Chapitre 6 : De plus en plus proche.

Mirana, Merle, Salia et Van était sorti faire une promenade à cheval. Salia s'était parfaitement intégré. Elle et Mirana était devenu amie, pourtant Merle restait sur la défensive. Elle aimait beaucoup Salia, mais elle avait comme une sorte de gêne en sa présence. Mirana et Merle étaient parti se promener dans les environs. Van était allongé dans l'herbe, il regardait le ciel. Salia s'allongea à ses cotés.

« Cela fait du bien de se détendre non ?

_ Oui, c'est agréable.

_ Il faut dire que te ne te ménages pas.

_ C'est vrai, mais j'aime Fanélia et j'aime travaillé.

_ C'est vrai que Fanélia est un pays magnifique. C'est dommage !

_ Qu'est ce qui est dommage ?

_On a l'impression que tu n'en profites pas.

_ Peut être.

_ Qu'est ce qui ne va pas ?

_….

_ Excuse moi je ne veux pas être indiscrète. »

Mais Van ne la regardait plus, ni ne l'écoutait plus. Elle retrouva sur son visage l'expression qu'il prenait lorsqu'il rentrait en lui-même. Lorsqu'il se souvenait de son passé, dans ses yeux s'était rallumée la tristesse. Gênée, Salia se tut. Et respecta son silence.

Mirana et Merle se promenaient. Mirana regardait par-dessus son épaule. « Ils ont l'air de bien s'entendre.

_ Oui.

_ Cela n'a pas l'air de te faire plaisir, tu es jalouse ?

_ Non, et puis je ne vois vraiment pas pourquoi.

_ Vraiment ?

_ Tu te trompes, Van ne s'intéresse pas à elle. Pour lui seule compte Hitomie.

_ Tu en es sûr pourtant Van semble allé mieux depuis qu'il l'a rencontré.

_ Ce n'est qu'un hasard.

_ Ah !

_ Van certifie qu'il a réussi enfin presque à communiquer avec Hitomie.

_ Mais c'est merveilleux. Et à ton avis elle va revenir ?

_ Je ne sais pas. C'est trop tôt pour le dire.

_ Néanmoins, Van semble allé mieux, et puis la présence de Salia lui fait du bien.

_ Je ne peux pas le nier.

_ Tu te contredit Merle. Enfin moi j'aime bien Salia.

_ moi aussi.

_ Vraiment ?

_ Oui et c'est pour cela que je vois d'un mauvais œil qu'elle se rapproche trop de lui.

_ Je comprends, c'est pour elle que tu te fais du souci, tu es une petite sensible.

_ Arrête où je sors mes griffes.

_ Tu calmes, bon si on les rejoignait, si j'ai bien compris, il ne faut pas les laisser seul.

_ Mais c'est qu'il y a un cerveau en état de marche sous cette auréole de cheveux blonds. »

Merle partit en courant en rigolant et Mirana se mit à lui courir après. Merle se réfugia derrière Van qui sortit de sa pensée et les gratifia d'un sourire. Ils finirent la journée en plaisantant et en rigolant.

Le soir Salia était sur le balcon, elle regardait les étoiles. Soudain elle entendit un bruit au-dessus d'elle. Elle appela. « Merle c'est toi ? »

Et Merle sauta prestement sur la rambarde du balcon.

« Qu'es-ce qu'il y a ?

_ Rien, je me demandais juste si c'était toi ou Van.

_ Maître Van est parti au village de Luhm, ce soir.

_ Ah je ne savais pas. Dis Merle, je voulais te demander.

_ Quoi ?

_ Pourquoi est-ce que tu continu à l'appeler maître Van même en privé tu ne me fais pas confiance ?

_ Non ce n'est pas ça. Je l'ai toujours appelé ainsi c'est tout. Et cela n'a rien à voir avec toi.

_ Ouf je suis soulagé. Mais dis- moi cette nouvelle coiffure te va très bien.

_ Tu trouves ? C'est Mirana qui voulait essayer de me faire changer de tête.

_ Et bien c'est très réussi.

_ Tu ne dit pas ça pour te moquer de moi.

_ Je n'oseraies jamais. Tu penses sinon tu me découperais en rondelles avec tes griffes.

_ Ah ! Ah ! Ah ! Tu as bien raison. Mais tu sais toi aussi tu devrais lui demander qu'elle te coiffe.

