Disclaimer: Tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer, tous ? Non un petit village résiste encore et toujours à l'envahisseur… euh je m'égare désolée ! Tous les personnages appartiennent à !^^
Deux, trois petites choses avant de vous laisser lire ce chapitre. Alors premièrement, comme vous le savez toutes ma Bella est enceinte. Et moi, eh bien du haut de mes 19ans, je ne l'ai jamais été. Donc tout ce que vous pourrez lire sur la grossesse dans ce chapitre est le fruit de recherches sur internet. Je m'excuse d'avance pour les erreurs.
Deuxièmement, dans ce chapitre j'aborde encore une fois le sujet de l'avortement. Et encore une fois je souhaite répéter que l'avortement est un droit et que je ne le critique aucunement !
Et un grand merci à ma correctrice Miss E.M-90, sans qui mes chapitres ne ressembleraient certainement à ce qu'ils sont une fois postés !
Chapitre 7 : Courageuse Vérité.
POV Bella.
Voilà quinze jours. Quinze jours que j'avais appris la vérité. Une vérité qui me terrifiait. J'étais enceinte. J'étais enceinte et je n'étais pas prête, j'étais enceinte et je ne l'avais toujours pas dit à Edward, j'étais enceinte et j'étais perdue.
Et tout cela était de ma faute.
En rentrant chez moi, le soir où j'avais découvert ma grossesse, après avoir passé la soirée dans plusieurs bars de la ville. J'avais découvert la cause de cet enfant. Un oubli. Un simple oubli. La pilule contraceptive, est le moyen de contraception le plus fiable, encore faut-il ne pas l'oublier. Cela ne m'était jamais arrivé. Jamais. J'avais toujours une cette petite ampoule qui s'allumait dans ma tête me rappelant chaque soir de l'avaler.
Mais là, rien.
Pas d'ampoule, juste l'obscurité.
Le retour d'Edward chez lui, tous les chamboulements dans ma vie m'avait fait perdre l'esprit, et aujourd'hui je devais en assumer les conséquences.
C'était ma faute si nous étions dans cette situation, bien que pour le moment, je fusse la seule à en souffrir. Je me sentais coupable. Coupable de cet oubli, c'était de ma faute, ma faute à moi.
Je ne savais pas quoi faire. Je pensais à tout, je pensais trop, et cela ne me menait nulle part.
Bien sur, je désirais cet enfant, je désirais être mère… un jour. Ce désir avait toujours était abstrait, et lointain… Très lointain. Lorsque je serais une Bella plus sûre d'elle. La Bella mariée, la Bella possédant une belle maison avec une barrière blanche, la Bella maître de sa vie.
Cette partie de moi, cette parcelle de moi heureuse me semblait si infime depuis quelques jours, si moindre par rapport aux doutes qui m'assaillaient.
Je voulais être mère, mais je ne savais pas comment faire. Je n'avais jamais eu de figure maternelle. Lorsque j'étais partie vivre à Phoenix avec ma génitrice, ça avait été le début du calvaire. Renée n'avait jamais été une mère pour moi, j'avais très vite compris qu'une maison était seulement le lieu où l'on dormait. J'avais vécu dans la rue, pendant longtemps, très longtemps avant que les services sociaux ne s'occupent de mon cas, et confis ma garde à mon père.
Alors bien sûr en débarquant à Forks j'avais soudain eu une famille. Composé de mon père et de mon frère. J'avais dû suivre des règles, ne pas trainer dehors le soir, faire ses devoirs, rentrer avant minuit les soirs de fêtes. Oui, quelqu'un s'occupait de moi, mais c'était des hommes. Je n'avais personne le jour de mes premières règles, Emmett ou Charlie ne me prenaient pas dans leurs bras lorsque je n'allais pas bien, je recevais une claque sur l'épaule avec un « Pète un coup, ça ira mieux ». La sensibilité ne faisait pas partie du vocabulaire des hommes Swan…
Les seules personnes qui ne m'ont jamais étreinte, sont celles qui ont partagé mon lit.
