~ Nobody ~
Hey ! Et de 7 ! Oui, oui, c'est moi ! Non je ne suis pas morte, ni portée disparue. J'étais juste très prise par la fac et c'est bon maintenant je suis officiellement libre ! Je suis désolée pour l'attente mais je n'avais vraiment pas le temps d'écrire, beaucoup trop de chose à gérer. Merci à tous ceux et celles qui se sont inquiétés pour moi et m'ont envoyé des mp ! Voilà je suis là de nouveau et ça va démanger ^^. J'ai utilisé la chanson Nobody de Sélena Gomez pour ce chapitre. Je suis désolée pour ceux et celles qui m'ont proposé des chansons pour ce chapitre mais j'ai eu du mal à les utiliser, ils seront pour les chapitres suivants ^^. Ce chapitre pourrait paraître ne pas correspondre à ce que vous attendiez, mais continuez à soutenir nos héros préférés s'il vous plaît, ils vont en avoir besoin ! Merci de me soutenir moi 😉
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas (sinon, ils auraient fini ensemble dans les livres)
Résumé : Draco avait toujours été amoureux du Survivant, depuis la première fois qu'il l'avait vu. Cet amour était ancré en lui, mais il savait qu'Harry ne lui appartiendrait jamais. Jamais. Alors pour que celui-ci garde un souvenir de lui, il s'en était fait un ennemi. On n'oublie jamais un ennemi. Les méchants n'avaient pas de Happy Ending. C'était ce qu'il croyait jusqu'à ce jour dans la Salle sur Demande qui allait tout changer. Attention MPREG/ scènes explicites !
Note de l'auteur : Merci à Chocobi6 pour la correction malgré ses révisions qui lui prennent tout son temps ! Merci ma belle ^w^
Kissu :3
ShiyaMiam :3
~ Chapitre Sept : La Haine ~
Avez-vous déjà haï quelqu'un au point de vouloir sa mort ? Avez-vous déjà senti cette haine enfler dans votre poitrine et s'épanouir telle une fleur bénie par les doux rayons du soleil ? Une haine qui vous enflamme les entrailles et se répand tel un poison puissant dans votre corps, submergeant votre conscience, noyant votre raison. Une haine bestiale qui ne connaît de limite que lorsque la vengeance est accomplie. Une haine sans pareille qui vous tient à la gorge jusqu'à la suffocation. Peu de personnes savent réellement ce que haïr signifie vraiment. Dans notre vie, nous méprisons énormément, mais haïr ? Cela demande beaucoup trop d'énergie car la haine puise au fond de nous, elle puise notre énergie vitale. Pour haïr une personne, il faut l'avoir aimé passionnellement, l'avoir aimé de tout notre cœur. On ne peut pas haïr un ennemi parce qu'on ne l'a jamais aimé. La haine, c'est juste la transformation de notre amour envers un être cher qui nous aurait trahi.
Harry avait aimé Genieva Weasley, il l'avait aimée comme une petite sœur. Il l'avait toujours vue de cette façon, même si durant une courte période, il avait caressé le doux rêve de l'épouser afin de faire partie de la famille Weasley. Il adorait son esprit, son enthousiasme, son humour caustique et sa détermination. Elle était plus jeune de seulement une année mais il s'était appuyé sur elle lorsqu'il en avait eu le plus besoin et elle avait fait de même. Elle avait été la petite sœur qu'il n'avait jamais eue et qu'il aurait souhaité avoir. Elle était amoureuse de lui, il ne le savait pas et quand il l'avait su c'était déjà trop tard pour lui faire comprendre que rien ne se passerait jamais entre eux. Elle avait catégoriquement refusé de comprendre lorsqu'il lui avait dit qu'il était gay et qu'il était amoureux de Draco Malfoy. Il ne savait pas dans quelle langue il devait le dire pour qu'elle comprenne, qu'elle lâche prise. N'avait-il pas été assez clair ? Pas assez pédagogue ? N'avait-il pas été assez patient ?
Voilà le problème : il avait été GENTIL. Il avait été tellement gentil qu'elle avait pensé qu'il était stupide, tellement stupide qu'elle avait pensé qu'il changerait d'avis si Malfoy disparaissait du tableau. Sa magie rugit dans ses veines et se mit à pulser de plus en plus fort. Il avait l'impression d'être au milieu d'un tsunami qui le ravageait et il peinait à garder l'esprit clair. Trop gentil, trop stupide ! Était-ce ainsi que les gens le voyait ? Un garçon gentil dont on pouvait profiter ? Elle avait été tellement persuadée que jamais Harry ne serait contre son action. Avait-il l'air si stupide que les personnes autour de lui pensaient à sa place ?!
