Hello tout le monde! Comment allez-vous?
Je suis ravie de voir que personne n'a voulu me tuer par rapport au scénario. Même si beaucoup avait des menaces de mort contre Derek et surtout contre Paige. Des choses vont prendre un sacré tournant comme vous avez pu en douter mais je vous laisse le soin de le découvrir.
Je vous remercie pour les reviews, j'apprécie toujours autant.
Sur ceux, je vous souhaite une bonne lecture!
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Chapitre 7
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Derek m'avait pratiquement tiré du restaurant pour retrouver Paige à l'hôpital. J'étais heureux pour lui, sa compagne était sortie du coma. On était tous, à mon avis, ravi pour lui mais la nouvelle de l'amnésie avait refroidi plusieurs loups qui appréciaient la jeune femme. En arrivant aux bâtiments, Derek sortit de la voiture en trombe ne pensant même pas à verrouiller les portes. Je soupirai alors que je marchais sur les escaliers de l'entrée de l'hôpital. L'odeur du désinfectant me fit frémir mes narines. J'avançai lentement, j'avais l'impression d'aller à reculons.
Je passais l'accueil, je suivais l'odeur de Derek. Mon cœur était lourd et j'avais l'impression d'être un sacré maso. Pourquoi je me trouvais là ? Il allait retrouver sa compagne. Cette personne n'était pas moi. Je m'écroulais dans le couloir, laissant mes larmes couler. Je ne voulais pas être là. Je voulais partir, je ne savais pas pourquoi je me trouvais ici. Au bout milieu d'un couloir où les infirmières me regardèrent bizarrement. Je sentis une main sur mon épaule et je vis Talia. Cette dernière vint me prendre dans ses bras. Elle me souffla de me laisser aller. L'Alpha m'expliqua que Derek était avec Paige, les médecins disaient que son amnésie était juste dû au choc, sa mémoire reviendrait rapidement. Les membres du corps médical semblaient optimistes par rapport à son état. Pour moi, je ne savais pas quoi penser face à cette situation. Par contre, je savais qu'une personne aura mal, ce sera Derek. Les parents allaient sans doute profiter de son amnésie pour l'éloigner de son copain. D'après le peu d'information que j'avais sur elle, Paige avait de l'avenir dans la musique. Elle était une fille prude et très fille à papa.
Talia me dit qu'elle me ramène chez moi. Je hochai la tête ne voulant pas rester ici. Derek n'avait plus besoin de moi, sa copine était réveillée. Voilà le choix a été fait, il a choisi Paige. Je le savais depuis le début mais je ne pensais pas que cela me ferait aussi mal. L'Alpha me ramena chez moi où ma mère m'attendait sur à l'entrée. En me voyant, elle courut dans mes bras. Son odeur me fit du bien. Elle m'emmena à l'intérieur où je sentis un délicieux parfum de chocolat chaud.
-Talia, je prends le relais avec mon fils. Merci de me l'avoir amené à la maison.
- C'était le moins que je puisse faire. Je suis désolée, je ne pensais pas que cela finirait comme ça. Je croyais que Derek comprendrait enfin son loup.
- Comment peut-il le comprendre ? intervins-je. Il n'y a rien à comprendre. Je vous avais dit que Derek choisirait Paige, il la fait. Il pourra de nouveau être lié à son loup vu que sa compagne est de retour dans sa vie et vivante. Je deviendrai invisible à ses yeux, c'est aussi simple que ça. Je ne sais pas ce que vous avez cru pour la pleine lune mais clairement vous avez eu tort.
Je ne pus me retenir et je montai en trombe les escaliers. J'ouvris la porte de ma chambre, pour m'effondrer sur mon lit. Je lui avais laissé une troisième chance et il m'avait jeté pour retrouver sa fiancée. Je ne savais pas si je devais ignorer cet acte ou si je devais prendre en compte. Je glapis comme un animal blessé. Mon renard hurlait de détresse tellement mon cœur me faisait mal. Pourtant, je le savais, combien de fois j'avais dû me le dire dans l'heure. J'enlevais rapidement ces vêtements finalement, je n'étais pas si beau que ça. Je partis prendre ma douche. Je me frottai de nouveau comme un forcément pour enlever l'odeur de Derek. Il voulait mon pardon mais tout ce qu'il voulait c'était un bouche-trou le temps que sa copine se réveille. Maintenant, je me retrouvais comme la dernière pleine lune à pleurer sous ma douche en m'arrachant presque la peau pour enlever le parfum de Derek. J'aurai aimé être comme Paige, amnésique, je voulais oublier ce crétin de loup.
