Les deux jours qui suivirent furent monotones et fades.
N'écoutant qu'à moitié les cours, déambulant dans les couloirs sans but précis, Hermione ne mangeait plus et ne dormait que deux heures par nuit. Si elle avait pu se reposer la nuit de mardi au mercredi, les cauchemars étaient revenus en force les deux derni ères nuits. En plus d'ê tre terrifiant, elle ne les comprenait pas. Tout était flou, sans contour, sans couleur... Elle avait essayé d'en discuter avec Harry et Ron mais elle était si faible qu'à chaque fois qu'elle leur parlait ils l'interrompaient pour lui parler de son état. M ême Ginny n'était plus accessible, toujours à ê tre avec Blaise à leur rendez vous amoureux ou à ses cours.
Elle revint brusquement à la réalité le vendredi en fin d'aprè s-midi alors qu'elle était dans le couloir menant à la serre de botanique. Malefoy. Il fallait qu'elle lui donne sa réponse ce soir. Pourquoi sa vie n'était-elle qu'une suite de catastrophes ? N'avait-elle pas le droit à un peu de répit ? S'asseyant par terre, elle se posa contre le mur et se mit à réfléchir. Elle avait passé un été terrible échappant de peu à un sort funeste, puis il y avait eu Malefoy qui lui était tombé dessus. A croire qu'ils étaient nés pour se trouver et se quereller. Et pourtant plus le temps passait, plus elle se sentait faible et plus son coeur battait fort lorsqu'il la regardait de son regard d'acier. Deux larmes perlè rent le long de ses joues et elle se recroquevilla, la tê te sur les genoux.
Soudain elle sentit quelqu'un glisser le long du mur, juste à côté d'elle. Elle releva la t ête et croisa les yeux bleus de son meilleur ennemi.
- Oui je sais murmura-t-elle, pitoyable mais pour une fois ne le dit pas s'il te plait.
- Tu n'es pas pitoyable, tu veux seulement paraître forte mais quand tes nerfs craquent tu te caches pour masquer tes émotions. Je connais ça.
Passant sa main sur sa joue humide, il la regarda avec tendresse. Hermione, elle, trembla légè rement au contact de sa peau froide, douce, parfaite.
- As-tu ma réponse ?
- Oui articula-t-elle, j'accepte. Si c'est pour le bien de mes amis...
- Bien, alors maintenant racontes moi.
- Quoi donc ?
- Ne fais pas l'innocente, je vois bien qu'il y a quelque chose qui a changé depuis la rentrée. Tu es différente, plus fragile et tellement renfermée. O ù est passée la sang de bourbe que je ne pouvais supporter ? Celle dont les réparties ne me touchaient pas ? Celle qui me répugnait ?
Baissant les yeux, une autre larme s'échappa pour atterrir sur les doigts de Malefoy.
- Que sais-tu de ce qui s'est passé cet été ?
- Pratiquement rien.
- Il était tellement gentil...On s'est rencontré pendant mon séjour en France. J'avais oublié mon écharpe à ma table de restaurant et il me l'a rapporté à ma chambre d'hôtel. Puis on s'est donné rendez vous dans un café parisien, on a rigolé, mangé une glace sur le pont des arts et on est mê me monter en haut de la Tour Eiffel...C'est tellement ridicule !
- Continue...S'il te plait.
- Un soir alors qu'on se promenait tous les deux dans le jardin des Tuileries il m'a embrassé.
Un léger froncement de sourcils de la part de Malefoy la fit hésiter mais elle poursuivit.
- On a passé la nuit enlacés sur le canapé de sa suite. Puis on a visité tout Paris en trois jours, les musées, les théâtres et les jardins. Le week-end, je suis restée avec une de mes amies qui m'avait accompagné. C'est une amie d'enfance, elle s'appelle Coline. On a passé tout notre temps à faire du shopping et à parler de lui. Mais il y avait quelque chose que je n'arrivais pas m'enlever de la t ête c'était comme une tache noire dans mon bonheur.
- Quoi donc ?
- Il m'a dit qu'il s'appelait Clément mais il avait refusé de me dire son nom. Sur le coup je m'étais dit que venant d'une famille riche il voulait sûrement cacher son identité. Bref le week-end passant je l'ai revu le lundi. Il avait un bandage au poignet et quand je lui ai proposé de le soigner avec un des sorts que je connaissais il a refusé, prétextant qu'il était juste tombé et que ç a passerait.
- Il avait tué tous les sangs de bourbe présent sur liste, j'étais à la cérémonie quand on lui a offert sa marque chuchota-t-il.
- On a commencé à parler magie, il ne voulait pas me montrer ses sorts. Et pour éviter de trop en parler...Il a su me faire taire.
- C'est-à-dire ?
- Et dire que je vais te dire ça à toi, Malefoy, c'est étrange. Ce n'est pas normal, je n'en ai m ême pas parler à mes amis. On... On a plus ou moins couché ensemble.
- Comment peux-tu plus ou moins coucher avec quelqu'un ?
