ce n'est pas mon problème. Tu es grande, tu fais ce que tu veux.

Au moins c'était clair.

- Alors toi et Edward,… ? demanda-t-elle malgré tout.

Pas son problème, hein !

Sur le coup, je ne sus que dire. « Non » mais on s'était visiblement envoyés en l'air hier soir, « Oui », mais tu ne nous verras jamais nous promener main dans la main et jouer aux amoureux.

- Pas exactement, éludai-je en choisissant des fringues dans l'armoire.

- Je vois, dit-elle finalement quand elle vit que je ne développais pas.

Merci Rosalie. Conversation toujours très intéressante !

Je filai à la douche puis m'installai devant mon ordinateur portable, Rose étant déjà occupée à pianoter sur le sien. Je checkai mes mails et en envoyai un à Renée. Ce qui me fit penser que je devrais appeler mon père, histoire de lui montrer que je ne m'étais pas encore faite agresser ou enlever dans cette immense ville dangereuse et pleine de détraqués sexuels. C'était ses mots, pas les miens ! Je me connectai ensuite à mon profil Facebook. Ok, 38 notifications… Bon, des invitations – non, je ne veux pas devenir fermière, ni tenir de resto, merci bien City ville…–, des messages de certains amis de Forks, différents spams sur mon mur mais ce qui m'étonna, ce fut le nombre de demande d'amitié. Dans le lot, des Mu, dont Jessica, des amis d'Alice et dans une large proportion, les amis d'Angela. Ces derniers avaient des têtes plus ou moins potables voire totalement déjantées. Mais j'étais ici pour me faire des amis donc j'acceptai toutes les demandes.

Après, je fis ce que toute personne sensée aurait fait à ma place. J'entrai Edward Cullen dans la barre de recherche. Je trouvai son profil, certes, mais pas que ! Des dizaines de pages fan, des groupes et des évènements, la plupart relié aux Kappa Omega Psi, la fraternité d'Edward. Je cliquai sur la première entrée et atterris directement sur son mur – pas de restrictions donc…

Pour ne rater aucune opportunité…

Son mur était blindé de messages de filles, lui demandant où il était passé mais aussi de garçons, déçu de ne pas l'avoir vu à certaines soirées. Je constatai avec effarement qu'il répondait à la plupart des posts. Mais à quel moment il trouvait le temps de le faire ? A moins que son emploi du temps ne soit pas si chargé que ça…Messages de groupies, messages de groupies, j'en eu vite marre et cliquai sur les photos. Edward en boite, au Sin's, avec des filles, à la plage, avec ses potes, ses frères…Une seule chose retenait mon attention, lui. Incroyablement beau. Physiquement parfait. Mais plus je faisais défiler les photos, plus l'étincelle joyeuse dans son regard s'atténuait. Rien de flagrant mais vu mon obsession pour son regard émeraude, la différence pour moi était visible. Deux coups retentirent à la porte, signe qu'Alice était arrivé.

- C'est ouvert ! Cria Rosalie depuis son lit

Je cliquai une dernière fois sur « Ajouter comme ami » et fermai la fenêtre.

- Salut tout le moooooonde !

Je sens qu'on va avoir droit à cette euphorie-post-cours-de-compta toute l'année !

- Salut Alice ! Répondit Rosalie en posant son pc à côté d'elle.

- Coucou, pas besoin de te demander comment tu vas ! lui dis-je.

- Si je n'aimais pas autant les vêtements, je serais sûrement devenue comptable !

J'éclatai de rire et précisai doucement à l'attention de Rosalie, qui fronçait les sourcils :

- Elle craque pour son prof de compta. Alors, c'est quoi le programme aujourd'hui ? repris-je plus fort.

- Une petite baignade, ça te dis ?

- A la piscine ? demandai-je sans grand enthousiasme

- Non, je crois qu'Alice parle d'aller à UCLA Beach, c'est ça ?

- Tout juste ma Rosie. On a rendez-vous avec Angela dans une heure, alors chop chop Bella !

- UCLA Beach ? Au risque de passer pour une idiote, la plage la plus proche se trouve à plus de 10km.

- T'étais où quand on faisait le tour de la fac mercredi matin ?

- En cours peut-être Alice !