Je revins dans ma chambre avec une serviette autour de ma taille. Je grognai en sentant l'odeur de Derek dans mon espace personnel. J'ouvris la porte de la salle de bain et Derek se trouvait sur mon lit. Il était assis dessus et en le voyant, il faisait beaucoup de peine. Ses épaules musclées mais voûtées me donnait l'impression que tout le poids du monde était sur ses épaules.
-Je suis totalement perdu, fit-il.
Je soupirai alors que j'allais dans mon placard.
-Pour quelle raison ?
- Je suis allé voir Paige, je pensais qu'en me voyant elle se souviendrait de moi. J'avais entendu lorsque j'étais enfant des fables sur les compagnes et les compagnons. J'ai bêtement cru que la magie des âmes-sœurs était réelle et que Paige recouvrirait la mémoire. Je l'ai embrassé mais elle m'a repoussé comme si j'étais un étranger. Si tu avais vu comment elle m'a regardé.
- Je sais que cela peut être douloureux.
- Comment peux-tu le savoir ?
- Je suis amoureux de quelqu'un et cette personne ne me voit pas.
- Qui est cette personne idiote ?
- Mon compagnon.
Derek écarquilla les yeux. Il me regardait comme si j'avais une deuxième tête.
-Je suis désolé.
- Pourquoi, tu n'y es pour rien ? C'est juste mon renard qui a choisi une mauvaise personne.
Je mis mon boxer et j'enlevai ma serviette pour la mettre dans le bac à linge sale. Je retournai dans mon placard pour prendre un tee-shirt rouge quelconque.
-Mais je ne comprends pas pourquoi tu es venu me voir.
- Parce que je ne savais pas vers qui me tournait. Je pensais te retrouver à l'hôpital mais je ne comprends pas pourquoi tu n'es pas venu avec moi.
- Il s'agit de ta compagne. Je n'ai pas envie de tenir la chandelle. Bon, j'ai des choses à faire.
Je m'installais sur mon fauteuil en cuir et j'allumais mon ordinateur.
-Tu vas faire quoi ?
- Me regarder un film sur mon ordi.
- Je peux regarder avec toi. Je crois que nous avons besoin de se réconforter mutuellement. Nous sommes tous les deux délaisser par notre âme-sœur.
- Pousse-toi alors, je vais installer sur le lit.
Derek se coucha sur le lit et je soupirai alors que je mis l'ordinateur sur les cuisses du loup. Elles étaient plus épaisses et plus en hauteur. Je réglai l'écran par rapport à notre vue. Je m'installai et au bout d'une demi-heure de film, je m'endormis contre Derek. Son odeur me calmait et mon renard était en boule totalement apaisé. Je pensais que ma mère était la seule à pouvoir me faire sentir en sécurité. Mais je me trompais être proche de mon compagnon, je savais que ma place était ici.
Une main se posa dans mes cheveux me réveillant. Je regardai Derek qui me souriait doucement.
-Tu t'es endormi, me dit-il.
- Pourquoi m'as-tu réveillé ? demandai-je d'une voix pâteuse et endormie.
- Je voulais savoir où je posais ton ordinateur.
- Sur le bureau, bonne nuit.
- Ne t'endors pas.
- Pourquoi ? Je suis dans mon droit de pouvoir avoir une bonne nuit de sommeil.
Je pris mon oreiller pour le serrer contre moi. Je mis mon nez dans le coussin, en prenant la chemise qui était dans mon dos pour la garder contre ma poitrine.
-Elle est à qui cette chemise ?
- Pourquoi ?
- On dirait que tu tiens à ce vêtement comme à la prunelle de tes yeux.
- C'est normal. Elle appartient à la seule personne qui me comprenne. Toi aussi, tu as quelqu'un qui a besoin de toi. Elle a besoin de toi plus que n'importe qui. Elle doit être perdue et déboussoler. Ses souvenirs peuvent revenir ce n'est pas définitif.