- Et bien on a été pratiquement jusqu'au bout. Mais a n'a pas été la joie pour moi...
- Je le connais ce mec, c'est un sadique et il aime dominer alors j'imagine.
- Je n'avais jamais fait ç a avant, mais je n'ai eu aucun plaisir.
- Tu as du faire tout le boulot.
- Oui, il me tenait par les cheveux, il m'a obligé à avaler, à le supplier, à...
Déjà les larmes recommen aient à couler. Dans un geste qui lui paru naturel il l'attira à lui, la colla à son torse et sécha ses larmes du bout de son pouce.
- Il ne te touchera plus lui murmura-t-il.
Puis comme à regret il ajouta : Maintenant que tu es ma cavalière.
- Merci.
Se rapprochant encore plus, elle se sentit alors en sécurité.
- De rien lui chuchota-t-il à l'oreille.
Se relevant tous deux, elle récupéra son sac, essuya les derni ères larmes puis le regarda dans les yeux.
- Malgré ce que tu veux faire croire, tu es quelqu'un de bien.
- Ne crois pas ça...
- Je crois ce que je veux lui répondit-elle un sourire timide aux l vres.
- Je suis dangereux.
- Je sais mais ç a ne me fait pas peur.
- Tes parents n'ont donc jamais pris la peine de te dire de ne pas fréquenter des gens comme moi ?
A la prononciation de ses mots, les mains d'Hermione commenc rent à trembler, les larmes revinrent aussi mais elle ne les essuya pas.
- Mes parents ont déjà payé pour mes erreurs lui lan ça-t-elle avec fureur.
- Comment ç a ?
- Avery les a trouvés avant moi, il les a torturés pendant des heures pour qu'ils lui disent o ù j'étais. Mais ils n'ont rien dit. Et aujourd'hui ils sont encore dans le coma alors Malefoy ne parle pas des valeurs que m'ont enseignées mes parents même si à tes yeux ce ne sont que de vulgaires moldus.
Le regardant une derniè re fois dans les yeux, elle essuya ses larmes puis partit dans sa salle commune.
La regardant partir, il sentit une pointe traverser son coeur. Puis il rejoignit les serpentards qui étaient partis manger.
Pansy se demandait où pouvait être Malefoy, elle ne l'avait pas vu ni dans la salle commune ni dans les cachots. Alors qu'elle arrivait à la bibliothè que chercher un livre pour son devoir de sortilè ges, son regard s'arr êta sur une tê te rousse. Qu'est ce qu'il était beau, il portait un pull noir qui moulait parfaitement son torse, faisant ressortir ses beaux yeux verts et quelques mè ches étaient devant ses yeux lui donnant un effet rebelle. Se sentant observé, il releva la tê te pour croiser son regard. Désemparée, elle détourna la t ête pour repartir dans les cachots. Alors que Fred se demandait ce qui pouvait perturber Pansy Parkinson à ce point, Susan Bones ayant observée toute la scè ne, illumina son visage d'un sourire malsain.
Une nuit froide et sans étoile. C'est ce à quoi pensait Drago Malefoy devant sa fen être entrouverte, fumant pour se détendre, fumant pour oublier. Comment cette lionne avait-elle réussi à l'affaiblir ainsi ? Aucune importance il fallait qu'il soit prê t, dans une heure, il partirai en mission. Regardant du coin de l'oeil sa marque, il repensa à Avery. Une seule pensée lui vint à l'esprit : il allait payer. Il allait payer et souffrir pour avoir oser toucher sa lionne.
Pendant ce temps, Hermione ruminait dans le dortoir. Comment avait-elle pu céder à cette tendresse ? Il allait la piéger, elle n'aurait jamais du lui en parler. Quelle idiote !
Un bruit à la fen tre attira son attention, c'était la chouette de Coline. Attrapant la letttre, elle déchira l'enveloppe et lut avec attention le petit billet.
" Ch ère Hermione,
En France, c'est l'anarchie il n'y a plus d'enfant de sang impur (pardonnes moi l'expression) !
Le courrier est vérifié, les mangemorts traquent et plus de vingt élè ves ont disparu. J'espè re que tes problè mes se sont résolus parce que j'ai une mauvaise nouvelle, une trè s mauvaise nouvelle. Avery a fugué de chez lui, il a laissé une lettre disant qu'il allait terminer sa mission pour que le maître des Ténè bres soit fier de lui. Fais attention à toi. Je t'embrasse.
Coline "
Lâchant la lettre, elle sentit le sol se dérober sous ses pieds puis plus rien.
- Hermione est ce que ç a va ?
- Ginny, arrê tes de me secouer comme ç a, il n'est pas l'heure.
- Hermione tu es par terre et...Qu'est ce que c'est ?
Hermione ouvrit les yeux voyant alors le visage de sa meilleur ami se décomposer au fur et à mesure que ses yeux suivaient la fine écriture de Coline.
- C'est rien.
- Hermione il faut faire quelque chose.
- Non, va te coucher. Bonne nuit Ginny.
