Bonsoir. Un nouveau et court chapitre mais j'espère qu'il saura vous plaire malgré tout.
Merci pour tout vos encouragements, vous êtes magnifiques !
Bonne lecture !


Chapitre 7 : Déni.

Oliver revint chez lui en ruminant sa colère après Sara. Il ne comprenait absolument pas ce qu'il lui avait prit.
Ça ne pouvait seulement être la frustration provoquée par la mission. Elle avait été injuste et méchante avec l'informaticienne.
Il soupira de lassitude. Parfois il regrettait le temps où il était seul. Au moins il n'avait pas à gérer les humeurs et les disputes dignes de gamins des membres de son équipe.

- Oliver ?

Le justicier ne dénia pas se tourner en direction de sa maîtresse, qui, par ailleurs, rentrait chez lui comme s'il s'agissait d'un moulin.
Il l'entendit s'approcher mais il continua son sandwich, sans se soucier de la belle blonde dans son dos.

- Ollie ! Tu n'es pas réellement furieux après moi, si ?

Oliver poussa un long soupir en fermant les yeux. Il reposa son couteau sur le plan de travail avant de se tourner pour pouvoir la fusiller du regard :

- Si, Sara, je suis réellement en colère après toi. Tu te rends compte de ce que tu lui as dit ? Elle a fait tout son possible ce soir, comme tout les soirs ! Et tu te permet de l'insulter ? De remettre ses compétences en doute alors que tu ne serais pas capable de faire le quart de ce qu'elle fait ?

- Et elle ? Tu penses qu'elle serait capable de faire ce que nous faisons ? Tout ce qu'on lui demande c'est de nous guider. Et toi tu l'as laisse nous ordonner de rentrer sans même lui rappeler sa place !

Oliver secoua la tête en arrière tout en esquissant un petit sourire moqueur :

- Alors c'est cela qui te poses soucis ? Le fait qu'elle ait refuser de nous guider pour que nous puissions nous lancer à la poursuite de ces types ? Elle avait raison. Nous n'étions pas en état de les battre. Et pour ce qui est de la valise, comment diable veux-tu qu'elle devine ce qu'il y avait à l'intérieur au vu du système de sécurité mis en place !

- Il n'y a pas que ça, répliqua Sara, sèchement en croisant les bras sur sa poitrine.

- Et bien, explique toi, qu'on en finisse !

Il était exaspéré par le comportement de Sara. Ne pouvait-elle pas se montrer u peu plus compréhensive ? Elle ne faisait plus partie de la Ligue. Elle n'était plus seule. Et pourtant elle ne cessait de faire comme si elle l'était. Ignorant les risques qu'elle encourait, et qui, donc, par conséquent, elle faisait encourir au reste du groupe.

- Je ne supporte pas son comportement ! La façon dont elle est avec toi à perpétuellement t'accaparer, à t'impliquer dans sa stupide idée de grossesse ! C'est franchement la technique de drague la plus étrange et flippante qui m'ait été donné de voir !

- Tu es jalouse, s'exclama Oliver en riant, sérieusement ?

Sara fronça les sourcils, appréciant que moyennement le rire qui secouait le jeune homme pourtant si taciturne :

- Tu as un problème avec ça, marmonna-t-elle.

Il se calma avant de hausser les épaules :

- Tu es idiote. Elle ne m'a rien demandé. Je m'implique dans sa grossesse. C'est ma manière à moi de la remercier pour tout ce qu'elle fait pour moi depuis deux ans. Pour tout ce qu'elle a sacrifié.

Sara plissa les yeux, loin d'être rassurée :

- Tu ne lui dois rien.

- Tu te trompes, souffla-t-il en s'appuyant contre le plan de travail, elle sacrifie énormément de choses pour nous. Pour l'équipe. Pour moi. À commencer par sa carrière. Par sa vie. Alors je l'aide autant que possible. Je lui ai trouvé un appartement, je l'ai accompagné à ses rendez-vous et puis c'est tout. Je l'épaule. Je suis son ami. Comme elle est la mienne.

- Le regard que tu lui portait...

- Tu te fais des idées.

Sara lâcha un ricanement amer en secouant la tête :

- Vraiment ? Alors toi tu es en plein déni.

Oliver se redressa en serrant les dents.

- Écoute, il n'y a rien entre Félicity et moi. Elle est mon amie comme elle est la tienne. Et je ne tolèrerais pas ce genre de comportement. Si tu recommences je ne serais pas aussi conciliant.

Sara fit un pas dans sa direction, parfaitement consciente de l'état de colère dans lequel elle l'avait plongé mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche il leva une main entre eux :

- Non. Rentre chez toi.