Elle l'avait empoisonné. Elle leur avait donné une potion de transfert. UNE SALOPERIE DE POTION DE TRANSFERT ! Une potion qui était INTERDITE par le Ministère de la Magie tant elle était dangereuse. Personne ne savait réellement quels étaient ses effets ils différaient selon les individus. Hermione avait découvert que le fabricant de cette potion avait fait ingérer cette potion à une femme dont il était amoureux, la potion devait faire un transfert des sentiments que la jeune femme avait pour un autre sur lui. Bien évidemment cela n'eut pas l'effet escompté puisque la jeune femme s'était mise à voir ses pires cauchemars qui la pourchassaient sans relâche jusqu'à ce qu'elle meure. La potion transférait les pires craintes de la personne qui l'ingérait dans la réalité jusqu'à la pousser à la mort.
Pendant que Harry soutenait Draco qui se mourait, Hermione, Ron et les amis de Draco essayaient de trouver les coupables. Et ce fut par une coïncidence hasardeuse que le professeur Snape était tombé sur les deux jeunes femmes qui étaient en train de concocter une potion d'oubli dans la réserve sécrète du maître potionniste. Elles avaient été convaincues que celui-ci, trop pris par l'état de son filleul, ne descendrait pas dans sa cave secrète -qu'Astoria avait découvert par hasard. À cet instant, le doute ne fut plus permis et il fût aisé au maître de Potion d'obtenir des aveux des deux jeunes filles grâce à la Legimencie. Ni une ni deux, elles se retrouvèrent dans le bureau de Dumbledore sous le regard effaré de Ron qui ne comprenait pas pourquoi sa sœur avait fait cela ! Et plus encore, il redoutait la réaction de Harry. Dumbledore avait fait appeler le jeune homme et l'instant d'après il avait transplané dans le bureau du directeur qui le regardait avec surprise :
Depuis quand peux-tu pénétrer dans les lieux protégés par un mot de passe ? demanda le vieux sorcier en fronçant ses sourcils broussailleux.
Le jeune ne prit pas la peine de répondre, son pouvoir qui courait sur sa peau comme un fin halo répondit à la question à sa place. Il était extrêmement en colère et il savait qu'il n'y avait qu'une seule raison pour laquelle tant de personnes étaient dans le bureau de Dumby : ils avaient trouvé le coupable de l'état de Draco. Sa colère ne fit que grandir. Lorsqu'il se retourna, il fut surpris de trouver Snape, Ron, Hermione, Pansy, Théodore, Blaise, les deux Aurors qui enquêtaient sur le cas de Draco, Ginny et la jeune femme qu'il avait bousculé quelques jours plutôt. Ses yeux se rétrécirent en croisant le regard de Ginny.
- Ne me dis pas que…, commença-t-il à dire avant de s'arrêter face à la jeune femme.
- Je l'ai fait pour toi ! Harry tu ne peux sortir avec un Mangemort ! s'écria-t-elle en se redressant.
- Et Draco est MON FIANCÉ ! s'exclama la jeune femme dont il ne connaissait pas le nom.
- Calmez-vous ! tonna le vieil sorcier alors que les jeunes gens commençaient à crier les uns sur les autres.
Le silence revint dans le bureau doucement. Alors il se mit à expliquer la situation et Harry eut encore plus de mal à contrôler sa magie, lorsqu'il comprit qu'il n'y avait pas de potion inverse connue pour le cas d'un transfert.
Harry se retrouvait donc là à se questionner sur la haine qu'il ressentait, un sentiment si violent qu'il ne savait pas quoi en faire. Mais sa magie était beaucoup plus primaire, plus animale. Elle ne prenait pas en compte ses interrogations morales. Ce qu'elle voyait c'était que ces deux personnes étaient responsables de l'état de la personne qu'il aimait et qu'elles devaient payer. Elles devaient payer ! Telle une vague d'une puissance dévastatrice, sa magie se redressa, le submergea, prête à frapper. Alors que Dumbledore était en train d'expliquer aux deux jeunes femmes les conséquences de leurs actions, sa magie jaillit avec une force extraordinaire, se dirigeant vers Ginny à la vitesse d'un vif d'or.
- Harry, non ! s'exclama Dumbledore en lançant d'un geste de la main, Protego totalum !
La magie du jeune se heurta violemment contre le mur invisible qui venait de se dresser entre lui et les deux jeunes femmes. Mais sa magie n'en avait absolument rien à faire et continua à attaquer le mur avec une violence sans précédent.
- Harry ! Calme-toi ! cria Hermione en se levant, écartant les bras dans un signe de protection.
- Je vais la tuer ! Je vais les tuer !
Dumbledore grinça les dents car il se rendit compte que la pression de l'énergie magique de Harry ne faisait que croître.
- Harry écoute-moi, si tu les tues on ne saura pas qui leur a vendu la potion ! tenta de lui faire entendre raison la jeune femme.
Mais le jeune homme en avait strictement rien à faire, il s'en contrefichait. Il ne voulait que les tuer. C'était tout ce qui lui importait. Sa magie frappa le mur invisible avec une force extraordinaire et dans un grand fracas, la faisant vibrer et poussant Dumbledore à reculer face à la violence de l'attaque.
- On est en train de perdre Draco ! lança Pansy d'une voix forte.
