Bonjour, bonjour

Un grand merci à Sham qui à corrigé le chapitre le plus rapidement possible pour que vous ne restiez pas frustrez trop longtemps ( si nous ne vous avons pas perdu en cours de route)

Pensez-y c'est aussi grâce à elle

Sur ce, je vous laisse à votre lecture.

Come on


Chapitre 6

Ce sont les terres qui savent reconnaître le blé.


Trois mois étaient passés depuis la disparition de Stiles. A la surprise de tout le monde, Derek n'était ni mort, ni fou et Noa se portait parfaitement bien.

Le premier mois, Derek se surprenait souvent à espérer que le jeune homme réapparaisse comme par magie à chaque fois qu'il allait quelque part. Depuis il n'attendait plus rien. Il avait fini par poser ses valises chez Stiles après une semaine de bataille avec Noa qui n'avait de cesse de lui répéter que son père ne le retrouverait jamais dans « ce vieux loft tout moche ». Peut-être que passée une année, l'enfant comprendrait que son géniteur ne reviendrait jamais.

Il était actuellement en train de regarder le ciel, allongé sur le toit de la maison. Les nuits commençaient à s'adoucir mais elles restaient fraîches pour un début de printemps. Il laissa Noa s'installer à côté de lui. Ce n'était pas faute de lui avoir interdit, mais le petit pouvait se montrer très têtu. En y réfléchissant, il avait de qui tenir.

_ Tu regardes les étoiles ? demanda le garçon en prenant la même position que le loup.

Derek hocha silencieusement la tête, sans détourner son regard du ciel.

_ Papa disait tout le temps que quand il partirait et que nous ne pourrions plus nous voir et que quand je regarderais le ciel, la nuit, puisqu'il habiterait dans l'une des étoiles, puisqu'il rirait dans l'une d'elles, alors ce serait pour moi comme si toutes les étoiles riaient. J'ai, moi, des étoiles qui savent rire.

Derek sentit alors une larme couler le long de sa joue.

_ Je ne veux plus que les étoiles rient, je veux que papa revienne, souffla l'enfant avant de fermer les yeux, fatigué.

Le loup se redressa et observa la bouille du petit endormi. Il attrapa doucement son fils et lui souffla à l'oreille.

_ Moi aussi Noa, moi aussi.

Il descendit du toit pour aller le coucher et décida qu'il était temps qu'il en fasse de même.

Il fut réveillé dans la nuit par la porte de sa chambre qui s'ouvrait. Il se redressa dans le lit pour voir Noa tenir le bord de son haut de pyjama en traînant ses pieds jusqu'au lit. Il avait les yeux débordants de larmes et lança à son père un regard suppliant.

_ J'ai fait un cauchemar, gémit le petit avant de grimper dans le lit.

Derek se recala, observant le petit qui se glissait dans les couvertures. Alors qu'il commençait à fermer les yeux, il sentit Noa se blottir contre lui. Il les réouvrit et écarta son bras pour enfermer l'enfant dans une étreinte.

_ Je t'aime papalou.


OoO


_ Pourquoi c'est à moi de le garder ? demanda Scott agacé.

_ Parce qu'il n'arrête pas de se disputer avec Malia, Jackson ne peut même pas l'approcher et Peter le fait pleurer dès qu'il entre dans une pièce.

_ Et Ethan ou Isaac ?

_ Ethan est parti avec Danny au Pérou pour les vacances et Isaac se recueille.

_ Lydia?

_ Lydia passe son oral pour sa thèse aujourd'hui.

_ Oui, j'avais oublié. Et Deaton ?

_ Bon dieu, Scott ! Si je te le demande c'est que personne n'est disponible ! Tu crois que ça m'amuse ? râla Derek exaspéré par les enfantillages de son ami.

_ Fais-le entrer Scott, intervint Kira.

_ Merci.

Il poussa un peu Scott et rentra dans la maison sous le regard rieur de Kira.

_ Il ne va pas te manger Scott, ce n'est qu'un enfant, tu as combattu des créatures plus impressionnantes que Noa, se moqua sa femme.

Derek et Kira l'entendirent maugréer dans sa barbe alors qu'il partait à la cuisine, sans comprendre le propos de ses paroles.

_ Je suis désolé, c'est vraiment important sinon je l'aurais emmené avec moi.