- Et si elle ne se souvient pas de moi.
- Si mon compagnon perdait la mémoire, je ferai tout pour qu'il sache qui je suis. Même si je deviens lourd. N'abandonne pas, si tu l'aimes alors bats-toi pour la garder près de toi.
- Pourquoi ton compagnon ne te voit pas ?
- C'est une histoire compliquée, je n'ai pas envie d'en parler. Mon problème me concerne et tu as tes soucis à régler. Balaie devant ta porte avant d'aller voir ton voisin. Tu as un gros problème à résoudre. Comme je te l'ai dit elle a besoin de toi. Moi non. Alors va la retrouver. Passe par la fenêtre ce sera plus simple. Merci d'avoir passé la soirée avec moi.
Derek hocha la tête et il ouvrit ma fenêtre avant de sauter. Je souris tristement et je partis pour fermer le battant derrière lui. Je le voyais courir dans la rue avant de disparaître dans la nuit. Une larme coula et je repartis dans mon lit. L'odeur de Derek persistait sur le coussin et inconsciemment je mis mon nez dedans pour renifler son parfum. Seulement, je percevais l'odeur de la pluie dans l'oreiller. Il devait se sentir mal par rapport à Paige. Comment pouvait-on l'aider ? L'amnésie était un sérieux problème parce que c'était en lien avec un organe que beaucoup d'expert tentait de comprendre. Personne ne pouvait savoir d'où venait l'amnésie et si un jour Paige récupérait sa mémoire, on savait d'avance que certains souvenirs resteront dans l'ombre comme un anniversaire, une rentrée des classes ou encore un premier baiser.
Je m'endormis jusqu'à midi, la nuit ne m'avait pas porté conseil. Je me retrouvais aussi perdu que la veille. J'entendis la sonnerie de mon téléphone. Je pris mon portable et je vis que l'appel venait de Lydia. Je soupirai, elle voulait savoir comment s'était passé ce « rendez-vous merdique ». Il n'y avait pas d'autre mots pour justifier ce merdier. Je soupirai en me rappelant tous nos soucis entre l'odeur infecte de l'aconit, la partie de chasse improvisée au beau milieu des bois et pour finir l'appel qui m'amena à l'hôpital pour laisser mon compagnon voire sa fiancée. Je décrochai et la conversation dura un moment. Lydia se sentait triste pour moi à moins que l'odeur de pluie ne voulait pas quitter mon coussin. Elle me donnait des conseils pour éviter de craquer. Elle me proposait de vivre ma vie, d'ignorer Derek affirmant que cela me fera plus de mal que de bien. Surtout que le loup se devait de s'occuper de sa compagne. Comme je lui avais dit, elle avait besoin d'aide.
C'était à cause de ça que Lydia apparut dans ma chambre dix minutes plus tard. Elle avait un sac de course où je sentis de la glace à la fraise. Mon renard ouvrit la gueule et sa langue pendouilla en signe d'approbation. Elle avait également apporté un DVD pour me calmer. On allait dans le salon. Ma mère était partie à l'hôpital et mon père avait une tonne de paperasse en retard au poste. Je m'installai sur le canapé, le pot de glace sur mes genoux. Lydia revint dans le salon avec deux cuillères, elle m'en tendit une. Je la plongeai et je commençai à manger ma glace.
Mon amie avait mis un petit film à l'eau de rose totalement prévisible, il était tellement prévisible. Que cela en devenait risible. On avait même fini par rire sur le jeu de rôle des acteurs. Certes, je n'étais pas un acteur mais n'empêche les répliques laisser à désirer. Comment la fille pouvait-elle être aussi niaise dans ce film ? Et l'homme aussi idiot ? Je soupirai en voyant le générique de fin. Lydia semblait aussi dépitée que moi, elle maudissait le vendeur pour lui avoir conseillé un film aussi mauvais. Mais cette erreur m'avait tout de même fait du bien. Certes, on allait prendre du poids à cause de la glace, enfin, Lydia allait en prendre. Je lui proposai de se commander un bon repas. Je voulais manger des ailes de poulets dans un box géant qui possède une trentaine de morceaux. Je me tâtai de savoir si j'en prenais une deuxième ou non. Mon amie ne m'aidait pas en m'informant que c'était ma journée et qu'elle payait toutes les consommations. Finalement, je pris les deux box géants. Mon estomac criait aux ailes de poulet. Lydia me sourit et passa commande donnant l'adresse.