_ Tu crois ?

_ Oui tes cheveux n'en font qu'à leur tête.

_ C'est tout de même pas aussi critique que pour Van.

_ Non mais c'en est pas loin.

_ Mon dieu, il faut courir réveiller Mirana. »

Et elles éclatèrent de rire. « Tu sais Merle ?

_ Quoi ?

_ Je t'aime beaucoup. Et je te remercie de m'avoir si bien intégré.

_ C'est rien tu sais tu es quelqu'un avec qui l'on se sent bien. Maître Van me dit souvent qu'il y a comme une aura de confiance qui flotte autour de toi, que tu respires la sincérité. Et il trouve cela très rafraîchissant.

_ C'est vrai c'est ce qu'il dit de moi ? Mais dit moi Merle tu l'aimes beaucoup n'est-ce pas.

_ Maître Van est la personne qui compte le plus pour moi.

_ Tu ne serais pas un peu amoureux de lui. Ne fait pas cette tête, c'était pour plaisanter.

_ Peut être. Enfin maître Van et moi avons toujours été ensemble, je crois que je l'aime et qu'il m'aime profondément, mais pas au sens ou tu l'entends. Notre relation est celui d'un frère et d'une sœur, d'une profonde amitié, nous avons une confiance totale l'un envers l'autre. Mais cela en restera toujours là. Fut un temps, je ne comprenais pas cela. Mais maintenant je le sais et j'accepte cet état de fait. Le plus important c'est le bonheur de maître Van.

_ Tu es quelqu'un de très profond Merle. Mais je m'inquiète pour Van. Il a comme un voile de tristesse au fond des yeux. C'est comme s'il cachait une terrible blessure ou un profond désespoir. Quelquefois j'ai l'impression qu'il devient inaccessible.

_ Oui maître Van a encore un lourd poids sur le cœur. Mais je n'ai pas le droit de t'en parler. Tu comprends…

_ Oui c'est trop personnel. C'est quelqu'un qu'il a perdu.

_ En quelque sorte. Ecoute, je vais te dire maître Van semble allez mieux depuis quelque temps, il faut laisser les choses se faire tranquillement.

_ Bien. Je te remercie de m'avoir parler.

_ De rien, merci de m'avoir écouter.

_ Tu es mon amie non ?

_ Oui. Allez bonne nuit Salia. »

Et Merle disparu dans la nuit. Salia resta seule perdu dans ses pensés. Quelque chose l'attirait en Van, quelque chose qu'elle ne définissait pas bien. Il avait toujours été gentil avec elle et il l'avait adopté en quelque sorte. Elle se sentait bien avec lui et avec Merle. Elle aimerait temps pouvoir lui rendre le sourire.

Le lendemain Salia se rendit donc dans les appartements de Mirana pour que celle-ci lui arrange un peu les cheveux. Elles en eurent pour toute la matinée. Merle et Van étaient dans la salle à manger. Van avait déjà félicité Merle pour sa nouvelle coiffure. Et lorsque Mirana entra en annonçant Salia il se tourna ver la porte. Salia entra, Merle poussa un sifflement d'admiration et se mit à applaudir. Mais Van s'était levé d'un coup et la regardait d'un air livide. Il la dévisageait. Et un silence tendu s'établit dans la pièce, Merle et Mirana qui ne comprenait rien regardaient alternativement Van et Salia. Celle-ci ne savait pas comment réagir et commençait à paniquer. Van la dévisageait toujours en silence. Salia avait les cheveux à la hauteur des épaules. Ils bouclaient légèrement à leur extrémité. Un dégradé lui encerclait le visage, soulignant ainsi la finesse de ces traits et cette cascade de cheveux bruns faisait ressortir ses yeux clairs. Le temps semblait s'être figé. Et d'un seul coup Van, se dirigea vers une porte et sortie précipitamment de la salle laissant tout le monde médusé. Merle se mit aussitôt à sa recherche pendant que Mirana se tournait vers Salia. Qui c'était mise à pleurer doucement. Mirana essaya de la réconforter, mais elle aussi la réaction de Van l'avait secoué.

Merle retrouva Van bien évidemment sur le toit, elle s'approcha tout doucement de lui et s'aperçue alors qu'il luttait pour retenir ses larmes. Comprenant qu'il ne servait à rien de parler elle se serra doucement contre lui. Au bout d'un moment les muscle de Van se décrispèrent et il regarda Merle. « Je suis désolé Merle, je n'aurais jamais dû réagir ainsi.