L'attaque disparut aussi vite qu'elle était apparue. Harry transplana dans un claquement et le silence enveloppa le groupe. Un silence hébété et tremblant.
- Harry a essayé de me tuer ?! s'écria Ginny d'une voix stridente et paniquée.
Hermione se tourna vers elle et lui asséna une claque puissante en la foudroyant du regard avant de quitter le bureau de Dumbledore d'un pas rageur suivi de près par Théodore. La jeune femme rousse se tint la joue meurtrie avec un regard abasourdi. Ron lui fit face avec un visage froissé par l'inquiétude, la confusion, la colère et la peur.
- Pourquoi tu as fait ça ? Putain mais pourquoi t'es AUSSI CONNE ?! hurla-t-il en la poussant d'un geste violent. BORDEL, TU VIENS DE TE METTRE HARRY À DOS, ET IL VA TE LE FAIRE PAYER !
Elle n'eut pas le temps de répondre que Ron continua d'une voix dure en la fusillant du regard :
- Ne t'attends pas à ce que je prenne ta défense. Tu te DEMMERDES ! À quel moment dans ton esprit tu t'es dit qu'empoisonner le petit ami de quelqu'un qui t'as clairement fait comprendre qu'il ne t'aimait pas, était UNE PUTAIN DE BONNE IDÉE ?!
- Mais, commença-t-elle.
- LA FERME ! Tu vas expliquer aux parents comment tu as fait pour te retrouver en prison pour MEUTRE ! J'espère pour toi que Draco va s'en sortir ! Tu devrais commencer à prier, parce que Harry va te tuer et je ne ferai rien pour l'en empêcher !
Ron quitta la pièce sans un regard en arrière. La colère crépitait de toute sa personne et Blaise le suivit après avoir lancé à Astoria d'une voix sévère :
- Toi, je vais m'occuper de toi.
Il passa ses bras autour des épaules de Ron et ils sortirent en silence. Il ne restait plus que Pansy, les deux empoisonneuses, les deux aurors–qui s'étaient contentés d'observer la scène– le professeur Snape et le Directeur de Poudlard. Pansy se tourna vers les deux jeunes femmes et lança :
- Les garçons ont été mignons. Hermione expéditive. Mais sachez-le, je vais vous le faire regretter ! Que Dray s'en sorte ou non. Je vais vous le faire payer. À toutes les deux. Cela fait des années que Dray est amoureux de Harry, il a espéré de toute son âme que ce dernier le remarque, l'aime ! Et parce que vous les voulez pour vous comme des objets ou des trophées vous vous permettez de mettre leur vie en danger ?
Les yeux chocolat de la jeune femme (qui changeait très régulièrement de couleur de cheveux) aux cheveux bleu électrique se firent glacials.
- Faites gaffe à vous.
Elle se détourna dans un geste gracieux, jetant ses cheveux par-dessus son épaule droite. Elle sortit du bureau en claquant la porte derrière elle. Ginny se laissa tomber sur la chaise, tremblante, se remémorant le regard de pure haine que Harry lui avait lancé. Un regard froid qui ne souhaitait que sa mort. Que ce serait-il passé si Dumbledore ne s'était pas interposé ?
- Qu'est-ce qu'on a fait ? murmura-t-elle d'une voix pour la première fois tremblante de terreur.
Astoria resta silencieuse, mais elle était tout aussi terrifiée par ce qui l'attendait dans le dortoir des Serpentards. Les Serpents ne réglaient pas leurs différents devant les gens. Non, tout se réglait en interne. Une peur viscérale lui tordit les entrailles.
- Vous auriez dû y réfléchir plus tôt, répliqua le maître potionniste d'une voix polaire. Je m'en vais faire des recherches pour savoir qui vous a donné cette potion.
- J'enverrai des hiboux plus tard, acquiesça Dumbledore de sa voix douce et calme.
Snape hocha la tête et quitta le bureau dans un tourbillon de robe habituel. Les yeux bleus pétillants du vieux sorcier se posèrent sur les deux jeunes femmes.
- Mesdemoiselles, je crois que vous avez des ennuis.
Les deux jeunes filles le regardèrent avec de grands yeux remplis d'eau et de peur.
- Un bonbon au citron ? demanda-t-il dans la pièce silencieuse.
O*O*O*O*O
Harry apparut à l'infirmerie juste à côté du lit de Draco. Il n'était pas dupe, il savait pertinemment qu'on avait cherché à l'éloigner des deux pestes qui s'en étaient pris à son amoureux. Son cœur se brisa en observant le visage angélique du Serpentard qui semblait dormir paisiblement. Il lui prit la main en se laissant tomber sur la chaise qu'il occupait quotidiennement depuis dix-huit jours.
- Quelle est la source de ta peur ? Qu'est-ce qui t'effraie au point que tu ne puisses pas te réveiller ? Je l'ai fait moi ! Bon sang, j'aimerais savoir…J'aimerais tant savoir !
D'une caresse tendre, il caressa les hautes pommettes du jeune homme endormi, il s'attarda sur ses douces lèvres.