_ Je me doute Derek, ne t'inquiète pas. Elle regarda en direction de la cuisine et éleva un peu la voix. Ça nous fait toujours plaisir d'avoir Noa à la maison.

Elle rit en entendant son loup de mari bougonner de nouveau.

_ Allez, file ! invectiva Kira en mettant Derek à la porte.

Kira s'appuya sur le chambranle en soupirant et quand elle entendit Scott ranger la vaisselle un sourire sadique apparut sur son visage. Puis elle alla à la rencontre de celui-ci.

_ Chéri ? Je te laisse les enfants, je vais aller faire des courses pour ce soir.

_ On ne peut pas faire l'inverse plutôt ?

_ Non Scott, je suis enfermée ici toute la journée, j'aimerais profiter du fait qu'il n'y ait aucun incident depuis quelque mois pour souffler.

_ Très bien, ronchonna le jeune Alpha.

C'est vrai que c'était toujours lui qui était de sortie, il serait égoïste de refuser cette requête à sa femme. Mais il ne savait tellement pas s'y prendre avec Noa, l'idée de se retrouver seul avec l'enfant de presque cinq ans le tétanisait.

Heureusement pour lui, Miki était à la sieste et Noa semblait très occupé avec ses Playmobil. Il s'installa donc dans un fauteuil et en profita pour se plonger dans un roman qu'il avait délaissé depuis trop longtemps. Ce n'est que trois quarts d'heure plus tard, quand il sentit deux petites mains se poser sur son pantalon que les choses se corsèrent. Noa le regardait, entre la méfiance et la timidité, plusieurs feuilles de papier à la main avec un feutre noir.

_S'il te plaît...Dessine-moi un mouton.

Comme Scott n'avait jamais dessiné un mouton, il fit, pour lui, le seul dessin dont il était capable. Celui du boa fermé. Il sursauta quand il entendit le petit bonhomme protester.

_ Non! Non! Je ne veux pas d'un boa. Un boa c'est très dangereux. J'ai besoin d'un mouton. Dessine-moi un mouton.

Alors Scott fit ce qu'il put pour dessiner.

Noa regardait attentivement ce que faisait le loup, appuyé sur ses genoux.

_ Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

Scott regarda l'enfant quelques secondes, interdit, puis recommença. Pendant qu'il dessinait, il sentait le petit qui le regardait, alors il détourna son attention du dessin pour l'observer à son tour. Noa lui faisait un petit sourire indulgent.

_ Ce n'est pas un mouton, c'est un bélier, il a des cornes.

Grâce à ce sourire, Scott fut incapable de protester et refit un dessin. Mais il fut refusé comme les précédents.

_ Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps.

Alors faute de patience, comme Scott avait hâte de pouvoir continuer son roman, il gribouilla un autre dessin avec une explication toute faite pour l'enfant.

_ Ça, c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais le loup fut surpris de voir s'illuminer le visage de son jeune juge.

_C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton?

_ Pourquoi? demanda le jeune Alpha désarmé par la question.

_ Parce que chez moi, c'est tout petit.

_ Ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton, éluda l'adulte en rentrant un peu dans son jeu.

Le garçonnet pencha sa tête de manière à mieux voir le dessin.

_ Pas si petit que ç ! Il s'est endormi, s'étonna l'enfant

Le petit garou repartit avec sa feuille tout content. Scott pourrait dire, des années plus tard, que c'est à cet instant, qu'il fit réellement la connaissance de Noa.

Ce n'est que deux heures après, quand le babyphone signala au papa que sa fille était réveillée, qu'il fut obligé d'abandonner son livre.

Ce n'est qu'après lui avoir donné son biberon et changer sa couche qu'il revit la bouille du petit. Celui-ci s'était mis sur la pointe des pieds pour observer le bébé qui gazouillait joyeusement dans les bras de n'avait l'air ni renfrogné ni exalté, juste curieux. Mais l'adulte préféra rester sur ses gardes, il ne connaissait que trop, les humeurs changeantes de Noa quand il rencontrait quelqu'un pour la première fois. Une fois son inspection terminée, le garçon leva les yeux vers l'Alpha.

_ Tu me la prêtes, si je te prête papa ?

Dire que Scott fut surpris, eut été un euphémisme. L'adulte regarda l'enfant la bouche grande ouverte avant de se reprendre.