_ Qu'es-ce qui c'est passé ?

_ Elle, elle ressemblait tellement à Hitomie.

_ Comment ?

_ Oui elle avait exactement la même coiffure qu'Hitomie la dernière fois que je l'ai vu la seule différence c'était la couleur.

_ Maître Van…

_ Ca m'a fait un choc, j'ai… Un instant j'ai cru… Enfin…

_ Maître Van ! Vous n'avez rien à vous reprocher.

_ Je l'ai laissé partir.

_ Maître Van, c'est du passé il faut pensé à l'avenir et l'avenir c'est ce soir.

_ Tu as raison ce soir je reverrais Hitomie pour de vrai.

_ Voilà c'est comme cela que je veux vous entendre parler.

_ Tu as raison, comme toujours Merle. Merci.

_ A ton service… Euh es-ce que tu crois que tu vas être capable de venir manger.

_ Oui.

_ Salia ne va pas y comprendre grand chose.

_ C'est vrai la pauvre, elle doit se poser des questions. »

Et Van redescendit en flèche, Merle sur ses talons. Van et Merle déboulèrent dans la pièce. Salia s'était calmé, mais elle avait encore les yeux rouges. Mirana regarda Van en haussant un sourcil. Merle lui fit un clin d'œil. Van respira un grand coup et déclara « Excuses moi Salia. Tu es très bien comme ça, bon si nous passions à table, ça va refroidir. »

Salia ne savait pas quoi dire mais comme Merle Van et Mirana se mirent à table, elle fit de même. Le déjeuner se passa bien, même si une certaine gêne demeurait.

Van fut très pris dans l'après-midi si bien que Salia ne pu lui parler, pourtant elle était décidée à tirer cela au clair. Surtout que son père n'allait pas tarder à rentrer et que dès lors elle n'en aurait plus l'occasion. Au dîner Van semblait très impatient, il ne tenait pas en place, Merle n'arrêtait pas de lui dire que cela ne servait à rien, il n'arrivait pas à se détendre. Salia renonça donc à essayer de lui parler. Elle se sentait exclue, et cela lui faisait de la peine, Merle et Mirana semblaient connaître les raisons des réactions de Van, mais elle n'y comprenait rien.

Au moment de se coucher Van tremblait tellement il était nerveux. Il essaya de refaire les mêmes gestes que l'autre fois, il se coucha, prit le pendentif dans sa main droite, mais en plus ce coup-ci il avait pris sa Drag-Energist et la tenait de la main gauche. Il s'était dit que cela lui permettrait peut-être de lui parler plus longtemps. Le sommeil ne fut pas long à venir et le rêve commença presque aussitôt. Leurs désirs réciproques de se retrouver étaient si forts qu'allier au pouvoir du pendentif et de la Drag-Energist, Van et Hitomie réussirent cette fois à crée un pont au-dessus de la rivière. Ils se mirent à courir et se retrouvèrent bientôt dans les bras l'un de l'autre. Hitomie pleurait doucement et ne cessait de prononcer son prénom. Van lui aussi avait les larmes aux yeux, il la serrait contre lui incapable de faire autre chose. Ils se sentaient si bien l'un contre l'autre, ils avaient tellement espéré se retrouver. Le contact était presque réel, même s'il savait qu'il était dans un lieu à part. Au bout d'un moment, ils se séparèrent et s'écartèrent, pour se regarder longuement, tout en se souriant. Hitomie fut la première à rompre le silence.

« Oh Van tu m'as tellement manqué.

_ Toi aussi. Hitomie je voulais tellement te revoir, te parler, mais maintenant que tu es là je n'arrive pas à trouver les mots.

_ Moi non plus je suis tellement heureuse. J'avais presque perdu espoir, j'ai douté, j'ai cru que tu m'avais oublié.

_ Jamais Hitomie, jamais je ne t'oublierais.

_ Moi c'est pareil.

_ Hitomie…

_ Oui !

_ Je… Enfin comment tu vas ?

_ Je vis ma vie, mais elle n'est plus vraiment comme avant… et toi ?

_ Et bien nous avons reconstruit Fanélia.

_ C'est vrai, vous avez été vite.