Sur ces derni res paroles, la jeune se leva, attrapa sa lettre et la jeta dans son tiroir. Puis se glissant dans son lit, elle s'endormit rapidement.
Des arbres passant à toute vitesse, des nuances de verts, le bruit de pas courant sur la terre s èche. Le souffle saccadé et bruyant, quelqu'un court sans la for êt. Soudain il s'arrê te, des contours flous puis...Plus rien.
Hermione ouvrit avec difficulté les yeux, elle avait un mal de crâne horrible. Titubant légè rement, elle arriva à la salle de bain pour se passer de l'eau froide sur le visage et au passage regarda sa montre qui affichait 7H00. Elle soupira et pris une douche bien chaude. S'enroulant dans une serviette rouge et or, elle alla jusqu'à la fenê tre qu'elle entrouvrit doucement. Il faisait un froid de canard dehors.
- Non mais t'es folle ! Fermes cette satanée fenê tre ! hurla Lavande.
La fermant à regret, elle se dirigea ensuite vers son armoire en rê vant de taper la t ête de la blonde dedans. Puis aprè s avoir enfilée un jean accordé à un pull fin blanc qui allait parfaitement avec ses petites bottes, elle descendit dans la grande salle. Voyant que Ginny était seule, elle s'assit face à elle.
- Salut Gin' s'exclama-t-elle en se versant une tasse de jus de citrouille.
- Tiens, miss ronchon nous a quitté ironisa-t-elle.
- Possible, excuses-moi pour hier soir mais je ne veux vraiment pas t'impliquer là-dedans...
- C'est pardonné, on va toujours à Pré-au-lard hein ?
- Oui ne t'inqui tes pas, au fait tu n'es pas avec Blaise ?
- Non, il a dû rentrer tard hier soir et il dort.
- Bizarre murmura Hermione en prenant la gazette.
Le grand titre en caractè re 36, gras et souligné ne pouvait passer inaperç u. Ne pr êtant plus attention à Ginny, Hermione lut l'article.
INCENDIE DEVASTATEUR AU CÎUR DE LONDRES
Hier soir, les londoniens ont assisté avec impuissance à un incendie d'une terrible ampleur. En effet, un orphelinat réservée exclusivement aux sorciers de parents moldus a brûlé à 23h30 ravageant la moitié du quartier d'East End. On déplore plus de 36 morts et 9 blessés, et bien sûr des dommages de plusieurs milliers de galions. Aprè s analyse des corps, les experts ont affirmé que la moitié des individus décédés avaient reç u le sort de la mort; l'Avada Kedavra. Le gouvernement se demande encore à cette heure si les mangemorts ne seraient pas derri ère tout cela. Le Premier ministre de la magie, Rufus Scrimgeour, aida à la dissipation de la marque des tén èbres dans le ciel londonien puis annonç a qu'il participerait à l'enterrement des enfants...
- Hermione ?
- Lis ç a Ginny, et ose me dire que les mangemorts ne sont pas parmi les élè ves et serpentards.
- Mais...Non...Ecoutes je sais que Blaise a une marque mais il ne serait pas capable de faire cette monstruosité ! s'énerva-t-il.
- Il a une marque! Et c'est parce que tu ne trouves pas de logique que tu t'énerves ?
- Tu m'énerves hurla-t-elle avant de lui jeter le journal dans les mains et de partir en courant.
Choquée par cette derniè re réplique, Hermione parcoura la salle en quê te d'une remarque mais ne croisa que le regard de Malefoy qui la fit frissonner. Détournant la t ête, elle partit chercher Parvati à l'infirmerie. Sur le trajet, elle se demanda si c'est ce que Malefoy avait essayé de lui dire en lui affirmant qu'il était dangereux. Pourquoi ? Lui faire peur ? Non.
Déjà Parvati l'attendait devant les portes en bois, l'air désemparé.
- Tu ne devineras jamais ce qui vient de m'arriver.
- Ginny est arrivée furieuse en te disant qu'elle ne venait pas ?
- Ok j'arr ête de jouer avec toi, tu sais tout c'est nul.
Rigolant toutes les deux, Hermione lui raconta pour l'article et la réaction de Ginny.
- Bon, on y va ?
- D'accord et en chemin je te raconterai les cours que tu as manqué.
Une demi-heure plus tard, elles étaient toutes les deux dans les petites rues de Pré-au-Lard. Elles commencè rent par aller au bureau de poste o ù Parvati envoya une lettre à ses parents. Puis les filles filè rent à Honeydukes, le magasin de friandise le plus populaire du village. Chacune acheta son petit paquet de friandises : des chocoballes pour Parvati et des plumes en sucres pour Hermione. En sortant du magasin, elles poursuivirent jusqu'à un petit banc prè s de la sortie des trois balais.
- Asseyons nous juste cinq minutes la supplia Parvati, j'ai un peu mal aux jambes.
- Ok, de toute faç on il faut que je range mon paquet avant de tout manger lui répondit-elle en rigolant.