_ Tu ne peux pas me prêter ton papa, il n'est pas là.

_ Si ! Il est là, dans la petite véranda, s'enthousiasma l'enfant.

_ Derek est déjà rentré ? Pourquoi il ne m'a rien dit ? se questionna l'Alpha avec l'intention de se diriger vers sa véranda. Mais il entendit le petit rire moqueur de Noa et s'arrêta.

_ T'es bête toi, c'est pas papalou, c'est papa.

Scott fronça les sourcils et décida finalement de déposer Miki dans son parc pour en avoir le cœur net.

L'adulte se dirigea donc d'un pas ferme vers la véranda, suivi de près par Noa qui trottinait derrière lui. Arrivé dans la pièce, il vit un renard insulaire au pelage d'or qui était sagement assis en plein milieu de la pièce. Le garçon sauta au cou de l'animal sauvage, mais celui-ci ne broncha pas d'un poil.

_ Tu vois, c'est papa, je te le prête si tu me prêtes le bébé ? demanda le petit renard-garou. Il avait lâché la bête et s'était tourné vers l'adulte.

_ Ne dis pas n'importe quoi Noa, ce n'est pas ton père, c'est juste un renard, commença à s'énerver Scott.

Le renard doré se mit devant l'enfant en grognant sur Scott pour le protéger et l'Alpha fut pris d'un doute.

_ Stiles?

Le renard se calma un peu mais resta toujours entre lui et Noa.

_ Oh. Mon. Dieu. L'adulte se mit à rire, d'un de ces rires soulagés et nerveux à la fois. Mon Dieu ! Noa ! C'est ton père ! Stiles ! C'est toi ! s'exclama Scott faisant exploser sa joie et son incrédulité.

Le renard pencha la tête sur le côté pour comprendre ce qui se passait.

_ Bien sûr que c'est papa. Je te l'ai dit.

_ Il faut qu'on prévienne ton père que ton père est toujours vivant, enfin Derek, enfin, tu as compris, mon dieu, mon dieu, mon dieu, Stiles, que t'est-il arrivé ?

L'enfant se mit à rire. Il trouvait Scott très drôle à brasser de l'air inutilement. Il semblait perdu.

_ Si tu veux appeler papalou. Il faut crier.

_ Quoi ? beugla Scott en se figeant.

_ Il faut crier, crie, moi je n'y arrive pas très bien, je suis un renard. Papalou a dit que c'est ce qu'il fallait faire quand j'ai besoin de lui et qu'il n'est pas là.

Devant le regard bovin de Scott, Noa soupira. Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules, et c'est fatigant, pour les enfants, de toujours et toujours leur donner des explications.

_ Crie. Fais comme moi. AAAHOOOOUUUUUUUUUUU !

Scott compris alors, et se transforma légèrement pour émettre un cri de ralliement. Le renard coucha ses oreilles et glapit avant de fourrer son museau contre l'enfant.

Il ne fallut pas plus d'une dizaine de minutes pour rameuter tous les loups présents à Beacon Hills. Derek, plus inquiet que les autres, courut presque se jeter dans les bras de son fils.

_ Ça va ? Tu n'as rien ? demanda-t-il en inspectant le garçon sous toutes les coutures.

_ Non, Scott voulait que tu voies papa, répondit l'enfant en frottant sa joue contre la main de son père.

Derek se figea et s'il faisait plus attention, il pouvait sentir un animal fin se plaquer joyeusement contre ses flancs. Il tourna doucement la tête et aperçut le pelage doré du renard. Quand l'animal remarqua qu'il l'observait, il lui sauta littéralement au visage pour le débarbouiller dans les règles de l'art. Derek sentit alors son odeur, elle était beaucoup plus discrète mais toujours aussi enivrante pour le loup. Il attrapa alors le renard pour le serrer doucement contre lui.

_ Stiles, croassa Derek, des larmes de joie dans la voix.

_ Moi aussi je veux un câlin ! s'exclama leur fils en se jetant sur eux. Derek l'attrapa d'un bras pour serrer ses deux trésors contre lui.

_ Pourquoi est-ce que Stilinski est en renard ? Je croyais que son animal préféré, c'était la licorne, demanda Jackson.

Malia leva les yeux au ciel complètement dépitée par le nombre de conneries que ce mec était capable de sortir à la minute.