_ Oui, il faut dire que travailler me faisait du bien c'est que…

_ Je sais, mes notes non jamais été aussi bonnes, mais… Et comment vont les autres.

_ Bien, Mirana et Dryden se sont remis ensemble et ils semblent heureux, même si Dryden n'est pas très disponible. Allen a eu droit à une forteresse toute neuve, et il y vit avec Séréna, mais en fait c'est Gardes qui la garde, Allen est le plus souvent à Pallas ou à Fleid.

_ A Fleid ?

_ Oui, il a dit la vérité à Cid.

_ Comment l'a-t-il prit ?

_ Au début, il a eu des difficultés, mais maintenant lui et Allen son très proche. Cid deviendra un très grand duc.

_ Je suis heureuse tout le monde va bien, même Merle ?

_ Oui, elle est toujours avec moi, mais je crois que je lui fais se faire trop de soucis.

_ Ah !…

_ Oui enfin Hitomie, je voudrais te dire…`

_ Quoi ?

_ Enfin es-ce que ?

_ Van qu'es-ce que tu as tu es tout pale ?

_ Hitomie…

_ Van répond moi qu'es-ce qui t'arrive ? »

Van allait tomber lorsque Folken apparut et le soutien.

(Van) « Folken ?

(Folken) _ Oui Van. Doucement.

(Hitomie) _ Folken qu'es-ce qui lui arrive ?

(Folken) _ Ce n'est rien Hitomie Van à juste un peu trop présumer de ses forces, utilisé une Drag-Energist, à renforcer ton pouvoir et à permis votre rencontre bien plus rapidement que nous le pensions. Mais Van il faut que tu fasses attention. Maintenant il faut que tu rentres.

(Van) _ Mais…

(Folken) _ Van tu risque de mourir si tu reste ici trop longtemps dans cet état.

(Hitomie) _ Van rentre, nous nous reverrons le mois prochain, d'accord.

(Van) _ Hitomie…

(Hitomie) _ Oui Van je t'attendrais ici dans un mois. »

Van répondit à son sourire puis disparu dans une colonne de lumière. Folken posa sa main sur l'épaule d'Hitomie qui avait du mal à retenir ses larmes. « Vous vous reverrez dans un mois et vu les progrès qu'il fait, bientôt vous pourrez vous voir réellement. Il est temps que tu rentres toi aussi. » Et avant qu'Hitomie ait pu répondre la vision disparut et elle se retrouva allongée dans son lit. Elle ouvrit les yeux et regarda la plume blanche avec un tendre sourire. Elle ne comprenait pas pourquoi tout dépendait du pouvoir de Van, mais elle savait qu'il y arriverait et que le mois prochain ils serraient de nouveaux réunis. Elle avait du mal encore à croire qu'elle venait de lui parler de le voir. Il avait tellement grandi, il était plus craquant que jamais. Elle avait hâte d'être à dans un mois, mais en même temps elle regrettait de ne pas être auprès de lui.

Comme Van ne semblait pas décider à vouloir se réveiller, malgré tout ses efforts. Merle se résolue à lui renverser un verre d'eau sur la tête. L'effet fut immédiat, Van poussa un cri et sauta littéralement du lit entraînant avec lui les draps. Merle se mit à pouffer de rire, Van était trop heureux de la nuit pour se mettre en colère et se mit donc à la courser gentiment d'abord à travers la chambre puis dans les couloirs, finalement il la rattrapa juste avant qu'elle ne se réfugie derrière Salia. Van la chatouillait tellement que Merle le supplia d'arrêter tout en hurlant de rire. Van riait lui aussi de bon cœur. Salia assistait au spectacle médusé. C'était la première fois qu'elle voyait Van rire ainsi. Puis elle se mit à rougir lorsqu'elle s'aperçut qu'il était en caleçon. Mais son regard fut tout de même attiré par le pendentif qui pendait à son cou. Van cessa de torturer Merle et se tourna vers Salia, il la salua en la priant de l'excuser puis retourna dans ses appartements pour s'habiller. Salia fut aussitôt frappé par son regard, il n'avait rien à voir avec le regard triste qu'elle lui connaissait, c'était comme si un feu s'était éveillé au fond des yeux bruns de Van. Ses yeux pétillaient de vie d'un seul coup. Comme elle restait plantée là Merle la poussa un peu.

« Alors comme cela on ne vient pas à mon aide ?