Je ne connaissais pas la tendresse, j'apprenais seulement maintenant à accepter celle d'Edward. Comment pouvais-je en offrir ? A un enfant en plus ? A un être totalement dépendant de moi ?
J'allais finir comme Renée, et cet enfant allait me détester…
J'ai peur. J'ai tout le temps peur.
Un jour je suis même allée à la clinique pour prendre rendez-vous pour avorter. Je n'ai pas réussi à y entrer. Mais cela ne veut pas dire que je serais une bonne mère, cela m'apprend juste que j'ai une conscience qui m'empêche d'agir sur un coup de tête. (R/A : explication, Bella ne critique pas l'avortement, elle prend juste conscience qu'il ne faut pas agir sur un coup de tête !)
Je passe beaucoup de temps avec Rosalie, la seule femme proche de mon entourage. Elle me rassure, laisse couler mes larmes, elle m'écoute.
Certain jour j'ai honte d'avoir seulement pensé à avorter. Je n'ai aucune raison de le faire. J'avais toutes les chances de mon côté pour réussir ma vie et celle de mon enfant, je ne voulais pas y renoncer. J'étais autonome financièrement, avec un travail stable, le père était l'homme de ma vie, nous étions bien entouré par nos familles.
Mais j'ai l'impression de ne plus avoir d'avenir, de tout voir en noir. J'ai la sensation de n'être que la spectatrice de ma vie, de ne plus la contrôler. Tout cela est tellement irréel. Rosalie m'encourage à parler à Edward, mais comment pourrais-je alors que je n'arrive pas à y croire moi-même.
J'avais peur, non j'étais terrifiée. Mais était-ce une raison valable ?
Non, non ce n'était pas une raison valable.
Pas quand je savais que malgré mon incompétence, malgré mes doutes je voulais cet enfant. Même si certain jours j'étais persuadée de ne jamais y arriver. Je ne pouvais pas me battre contre mon cœur, qui lui aimait déjà cet être vivant à l'intérieur de moi.
Les moments de paix en moi sont rares, c'est souvent lorsque je suis avec Edward. J'ai tout le temps envie d'être dans ses bras, envie qu'il me protège. Il me fait tout oublier et pour le moment c'est ce que je souhaite. Oublier.
Mes crises de panique ont refait surface, j'en ai déjà eu lorsque j'étais petite. Je savais ce qu'il m'arrivait la première fois qu'elles sont revenues, mais j'étais tout de même sous le choc d'être dans un tel état. Je pensais avoir tiré un trait sur cette partie de ma vie, celle de Phoenix, celle des crises de violence, celle de la rue, et de la panique. Mais en faite non, je me rends compte que je ne peux pas enterrer mon passé et faire comme s'il n'était pas là. Mes crises de violence ont déjà refait surface à Seattle avec l'affaire Newton, je pensais que c'était fini avec l'arrivée d'Edward mais voilà qu'à présent se sont les crises de panique qui pointent le bout de leur nez.
Souvent le soir quand je suis seule dans mon lit. Je réfléchis, je réfléchis tellement que j'hyperventile. Je me fais peur. J'hyperventile tellement que je n'arrive plus à respirer. Dans ces cas là, j'appelle encore Rosalie, elle répond toujours quand j'ai besoin. Elle me rassure sans dire à mon frère que c'est moi, sinon il s'inquièterait. Je sais qu'elle, elle s'inquiète énormément pour moi, c'est pour cela qu'elle répond toujours même lorsqu'elle est au travail ou occupée avec Emmett.
En début de semaine, j'ai été à la clinique. Je n'avais toujours pas pris de décision mais j'avais compris que j'avais besoin d'en parler avec quelqu'un qui m'était complètement inconnu. Quelqu'un qui pourrait m'aider à y voir clair sans être impliqué. Quelqu'un qui utiliserait sa raison et non son cœur pour raisonner.