La jeune femme recula, comme s'il venait de la gifler. Furieuse et rejetée elle tourna les talons et partie sans se retourner.
Oliver souffla pour la énième fois de la soirée. Vraiment, parfois il regrettait vraiment sa solitude.

Le lendemain, alors qu'Oliver planchait sur des dossiers divers et variés répertoriant des chiffres, des statistiques, des études de marchés et encore plus de chiffres, du coin de l'oeil, il aperçu un éclat rose pâle se lever précipitamment avant de se jeter à quatre pattes devant la corbeil à papiers. Inquiet, il se leva pour aller voir se qui pouvait bien arriver à si assistante mais il comprit vite. Nausées matinale. Elle était à trois semaines de grossesse, il supposait que cela était tout à faut normal. Il espérait, tout du moins. Sans faire trop de bruit pour ne pas attirer d'attention inutile il baissa les stores du bureau de ka jeune femme pour lui offrir un semblant d'intimité avant de se pencher pour retenir ses cheveux à l'arrière tout en les lui caressants.
Au bout d'une longue minute Félicity se redressa en se saisissant de la bouteille d'eau que le justicier lui passait. Elle en prit plusieurs gorgées qu'elle recracha dans la poubelle avant de grimacer :

- Désolée.

Il haussa les épaules avant d'esquisser un petit sourire tendre :

- Tu nettoies mes plaies, je retiens tes cheveux pendant que tu vomies, c'est du donnant-donnant.

La jeune femme rit en secouant la tête, et rassuré, Oliver se redressa en l'entraînant avec lui :

- Ça va mieux ?

- Mmh. Habituellement j'ai tendance à me sentir patraque aux alentours de dix heure trente mais, cette fois-ci et ne me demande pas pourquoi l'odeur de l'ail que l'on fait revenir m'est revenue en tête et...

Il grimaça devant son teint qui, rien qu'au souvenir reprenait une couleur verdâtre.

- Cesse de te faire du mal. Et si tu veux rentre chez toi. Je vais pouvoir m'en sortir.

Elle fronça les sourcils, comme offusquée par une telle idée, ce qui, la connaissant était très certainement le cas.

- Et puis quoi encore ? Une semaine de congés payés aux Maldives ? Je suis enceinte Oliver, pas mourante. Je vais allée me débarrasser de cette corbeille, me laver les dents, éventuellement grignoter un morceau avant de me remettre au travail. Et tu devrais t'y coller toi aussi. Tu as rendez-vous avec la famille Lance ce midi avant d'enchaîner sur une réunion avec le conseil cet après-midi.

Oliver s'apprêta à ouvrir la bouche pour protester mais la jeune femme le devança avec un sourire :

- Tu n'as pas préparé la réunion mais moi si, tu n'auras plus qu'à lire les petites fiches que je t'ai préparé.

- Qu'est-ce que je ferais sans toi, souffla-t-il en lui souriant tendrement.

Elle lui tira gentiment la langue avant de revenir plus sérieuse :

- Au fait, Oliver, pour Sara hier soir, si j'ai fais quelque chose de mal...

Il n'allait certainement pas lui dire que la jeune femme se faisait des films, leurs prêtant une relation insensé. Félicity lui plaisait, il ne se faisait guère d'illusions à ce sujet et dans une autre vie, une autre époque il était presque sûr qu'elle aurait été la femme de sa vie, néanmoins il ne prendrait jamais le risque de la mettre plus en danger qu'elle ne l'était déjà. À fortiori maintenant qu'elle était enceinte. Alors il ne lui livra qu'une semi-vérité, préférant faire l'impasse sur la jalousie de Sara.

- Ce n'est rien. Elle est encore un peu trop vive et n'a pas apprécié que tu nous empêches de poursuivre nos assaillants.

- Je suis désolée.

Il haussa les épaules en lui souriant :

- Tu n'as pas à l'être, tu avais raison.

Le sourire lumineux qu'elle lui adressa à cet instant le fir fondre et il regretta de ne pas pouvoir l'embrasser, de ne pas être dans une autre vie, une autre époque. Elle était si lumineuse, si rafraîchissante...
Il lui adressa un dernier sourire, replaça une mèche de cheveux derrière son oreille - il n'avait pas pu résister - avant de tourner les talons pour retourner à sa besogne, rassuré de savoir son amie en bonne santé.
Une fois assis à son bureau il l'observa se saisir de la poubelle avant de sortir pour gagner les toilettes. Il ne la quitta pas des yeux jusqu'à ce qu'elle disparaisse de sa vue.
Il souffla en secouant la tête. Sara se trompait. La relation qu'il entretenait avec l'informaticienne était purement platonique.


Comme vous pouvez le voir Oliver est à l'ouest...
Laissez-moi vos avis.
Merci !