Le livreur arriva rapidement avec le repas chaud. On s'installa de nouveau sur le canapé et cette fois-ci, on mit un film d'action. Je glapis de bonheur. Le goût de la chapelure et du poulet me donnait l'impression de revivre. Mes jambes pouvaient bouger dans tous les sens tellement j'étais heureux. Lydia me tendit la sauce barbecue et j'en profitai pour tremper mon morceau. Lorsque je finis mon premier box, je commençai à entamer le deuxième. Finalement, j'avais bien fait parce que j'avais encore faim.
Je fronçai les sourcils alors que quelqu'un sonna à la porte. Je me levai avec mes ailes de poulet et je partis ouvrir. Je fus surpris de découvrir Derek devant ma porte. L'odeur de pluie me fouettait littéralement les narines. Lydia vint vers moi et elle fut surprise de voir l'homme à l'entrée. Je l'invitai à rentrer. Je lui proposai une aile de poulet que Derek accepta.
-Savoure-le, habituellement, Stiles ne partage jamais son morceau de poulet, se moqua Lydia.
Je tirai la langue. Alors qu'on retournait dans le salon. Je savais que mon compagnon avait besoin de notre aide.
-Viens t'asseoir.
Derek s'installa et nous le regardions attendant qu'il puisse parler. Mais en voyant qu'il ne faisait rien, je compris qu'il était gêné d'en parler avec Lydia. Cette dernière le comprit et mon amie m'informa qu'elle monta. Je la remerciai silencieusement. Dès que nous fûmes seuls Derek me regarda.
-Le père de Paige m'a foutu à la porte. Il ne veut plus que sa fille soit en contact avec des loups-garous. Il affirme que c'était de notre faute si son enfant est dans cet état.
- C'est des conneries, il s'agit d'un timbré. Les loups non rien à voir dans cette affaire. Ils sont les victimes et non les coupables. Cela doit t'énerver de ne pas pouvoir la voir.
- Le problème est là. Théoriquement, je devrais être en colère. Mon loup aurait eu envie de trancher la gorge du père de Paige mais rien. Il est silencieux. Je suis perdu. Paige est ma compagne. Je devrais me battre pour elle comme tu me l'as dit. Je ne comprends plus rien.
- Derek, j'ai une question et elle est importante. C'est ton toi humain qui a choisi Paige comme compagne ou ton toi loup ?
- C'est quoi la différence ?
- Cela fait une énorme différence.
- Comment ça ?
- Et bien, il y a plusieurs choses qui diffèrent. Je ne suis pas un loup mais je sais des trucs.
- Par exemple.
- Contrairement à nous les renards, les loups n'ont pas une symbiose du tonnerre. Vous faîtes ça pour éviter que votre animal intérieur prenne le dessus. Là est la grande différence. Les loups sont souvent tellement dissociés de la partie humaine. Que tu crois à quelque chose pour vous deux.
- Qu'essaies-tu de me dire ?
- Que peut-être toi tu crois quelque chose et que ce n'est pas vraiment ce que veut ton loup.
- Comment peux-tu le savoir ?
- Je n'en sais rien, je relate juste les faits de ce que je sais. Ecoute, tu as l'air d'être venu parce que tu avais besoin d'aide. Je suis ton aide. Si ce n'est pas le cas, tu sais où est la sortie.
-Stiles, je te remercie de me dire la vérité. Donc tu penses que je me voile la face par rapport à Paige.
- Non, je t'ai demandé si ton loup l'avait choisi comme compagne ou si c'était toi.
- Comment le savoir ?
- Je n'en sais rien, pour moi, c'était facile de savoir si la personne était mon compagnon ou non. Nous sommes en parfaite symbiose avec notre renard. Pour nous, rencontrer son âme-sœur, c'est comme le coup de foudre. Ma mère m'avait raconté plusieurs fois sa rencontre avec mon père. Lorsque j'ai trouvé mon compagnon, c'était un moment étonnant. Son odeur m'a frappé au nez, mon renard dansait la farandole, heureux de l'avoir enfin trouvé. Je sais c'est digne d'un roman à l'eau de rose.