Pour la première fois de ma vie j'étais allé voir un psy de mon plein gré. J'avais déjà été suivi après mon emménagement à Forks, les services sociaux m'y avaient obligé. J'avais vécu des choses dures à Phoenix et avec le recul je me sens stupide de ne pas avoir accepté cette aide. J'aurais dû parler, expliquer, évacuer tout ce que je retenais. Mais à cette époque de ma vie je ne voulais rien avoir à faire avec les étrangers. J'étais méfiante voir paranoïaque avec tout le monde. Je ne comprenais pas l'intérêt de parler de moi à un inconnu.
Aujourd'hui c'est différent, aujourd'hui je comprends, j'en ai même besoin.
J'avais été voir un psychiatre à l'hôpital. J'avais passé vingt minutes à lui expliquer ma situation. Il m'avait prescrit un décontractant léger et surtout compatible avec ma grossesse. Puis il m'avait conseillé de prendre rendez-vous avec un psychologue, une à deux fois par semaine pour commencer.
J'avais eu mon premier rendez-vous chez le psychologue hier.
Il m'a recommandé d'en parler autour de moi, et au personne vraiment concerné comme Edward. Il dit que je ne devrais pas assumer ça toute seule, que je ne suis pas l'entière responsable. J'ai bien tenté de lui expliquer que c'est moi qui avais oublié de prendre ma pilule, alors il m'a demandé si avant l'accident on utilisait les préservatifs lorsque l'on était intime ? Je lui ai répondu la vérité : oui, nous en utilisions à chacun de nos rapports. Alors il m'a rétorqué que je n'étais pas la seule responsable qu'Edward n'était pas censé savoir que je prenais la pilule. C'est vrai que pendant nos trois mois de séparation j'aurais très bien pu arrêter de la prendre. Nous aurions dû, tous les deux, être plus prévenant, mais dans le feu de l'action, dans le plaisir des retrouvailles, aucun de nous n'avait pensé aux conséquences.
Je lui ai aussi parlé de Renée, pour lui expliquer tous mes doutes. Il m'a dit que nous en reparlerions plus tard. Mais qu'il fallait considérer le fait que je n'étais peut-être pas encore prête à être mère. Que j'étais peut-être trop fragile psychologiquement. Qu'il fallait que j'accepte mon passé pour pouvoir avancer dans la vie. Il a dit que c'était à moi de savoir si j'étais capable d'élever un enfant maintenant, surtout qu'Edward à cause de son handicap n'allait pas pouvoir m'aider autant qu'un homme possédant ses deux jambes.
Je réfléchissais encore et toujours. Je savais que je devais parler avec Edward. J'avais enfin trouvé le courage de le faire. A présent il fallait trouver le bon moment, la bonne façon de l'annoncer. Je ne voulais pas le déstabiliser maintenant qu'il se sentait tellement mieux dans sa peau. Il avait repris le sport en plus de ses séances de rééducation. Le soir où Carlisle avait été le voir, il l'avait secoué, il lui avait remonté les bretelles. Et Edward avait compris la leçon.
Alors bien sur ce n'était toujours pas l'Edward que j'avais rencontré il y a de cela six mois, quelque chose en lui était mort pendant son accident, mais il allait mieux. Il riait plus, parler plus, sortait plus, il se dépensait physiquement, il était plus sociable, moins susceptible, et il me laisser toucher ses jambes. J'avais pris l'habitude de lui masser les jambes les soirs où je dormais chez lui, pour le stimuler, stimuler ses terminaisons nerveuses. C'est son médecin qui nous l'avait conseillé mais au départ il ne supportait pas que je m'approche de ses jambes. Il avait honte…
-Bella ?