- Et bien sache qu'une plage artificielle a été aménagée dans le parc.

- Tu te fous de moi.

- Prends ton bikini et enfile autre chose que...ça, finit-elle avec une grimace en pointant mon jean du doigt.

Pas la peine d'argumenter, je refis un tour dans l'armoire à la recherche de mon ensemble blanc.

- Une plage dans le campus ! Sérieusement ? Marmonnais-je la tête dans le placard.

- Tu viens avec nous Rose ? demanda Alice sans faire attention à moi.

- Heuum Ok !

- Aïe !

Je me cognai, surprise qu'elle accepte de passer la journée avec nous.

- Putain !

Dans la foulée, je me pris une dizaine de cintre en pleine figure.

- Ca va Bella ? Tu t'es fais mal, me demanda innocemment Rosalie.

- Je vais bien, repliquai-je dents serrées en m'extirpant du placard.

Je croisai alors son regard bleu où brillait une lueur amusée. Soit je virais parano, soit Mlle Hale tramait quelque chose.

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(Soundtrack: Animal, Neon Trees)

- Cette fac déchiiiiiire !

- Mais oui Alice !

On avait rejoint Angie sur la large bande de sable qui descendait en pente douce jusqu'à l'eau. Après m'être enduite de spray solaire, je m'étais allongée sur une grande serviette de bain pour bronzer. Ma peau pâle – qui avait plutôt tendance à rougir – ne colorait pas encore mais j'avais de l'espoir !

- La fac, je ne sais pas, mais ces petits volleyeurs là-bas là, je confirme, ils déchirent.

Et avec mes lunettes cats sur le nez, je pouvais mater à loisir. L'endroit grouillait de monde. Certains faisaient du scooter des mers ou du pédalo, ou se promenaient amoureusement en barque mais la plupart ne faisait que barboter près de la rive avant de revenir bronzer.

- Plus un, ma bee ! rigola Angela

- Je t'ai déjà dis que t'avais pas à loucher sur les beaux mecs !

- J'ai des yeux pour voir !

- Et aussi un petit ami adorable, où est-il d'ailleurs ?

- Sûrement sur un de ces jets ski, lâcha-t-elle en faisant un geste vague vers l'eau.

- Ne me dit pas que vous êtes toujours en froid.

- Il refuse de me dire la vérité ! Et je suis du genre…

- Bornée ? suggérai-je

- Têtue ? ajouta Alice

- Je dirais plus déterminée à savoir qui a collé son poing dans la figure de mon homme. Ça va comme tu veux Rosalie ?enchaina Angie pour changer de sujet.

- Oui très bien.

Mais encore…

- Lâche donc ce téléphone et profite du moment.

- En fait, c'est Emmett. Je lui ai dit que j'étais à la plage et il veut nous rejoindre. Ça le stresse un peu que je sois en maillot de bain quand il n'est pas là, ajouta-t-elle malicieusement faisant Alice et Angela éclater de rire

Coooomme je le comprenais !

Rosalie avait un corps parfait, mince et élancé avec des formes là ou il fallait. Elle était absolument incroyable dans son bikini doré parfaitement assorti à sa peau bronzée. Elle me foutrait presque des complexes.

- Dis lui qu'il peut nous rejoindre sans problème, proposa Angela.

Alice confirma. Moi, je me raidis, ne sachant jamais à quoi m'attendre avec Emmett. Mais je ne pouvais pas refuser sans paraitre mal élevée.

- Oui, ce serait sympa de faire sa connaissance.

Rosalie pianota à la vitesse de l'éclair et reçus une réponse tout aussi rapide.

- C'est bon, ils arrivent.

- Ils ? Demandai-je en sentant la catastrophe arriver au loin.

- Oh, j'ai oublié de préciser qu'il vient avec ses frères. C'est un souci ? Lâcha Rose l'air de rien.

Ben voyons ! Emmett ramenait Jasper et Edward, et nous allons passer tooouuute une après midi à jouer la comédie. Edward et moi, à faire semblant de ne pas « être ensemble », Rose et Em' à essayer de tenir leur langue, et Angela à se forcer à être polie avec Edward. Ah oui, j'oubliais, et à retenir Alice qui, quand elle verra qui est l'autre frère d'Edward, commettra sûrement un viol…En piochant une canette de Budweiser dans la glacière, je me dis que soit ça passait, soit ça cassait. On aura au moins tenu une nuit !