- Si tu ne peux pas te réveiller, eh bien c'est moi qui viendrait à toi, grogna-t-il en fronçant les sourcils.
Il ne pensait qu'à moitié ce qu'il avait dit, mais une fois énoncée à voix haute l'idée ne semblait pas si stupide. Il se redressa brutalement et d'apprêta à sortir de la pièce qu'il manqua de bousculer Snape dans son empressement.
- Où courrez-vous comme un imbécile ? demanda celui-ci d'un ton glacial
Le jeune homme ne fit pas attention au ton froid et cinglant :
- J'allais vous voir, monsieur !
Snape haussa un sourcil noir, attentif.
- Si j'ai compris comment fonctionne le sort de transfert, il faut que la personne affectée vainque sa peur afin de se réveiller.
- Oui ?
Le professeur ne voyait pas où l'étudiant voulait en venir.
- Il suffit donc que Draco se batte. Mais il semble que seul, il n'y parvient pas. Alors je n'ai qu'à intégrer son rêve et à l'aider.
- Pardon ? s'exclama Snape en sortant de sa froideur habituelle.
- Je vais entrer dans le rêve de Draco.
L'héritier Potter lui lança un regard déterminé et Snape sut qu'il n'allait pas lui refuser la faveur que le jeune homme allait lui demander.
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- Harry va faire QUOI ?! cria le sale Cabot qui lui servait de fiancé.
Severus roula des yeux en saisissant un bocal rempli d'œil de Coufnuffs dont il avait besoin pour fabriquer sa potion. Remus continua à marcher de long en large tout en grommelant dans sa barbe.
- C'est beaucoup trop dangereux ! hurla de nouveau son fiancé en passant une main rageuse dans ses cheveux bruns.
- Je t'avais entendu les cent premières fois, grommela le potionniste.
Remus revint vers lui et posa une main douce sur son ventre en poussant un soupir d'agacement.
- Je suis inquiet que tu le veuilles ou non ! De plus tu es enceint ! Tu ne dois pas te surmener de cette façon.
- Ça va, bon sang ! Cesse donc de rabâcher les mêmes stupidités, grogna l'homme aux cheveux sombres en repoussant son fiancé.
- Tu es enceint de quatre mois, ce n'est pas rien !
Severus haussa les épaules avant de se pencher sur sa potion en fronçant les sourcils.
- Il ne sait pas dans quoi il va plonger ! continua Remus, bien qu'il sût pertinemment que Harry ne reviendrait pas sur sa décision.
- Si c'est pour jacasser, sors de mon laboratoire, rétorqua le professeur de Potions d'un ton glacial.
- Sev'…commença le professeur de DCFM.
- Non. Tais-toi ! Mon filleul est en train de mourir, le tien veut le sauver et je me contrefiche de la manière qu'il veut utiliser je l'y aiderai ! Alors maintenant tais-toi et laisse-moi faire cette potion interdite par le Ministère de la magie ! le coupa sèchement l'homme enceint avant de retourner à sa préparation.
Remus se gratta la barbe en reculant. Il savait que lorsque sa moitié était en colère, mieux ne valait pas être dans les parages. Cela était pire depuis qu'il attendait leur enfant. Personne ne le savait, à part peut-être Dumbledore. Mais qui pouvait savoir ce que ce vieux fou savait ou non ? Severus cachait son état en portant des robes sorcières amples. Il le regarda s'activer autour de son chaudron avec efficacité. Remus ne savait pas quoi faire à part veiller son fiancé et futur père de leur enfant.
O*O*O*O*O
Je leur ferai payer ! Elles ne s'en sortiront pas de cette façon ! Je vais les détruire !
Oui mais Draco est prioritaire ! Il ne va pas mieux ! Pourquoi ne se réveille-t-il pas ?
Je vais les démolir, elles ne méritent pas de vivre !
Je te sauverai Draco, et ensuite je te demanderai en mariage et je te promets, plus rien de mal ne t'arrivera de nouveau !
De quel droit ?! De quel droit pensent-ils pouvoir me prendre ce qui m'appartient ?! Trop bon, trop con voilà ce que ça veut dire !
Draco, mon amour, patiente encore un peu. Je viens à toi ! J'arrive et je te sortirai de là.
J'ai été tellement gentil, tellement naïf ! Je ne fais pas peur. Bien sûr que non, je suis vu comme leur putain de héro et ils se permettent de penser à ma place. Je vais les massacrer et en faire des exemples !
Peu importe la peur que tu affrontes, je me battrai à tes côtés et on sortira de là ensemble et je prendrai le temps qu'il faudra pour te permettre de t'en remettre.
J'ai l'argent mais pas le pouvoir, c'est pour ça qu'ils pensent avoir le droit de me prendre ce qui m'appartient.
Je te sauverai quoiqu'il arrive, même si c'est la dernière chose que je dois faire sur cette terre ! Je t'aime ! Je t'aime ! Je t'aime !
