« Non, ne pars pas Andy ! Ne pars pas ! »
Narcissa était accrochée à la robe de sa grande sœur. « Ne partez pas ! Ne partez pas ! »
Bellatrix et Andromeda portaient d'élégantes robes noires sobres mais aux matières nobles.
La petite Cissy pleurait, hurlait. « Ne me laissez pas toute seule ! »

« Narcissa, laisse tes sœurs. »
Cygnus Black avait le visage dur et fermé. Il avait une grosse main posée sur l'épaule de sa seconde fille. Il lui caressait les cheveux. A lui aussi, elle allait manquer, cette présence féminine et pourtant si « mâle » dans ses attitudes, cette sagesse de centenaire dans ce petit corps de fillette.

« Je ne veux pas qu'elles partent, père, je ne veux pas être toute seule… »
Cygnus resta froid, le visage impassible, ce qui rendait son geste encore plus étrange : il saisit avec violence les cheveux dorés de sa benjamine, et la traina vers le cellier.
Le cellier… C'était là qu'il punissait.
Bellatrix y était allée deux fois, quand elle n'était pas sage. Andromeda l'avait entendue crier, et avait essuyé ses larmes quand elle était revenue. Druella avait caressé le visage de sa petite merveille, de son aînée, de sa fille préférée, et lui avait dit « c'est parce que ton père t'aime qu'il fait ça. Il veut que tu sois la meilleure fille possible ».
Elles n'en parlaient jamais entre elles. Mais quand Cygnus Black traîna sa petite fille sur le sol pour la conduire dans cette salle obscure, froide, sale… les deux premières nés étouffèrent chacune un hoquet.