Vingt minutes plus tard, trois putains de canon se dirigèrent vers nous. Edward au téléphone, son t-shirt négligemment jeté sur l'épaule, Emmett, en short et débardeur, un barbecue portable et une glacière dans les mains et Jazz, lunette de soleil sur la tête, une serviette de bain autour du cou. J'avais envie de pleurer tellement ils étaient beaux. J'obligeais mes yeux à arrêter de dévorer Edward. Je savais déjà que son corps était sublime mais en short de bain, torse nu, c'était trop pour mon petit cœur. C'était de la torture de l'avoir à portée de main sans pouvoir en profiter. Mais bon, je suppose que ça allait nous donner l'occasion de taper la discute.

-Viens Bee, on va se rafraichir un peu, proposa brusquement Alice en m'attrapant la main.

- Mais..

Alice était déjà debout et me jetait un regard suppliant.

- ..tu as raison, on crève de chaud ici. On revient dans un moment, les filles, on va tester l'eau. Sois gentille avec Edward, s'il te plait, murmurai-je à Angela en me levant.

Elle n'eut même pas le temps de réagir que nous étions déjà debout. Rose, elle, souriait de toutes ses dents, ses yeux dissimulés derrière ses lunettes noires. En entrant dans l'eau tiède, je me retournai pour voir Edward, Jasper et Emmett saluer les filles et prendre place à côté d'elle. J'attachai mes cheveux au sommet de ma tête et avançai dans l'eau tiède jusqu'à ma meilleure amie. Alice semblait paniquée.

- Il m'arrive un truc bizarre Bella, commença Ali en se tordant les mains.

- Tu as mal en quelque part ? m'inquiétai-je soudain.

- Pas vraiment mal. J'ai une sorte de …boule dans la gorge ..

- Dans ta gorge ? Tu couves une grippe peut-être.

- Non ! Je sens aussi quelque chose,… en dedans.

Je la fixais sans comprendre.

- En bas, Bella, tu ne veux pas que je te fasse un dessin non plus ! s'anima-t-elle en faisant un mouvement d'yeux appuyé vers le bas de son corps, visible sous la surface de l'eau.

-…

Je me forçai à rester sérieuse, même si mon moi-intérieur se roulait par terre en se marrant comme une baleine. Je m'approchai d'elle et pris son petit visage en cœur dans mes mains.

- Oh ma chérie…

- Quoooiiii ? Bella, dis moi ce qui m'arrive !

- Tu veux Jasper Ali, dis-je en souriant de toutes mes dents.

- Mais bien sûr que je le veux, tu sais que c'est l'homme de ma vie.

- Non Alice, ton corps a envie de lui, c'est du désir, de l'excitation, tu veux du sexe, conclu-je avec enthousiasme de plus en plus. Oooh mon bébé grandit !

- Mais je pensais que ce que je ressentais déjà pour lui…, dit-elle un peu perdue.

- Ton esprit chaste et innocent l'aime, ça y'a pas de doute, mais je crois que ton amour a migré un peu plus au sud, me moquai-je gentiment. Généralement, c'est l'inverse qui se passe.

- Ca te fait aussi ça quand tu vois Edward.

J'acquiesçai en souriant avant de me rappeler que je n'étais plus sensée montrer de sentiments pour lui, quels qu'ils soient.

- Maiiiiis…on doit se contrôler, toutes les deux. Jasper est hors limite pour toi, tu te rappelles. Quant à Edward et moi, c'est fini avant même d'avoir commencé.

- Je peux le faire changer d'avis, affirma ma meilleure amie d'un air déterminé en ne relevant même pas ma remarque sur Jasper.

Ce qu'elle pouvait être bouchée par moment !

Je la rattrapai par le bras comme elle faisait mine de sortir de l'eau.

- Non !

- Mais Bella, si je lui parle…

- Promets-moi que tu laisseras Edward tranquille, je commençais à en avoir marre de me répéter là, Je suis sérieuse Alice !

- Pfff ! Quel gâchis ! Vous seriez tellement mignons ensemble, se plaignit-elle visiblement affectée par la situation.