L'ego masculin, je pense que c'est cela aujourd'hui mon ennemi. Edward est de la vieille école. Pour lui, l'homme doit protéger sa famille, il n'a pas le droit d'être faible. Les hommes ne supportent pas que les femmes soient plus fortes qu'eux, c'est la fierté masculine. Des fois je m'attends à ce qu'il me dise quelque chose comme : « Moi, homme fort protège toi femme faible. »
-Bella ?
Je sursautais. Angela se tenait devant moi, les bras croisés sous sa poitrine, un air renfrogné accroché à son visage.
Je compris alors que ce n'était pas la première fois qu'elle tenté d'attirer mon attention. Je suis souvent dans mes pensées en ce moment, je me coupe du monde assez souvent, et beaucoup plus facilement qu'avant, maintenantqu'Edward entre dans ma vie.
Au début j'avais toujours hâte de le revoir, je ne faisais que penser à notre dernière partie de jambe en l'air, puis je suis tombé amoureuse, je rêvais sans cesse de ses geste tendre. Ensuite il a disparu de la circulation et je suis devenue un vrai zombi, obnubilé par son absence. Et à présent qu'il est revenu dans ma vie, celle-ci ne s'est pas simplifiée. Edward est un homme blessé en quête de confiance et de reconnaissance. Il se reconstruit, et je n'arrive pas à l'épauler, le soutenir, tout en gérant mes problèmes personnels en même temps.
-Bella !
-Quoi ? M'écriais-je, énervée qu'on interrompe mon monologue intérieur.
-Ça fait bientôt un quart d'heure que j'essaie d'attirer ton attention ! S'énerva-t-elle.
Oups, Angela est en colère… Abandonnant une bonne fois pour toutes mes pensées, je me tournais vers ma collègue et amie.
-Désolée, Angie, dis-je avec une moue attendrissante.
Elle soupira et posa ses fesses sur mon bureau.
-Je m'inquiète pour toi Bella, je sais que quelque chose ne va pas, ET ne tente pas de nier ! Répliqua-t-elle alors que j'ouvrais la bouche pour la détromper. Je ne te demande pas de me mettre dans la confidence, si tu ne le souhaites pas. Je veux juste te voir heureuse et je sais qu'en ce moment tu ne l'es pas. Quoique tu dises je sais que tu n'es pas heureuse, alors fais moi plaisir et règle tes problèmes. Tu le sais, chaque problème à une solution, finit-elle avec un sourire.
-Oui, je sais. Il me fallait juste une dose de courage pour accepter cette solution, soupirais-je.
-Donc c'est réglé ?
-Non, pas encore. Je règle tout ce soir.
-Alors ne traine pas, il est déjà sept heures et demi.
-Quoi ? M'écriais-je étonnée. Déjà ?
Mon amie sourit.
-Allez file, rit-elle pendant que je me dépêchais de ranger mes affaires.
Je pris mon téléphone, mes clefs, les fourrais dans mon sac et sorti de la pièce après avoir embrassé la joue d'Angela. Je quittais l'immeuble des éditions à toute vitesse, m'engouffrais dans ma voiture puis dans la circulation. Direction : la maison d'Edward…
POV Edward.
Je me garais devant chez moi. Une voiture y était déjà stationnée. Je souris. Ma mère était appuyée contre la portière de sa Mercedes de location. J'étais heureux de la voir. Je voulais lui parler, j'avais besoin d'elle pour comprendre ce qui arrivait en ce moment dans ma vie. J'étais peut-être handicapé mais pas aveugle. J'avais bien remarqué l'attitude étrange de Bella ces dernières semaines. Elle me cachait quelque chose, j'en étais certain. Elle refusait de me parler et je savais aussi pourquoi. J'étais faible, je m'étais laissé aller. J'avais laissé mes problèmes me submerger. Comment pouvait-elle s'appuyer sur moi, alors que je m'accrochais constamment à elle tel un noyé ?