- Non, je suis content pour toi.
- Enfin, cela le serait si mon compagnon savait qui j'étais pour lui.
- Il l'ignore.
- Je l'ai dit ma situation est compliquée.
- Pourquoi ? Tu m'as dit de me battre pour ma compagne, pourquoi tu ne fais pas la même chose ?
- Parce que je pense à son bonheur avant le mien. Si je force les choses entre nous, je risque de finir blesser dans cette bataille courue d'avance. Je suis un renard, je suis intelligent, je calcule tous les angles et donc en regardant les différentes stratégies, je sais pertinemment que je vais perdre.
- Pourquoi tu pars perdant ?
- C'est compliqué.
- Arrête avec ce mot.
- Lequel ?
- « Compliqué ».
- Parce que c'est le cas. Je t'ai déjà dit, je n'ai pas envie d'en parler.
- Je te parle bien de mon problème pourquoi tu ne veux pas m'en parler ?
- Parce que mon compagnon est déjà amoureux de quelqu'un ! m'énervai-je.
Derek resta bouche bée.
-Tu es content ? Je ne peux pas me battre parce que si je tente de faire quelque chose d'égoïste, je risque de perdre l'homme de ma vie. Donc oui, il s'agit d'une situation compliquée.
- Stiles, je ne le savais pas.
- Oui, parce que je n'ai pas envie d'étaler ma vie à n'importe qui.
- J'imagine que Lydia est au courant.
- Elle est la première à être au courant.
- Je ne sais pas quoi dire.
- Alors ne dis rien. Occupe-toi de ton problème entre ton loup et toi. Parce que tu as encore le même souci. Et essaie d'avoir un confident chez les loups, je ne suis pas forcément la personne la plus qualifiée pour t'aider. Comme tu le sais, je suis un renard. Nous ne présentons pas les choses de la même façon. Je ne peux pas te dire « regarde Paige et dit moi si ton loup la veut vraiment, à tel point que tu serais prêt à commettre un crime pour t'enfoncer en elle ». Parce qu'autant l'humain peut être patient, autant le loup lui ne pense qu'avec ses instincts.
Derek me regardait comme s'il venait de comprendre quelque chose.
-Je ne suis jamais allé plus loin que des baisers avec elle. Certes, en tant qu'homme, je voulais plus mais lorsqu'elle m'a dit qu'elle était très prude et Paige ne voulait pas perdre sa virginité. S'en est resté là.
- Ton loup a déjà pris le contrôle pour « s'accoupler » avec ta compagne ?
- Jamais, du moins pas que je m'en souvienne. Paige est humaine et sa vie n'a jamais été en danger. Si mon loup avait voulu comme tu le dis, j'aurai pu être violent, n'est-ce pas ?
- Pour avoir ce qu'il veut, oui.
- Comment peux-tu le savoir ?
- Parce que je suis un renard et un garou. Monsieur qui me fait répéter la même chose plusieurs. Je sais comment nous sommes. Je suis vierge pour une bonne raison, mon ami à fourrure, ne veut personne d'autre à part mon compagnon. Il contrôle ma vie sexuelle. C'était comme ça avant et après la découverte. Comme je suis lié de manière spéciale avec mon renard, je ne peux pas aller à l'encontre de ses désirs.
- C'est dur.
- Oui, d'un côté, à part le côté imbécile et la perte de contrôle lors des pleines, être un loup-garou pour la libido, ce n'est pas mal.
- Oui mais sur le coup j'apprécierai être un renard. Au moins, j'aurai eu facilement confirmation pour ma compagne. Je suis plus que perdu.
Je pris un morceau de poulet et je manquai de râler parce qu'il était presque froid. Je ne me levai pour mettre la box dans le micro-onde. Derek me suivit dans la cuisine. Je me mis contre le plan de travail. Un message arriva sur mon téléphone, il s'agissait de Lydia. Elle m'informait qu'elle devait partir. Je lui expliquai qu'elle pouvait y aller qu'on en aurait pour la soirée. Mon amie vint dans la cuisine pour m'embrasser et elle en fit de même avec Derek en lui souhaitant bonne chance. Je la ramenai à l'entrée où elle me sourit avant de me saluer. Je fermai la porte lorsqu'elle rentra dans sa voiture.