_ Bah quoi ? Il en parle tout le temps, s'insurgea le loup blond.

_ Je vais finir par croire que chez toi, la bêtise, c'est de naissance, tu sortais avec Lydia pour redresser le niveau ? le taquina la jeune femme, tout de même impressionnée par la naïveté du jeune bourgeois.

_ Laisse, c'est pour ça qu'on l'aime bien dans la meute, intervint Isaac en passant un bras de chaque côté de la coyote pour la prendre contre lui.

_ Et toi ? Récupérer les restes des autres, ça ne te dérange pas ? lança le bêta à Isaac, vexé.

_ Tu vois ? Le niveau n'est jamais très élevé, commenta le jeune homme comme si Jackson ne l'avait pas insulté.

_ Pourquoi est-ce qu'il ne se change pas ? demanda alors Derek à Scott comme si celui-ci pouvait lui apporter la réponse.

_ Par pudeur ? proposa son interlocuteur, incapable de savoir.

_ Je ne crois pas, je vais l'emmener voir Deaton.


OoO


Le renard était sagement allongé sur la table d'auscultation, attendant patiemment que le vétérinaire finisse de l'examiner sous tous les angles. Alan finit par lâcher l'animal et regarda Derek qui écoutait le pronostic fébrilement.

_ Il est bloqué.

Derek devint aussi blanc qu'un linge.

_ Rien d'irréversible, ça arrivait souvent à Noa dans sa première année de vie, se précipita d'expliquer l'émissaire.

_ C'est vrai, renchérit le petit garçon qui était assis sur la table avec le renard dans les bras. Regarde, je vais te montrer comment papa faisait.

Le petit attrapa le renard de façon à pouvoir coller son front contre celui de l'animal. Ils fermèrent les yeux tous les deux et Noa calqua le rythme de son cœur sur celui de son père. Il connecta son étincelle à celle du renard. Peu à peu le renard reprit forme humaine sous les yeux ébahis du loup.

_ Bravo Noa, que serait Batman sans Robin, on se le demande, félicita le vétérinaire.

Stiles se redressa sur la table et plongea son regard dans celui de Derek. Ses yeux et ses tatouages contenaient maintenant des myriades de petites particules dorées qui lui donnaient une aura surréaliste. Si le loup faisait plus attention il pourrait voir qu'à la lumière son compagnon avait désormais des reflets « roux renard » dans les cheveux.

Le regard du renard était déstabilisant d'intensité. Celui-ci approcha doucement sa main du loup et eut un sursaut d'hésitation avant de la poser définitivement sur la joue râpeuse. Derek ferma les yeux et soupira de soulagement. Le contact lui faisait du bien. Ce n'est que maintenant, alors qu'il sentait la peau délicate et la fragrance addictive de l'homme en face de lui, qu'il prit conscience que le sevrage forcé de ces derniers mois avait laissé un trou noir dans son cœur. Il pouvait désormais comprendre pourquoi un loup se meurt ou s'aliène à la mort de son compagnon.

_ Stiles, souffla Derek.

Il prit le druide dans ses bras et nicha son nez dans le cou de ce dernier. Il sentit le renard frissonner de plaisir à ce contact. Il continua à se repaître de son odeur favorite en serrant davantage le jeune homme si c'était possible. L'autre se laissa faire, profitant du contact. Mais posa tout de même son regard protecteur sur Noa.

_ Stiles, tu m'as tellement manqué, tu nous as manqué, Stiles... Stiles, j'ai cru te perdre ce jour-là. Que s'est-il passé ?

Mais le renard gardait toujours le silence. Il regardait encore son fils et avait commencé à jouer avec ses cheveux.

_ Stiles ? appela Deaton.

_ Stiles, réponds-nous, implora Derek.

Le jeune druide reporta son attention sur le loup et le regardait toujours de cette manière bienveillante et intense à la fois.

_ Stiles ? reprit Derek

_ Stiles ? répéta l'intéressé d'une voix rocailleuse.

_ Oh ! Il est vraiment très très bloqué, constata Noa.


OoO


Derek s'était rendu au loft suivi de ses deux comparses, il devait récupérer les vieux livres de sa mère pour étudier la situation.

_ Maître Derek ? Monsieur ne m'avait pas dit qu'il reviendrait au loft aujourd'hui. Avez-vous besoin de moi ?