Je m'étais alors repris en main. J'étais un Cullen nom de Dieu ! J'avais commencé à faire du vélo handibike, et aussi du basket-ball. Le sport me défoule il me permet d'évacuer ma colère et ma mauvaise humeur. Il me fait oublier pendant quelques heures par semaine les difficultés de ma nouvelle vie. Le temps d'une course, d'un match je flirte avec les joies du sport, je caresse les plaisirs de la vitesse, j'embrasse la jouissance de l'agilité, de l'adresse et de la puissance, je fais un pas vers la normalité. Vers la vie. Je redeviens quelqu'un. Je réapprends à parler avec mon corps, je retrouve une certaine autonomie. Je regagne pas à pas ma fierté.
C'est une sensation complètement différente de celle que je ressens lors d'une séance de rééducation. Parce que le sport c'est avant tout un plaisir. Il n'y a pas d'enjeu sérieux ou grave, jamais de déception. Contrairement à la rééducation.
La rééducation est une contrainte. Et le fait que je ne progresse pas aussi vite que je l'aurais espéré me démoralise chaque fois un peu plus… Je déteste ne pas réussir. Je passe beaucoup de temps sur les tables de massages, pour prévenir des raideurs articulaires et les déformations dû à la rétractation des muscles paralysés. Je supporte mieux les massages à présent mais au début de la rééducation je détestais que l'on me touche les jambes.
Je suis également inscrit dans un programme de renforcement musculaire des membres supérieurs pour m'aider à manipuler le fauteuil. Mais le pire de tout ce sont les séances de rééducation à proprement parlé. Au début c'était assez simple, on m'aidait à me tenir debout, pour me réhabituer au fur et à mesure à être sur mes deux pieds. Les médecins craignaient que mes os soient trop fragiles. Mais aujourd'hui ils m'obligent à « marcher » entre des barres parallèles.
Ce n'est pas simple. Pas simple du tout. Oublié ce que vous avez vu dans les films à l'eau de rose ou dans les publicités. Dans ces cas là, les héros réussissent petit à petit à remarcher avec en fond une musique émouvante. Moi quand je tente de marcher je tombe… souvent, et il n'y a jamais de douce musique en fond sonore. Le personnel hospitalier me ramasse par terre, me remettent sur mes pieds puis me demande de recommencer, et ainsi de suite.
Je ne supporte pas l'ambiance de la clinique de rééducation. Tous ces paraplégiques aussi démoralisés que moi, aussi défaitistes. Ceux qui m'ont vraiment aidé sont mes nouveaux amis. Ceux du basket surtout, ma nouvelle équipe. Eux ont appris à vivre avec leur handicap. Ils sont heureux malgré qu'ils soient cloués pour le reste de leur jour dans un fauteuil.
Ils m'ont redonné le sourire. Ils m'apprennent à vivre avec mon handicap, à l'accepter. Ils sont épanouis et heureux, ils ont des familles, un métier, un avenir. Quasiment tous était des valides avant, comme moi un accident de voiture les a privé de leur jambes. Et pourtant ces gars sont les plus drôles que j'ai jamais rencontrés. Je pense qu'ils s'entendraient bien avec le frère de Bella.
C'est avec un sourire que je détachais ma ceinture de sécurité. J'ouvris ma portière d'une main, tout en appuyant sur le bouton pour ouvrir la portière derrière la mienne, et ensuite celui qui sort le fauteuil de sa place derrière mon siège. Une fois le fauteuil à porté de main, je tendis les bras vers l'extérieur pour l'attraper, le poser par terre et ouvrir mon siège. Avec un court effort je m'installais dans ma chaise roulante, fermais mes deux portières puis verrouillais la voiture.
Ma mère ne s'était pas départit de son sourire. Elle était fière de moi.
-Bonjour mon chéri, me salua-t-elle quand j'arrivais à sa hauteur.
-Bonjour maman.
Dans un silence détendu, j'ouvris la porte d'entrée de ma nouvelle maison, et on s'installa dans le salon. Ma mère soupira en s'installant.
-Tu as l'air fatigué ? Lui dis-je.