Je soupirai alors que je retournai dans mon salon, je vis Derek avec mes ailes de poulet dont un qu'il mangea. Mon renard grogna et je crois que j'en ai fait de même. Je m'approchai de Derek et je pris mon box pour le garder contre moi.
-Pas touche j'ai dit un pas deux.
- Lydia ne plaisantait pas sur cette histoire de nourriture.
- Oh non, elle ne plaisantait pas même mon compagnon ne peut rien changer.
- C'est du sérieux.
- C'est normal c'est l'instinct de chasse. Vous aussi vous l'avez. Lorsque vous avez attrapé une proie, vous ne la partagez pas.
- Justement ce n'est pas le cas, cela se voit que tu ne vis pas en meute. Lorsqu'un loup se trouve une grosse proie, la meute partage et donne aux petits en priorité pour les aider à survivre lors des rudes hivers.
- Cela arrive chez nous mais c'est que lorsque le renardeau est petit. La mère s'occupe de ses enfants. Elle représente notre monde, son odeur nous réconforte. Je me souviens des nuits où je faisais des cauchemars. Elle se mettait dans mon lit pour que je puisse sentir son odeur et cela me calmait. La chemise rouge dans mon lit, c'est la sienne. Parce qu'il peut m'arriver d'avoir besoin de son parfum.
- Quand nous sommes des louveteaux, notre mère était notre point d'ancrage. Pour moi, j'allais dans son lit lorsque je savais que je perdais le contrôle de mon loup et que ma mère n'était pas là.
Je souris en voyant les échanges que nous pouvons avoir. Je m'installai sur le canapé et je mangeai mes ailes de poulet en regardant la télévision avec Derek. Ce dernier essaya de me piquer un morceau mais je tapai ses doigts. Pas toucher à mes morceaux de poulet. Je lui tirai la langue avant de me concentrer sur le film. Je sentis un coup d'épaule contre la mienne. Je ris avant de poser ma box sur la table basse. Je haussai les sourcils et il en fit de même. Derek tenta de nouveau de me prendre un morceau et je répliquai immédiatement. Une petite bataille se déclara entre nous. Je pris la box avant de me mettre à courir dans le salon poursuivi par le loup. J'allais prendre le dernier morceau mais Derek fut plus rapide que moi. Il enfourna le poulet dans sa bouche, je bondis pour récupérer la partie en dehors de sa gueule. J'avais l'impression d'être comme deux canidés qui se disputaient un morceau d'os.
Je grognai et Derek en fit de même. On avait dû se transformer parce que je remarquai la fourrure sombre du loup et mes poils orangés avec des pointes blanches. Finalement, lorsque la cause de notre combat n'avait plus de chair on se retransforma dans notre peau d'humain, si moi j'avais mes vêtements, ce n'était pas le cas de Derek. Je rougis en voyant sa nudité. Je détestais les loups et leur manque de pudeur. Je devais avouer que l'homme était très bien bâti et que tout était généreux.
-Au moins, nous n'aurons plus à nous disputer pour du poulet, dis-je pour calmer mes phéromones.
- Stiles.
- Quoi ?
- Tu sens le désir et tes phéromones sont suffoquant.
- D'un côté, tu es devant moi, nu. Toute personne intelligente aurait envie de ce corps.
- Oui mais pas toi, tu as un compagnon… Attends une minute.
J'écarquillai les yeux. Je commençai à reculer.
-Oh bon sang, ce n'est pas possible. Ton compagnon est amoureux de quelqu'un, c'est ce que tu as dit. Et la raison que tu ne voulais pas m'en parler… Oh mon dieu…
- Derek !
- Tu as utilisé tes compétences de renard, n'est-ce pas ?
- Quoi ?
- Ne joue pas les plus malins avec moi. Tu le savais. Tu as joué avec moi, tu as même réussi à me faire douter de Paige, c'est ma compagne.
- Derek !
- Non arrête ! Tu n'es qu'un sale renard, finalement, vous êtes tous pareils. Vous êtes des monstres égoïstes.
Ma colère prit le dessus et je frappai Derek.
