Tout sourire, Antonio arriva devant l'attraction et rejoignit Arthur, qui l'attendait, les bras croisés et le regard mauvais.
- Tu n'es pas content, amor~?
- De un, no je ne le suis pas car tu es là, et de deux tu m'appelles encore comme ça et je te transforme en crapaud!
- Tu ne voudrais pas me transformer en tortue plutôt?
- Shut up! Allez, va acheter les tickets plutôt!
- Si, si! Tu es impatient dis donc!
- J'ai juste envie d'en finir.
- On dirait que tu veux me tuer...
- C'est peut-être ce que j'ai envie de faire. A ta place je surveillerai mes arrières.
- Tu ne me fais pas peur! Sourit l'espagnol en se dirigeant vers le guichet.
Quelques minutes plus tard, les deux nations montaient dans le petit train qui allaient leur faire visiter l'attraction.
- Si tu as peur tu sais que tu peux t'accrocher à moi~! Dit le brun avec un grand sourire.
- Plutôt mourir.
- Je peux toujours te tuer si tu le préfères !
- ….No !
Alors que le wagon se mettait en marche, l'espagnol arborrait un grand sourire tandis que l'anglais croisait le bras en regardant ailleurs, d'un regard las souligné par ses épais sourcils froncés.
- Si tu crois m'effrayer avec ce genre de manèche superficiel... soupira ce dernier.
- Tout le monde a peur de quelque chose!
- Not me.
Au fur et à mesure qu'ils avançaient, les squelettes, araignées, fantômes et tout autre élément du folklore de la peur apparaissaient autour d'eux, sans changer l'expression du visage de chacun des deux.
Jusqu'à ce que l'Anglais sursaute.
- A-ha! Tu vois bien que tu as eu peur, fusoso~!
- Un... Un truc froid m'a agrippé le bras! J'ai senti comme de la puissante magie noire!
- Ne dis pas n'importe quoi, tu exagères trop!
- Je dis la vérité, bloody hell! Il y a une aura maléfique tout près de nous!
- Mais oui... tu sais, c'est juste un train fant...
Mais avant que l'espagnol ne finisse sa phrase, quelque chose, ou plutôt quelqu'un, apparut devant eux d'une manière si soudaine qu'ils en restèrent figés.
- ...Kol kol kol kol kol... become one with mother Russia, da~?
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!
Et en une vitesse incroyable qui aurait étonné les athlètes de plus grand niveau, les deux Européens sautèrent du wagon et coururent en trombe jusqu'à la sortie.
Une fois dehors, essouflés, ils se tournèrent l'un vers l'autre.
- C'était... Russia... que faisait-il là!
- ...Je crois bien que j'ai eu la peur de ma vie...
- Je dois vite rentrer pour purifier mon aura, elle a été touchée par ses maudites ondes négatives, je ne veux pas finir comme lui!
- Ce ne serait pas une excuse pour me quitter là...? Et puis tu es méchant avec lui..! Et puis il n'y a pas de raison que les ondes négatives te mettent dans un tel état, siiiii~? Dit malicieusement l'espagnol en s'approchant de lui et en faisant ressortir son aura violette.
- Gaaah! Ne fais pas pareil! S'écria le Britannique en se reculant.
- Pardon~! Mais... tu dois vraiment y aller?
- Yes! Et puis je dois m'occuper d'Alfred!
- Mais il a 19 ans... et il est indépenant...
- ...Crois-moi, ce ne sont pas des raisons valables! Bref, good bye and thank you for this afternoon. Dit-il simplement en faisant demi-tour.
- ...Attends! S'exclama le brun en lui sautant presque dessus pour le prendre dans ses bras. Tu también... Gracias... muchas gracias...
- Hmf...!
Arthur grogna un peu mais ne le repoussa pas. Calm, calm. Un gentleman garde toujours son calme. Même lorsqu'un espagnol collant de sueur vous serre au point de vous couper la respiration...
Mais il finit quand même par le lâcher, et s'apprêta à l'embrasser quand l'anglais tourna la tête et se remit à marcher comme si de rien n'était.
Un petit sourire aux lèvres, Antonio ne tarda pas à prendre un peu d'élan avec sa main pour lui assigner une fessée qu'il n'avait pas donné depuis tes siècles.
- Gh! Ça ne va pas!? You stupid spanish bastard! S'écria Arthur en sursautant sous le coup.
- Je te rends seulement ce que tu m'as donné~!
- Hmf! Idiot...