Je deviendrai puissant pour que l'on me craigne partout dans le monde et personne je dis bien PERSONNE ne pensera à te toucher encore.
Je t'en fais la promesse.
Je t'en fais la promesse.
Harry posa son menton sur ses mains croisées, les yeux brillants d'une froide détermination. Ses pensées dansaient dans sa tête alors qu'il se tenait aux côtés du corps inerte de Draco. Il n'avait jamais éprouvé une haine aussi froide, aussi sauvage. Il savait que Ginny et l'autre fille allaient le regretter. Bon sang, dès que Draco serait hors de danger, il allait s'occuper personnellement de leur cas. C'était une promesse. Et il tenait toujours ses promesses. Il releva la tête lorsqu'il entendit quelqu'un entrer dans l'infirmerie.
- Je n'ai pas envie de te parler, dit-il d'emblée.
- Je ne suis pas venu pour défendre ma sœur, Harry, répondit Ron d'une voix lasse.
- Qu'est-ce que tu veux alors ?! grogna le jeune homme d'une voix sèche et agacée.
- Je suis de ton côté, Harry, pas ton ennemi. Je te laisserai laver ton linge sale avec ma sœur, ce n'est pas ma décision ni mon choix et c'est elle qui va assumer.
Ron se tut lorsque son meilleur ami se tourna vers lui, les yeux glacés dans une colère froide.
- Qu'est-ce que tu veux ?!
- Ne sois pas aussi mal léché, 'Ry, grogna 'Mione en les rejoignant.
Elle rejeta ses cheveux en arrière, se frotta la nuque en soupirant de fatigue :
- Écoute, on est tous sous le choc des dernières révélations. Ron vient te dire qu'il te choisit toi et pas sa famille donc sois gentil. On est tous inquiets de l'état de Draco et de ce que tu vas faire.
Elle tut un instant en observant le visage livide de Draco avant de reporter son attention sur Harry.
- J'ai le sort.
Les yeux du jeune homme se fixèrent sur elle avec une acuité dérangeante. Il attendit dans son immobilité statufiante.
- J'ai épluché tous les livres possibles et imaginables et j'ai mis la main sur le sort qui te permettra de pénétrer dans ses rêves. Je ne suis pas sûre de ce qui se passera après mais normalement dès que tu parviendras à le réveiller tu reviendras à toi.
Harry poussa un soupir de soulagement avant de lui adresser un regard las. Il était à cran et il s'en prenait aux personnes qu'il aimait et ce n'était pas bon.
- Il ne faut plus que la potion, dit-il en passant la main dans ses cheveux déjà dans un état déplorable.
Hermione hocha la tête en lançant un long regard significatif à Ron qui secoua la tête avec un air pincé sur le visage. Il avait bien compris que pour l'instant Harry n'était pas prêt à lui parler sans lui faire de mal. Il eut envie de lui hurler que ce n'était pas sa faute si sa sœur était folle ! Mais il savait que c'était inutile, s'il avait été dans la même situation, il en voudrait à la terre entière. Ron soupira en se pinçant l'arête du nez. Blaise qui se tenait non loin de là, s'approcha et enroula ses bras autour de lui silencieusement. Il se détendit immédiatement.
- Je vais voir si Snape en a terminé avec la potion, lança-t-il en quittant la sécurité des bras du jeune homme noir.
- Ce n'est pas la peine.
Ils sursautèrent tous brusquement en se tournant vers le sombre professeur. Il se tenait là avec un air mauvais en tenant une fiole noire dans sa main gauche. Il lança un rapide coup d'œil sur son filleul avant de se pincer les lèvres et de se tourner vers Hermione.
- Avez-vous la formule, mademoiselle Granger ? demanda-t-il d'un ton froid.
- Oui, monsieur.
- Potter, avalez-moi ça. Qu'on en finisse.
Le Héros du monde sorcier se leva rapidement et se retrouva devant celui-ci avant qu'il n'eût le temps de cligner des paupières. Harry lui prit la fiole des mains et la but avant que Snape ne puisse lui dire d'attendre l'arrivée du directeur.
- Potter, gronda Snape d'une voix sèche face aux manières du jeune homme.
- Hermione, la formule, répondit le jeune homme en ignorant le professeur de potion.
La jeune femme poussa un long soupir en sortant sa baguette. Elle la pointa sur le Gryffondor et ensuite sur le jeune homme endormi et lança d'une voix claire et forte :
- Insemination in partem somnium !
Une lumière bleue jaillit de sa baguette et frappa le corps de Harry qui tomba raide par terre dans un sommeil profond, puis la lumière frappa le corps immobile de Malfoy.
Il y eût un silence dans l'infirmerie, tous espéraient que le sort avait fonctionné.
- Ramène-le Potter, chuchota Blaise en regardant le visage endormi de Draco.