-Tu sais quoi ! Dégage ! Je ne veux plus te voir. Si c'est ce que tu penses de moi alors dégage ! La prochaine fois que tu veux des conseils ne compte pas sur moi parce que je ne t'aiderai pas. Et les putains de nuit de pleine, va baiser ta compagne au lieu de venir me voir ! Je ne suis pas un vide couille pour ton loup ! Habille-toi et va-t'en ! Je t'ai laissé une troisième chance, je n'étais pas obligé de le faire et tu sais quoi, tu viens de me rappeler une chose. Nous ne sommes pas ami et nos deux races ne le seront jamais.
Je partis en trombe avant de claquer la porte de ma chambre. Je m'effondrai sur le lit. J'entendis la porte du bas se fermer et je fus surpris en entendant les pleures du loup. J'écarquillai les yeux et je regardai par la fenêtre de ma chambre pour découvrir Derek sous la forme de son animal qui hurlait, son odeur de pluie m'atteignit. Je pleurais avec lui. Je ne voulais plus le voir et cette fois-ci je tiendrai ma propre promesse. J'avais hâte que l'enquête soit terminée. Il était hors de question que je fuis.
Je fermai mes rideaux pour ne plus voir Derek. Il aura beau hurlé jamais je ne reviendrai sur ma décision.
Les deux mois qui suivirent, avaient été difficiles. Le tueur fou avait refait quelques victimes mais l'enquête était au point mort. Talia ne me parlait pas vraiment par respect et par rapport à ce qu'il s'est passé avec Derek. Je n'aidais personne pour capturer le meurtrier, je ne voulais plus avoir le moindre contact avec ce crétin de loup. Certes, je parlais avec Allison et Scott mais parce qu'ils sont dans la confidence à cause de Lydia qui boycott l'héritier des Hale. Derek avait évidemment tenté de me parler pour s'excuser mais j'avais mes boucliers humains. Ma meilleure amie faisait barrage au loup. Si ce dernier tentait une autre approche pour discuter avec moi seul à seul sans mes chiens de garde. Je l'esquivai facilement et sans l'aide de Scott dans cette affaire il était pied et main liés.
Le bal de l'hiver était dans deux semaines et comme toujours les hommes devaient inviter les filles. Lydia avait reçu de nombreuses demandes de la part, quant à moi, je ne voulais aller avec personne. Mon amie tentait de me trouver un rencard. Seulement, ses tentatives échouaient les unes après les autres. Je passais également mon temps à la bibliothèque sachant que les loups étaient allergiques aux livres et aux savoirs.
Je rentrai dans le lycée et j'allais immédiatement à mon casier. J'ouvris la porte et je vis un mot. L'odeur m'énervait. Je froissai le papier avant de le jeter à la poubelle sous les yeux de Derek. Je laissai mon parfum de haine s'échappait des pores de ma peau pour lui prouver que je ne voulais plus le voir.
-Stiles ! hurla la voix de Derek.
Tous les regards se tournèrent vers moi. Je me tournai de mauvaise foi.
-Quoi ? On s'est déjà tout dit il y a deux mois.
- Moi non. Tu avais raison sur un point.
- Lequel ?
- J'ai fait une erreur et par ma faute deux personnes ont souffert. Une parce que je croyais me connaître mieux que personne. La deuxième parce qu'elle voulait m'aider et je n'ai pas su voir à quel point, elle s'est sacrifiée pour mon bonheur. Je lui ai fait du mal trois fois et je n'ose imaginer le nombre de fois où elle a eu mal. S'il te plaît Stiles. Ecoute-moi.
- Je t'ai écouté. Et je voulais t'aider mais on dirait que pour les individus comme toi, ne pourront jamais faire confiance aux personnes comme moi. J'en ai ma claque, tu sais quoi dès que nos problèmes seront réglés, tout redeviendra comme avant. Et n'essaie même pas de me parler sinon ce sera une déclaration de guerre.
Je me détournai de lui sous les murmures des étudiants.
Voilà la fin du chapitre!
Ne me tuez pas s'il vous plaît ou ne tuez pas Derek. Vous pouvez le taper si vous voulez mais pas le tuer.
N'hésitez pas à laisser un commentaire.
Je vous poste le prochain chapitre demain.
Bye Bye!