_ C'est que…

_ Vengeance ! »

Et tout en disant cela Merle se jeta sur Salia et se mit à la chatouiller à son tour. Salia une fois sa surprise passée se mit à répliquer tout en rigolant comme une bossue. Lorsqu'elle se calmèrent, elles étaient dans un tel état qu'il fallut qu'elle retourne dans leur chambre avant d'aller déjeuner. Le petit-déjeuner fut très agréable Van plaisantait et souriait, Merle et Mirana semblaient satisfaites, et Salia était aussi de bonne humeur.

Salia se promenait dans le jardin, soudain elle cru reconnaître la voix de Van. Elle se dirigea vers la clairière où se trouvaient la tombe royale et Escaflowne. Et elle aperçu Van perché sur son guymélef. Van avait posé ses mains sur le cœur d'Escaflowne et celui-ci brillait légèrement. Lorsque Van retira ses mains la lueur cessa aussitôt. Van soupira « Dommage, mais j'y arriverais. » Il se retourna et aperçut Salia « A tu étais là ?

_ Je ne voulais pas te déranger.

_ Ne t'inquiète pas tu ne me déranges absolument pas je faisais juste une expérience.

_ Ah bon.

_ Oui, tu voulais me parler.

_ Non, enfin oui. C'est que…

_ Vas y qu'es-ce qu'il y a ?

_ Tu as l'air d'excellente humeur aujourd'hui.

_ C'est vrai. Mais il y a quelque chose qui te traquasses.

_ Non, j'étais juste intrigué par le pendentif que tu avais autour du cou ce matin. Mais qu'es-ce qui m'a pris de sortir ça. Ce n'était pas ce que je voulais dire pourquoi je n'arrive pas à m'exprimer qu'es-ce qui m'arrive ?

_ Ah ce pendentif ! » Et Van le sortit de sous sa chemise.

_ Oui il est très beau, et il a l'air très précieux, je n'en avais jamais vu de semblable, on dirait qu'il émet une sorte de lueur.

_ Oui il est très rare et il m'est très précieux c'est un souvenir.

_ Tu devais beaucoup tenir à la personne à qui il appartient.

_ Oui.

_ Excuse moi je…

_ Ce n'est pas grave, il faut que j'arrive à me dominer. Je suis désolé pour hier.

_ Ce n'était pas grave.

_ Si j'ai dû te faire du tort excuse-moi.

_ C'est oublier.

_ Alors je suis soulagé. Et si on allait faire une promenade.

_ Mais Mirana et Merle sont occupées.

_ Et bien on a qu'à y aller tous les deux.

_ Pourquoi pas après tout je n'ai rien de mieux à faire. »

Ils passèrent le reste de la matinée à se promener dans la campagne, Van en profita pour rendre visite à quelques villages des environs. Puis après avoir fait une course folle, ils rentrèrent au triple galop à Fanélia. Merle haussa un sourcil lorsqu'elle les vit arriver avec un retard assez conséquent pour déjeuner. Mais le sourire qu'affichait Van retient la pique qu'elle avait sur le bout de la langue. Par exemple le sourire éclatant de Salia, ne lui échappa pas. Elle savait que Salia était en train de tomber amoureuse de Van, elle aimait bien Salia et elle n'avait pas envie qu'elle souffre. Van ne devait sans doute même pas s'en rendre compte, il considérait Salia comme une amie, peu être était-il même un peu trop familier avec elle. Mais c'était innocent pour lui seule comptait Hitomie. S'il ne faisait pas plus attention, il risquait de la faire souffrir. Ce soir elle devait absolument lui parler.

Van selon sa bonne habitude était couché sur le toit de tuiles et regardait la lune des illusions. Merle s'approcha doucement de lui. Il se redressa.

« Maître Van ?

_Qu'es-ce qu'il y a Merle ?

_ Es-ce que je peux te parler ?

_ Mais bien sûr.

_ Tu devrais faire plus attention à Salia.

_ Pardon !

_ Tu ne t'en rend peut-être pas compte, mais Salia est en train de tomber amoureuse de toi.

_ Mais…

_ Van je sais que tu n'as aucune intention de lui faire de la peine aussi je te préviens.

_ Merci Merle j'essaierais de faire plus attention à l'avenir. Mais je la considère un peu comme ma sœur, c'est étrange, mais quelque chose passe entre nous, cela n'a rien à voir avec ce que je ressens pour Hitomie mais c'est là tout de même.