Et toujours sans arrêter de sourire, l'hispannique regarda le blondinet partir. Il lui plaisait et il le savait... instinct passionnel d'Espagnol!
Lorsqu'Antonio ouvrit la porte de leur appartement, il s'attendait à tout sauf à voir Gilbert habillé en soubrette avec des oreilles de lapin, donnant de la pâté à un Francis déguisé en Catwoman.
- ..J'ai raté quelque chose..? Demanda l'espagnol d'un sourire un brin moqueur en enlevant sa veste et en la posant sur le porte-manteau.
- Nein, mon awesome moi et Franny voulions juste s'amuser un peu! Sourit Gilbert en regardant le français manger ce qu'on lui avait donné.
- Et tu portes quelque chose sous ta robe au moins?
- Tu n'as qu'à venir vérifier, kesesese!
- Tu le veux vraiment~?
- A toi de deviner! Tu ne veux pas jouer avec nous, Tonio? Demanda l'albinos.
- No, gracias mais je suis un peu fatigué là... soupira l'espagnol en se couchant mollement sur le canapé.
Gilbert le rejoint en allant se coucher sur lui, tandis que Francis lui léchait le visage en miaulant.
- Alors, comment ça s'est passé?
- Super! Il était très gentil!
- Iggy, gentil? Eh ben...
- Et qu'est-ce que vous avez fait? Demanda Francis intéressé en posant ses coudes sur le canapé, se mettant en face du visage d'Antonio.
- Hmm... la pêche au canards! Comme avec Lovi, ça m'a rappelé tellement de souvenirs!
- Et... c'est tout?
- No, on a fait le train fantôme aussi! Mais c'était étrange, il y avait Russia à l'intérieur, il nous a fait une de ces frayeurs...
- Gh! Ce sale communiste fait vraiment tout pour se faire détester! S'écria Gilbert.
- C'est vrai que c'est pratique, les trains fantômes~... pensa le français. Dans le noir, et par surprise~...
- Un jour, mon awesome moi attaquera Poland et Russia pour reprendre son territoire! Je reprendrai Königsberg, j'en chasserai tous les Russes, je ferai... tout pour qu'elle redevienne comme avant... finit le Prussien avec les larmes aux yeux.
- Gil', calme-toi...
- Pourquoi... pourquoi ça m'est arrivé à moi... mon awesome moi était si puissant! Et... heureux... avec Old Fritz... même durant la deuxième Guerre Mondiale, ils m'ont dissous, j'avoue que j'ai parfois été horrible mais... je n'y pouvais rien, c'était mon frère qui m'influençait, et en cette période avec les Chevaliers Teutoniques, j'ai toujours aidé les Juifs à se cacher, mais personne ne prend jamais cela en compte!
- Gil'... ce n'est pas de ta faute, on le sait... lui dit le français en lui souriant doucement et en caressant ses cheveux.
Mais le Prussien se retira et se releva en explosant de colère.
- Ferme-là, toi! C'est à cause de toi si j'ai été si affaibli et déshonnoré! Déjà qu'après Old Fritz j'ai eu un Roi complètement différent de lui, un qui était faible et vulnérable, comme moi awesome moi l'était durant cette période, et que la seule solution qu'il restait pour me protéger c'était de restrer neutre, tu n'as même pas pris cela en compte et tu m'as attaqué de toutes parts avec Napoléon, mon awesome moi a faillit être dissous à cause de toi!
Et il fila directement dans sa chambre en claquant la porte.
Antonio regarda Francis. Ce dernier se mordait la lèvre, tête baissée.
- Franny...
- Ce n'était pas de ma faute, Antonio... je voulais le suivre, j'étais obnubilé par les mêmes idées de conquêtes que lui, je...
- Je comprends, mi amor... on ne se contrôle pas toujours. Nous sommes des nations, notre esprit est très influencé par les opinions de notre peuple... regarde, nous nous sommes fait la guerre durant des siècles, tu t'es même allié à Arthur contre moi, et pourtant cela n'empêche pas que je t'aime plus que tout~!
- Oui, c'est vrai...! Mais cela, Gil' ne le comprend pas...
- Il est parfois très sensible, surtout sur ce sujet-là. Et puis il n'a pas vécu comme nous...
- On s'habitue si vite à vivre ainsi... comme une nation...
- Eh, oui! Alàlà. Ne t'inquiète pas, il va aller mieux, ce n'est pas la première fois que vous ne vous disputez sur ce sujet!