Discutant de tout et de rien pendant vingt minutes, elles ne virent pas les deux yeux malefoyiens les observer. S'arrê tant sur chaque trait, chaque courbe, chaque détail de la belle gryffondor aux yeux noisette. Alors qu'il sortait, elles se levè rent toutes deux pour partir vers le sud du village.
- Il paraît qu'il y a un nouveau magasin de vê tement par là-bas commenç a Parvati.
- Allons voir au moins lui suggéra son amie.
Les suivant du regard, il se dirigea dans leur direction tout en gardant une distance de deux mè tres par rapport à elles.
La vitrine de la boutique était magnifique, d'un bois rose pâle avec des dorures éclatantes. Hermione en eut le souffle coupé. Elle leva les yeux et tomba sur l'enseigne : Chez Jane Austen, l'orgueil de la beauté sans préjugés. Souriant légè rement, ses yeux glissè rent sur la merveille qui trônait devant ses yeux, une robe digne des plus grands couturiers lui faisait face. Un bustier vert pâle tout en dentelle, ne laissant voir que ce qu'il faut, enveloppé par un fin ruban de soie dorée accompagné d'un jupon et d'une traîne de mousseline ivoire. A côté, les chaussures en soie dorée et de petits gants en dentelles ivoire. Tout simplement magnifique, elle semblait complè tement envoutée par cette création qui pourtait bien son nom: Persuation. Malheureusement, son rê ve s'acheva lorsqu'elle vit l'étiquette au sol indiquant le prix :Douze milles gallions. Elle sue alors qu'elle ne porterait cette robe que dans ses r êves. Elle n'était pas riche, elle le savait et se contenta de repartir la tê te haute en se demandant o ù elle pourrait trouver la robe de ses rê ves à un prix abordable.
Malefoy, qui n'avait rien loupé, s'avanç a lentement vers la vitrine et contempla d'un air hautain la robe. Elle te veut pensa-t-il, et bien tu en as de la chance. Ses yeux d'un bleu clair balayè rent le sol puis s'arr êtè rent sur le prix. Un petit sourire aux l èvres, il se mit à imaginer la réaction de sa petite lionne à l'ouverture du paquet.
- Je fais du 34, gloussa Susan.
- Faux, tu fais du 38 et cette robe n'est pas faite pour toi.
- Si tu me veux pour le bal, je...
- Erreur Bones, je ne te veux pas pour le bal et si tu crois que je débourserai un dixi ème de mon argent hebdomadaire pour tes caprices tu te mets le doigt dans l'oeil.
- Q-Quoi ! Mais je, tu es mon cavalier !
- Ah oui ? Et depuis quand ? s'exclama-t-il, ses yeux virant au gris. Fiches le camp. Tout de suite !
Terrorisée, la jeune fille partit en courant laiss ant le prince des serpentards dans ses réflexions.
Arrivée au château, Hermione laissa Parvati avec Neville pour aller à la bibliothè que. Rendant le livre qu'elle avait emprunté, elle s'installa à une table et rédigea un petit billet pour Coline.
" Chè re Coline,
Je pense que nous devrions ne plus nous écrire pour un moment afin d'assurer notre sécurité.
Ne t'inqui tes pas pour moi et prot èges toi contre le monde qui nous entoure.
Tu me manques déjà.
Hermione "
C'était dur mais il fallait qu'elle le fasse. Puis elle écrivit à l'hôpital de Sainte-Mangouste en espérant avoir des nouvelles rapidement et envoya ses deux lettres. Attrapant un livre au passage sur une des étagè res, elle commenç a sa lecture.
Il était 17h30 lorsque Malefoy pénétra dans la salle commune des serpentards, comme d'habitude à son entrée, tous les serpentards s'inclinè rent et le félicit rent.
- Blaise, Pansy, Nott dans ma salle commune dans cinq minutes.
Tous trois hochè rent la t ête et cessè rent leurs activités.
Arrivé à l'appartement des préfets en chef, il se servit un verre de whisky pur feu, leur offrit un verre et s'installa dans son fauteuil face à la cheminée où un feu vif avait été allumé.
- Bon, les gars commen ça-t-il en les désignant du menton, vous vous en remettez ?
- C'est dur répondit Nott en baissant les yeux.
- Tr ès enchérit Blaise.
- C'est normal pour une premiè re mission.
- Et votre marque ? demanda Pansy
- Ca fait mal annonc èrent les deux en rigolant légè rement.
- Ca passera.
- Quand l'as-tu eut toi ? le questionna Pansy en s'asseyant sur un des canapés.
- Dix juin, cadeau d'anniversaire en avance.
- Vous me faites angoisser, moi c'est dans quinze jours. Enfin si je réussis.
- Tu réussiras la rassura Blaise, on est la relè ve. On n'a pas le choix.
- Et toi Malefoy, poursuivit Nott, tu es bien parti pour devenir le bras droit numéro un du seigneur noir.
- Peut- être, un jour...
- Quand Granger sortira de tes pensées ? ironisa Pansy.