Les remords m'engloutirent d'un coup. Je mentais à ma meilleure amie et à ce moment précis, je me détestais pour ça. Mais je ne pouvais pas faire autrement pour l'instant.

Si Alice découvre que tu vois Edward dans son dos, elle risque de le prendre trèèèès mal !

C'est pour ça que je devrais le lui dire tôt ou tard. Il faudra juste convaincre Edward…

Et ben, c'est mal barré !

- Alors elle est bonne ?

- On peut se joindre à vous ?

Je me retournai vivement.

- Jasper ! Contente de vous revoir, le saluai-je avec un entrain forcé.

Merde, Il avait entendu quoi au juste ?

Pas besoin de préciser qu'Alice était blême !

- Salut…Bella, si je me souviens bien.

- C'est ça, répondis-je avec un sourire plus sincère, apparemment ni lui, ni Edward n'avait entendu notre échange.

- On peut se tutoyer, je pense.

Avec un sourire, il reporta son attention sur Alice qui s'était enfoncée un peu plus dans les eaux bleues du lac. Edward me lança un regard en coin, le sourcil levé en signe d'interrogation.

- Salut Edward, murmurai-je mutine, en m'éloignant du bord.

- Bella, dit-il en me suivant, son légendaire sourire en coin flottant sur ses lèvres. « Si on veut »… ?

C'était ce que je lui avais répondu la veille et son sourcil relevé ironiquement montrait que la réponse ne le satisfaisait pas des masses.

- Quoi ! On s'est rencontré hier soir au bar ! chuchotai-je en me rapprochant de ma meilleure amie.

Je ne voyais même pas pourquoi je me justifiais.

- …que je voulais dire, c'est que tu dois identifier les caractéristiques et comportements des différents types de coûts et ensuite analyser toutes les décisions qui influent sur ces mêmes coûts…. Disait Jasper.

- Hééé, c'est fini les cours maintenant, plus de compta, de calcul de coûts, et tous ces autres chiffres qui me donnent des boutons ! Protestai-je en les aspergeant tous les deux d'eau.

Alice, qui détestait être mouillée, répliqua en me sautant dessus et essaya de me plonger la tête sous l'eau. Nous nous débâtîmes, à grand renfort de cris et d'éclats de rire. J'essayai de prendre la fuite mais ce cher Jazz était venu prêter main forte au petit démon. Il me souleva dans ses bras et me rejeta au loin. Alors que je coulais à pic, des mains me rattrapèrent et m'empêchèrent de boire la tasse. Edward me maintint contre lui, le temps que je me remette sur pied.

- Est-ce que je t'ai dis que ce petit nœud blanc entre tes seins était très tentant.

Je le regardai par-dessus mon épaule et sa beauté me frappa de plein fouet. Ses magnifiques yeux verts étincelaient de bonne humeur. Son sourire me réchauffait, comme un petit rayon de soleil.

- A ton avis, pourquoi je l'ai mis ! Lui répondis-je avec un clin d'œil.

Edward n'avait pas besoin de savoir que c'était le seul que je possédais.

En même temps, à Forks

- Petite allumeuse, murmura-t-il en glissant une main sur mes fesses alors que je m'éloignai rapidement de lui.

- Hey ! protestai-je.

Ok, uniquement pour la forme !

- BELLAAAAA! Viens m'aider ! Aaaah ! hurlai Alice, accroché à Jasper qui tentait de la noyer.

- DEBROUILLE TOI TOUTE SEULE ! lui criai-je en retour, entre deux éclats de rire.

- BANZAAAAAAAAAAÏ !

Trois secondes plus tard, un poids me tomba sur le dos et me fit plonger tête la première. L'eau envahit mon nez, ma bouche ouverte et même mes oreilles, incendiant mon crâne. Je remontai à la surface, m'étranglant presque.

- Putain Emmett ! T'es malade ou quoi ? criait Angela en se précipitant vers moi. Bella ? Respire !

Elle me tapota le dos et attrapa mes lunettes qui flottaient à coté de moi. Mes yeux me piquaient, mon nez me brulait et je recrachais, tant bien que mal, l'eau qui était dans mes poumons.

- …vais bien…tuer…enfoiré !