O*O*O*O*O
Savez-vous ce qui se passe lorsque vous pénétrez dans les pires cauchemars de quelqu'un ? Le rêve détecte une anomalie et cherche par tous les moyens à vous éjecter. Il s'agit d'une réaction instinctive de protection, mais lorsqu'il s'agit d'un cauchemar magique, le rejet est deux fois plus violent. Harry heurta une barrière magique aussi solide qu'un mur en béton armé. Il s'ébroua en se retenant de toutes ses forces de gémir de douleur. Il se redressa alors qu'il voyait des Détraqueurs protégeant la barrière. Il se fit petit et sortit sa baguette. Draco était prisonnier derrière cette barrière magique ! Il allait le sortir de là. Il toucha rapidement la barrière magique qui crépita en réponse. Très bien, elle avait été érigée par un sort. Un sort puissant. Bordel ! Comment pouvait-il faire ? Il ignorait les répercussions que cela aurait sur Draco s'il usait trop de ses pouvoirs ici. Le jeune homme fronça les sourcils, en pleine réflexion. Je suis un intrus ! Ils vont m'attaquer, c'est certain. Il suffirait juste que j'intègre le rêve comme un élément du corps. Fort de cette réflexion, le jeune homme se redressa et marmonna un sort qui lui permettrait d'intégrer le cauchemar comme un élément lambda.
À peine le sort jeté, il se retrouva aspiré par une force brute qui le jeta comme un vulgaire chiffon contre la barrière. Il poussa un cri de douleur en traversant la barrière. Ce fût comme traverser un mur d'électricité. La magie pure le traversa, l'électrisa, brûlant ses poils, sa chair et le laissant gémissant et pantelant de douleur. Il se redressa tant bien que mal en se retenant de pleurer de souffrance tant ses membres lui faisaient mal. Il regarda autour de lui avec intérêt et écarquilla les yeux en découvrant les photos animées occupant les murs. Partout autour de lui se dressaient des photos de lui avec Ginny, leur mariage, leur lune de miel, Ginny enceinte, elle et lui avec un nouveau-né entre eux, un garçonnet titubant derrière un vif d'or, Ginny de nouveau enceinte…Des photos de famille avec les Weasley, Hermione en couple avec Ron… C'était trop étrange. 'Mione et Ron ensemble ?! N'importe quoi !
- Merlin, c'est quoi ça ? murmura le jeune homme en regardant lentement les photos.
Sa peur. Il a si peur de ne pas faire partie de ta vie.
Harry avait l'air si heureux sur toutes ces photos. Il avait l'air à sa place.
Pendant que toi tu vis ta vie lui, eh bien, il n'en fait pas partie.
- Mais où est-il ? grogna le Sauveur du monde sorcier.
Cherche, cherche-le, il va mourir. Tu as si peu de temps.
Harry fit le tour de la maison rapidement et arriva dans une cuisine chaleureuse et trouva ce qu'il souhaitait : le journal. Il s'en saisit et la Une lui fit peur.
« LE GARDIEN DE DRACO MALFOY FILS DU MANGEMORT LUCIUS MALFOY A ÉTÉ ARRÊTE POUR MEURTRE ! MALFOY EST-IL COUPABLE ?
Dans la nuit du jeudi à vendredi, lors de la visite médicale mensuelle à la prison Azkaban, pour une raison inconnue son gardien s'est acharné sur un autre et l'a tué. D'après ses dires, il aurait été envoûté par la perfidie de Draco Malfoy ! Peut-on réellement croire en ses propos ?! Après tout, le père de Malfoy était le bras droit de Vous-Savez-qui ! Nous savons de quoi sont capables de faire une telle famille. Pour lire la biographie de Draco Lucius Malfoy allez page 4, lire la biographie de Lucius Malfoy page 6. Et si vous voulez savoir comment se déroule la grossesse de Ginny Potter, lire page 2 »
Harry n'en crut pas ses yeux ! Draco était en prison ! C'était cela son pire cauchemar ?! Bon sang, mais oui bien sûr ! Pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt ! Il sortit précipitamment de la maison et entra en collision avec une jeune femme rousse.
- Chéri ! Je croyais que tu rentrerais tard ce soir ! s'exclama Ginny d'une voix douce et heureuse.
Le jeune homme la repoussa de son chemin : il n'avait pas envie de s'acharner sur une femme enceinte. En plus enceinte de lui (il eut des frissons d'horreur) Là, il avait envie de tuer la jeune femme. ENFERMER DRACO A AZKABAN ! Non mais BORDEL ! Il transplana directement au Ministère de la Magie. Il atterrit dans l'atrium et fut surpris de l'accueil qu'on lui fit : des sourires, des applaudissements, des serrages de mains. Il eut envie de leur éclater la figure ! Bon sang, ne voyaient-ils pas tous qu'il était pressé ?!
- Monsieur Potter ! s'exclama Pius Thicknesse avec une grand sourire hypocrite sur le visage et en ouvrant les bras. Nous pensions tous que vous étiez en déplacement ! Que puis-je faire pour vous ?
Merlin qu'il haïssait cette espèce de crabe sous un rocher ! Il prit sur lui, la vie de Draco en dépendant. Il afficha son air le plus hypocrite et répondit :
- Pas grand-chose, j'ai besoin d'aller à Azkaban. J'ai besoin d'un laissez-passer.