Voyant l'air malefoyien se mettre en place, elle rajouta in extrémiste :
- J'ai rien dit.
- Nott, Blaise laissez nous.
- Oups grima ça Pansy.
Se relevant les deux garç ons pass èrent le tableau, Malefoy quant à lui, se rapprocha de la cheminée.
- Maîtrises-tu la légilimencie ?
- Non Drago, pourquoi ?
- Tu vises juste.
- Ah, et toi ?
- Oui, cet été, j'ai suivi des cours. Mais revenons en au sujet.
- Attends, Granger est vraiment dans tes pensées ?
- Oui, tout le temps j'en deviens fou !
Lui racontant les év énements passés dont les aveux de la gryffondor sur Avery, le prince gagna en colè re.
- Mon dieu murmura-t-elle, es tu sûr qu'elle te raconte la vérité ? C'est tellement horrible.
- Oui Pansy, quand...Quand elle était contre moi, j'ai pu lire en elle comme dans un livre ouvert et j'ai tout vu. Cette fille en a bavé avec ce pourri et je compte bien la venger.
- Je sais que ça ne va pas te plaire mais il ne faut pas se mê ler de cette histoire.
- Oh que si. Ecoute, je suis capable de tuer par centaine sans aucune compassion alors ce n'est pas ce débutant qui me fait peur.
- Je ne parlais pas de ç a, mais je ne pense pas que ça soit bien d'entrer dans les histoires de Granger. Qu'elle se débrouille.
- Non ! s'exclama-t-il en lan çant son verre contre le mur.
- Ok, ok on se calme. Je vais t'aider, on va le trouver, le liquider et elle sera hors de danger‚ ça te va ?
- Oui, il faut que j'aille me préparer.
- Tu vas en mission ?
- Oui.
- Je peux savoir laquelle ?
- Non, et pendant mon absence, pas de bê tises.
Lui tirant la langue, elle partit en trottinant, pleine de joie à l'idée que le prince soit aussi puissant.
Arrivant à la moitié de son livre, Hermione se mit à bailler. Sa montre indiquait 23h00 et la salle était vide. S'étonnant d'ê tre resté aussi longtemps, elle mit le roman dans son sac et se dépê cha de rentrer à la tour des gryffondors.
- Où étais-tu ? s'exclama Harry en la voyant arriver.
- A la bibliothè que, je n'ai vraiment pas vu le temps passer.
- J'ai vu Ginny aujourd'hui.
- S'il te plait Harry, ne m'en parle pas.
Se blottissant contre lui, elle lui fit par de ses inquiétudes sans pour autant lui avouer qui était le grand amour de sa meilleure amie.
- Comment ça tu penses que les mangemorts pourraient être parmi nous ?
- Simple déduction logique Harry. Bon, excuses moi mais je vais dormir. Bonne nuit !
Montant les marches quatre à quatre, elle se glissa dans son lit avant de s'endormir encore angoissé par la situation de Ginny.
Pendant ce temps, Drago attendait les ordres. Devant une belle maison blanche située en plein milieu de Skakespeare Road, les gouttes dégoulinant de quelques unes de ses m èches blondes, le prince des serpentards se vidait la t ête. Il fallait qu'il se concentre sur sa mission, qu'il atteigne son but : tous les tuer. Le p ère pour trahison parce qu'il avait caché des sangs de bourbe, la mè re parce qu'elle avait informé le minist re des actions des mangemorts et les filles...Parce que ce n'était que deux petites bâtardes ! Soudain, son mentor apparut à ses côtés.
- Tu es à l'heure, Drago.
- Comme toujours maître.
- A quoi penses-tu ?
- Aux raisons de ma venue ici.
- Et ?
- A la vengeance maître.
Une lueur brilla dans le regard de Lord Voldemort.
- Mon cher Malefoy, tu me ressembles tellement.
- C'est un honneur.
- Mais qu'est ce qui te dérange autant ?
- A-Avez-vous déjà eu des sentiments pour une personne que vous ne devriez pas aimer mon seigneur ?
- Nous en reparlerons plus tard. Pour l'instant va, vois et tue.
- Bien maître.
Se levant avec difficulté, mais satisfaite de ne pas avoir fait de cauchemars, Hermione passa un jean et un pull en laine blanc avant de descendre petit-déjeuner avec Parvati.
- Tu crois qu'elle te fait encore la t ête ?
- Regarde la, on dirait que j'ai tué son frè re.
- C'est pas faux mais essaye de lui parler au moins.
- Quand j'aurai le temps.
Soudain, dans un boucan pas possible, le courrier arriva. Comme à son habitude, coq, la petite chouette de Ron tourna un bon moment au-dessus de sa tê te avant de se poser. Rigolant doucement, Hermione récupéra la gazette devant elle et lut l'article de la premi re page.