A côté, Edward comme Emmett se tordaient de rire pendant que j'écartais les mèches qui me rentraient dans les yeux. Cependant, je ravalais mes envies de meurtres. Ils faisaient deux fois ma taille et me replongeraient dans l'eau avant même que je ne puisse lever le petit doigt.

- Vous ne perdez rien pour attendre vous deux ! leur criai-je en sortant de l'eau.

Seuls leurs rires me répondirent.

Foutus Cullen !

Je m'installai sur le sable, laissant l'eau chaude lécher mes orteils et le soleil caresser ma peau. Je souris en observant le petit groupe dans l'eau. Ils discutaient avec animation, chahutaient ou s'amusaient à se noyer l'un l'autre. Je constatai qu'il ne m'en fallait pas beaucoup pour être heureuse. Mes amis, le soleil, la mer…et un homme plus que séduisant qui se dirigeait vers moi.

- Désolé pour mon frère, parfois, il ne contrôle pas sa force, s'excusa Jasper avec une petite grimace.

- Passe pour cette fois. Mais la prochaine, je lui botte son arrière train, aussi sexy soit-il.

Il me lança un regard sceptique avant de sourire.

- Petite mais teigneuse hein ?

Je lui rendis son sourire avant d'enchainer.

- Alors cher professeur, ça se passe comment sur le campus ?

- Et bien, j'ai étudié et je vis ici, comme Emmett et Edward, donc je m'y considère comme chez moi. Mais c'est vrai qu'enseigner est un peu…différent.

- J'imagine qu'être à la place des emmerdeurs en chef doit vous changer !

- Ne devrait-on pas se tutoyer ? Et, aux dernières nouvelles, tous les profs ne sont pas des emmerdeurs !

- C'est vrai, d'après ce qu'Alice m'a raconté, tu es un enseignant génial.

- Elle a dit ça ? me demanda-t-il, en tournant la tête vers elle.

- …umhum…

Je le regardai et remarquai un sourire sur ses traits finement ciselés.

- Je viens d'être titularisé, ça fait plaisir de savoir que vos étudiants vous apprécient.

- Oh ! C'est ta première année ? m'exclamais-je.

Mais c'était plutôt logique vue son jeune âge.

- C'est étonnant de commencer directement en université !

- Carlisle…

- Ah. Je vois. Dis-je simplement, mes orteils s'enfonçant dans le sable mouillé.

Pistonné par papa…

- Je sais ce que tu te dis mais notre père peut être très persuasif quand il le veut. Avec Emmett, ça a foiré donc il se rattrape avec Edward et moi.

- Légèrement dictateur sur les bords papa Cullen.

- Il ne veut que le meilleur pour ses enfants.

- Je suppose.

- Alice et toi avez donc quitté votre trou perdu pour débarquer à L.A !

- Tout juste. Passé le lycée, il n'y a pas beaucoup d'options à Forks.

- Elle m'a raconté que vous vous étiez offertes une année sabbatique avant de venir ici.

- Oui, on a traversé les États-Unis…. Etais-je en train d'expliquer à Jasper quand je fus aspergée d'eau.

Je levai les yeux vers la source et vis Emmett secouer ses cheveux dans notre direction.

- C'est pas vrai ! JE VAIS LE TUER CE MEC ! hurlai-je avant de sauter sur mes jambes et de lui courir après.

. : .

. : .

- Bon, c'est quoi le plan pour ce soir ? lançai-je à la cantonade pendant que nous étions tous affalés sur nos serviettes, le ventre plein de grillades.

La journée touchait enfin à sa fin. Entre Emmett qui tenait difficilement sa langue et ne cessait de m'emmerder, Angela qui snobait royalement Edward et Rosalie qui m'observait à chaque fois que je discutais avec ce dernier, l'après midi avait été épuisante. Seuls Alice et Jasper me donnaient un peu de répit.

- Vous pouvez toujours venir au Sin's, répondit Emmett.

- Non, protesta Alice, on y était déjà hier soir.

Edward et moi échangeâmes un regard entendu et je me retins de lui sourire. J'en avais appris un peu plus sur lui, aujourd'hui. Mais comme nous ne voulions pas paraitre trop intimes, nos sujets de conversation étaient restés légers et futiles. Il m'avait parlé de ses études de médecine et je lui avais raconté la vie à Forks. Rien de transcendant mais au moins, leurs soupçons étaient tués dans l'œuf !