- Oui, mais la dernière fois il avait quand même repeint l'intégralité de l'Arc de Triomphe en noir et blanc et écrit l'hymne Prussien dessus, sans oublier le portrait de Freédéric le Grand qu'il a dessiné sur la deuxième colonne de droite...
- Eh bien cette fois on ne le laissera pas sortir de l'appartement! C'est idiot de se disputer pour cela. C'était il y a deux siècles! Tu devrais aller lui parler.
- Non! Vas-y, toi, s'il te plaît!
- ...Bon, d'accord...
- Merciiii!
L'espagnol lâcha un soupir en se relevant. Se dirigeant vers la porte de leur chambre, il se retourna un instant vers le blond et lui sourit.
- Au fait, ce costume te va vraiment bien, mi querido~!
- Merci beaucoup, onhonhon~...!
-ooo-
Dans sa chambre, enroulé sous les couvertures où il était bien emmitouflé, Gilbert serrait un habit contre lui. Un habit qui ne quittait jamais son odeur d'origine...
Toc, toc
- ...mi amor..?
- Hmf... ja..?
- Je peux entrer...?
- Mais oui, idiot, c'est aussi ta chambre..!
- Même, c'est très important d'être poli~! Dit en entrant le jeune homme du Sud avec un grand sourire.
- Mais oui, mais oui...
Le brun s'approcha doucement.
- ...Ça va...?
- A ton avis?!
- Si, bon, vale, c'est sûr que ça ne doit pas très bien aller... c'est quoi que tu as dans les bras?
- R-Rien! Bégaya rapidement l'albinos en fourrant le vêtement sous son oreiller.
- Montre..!
- Nein!
- Gil'! Tu me caches quelque chose!
- C'est juste un haut...
- Montre! Répéta l'hispanique en le prenant d'un coup vif.
Il détourna son regard de Gilbert pour observer le vêtement, qui était en réalité un uniforme. Et pas n'importe lequel.
- Giiil'... c'est pas vrai...
- Quoi...!?
- Cet uniforme appartient au musée historique de Berlin!
- Nein, il appartient à Old Fritz!
- Gil'... tu devrais le remettre à leurs propriétaires.
- Son propriétaire n'est plus.
- Va le rendre...
- Jamais!
- Bon, comme tu le souhaites... je vois que je ne pourrai pas te faire changer d'avis, fusoso~!
Le Prussien gonfla les joues et reprit l'uniforme pour le serrer contre lui.
- Mon awesome moi voudrait tant... qu'il soit encore là...
- Je sais, mi amor... et tu devrais pardonner à Franny.
- Hmpf, c'est bon, je lui pardonne... je n'en ai rien à foutre de toutes façons... tout le monde voulait la destruction de mon Royaume, il est détruit, alors c'est bon, tout le monde est cont-...
Avant même d'avoir pu finir sa phrase, le Prussien sentit des lèvres brûlantes se coller au siennes. L'espagnol se détacha doucement en caressant sa joue.
- Nous serons toujours là pour toi, mi Gil'... si tu veux, tu peux diriger mon Royaume avec moi, fusoso~!
- C'est vrai...?
- Si, bien sûr...! Allez, il te faut un sort pour te remonter le moral! Fusosososososo~... fusososososososo~...
D'un air hagard, l'albinos fixait son petit-ami espagnol et ses gestes de bras.
- Et plus de guerres entre nous trois, vale...?
- ARRIERE, VIL PRUSSIEN, ET RENDS-MOI PARIS OU JE T'ECORCHE LE COEUR!
Les deux garçons n'eurent pas le temps de réaliser ce qu'il se passait qu'un blondinet de français leur atteri dessus.
Et contre toute attente, le Prussien éclata de rire.
- AHAHAHAHA! Me... Me rappelle pas ça, Franny..! C'était... C'était tellement AHAHA! ...Le bazar, cette bataille où j'ai dû coopérer avec Young Master!
- Tu ne veux pas te battre~?
- Plus tard, mon awesome moi est fatigué..! Dit-il en essuyant une larme.
- Dois-je compter cela comme une retraite...?
- Compte ça comme une préparation au prochain combat!
- Et les forces espagnoles, où sont-elles?
Les deux jeunes hommes regardèrent leur amant commun. Qui dormait déjà comme un bébé.
- Nous avons épuisé les forces espagnoles..!
- Et si nous nous épuisions aussi?
- Tu aimes tant que cela mon costume de Catwoman~..?
- Peut-être... sussura le Prussien en attirant le français à lui.
Quoi qu'il en soit, chacun d'eux allait bien dormir cette nuit...
à suivre~...