UNE FAMILLE ENTIERE DECIMEE DANS LA NUIT
C'est avec effroi que la gouvernante de la famille Smith découvrit ce matin les quatre corps, tous victimes du sortil ège de la mort. Le pè re, James, travaillait depuis pr ès de vingt ans au Ministè re de la Magie et aura le droit à " un enterrement digne d'un ministre " affirma Scrimgeour à la presse à la sortie de la maison. La femme de James, Mary ainsi que ses deux jeunes filles Elisabeth et Jane furent longuement torturées avant leurs morts confirma l'expert des aurors et elles seront enterrées dans le cimeti ère familial en Ecosse. La marque des Ténè bres fut dissipée bien avant le réveil des Londoniens...
- Mon dieu... Lis a Parvati, c'est horrible !
- Les mangemorts reprennent leurs activités on dirait.
- Ecoute, il va falloir ê tre prudente maintenant, tu fais attention dans les couloirs et surtout ne fais confiance à personne, pas même à ta soeur.
- Oui, compte sur moi.
- Je vais à la biblioth que faire des recherches, toi essaye de garder Ginny auprè s de toi.
Sortant de la salle précipitamment, elle fonç a à la bibliothè que priant pour qu'elle ne rencontre ni Ginny ni Malefoy.
Justement, aprè s sa nuit quelque peu mouvementé, Drago Malefoy se levait avec difficulté. Les visages défigurés par la peur, la douleur et la mort revenaient à lui, ses souvenirs étaient flous et malgré tout cela ses seules pensées allaient toujours pour la mê me.
- Waouh, tu en fais une de ses t êtes ! s'exclama Pansy.
- Qu'est ce que tu fais la ? lui répondit-il indifférent à sa remarque.
- Je suis venue te voir pour savoir comment c'était passé cette merveilleuse mission que l'on retrouve d ès le matin dans la gazette...
- Donne !
- Et pour ta gouverne, Granger est toujours entiè re.
- Bien, je te retrouve dans la salle commune des serpentards dans une heure.
- Ok à toute à l'heure !
Lisant l'article, il s'assit dans son fauteuil avant de se mettre les idées au clair. Il fallait qu'il parle à quelqu'un. Rogue.
Assise à sa table habituelle, Hermione parcourait ses devoirs. Celui de potions sur les racines de marguerites : fait, celui de métamorphose sur les verres à pieds : fait... Elle n'avait plus rien à faire ! Avanç ant vers les étag ères concernant les généalogies sur les sangs purs, elle parcourut les ouvrages du bout des doigts s'étonnant de trouver ce genre de livres à Poudlard. Fronç ant les sourcils, elle en prit un au hasard, le ramena à sa table et l'ouvrit. Rien que le titre la dégoûtée : " Sangs purs, uniques et pleins d'honneurs ". Pitoyable pensa-t-elle.
- Ne cherche pas, tu ne trouveras pas ton nom !
- Merci Zabini je suis au courant.
- Tu t'intéresses aux vrais sorciers maintenant ?
- La ferme ! Et puis je tiens à te signaler que je suis bien plus forte que toi alors que moi, je n'ai pas de parents sorciers.
- Plus de parents tout court.
- Q-Quoi ? Q-Qui ? Ginny !
- Oh ç a c'est marrant, tu viens de te rendre compte que finalement ta petite protégée n'était pas ce qu'elle était.
- C'est à cause de toi qu'elle a changé mais que veux-tu, j'en sais assez de ce misérable bouquin pour savoir que si par malheur tes parents apprenaient que tu sortais avec une petite pauvre pire que ça une traître à son sang : elle ne vivrait pas longtemps.
- Tu oserais sale sang de bourbe !
La plaquant contre le mur, elle vit ses yeux prendre une teinte foncée.
- Arr ête de me prendre pour une petite fille sage Zabini et écoute-moi bien. C'est fini, je ne suis plus la bonne poire qu'on peut frapper sans qu'elle puisse réagir alors parle encore une fois de mes parents et tu le regretteras !
Se dégageant, elle retourna à sa table afin de se plonger dans les familles mangemorts du siè cle. Blaise, pour sa part, resta bouche bée face à la jeune fille qui, à travers ses paroles, lui rappelait son meilleur ami. Lorsqu'il entendit l'horloge sonnait 13h, il partit rejoindre Ginny laissant Hermione à son ouvrage.
Pendant des heures, elle lut une dizaine de livres et connut toutes les histoires de familles les plus anciennes et les plus nobles. Satisfaite de son travail, elle rangea ses affaires et s'appr êtait à partir quand quelqu'un l'interpella.
- Hermione !
- Ron ?
- Suis- moi !
- Mais pourquoi ?
La tirant par la manche, il l'emmena jusqu'aux cachots, endroit inconnu pour elle.
- Il faut que je te parle.
- Ron, il fait froid ici et... Je n'aime pas cet endroit. Ramè ne moi en haut !
- Non, d'abord tu m'écoutes. Voilà, Hermione Granger je te veux. Je sais bien que je ne formule pas toujours bien ce que je ressens mais plus les mois passent plus j'ai besoin de ta présence, de ta chaleur, de tes sourires et de toi.