L'homme releva un sourcil en se caressant la barbe. Les yeux de Harry s'assombrirent et sa magie se mit à crépiter et à courir sur sa peau provoquant un courant électrique. Il n'acceptait pas « non » comme réponse et cela dût se voir car le Ministre hocha la tête et lui fit signe de le suivre dans son bureau. Une fois dans le bureau, le Ministre se tourna vers la cheminée qu'il alluma d'un geste de la baguette et d'un murmure. Sans un mot, Harry saisit la poudre verte et la jeta dans les flammes. Il pénétra dans les flammes en lançant d'une voix claire et audible :
- Azkaban !
Il atterrit dans un bureau vétuste et fit face à un Auror d'une quarantaine d'années et avant que celui-ci ne pût dire un mot, Harry lança :
- Amenez-moi voir Draco Malfoy. MAINTENANT.
Il avait assez tourné autour du pot depuis qu'il avait pénétré dans ce foutu rêve qui gardait l'amour de sa vie prisonnier. Il allait sortir Draco de là, maintenant. Sa magie crépita en réponse à sa détermination colérique.
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Severus Snape regardait par la fenêtre avec angoisse. Pour les autres, il était juste comme d'habitude : froid. Cependant, depuis que son filleul avait été plongé dans le coma, il allait très mal. Était-ce dû également à sa grossesse ? Il ne saurait dire. Il était très inquiet. Il lissa sa robe sorcière et sentit la rondeur de son ventre et il poussa un soupir d'agacement. Entendons-nous bien, il était aussi heureux que possible d'attendre un enfant, mais tout ce qui était lié à la grossesse l'agaçait prodigieusement. Il n'en était qu'à quatre mois et demi ! Bon sang ! Et avec l'état de son filleul, il n'avait pas pu se reposer autant que le gynécomage lui avait conseillé. Il ignorait ce qui le retenait de tuer les deux gamines stupides d'avoir fait du mal à son filleul. Si, il le savait pertinemment : il attendait de voir comment Potter allait gérer cela. Ces filles ne seraient pas les premières ni les dernières personnes à vouloir du mal à Draco si jamais il fréquentait le Héros National. Ce n'était que le début, il ne savait pas ce qui attendait les deux jeunes hommes mais cela n'allait pas être une partie de plaisir. Si Draco s'en sortait. Il se crispa lorsqu'il sentit un corps chaud se presser derrière son dos et des bras forts entourer sa taille et se poser délicatement sur son ventre. Un baiser se posa sur sa tempe et ce sale cabot qui lui servait de fiancé dit doucement-comme s'il lisait dans son esprit :
- Harry va réussir. Il te ramènera Draco, ne t'inquiète pas.
- Je ne suis pas inquiet, répliqua-t-il d'une voix glaciale, je suis angoissé ce n'est pas la même chose.
- Mon amour…commença Rémus d'une voix douce.
- C'est un Gryffondor qui est dans la tête de mon filleul, et tu veux que je ne sois pas inquiet ?
- Amour…
- De plus, c'est de Potter qu'il s'agit ! Avec sa capacité de réflexion aussi pertinente que celui d'un veracrasse, ne va-t-il pas créer une catastrophe gryffondoresque dont il a le secret ?!
Alors que le professeur de Potions commençait à devenir de plus en plus virulent dans ses propos, Rémus lui coupa la parole en l'embrassant avec tendresse. Snape pouvait dire ce qu'il voulait, il était très, très inquiet et espérait que Potter réussisse pour le bien être de son filleul. Et cela se voyait à la façon avec laquelle il triturait le bout de sa robe, avec la raideur de ses épaules. Rémus le connaissait et son beau brun était dans une attente insoutenable qui lui broyait les entrailles et pour ne pas le montrer, il n'en devenait que plus brutal et violent dans ses propos. Severus était l'amour de sa vie, lui qui avait pensé finir sa vie seul à cause de sa lycanthropie. Il avait été amoureux de Severus dès leur plus jeune année. Cependant pour des raisons évidentes, il avait préféré s'en faire un ennemi plutôt que de l'avouer. Il avait été loin de se douter que Snape ressentait la même chose. Ils étaient désespérément amoureux l'un de l'autre mais avaient été trop fier pour se l'avouer. Qu'ils avaient été stupides ! Tant d'années de perdues ! Ils avaient commencé à se fréquenter lorsque Rémus avait eu vent du statut d'espion de Severus peu après la confirmation du retour de Vous-Savez-qui. Depuis lors, ils s'évertuaient de rattraper le temps perdu. Beaucoup pourrait penser que Severus le maltraitait, mais il devait avouer qu'il adorait le côté prude et incendiaire de son petit potionniste ! Il savait également que celui-ci l'aimait avec la même force que lui. Ils avaient passé toute leur vie à croire qu'ils allaient finir seuls, sans amour. Alors être ensemble là, avec leur enfant qui allait voir le jour dans quelques mois, le fruit de leur amour, apaisait son corps meurtri d'une douce chaleur. Il était heureux, bien que la situation actuelle soit difficile, il était heureux.