-Ce n'est rien…
-Si, il y a quelque chose qui te tracasse… Dis-moi.
-C'est rien, juste une petite dispute entre ton père et moi, avoua-t-elle en évitant mon regard.
-Qu'est ce qu'il se passe maman ? Demandais-je inquiet. Les disputes entre mes parents étaient rares.
-Rien Edward, ne t'en fais pas.
Elle ne me regardait toujours pas, et je me renfrognais. Personne ne me parlait. Ils me traitaient tous comme un enfant.
-Tu ne vas pas t'y mettre toi non plus ! M'énervais-je.
Surprise elle se tourna vers moi, m'affrontant enfin.
-De quoi tu parles ?
Ce fut mon tour de soupirer.
-De Bella.
-Qu'est ce qui ne va pas avec Bella ?
-Je ne sais pas, chuchotais-je. Elle ne veut pas m'en parler… elle non plus.
Inspirant profondément ma mère vint s'agenouiller devant moi.
-Edward, ce qu'il se passe entre ton père et moi ne te regarde pas, pas pour l'instant en tout cas. Mais je pensais que tout allait bien entre toi et Bella ?
-Oui, oui, tout va bien officiellement… mais je la trouve bizarre ces dernier temps.
-Bizarre ? Bizarre comment ?
-Elle est câline, étourdie et lunatique. Elle est tout le temps dans mes bras, ou sur mes genoux. Dès qu'elle le peut elle se blottit contre moi. Ça ne ressemble pas à ma Bella indépendante et forte. Le… le matin quand je me réveille avant elle, je la vois pleurer dans son sommeil. Je… quelque chose est arrivé, et elle refuse de m'en parler. Je… je sais pas quoi faire. Je ne sais même pas si je suis capable d'écouter ce qu'elle a à dire. J'ai peur que se soit grave… murmurais-je en fixant mes mains sur mes genoux.
En quelques semaines, j'avais eu le temps d'imaginer tout et n'importe quoi.
Esmé prit mes mains dans les siennes, et les serra fort.
-Et si c'est grave ? Que feras-tu ?
Je savais très bien ce que je ferais, je n'avais aucun doute malgré ma peur de connaitre la vérité.
-Je ne peux pas la laisser partir. Je ne veux pas la laisser sortir de ma vie, quoi qu'il arrive.
Ma mère sourit doucement, en caressant ma joue.
-Quoi qu'elle ait à te dire Edward tu vas devoir être fort et surtout très calme. Si elle ne t'en a pas encore parlé c'est certainement qu'elle craint ta réaction. Tu vas donc devoir tenir tes émotions sous contrôle.
Je hochais la tête, d'accord avec elle.
-Merci maman, dis-je tout bas.
Son sourire se fit plus heureux et vivant, puis elle se redressa.
-Il est bientôt huit heures, je vais aller rejoindre ton père, mon chéri. On déjeune toujours ensemble en fin de semaine ?
-Oui, maman.
Je raccompagnais Esmé à la porte d'entrée, et quand cette dernière l'ouvrit, Bella se tenait derrière. Le visage indéfinissable et le regard impénétrable.
Les deux femmes se saluèrent alors que j'étudiais toujours Bella. Lorsque ma mère partit enfin, Bella n'entra pas, et elle resta sur le seuil de la maison, en face de moi mais en évitant mon regard.
-J'ai… j'ai quelque chose à te dire, souffla-t-elle…
Et oui, je sais. C'est cruel de s'arrêter là. Que voulez vous, on ne me changera plus pour maintenant !^^
Elo : pfiou t'es dur quand même là
Bon j'espère que ce chapitre vous à plu ! Alors d'après vous, comment Bella va annoncer la nouvelle à Edward ? Et comment notre bel Apollon va-t-il réagir ?
Sinon, je vous dis à bientôt avec un nouveau chapitre de « Le Fruit D'une Nuit » et de « Au Nom De La Rose » !
Kisss
San