- Ronald, nous nous sommes déjà expliqués à ce sujet.
- Non tu ne savais pas ce que je ressentais.
- Bien sûr que si, c'était évident. Tu ne sais pas cacher tes émotions, ni tes projets d'ailleurs.
- Mais Ginny...
- Arrê te avec Ginny, elle ne sait rien de moi et elle s'est trompée !
- Que t'a-t-elle fait pour que tu t'en prennes ainsi à son sujet?
- C'est à elle de te le dire pas à moi.
- Es tu sure de ne vraiment rien ressentir ?
Se rapprochant d'elle, elle recula alors de quelques pas avant de rencontrer le mur.
- Oui, j'en suis sure.
- Ca serait bê te de ne pas essayer.
- Ce qui serait b ête Ronald, ce serait de sortir avec toi juste pour flatter ton amour personnel !
- Quoi ! Mais j'accepte que tu ne sois pas du mê me point de vu que moi.
- Oh que non.
- Bon si tu ne veux pas de mon amour, tu viendras quand mê me avec moi au bal ?
- Tu oublies la r ègle principale de ce bal idiot, on a l'obligation d'y aller avec quelqu'un d'une autre maison que la nôtre.
- Mais tu vas quand m me pas y aller toute seule !
- Qui te dit que j'y vais seule, hein Ronald ? Parce que figure toi qu'un garç on m'a demandé d'ê tre sa cavaliè re. Comme pendant notre 4e année, tu oublies que d'autres garçons que toi peuvent s'intéresser à moi!
- Oui je sais Seamus veut, mais tu ne peux pas accepter.
- Ce n'est pas de lui dont je parlais.
- Mais de qui alors ?
- De moi, répondit une voix glaciale juste derri ère Hermione.
- Malefoy !
- C'est drôle le rouquin mais il m'a semblé que ma cavali ère n'aimait pas ta présence alors si tu pouvais la laisser tranquille.
- Je ne peux pas le croire, Hermione dit quelque chose !
- Et que veux-tu qu'elle dise ? C'est la stricte vérité.
- Ronald, écoute...
- Sale sang de bourbe ne m'approche pas !
Horrifiée par ces paroles, elle s'approcha de lui et le gifla de toutes ses forces. Quelques serpentards présents dont Ginny accompagnée de Blaise qui s'étaient arrê tés quelques minutes auparavant rigol èrent fortement avant que, gagnée par le chagrin, Hermione ne s'enfuie vers son refuge : les toilettes de Mimi.
Voyant sa belle partir, Ron voulut courir apr ès elle, mais Malefoy l'arrê ta d'un bras puissant.
- Tu ne l'approches plus Weasley, souviens toi de ce que je t'ai dit l'autre soir.
Une fois dans la salle commune des serpentards, Drago se rappela un petit détail qui ne lui avait pas échappé.
- Blaise ?
- Oui Drago ?
- Qu'est ce que la rouquine faisait avec toi ?
- Oh elle cherchait Granger alors je l'ai amenée jusqu'à elle.
- Vraiment ? Blaise je n'aime pas que tu me mentes.
- Puis-je t'expliquer plus tard ?
- Si tu veux.
Alors que Malefoy et sa bande de serpents se détendaient dans leur salle commune, Hermione était recroquevillée dans un coin des toilettes de Mimi. Elle pleurait à chaudes larmes, ne cessant de se remémorer les paroles de son ami et son visage horrifié à la vue de Malefoy derriè re elle.
- Hermione ? Je sais que tu es ici.
- S'il te plaît, réponds-moi.
- Mione ?
- Va t'en Ginny !
S'approchant légè rement d'elle, elle s'accroupit afin d'ê tre à la mê me hauteur et lui tendit la main.
- Je ne veux pas de ta pitié !
- Comment ?
- Ne fais pas l'innocente, je sais trè s bien que tu as tout raconté à Blaise, pour mes parents, Avery...Toute ma vie !
- Mais je pensais qu'il pourrait t'aider.
- Et bien tu pensais mal ! Comme pour Ron d'ailleurs !
- Comment aurais-je pu savoir qu'il réagirait comme ça ?
- Ginny, je ne te reconnais plus !
- Et toi alors ?
- Oui, j'ai cessé d' être la petite victime, la petite chose fragile et il est désormais moins facile de m'atteindre.
- Mais personne...
- Tais-toi ! Et cesse de te mê ler de ma vie !
Choquée par les paroles d'Hermione, Ginny resta paralysée devant cette inconnue alors que cette derniè re rassemblait ses affaires avant de s'enfuir dans les dortoirs des gryffondors.
Il fait nuit, les étoiles sont cachées par les nuages, le vent fait trembler les feuilles des arbres et le bruit du ruisseau s'intensifie. Son beau visage, ses cheveux châtains clairs en bataille lui donne un air angélique, ses beaux yeux verts clairs sont remplis...De haine, de désir de vengeance et de colè re. Avey !