_ Non Peter, je n'ai besoin de rien.

_ Bien Monsieur, dans ce cas, je vais continuer de préparer le repas pour ce soir.

Noa s'était caché derrière Stiles et retenait un premier sanglot. Le renard, qui avait vu le manège de son fils, ne comprenait pas. Il ne ressentait pourtant aucune hostilité chez l'homme présent. Aussi, s'approcha-t-il pour commencer à sentir le majordome.

Peter se figea sur place.

_ Est-ce que l'invité de Maître Derek est en train de me renifler ?

_ C'est exactement ce qu'il est en train de faire, Peter. Je crois qu'il est en train de s'assurer que tu n'es pas un danger pour Noa, répondit le loup en attrapant le bout de chou qui sanglotait silencieusement.

_ Oh ! L'invité de Monsieur connaît Maître Noa ?

_ Assurément Peter, puisque c'est son père.

_ Cela explique beaucoup de choses en effet, conclut Peter toujours aussi stoïque.

Stiles fit un sourire compatissant au majordome et passa sa main devant ses yeux comme pour vérifier qu'il était réellement aveugle. Il regarda Noa, toujours caché contre l'épaule de Derek. Il fit quelques enjambées pour attraper son fils et le ramener devant Peter. Le renardeau se mit à crier quand il vit ce que son père faisait. Stiles, lui, s'était remis à renifler Peter, et reporta de nouveau son attention sur le petit. Il recommença plusieurs fois son manège jusqu'à ce que Noa comprenne ce qu'il essayait de lui faire faire.

Noa se pencha timidement sur Peter et imita doucement son père. Il fut surpris de ne pas du tout ressentir les mêmes choses émanant de l'homme.

_ C'est Alfred ! Papa, tu as fait Alfred, s'enthousiasma l'enfant en faisant un câlin à Stiles.

_ Ton père est un génie, Batman et Robin ont besoin d'un Alfred. Au fait Peter, Il s'appelle Stiles et c'est grâce à lui si tu es en vie aujourd'hui, tu lui dois beaucoup, signala Derek en partant vers la bibliothèque.

_ Entendu Monsieur.


OoO


_ Oh mon dieu ! Les autres m'en ont parlé quand je suis rentrée, mais c'est complètement fou ! s'exclama Lydia en observant Stiles jouer avec Noa dans le salon de leur petite maison étriquée.

Elle essuya les larmes qui avaient coulé sous l'émotion.

_ Je... Je n'y croyais plus, je suis tellement... Il est vivant, finit la jeune femme en pleurant de joie.

Stiles avait relevé la tête, interpellé par les émotions ambiantes. Il délaissa Noa et se dirigea vers Lydia pour la prendre dans ses bras, dans une étreinte douce et réconfortante.

_ Stiiiiiiles, souffla le renard.

La jeune femme se mit à rire entre ses sanglots.

_ Stiles ? répéta la banshee.

_ C'est la seule chose qu'il dit, expliqua Derek.

_ Je t'ai connu beaucoup, beaucoup plus causant mon chéri, murmura Lydia en passant sa main dans les cheveux de Stiles.

_ Stiles ? questionna le druide en penchant la tête sur le côté.

La banshee rit alors plus franchement, sous le sourire amusé du jeune père.

_ Bon, je vais vous laisser, il se fait tard de toute manière. Quand on me l'a dit, je n'ai pas regardé l'heure, j'ai foncé. Je ne pouvais pas attendre de voir si c'était vrai.

Elle s'était levée de sa chaise en époussetant machinalement sa jupe.

_ Je comprends. Oh ! Et ton oral ? demanda Derek alors qu'ils se dirigeaient vers la porte d'entrée.

_ Une formalité, j'ai validé ma thèse, donc mon année. Merci de demander. Bonne nuit.

Derek ferma la porte et regarda Stiles qui avait attrapé un bocal en verre rempli de lentilles et plongeait ses mains dedans en considérant l'expérience, très curieux. Le loup soupira et se dirigea vers le renard pour attraper son visage en coupe.

_ Stiles, reviens-moi, maintenant que tu m'as fait connaître le froid glaçant de l'hiver, laisse-moi découvrir la douce chaleur du printemps.

_ Stiles ? répondit son interlocuteur.


Voilà voilà mes petits loups.

Alors? Verdict

Suite prochainement, à bientôt.