Il détacha ses lèvres de celles de Severus et commença tout doucement à chantonner de sa voix grave :
No heart, no hands, no skin, no touch
Can get me there, nowhere enough
To love me like you do
To love me like you do
No kiss, no lips, no feel, no rush
Can keep me high I swear no one
Can love me like you do
Can love me like you do
Ohh
Il caressa le ventre arrondi de son fiancé caché sous les pans de sa robe d'une main et de l'autre il toucha sa joue avec tendresse.
Nobody's gonna love me like you
Nobody, nobody
Nobody's gonna love me like you do
Like you, ohhh
Nobody's gonna love me like you
Nobody, oh nobody oh
Nobody's ever loved me to the truth, like you, uuh
Nobody's gonna love me like you
Nobody, nobody
Il le savait avec autant d'évidence qu'il était brun et que le ciel était bleu, jamais plus quelqu'un ne l'aimerait comme Severus Snape le faisait. Jamais. Et cela ne le rendait que plus humble face à cela.
My oxygen can barely breathe
My darkest sin erase beliefs
And it's all because of you
All because of you
Not know what it is
But you pull me in
No one compares, could ever begin to love me like you do
I wouldn't want them to
Cause nobody's gonna love me like you
Nobody, ohh nobody ohh
Nobody's gonna love me like you do
Like you, uhhh
Être avec son potionniste glacial n'avait fait que remplir son cœur de joie et de chaleur. Il avait été si proche de se tuer lorsqu'il avait su que Sirius Black avait été tué. Son dernier ami, l'un des rares à l'avoir accepté tel qu'il était. Il s'était senti si anéanti, si …insignifiant. Cependant, les bras de Severus avaient adouci son âme en peine. Il avait repris le goût à la vie, grâce à cet homme-là.
Nobody's gonna love me like you
Nobody, ohh nobody ohh
Nobody's ever loved me to the truth, like you
Nobody's gonna love me like you
Cet homme qui lui avait sauvé la vie, cet homme qui l'aimait assez pour prendre le risque d'attendre un enfant de lui.
Nobody, nobody
I don't want nothing else
Not when I've had the best
I don't want nothing else
Cause you've showed me the best
Nobody's gonna love me like you
Nobody, ohh nobody ohh
Nobody's gonna love me like you do
Like you
Cet homme qui à chaque pleine lune se tenait à ses côtés et lui parlait avec amour et tendresse. Cet homme qui le matin en croyant qu'il dormait encore lui chuchotait à quel point il l'aimait avant que l'aurore ne pointe le bout de son nez. Comme un doux secret bien gardé.
Nobody's gonna love me like you
Nobody, ohh nobody ohh
Nobody's ever loved me to the truth, like you, uhh
Nobody's gonna love me like you, uhhh
Nobody, nobody uh
Cet homme qui, bien qu'ayant vécu les pires trahisons croyait encore assez à l'amour pour accepter de l'épouser. Et cet homme, il aimait également. Il l'aimait à en mourir. Severus leva son regard noir vers lui et esquissa un petit sourire-à peine un relèvement des commissures des lèvres- mais pour Rémus, ce fut le plus beau des sourires.
- Je sais, répondit simplement le professeur sans le venin habituel dans sa voix.
O*O*O*O*O
Draco pensait délirer, la fièvre avait étreint son corps faible avec tant de brutalité qu'il en avait des hallucinations. Ce n'était pas possible autrement. Harry Potter se tenait dans sa cellule et avait l'air horrifié par ce qu'il voyait. Draco tenta de lever le bras vers lui, afin de le toucher. Oh doux rêve. Il était si heureux. Voir Harry avant de mourir. N'était-ce pas le plus beau cadeau que lui faisait Merlin ? Ou peut-être était-ce Salazar qui le torturait une dernière fois ? L'hallucination se pencha vers lui et le prit dans ses bras et le souleva avec douceur et tendresse. Tout cela semblait si réel. Et le Potter de ses rêves lui demanda doucement :
- Est-ce que tu veux rentrer avec moi ?
Draco était d'accord pour absolument tout. Alors il hocha faiblement la tête. Oui, il voulait rentrer ! Il voulait le Harry de ses rêves ! Pas le Héro marié à la belle rousse. Pas ça, il voulait retourner dans le monde de ses rêves. Il fut ébloui par une lumière blanche avant d'être englouti par l'obscurité. Et puis, plus rien. Était-ce cela la mort ?
O*O*O*O*O
J'espère que ce chapitre vous a plu (ne me TUEZ PAS !), j'attends vos réactions avec impatience et merci ! Vous êtes de plus en plus nombreuses/eux à suivre cette histoire ! It makes me happy ! Cookies sur vous les gens et des cœurs ! Je vous dis au chapitre suivant qui va arriver rapidement ! Celles et ceux qui suivent mon autre fic, le nouveau chap arrive également ^^