Ouvrant les yeux d'un coup, Hermione se releva et regarda autour d'elle non sans peur de le découvrir dans le dortoir. Personne pensa-t-elle. Attrapant sa montre qui affichait 5h10, elle se faufila jusqu'à la salle de bain. Une bonne douche chaude et elle enfila son uniforme, rassembla ses cheveux en un parfait chignon et se maquilla légè rement. Dans la salle commune, seul Seamus était présent, devant la cheminée en train de feuilleter un livre sur le quidditch.
- Bonjour Seamus.
- Salut Granger.
- Granger ? Tu te prends pour qui ? Un serpentard ?
- Tu ne fais plus parti des gryffondors.
- Soit.
- C'est tout ce que a te fait.
Le regardant droit dans les yeux, elle s'approcha de lui et lui retira le livre des mains.
- Mes amis me haissent parce que j'ai refusé de sortir avec l'un des leurs, ma Ginny me hait parce que je cherche à la protéger et vous tous me détestez pour quelque chose que je n'ai pas choisi de faire.
- Qu'est ce que ça veut dire ?
- Cherche par toi-m ême et met toi ç a dans la tê te, je me fiche de tous ce que vous pouvez dire ou penser, il y a plus préoccupant en ce moment.
- C'est-à-dire ?
- Lis la gazette au lieu de ce bouquin ! lui cracha-t-elle.
Descendant les escaliers quatre à quatre, elle arriva dans la grande salle et s'assit à sa place habituelle. Se versant une tasse de thé vert, elle attrapa une gazette mais il n'y avait rien d'intéressant à lire aujourd'hui. Parcourant la salle du regard, elle remarque que seul le professeur Rogue était debout à cette heure-ci et qu'il la fixait. Baissant la tê te, elle mangea rapidement une pomme avant de se mettre en route pour son prochain cours ; potions.
Une fois arrivée dans le couloir, elle se plongea dans ses pensées. Il y a une semaine pensa-t-elle tous mes amis m'aimaient encore, Harry me protégeait, Ron était innocent et Ginny était sur son petit nuage. Malefoy a tellement changé, se pourrait-il qu'il soit plus agréable avec moi ? Aucune idée.
L'arrivé du professeur la sorti de ses pensées et alors que tous les gryffondors arrivaient, elle entra dans la salle sans un regard pour aucun avant de se placer loin de tous au premier rang. Comme d'habitude la matinée passa rapidement et elle se dépê cha d'aller à la bibliothè que pour éviter qu'un quelconque élè ve peu délicat vienne lui parler. Sautant le déjeuner, elle retourna alors en cours.
Pendant ce temps, Drago cherchait les mots, les phrases, tout ce qu'il devait mettre dans la lettre adressée à sa mè re. Mais comme tout Malefoy qui se respecte, il finit par ne rien laissait paraître et écrivit un simple billet.
" Ch ère mè re,
Il faut que je vous parle rapidement, je vous rendrais visite au manoir samedi.
Avec toute mon affection, Drago M. "
Aprè s avoir déposé son message dans le panier à courrier, il se mit dans un des fauteuils pr ès de la cheminée, fixant le feu, un verre de whisky à la main.
- Toi, tu as un probl me déclara Pansy en s'asseyant sur l'accoudoir.
- Exact.
- Tu veux en parler ?
- Non.
Au m ême moment, Marcus Flint, un éternel pervers, sous doué et méprisable serpent déboula dans la salle commune en riant fortement avec sa troupe de gorilles.
- Tiens Drago.
- Que veux-tu Flint ? répondit-il froidement.
- Oh rien.
Voyant que la bande retenait un fou rire collectif tant bien que mal, Pansy intervint.
- Qu'est ce que vous avez à rigoler comme ç a ? Vous vous croyez où , chez les gryffondors ?
- C'est juste que, on a croisé Granger et aaaahhh c'était trop marrant.
Les yeux du prince des serpentards commen cèrent à virer aux gris.
- En fait, cette petite sang de bourbe était dans un couloir, sans Potter ni Weasley.
- Alors, poursuivit un autre, on l'a encerclé et Marcus...
- ... Lui a mis une main répondit un autre hilare.
- Tu aurais vu sa tê te !
- Assez !
Tous cessè rent regardant avec respect Malefoy qui venait de fracasser son verre par terre.
- Vous n'avez donc que ç a à faire, fichez le camp d'ici et revenez-y une fois que vous serez de vrais serpentards !
- Flint ! Reste ici l'interpella Pansy.
- Quoi ?
- Ecoute-moi bien, tu ne touches pas à Granger si tu ne veux pas avoir quelques bobos.
- Elle ne t'appartient pas ! Et puis elle est libre et elle est bonn...
Ne se contrôlant plus, il attrapa sa baguette et lui lanç a un sort :
- Endoloris !
Alors que Flint hurlait de toutes ses forces face à un Malefoy stoique au spectacle, Pansy lanç ait un sort d'insonorisation. Au bout de dix minutes, il rompit le sort et s'approcha de la larve à terre.
- Tu as compris Flint, tu ne la touche pas.