- On peut toujours aller sur Venice, proposa Rosalie

- J'aimerais autant rester sur le campus, si ça ne vous fait rien, contra Angela, ma voiture me joue de sales tours ces temps-ci.

- On m'a parlé d'une boite ici, La Push je crois, on pourrait y faire un tour, dis-je à mon tour.

- Non !

- Pas question !

Emmett et Edward avait protesté en même temps et Jasper s'était brusquement raidi.

- Oh…oh, murmura Rosalie à coté de moi.

- Ok, pas la peine de s'énerver ! Si vous ne voulez pas venir, tant pis pour vous, moi je t'accompagne Bella, déclara Angela en fusillant les garçons du regard.

- Ok Angie ! Moi, on m'a dit qu'elle était géniale cette boite ! Renchéris-je.

Le regard d'Edward sur moi était passé de brûlant à carrément froid. Et ce n'était rien comparé à celui qu'il jetait à Angie.

- « On » qui, Isabella ? me demanda-t-il avec un faux calme alors que la raison du problème me sautait au visage.

Jacob me l'avait dit…Il m'avait proposé de m'y emmener un soir mais j'avais refusé, bien sûr. Vu la manière dont Edward me dévisageait, il connaissait très bien la réponse.

- Qu'est-ce que ça change de savoir qui ? demanda innocemment Alice. C'est quoi le problème ?

- Les gens qui y trainent ne sont pas tous très fréquentables, grogna Emmett

- Ah bon ! Ce n'est pas ce qu'on m'a dit à moi, protestai-je en soutenant son regard.

Il me baisait certes, mais il ne me dictait pas encore ma conduite. Je ne sais pas ce qu'il se passait entre Jake et lui mais…

- Tu as vraiment envie d'aller danser ce soir ?

Sa voix était neutre mais ses yeux me clouaient sur place. Je le considérai avec méfiance, ne sachant pas ce que ma réponse entrainerait.

- Oui ! J'en ai très envie même, le défiai-je

Les autres nous regardaient sans rien dire mais ne manquaient rien de cet échange. Je le vis attraper son portable sans me répondre.

- C'est moi

-…

- Ouais. J'aurais besoin que tu m'organises une soirée à la résidence.

-…

- Ce soir.

- …

J'entendis une exclamation à l'autre bout du fil mais rien d'autre.

- J'en ai rien à foutre Julian, demande aux filles.

-…

- Quoi quel thème ? Débrouille-toi pour en trouver un.

- …

- Si tu veux. A ce soir.

Six paire d'yeux s'était fixés sur lui, sidérés.

- Tu voulais une fête, en voila une rien que pour toi Isabella, me dit Edward en ignorant le reste du groupe

J'en restai sans voix.

- Putain Edward, tu sais qu'ils attendent tous ça depuis des mois ? S'excita Emmett

- Attendre quoi ? demandai-je

Ce fut Angela qui répondit, l'air maussade.

- Les légendaires soirées à la résidence des Kappa Omega Psi.

- Ça fait des mois qu'Edward n'en organise plus, et à mon avis, toute la fac va se ramener à la résidence ce soir, renchérit Rosalie

Je me tournai vers lui mais il avait remis ses lunettes de soleil. J'étais incapable de savoir ce qu'il pensait à cet instant précis. En tout cas, ce n'est sûrement pas ce soir que je mettrais les pieds à La Push et son petit rictus indiquait qu'Edward était plus que satisfait de cette situation.


.:.

Ça c'est fait ! lol

Je ne sais pas ce qu'il se passe entre Jacob et Edward mais «Y'a anaconda sous cailloux !» comme dirait ma best.

Pour le moment, notre couple préféré s'en sort plutôt bien - trop peut-être ! - mais mon petit doigt me dit que ça ne va pas durer.

Je vous dis déjà bonne fin de vacances et bonne rentrée à tout le monde !

On se retrouve très bientôt ^^

Et on n'oublie pas la review qui fait très plaisir...

...Pour dire qu'on aime, qu'on n'aime, qu'on voudrait plus de ceci ou moins de cela ou juste pour dire bonjour lol

Bisous

Khassidy