_ Je sais l'on ressent tous cette aura particulière qu'elle dégage. Mais je pense qu'il faut que tu sois clair avec elle.

_ C'est que…

_ Question dialogue le roi de Fanélia est un zéro pointé.

_ Oui, c'est triste à admettre, mais je ne suis pas doué pour exprimer mes sentiments. C'est comme hier soir : Hitomie était là, mais j'étais incapable de parler de ce qui me tenait vraiment à cœur.

_ Maître Van cela viendra et puis tu peux toujours demander des cours à Allen.

_ Ah non merci.

_ En tout cas cela fait plaisir de te voir de bonne humeur et de t'entendre de nouveau rire.

_ Merle !

_ Oui maître Van ?

_ Tu es vraiment formidable tu sais ?

_ Evidement !

_ Je ne sais pas comment tu fais pour me supporter.

_ Je t'aime c'est tout.

_ Moi aussi je t'aime.

_ Tu vois ce n'est pas si dur de le dire.

_ C'est vrai tu as raison merci Merle.

_ De rien. »

Merle reparti et Van se replongea dans sa contemplation du ciel. Salia qui était sur le balcon et qui avait tout entendu se détourna en laissant glisser quelques larmes. Elle avait bien compris que le cœur de Van était pris, mais elle avait néanmoins gardé espoir, et puis cette matinée avec lui avait été tellement magique. Elle ne connaissait pas cette Hitomie et pourtant elle lui en voulait terriblement.

Le temps passait Mirana du retourné à Pallas, mais avant elle fit promettre à Salia qu'elles s'écriraient souvent et qu'elles essayeraient de se revoir. Le baron Frouille rentrait le lendemain à Fanélia. Salia savourait ses derniers instants de libertés au palais, avant que ne reprenne la routine habituelle. Son père allait encore l'enfermer dans la maison et l'assommer de leçon et autres. Merle l'attrapa par-derrière ce qui eut pour effet de la faire sursauter. « Quelque chose te préoccupe ?

_ Non, non rien du tout.

_ Depuis le départ de Mirana tu es bizarre.

_ Tu te fais des idées.

_ Si, si j'ai remarqué que tu restais souvent seule.

_ C'est que je profite de mes derniers instants de liberté.

_ Si tu le dis. Bien j'étais venu te dire que Van rentrerait tard ce soir, il a dit qu'il ne fallait pas l'attendre.

_ D'accord.

_ Tu es sûre que ça va.

_ Merle tu es trop gentille de t'inquiéter comme cela. Tu ferais mieux de t'occuper de ta queue.

_ Quoi qu'es-ce qu'elle a ma queue ?

_ Elle va bientôt… » Et elle lui tira les poils de la queue. Merle hurla.

« Ail ! Ail !

_ … Te faire très mal.

_ Attend un peu tu vas me payer ça. » Et elles se mirent à rigoler toute les deux.

Van rentra effectivement tard ce soir-là et il alla directement se coucher tellement il était fatigué. Merle et Salia discutaient tranquillement dans la chambre de Merle, voisine de la sienne. Lorsqu'un cri terrible retentit. Affolée Merle et Salia se précipitèrent dans la chambre de Van. Celui-ci criait en se débattant dans son sommeil. « Non ! Non ! Plus de flammes ! Plus jamais ! Jamais ! Escaflowne non ! Je… Je ne veux pas ! NOONNNN ! »

Et il se réveilla en sursaut, il était couvert de sueur et tremblait convulsivement. Ces yeux exprimaient douleur et épouvante. Merle se précipita aussitôt dans ses bras. Salia restait pétrifier au bord du lit.

« Maître Van ! Maître Van !

(Van) _ Merle !

(Merle) _ Maître Van vous m'avez fait peur.

(Van) _ Je suis désolé.

(Salia) _ Tu as hurlé tellement fort.

(Van) _ Salia ! Je ne voulais pas vous déranger. C'est passé maintenant.

(Merle) _ Tu es sûr, cela faisait longtemps que cela n'était plus arrivé mais cette fois ci tu m'as fait très peur.

(Salia) _Ce n'est donc pas la première fois que cela arrive !

(Van) _ Je sais Merle, mais c'est passé, je pense que je vais juste aller… Allez prendre l'air et puis je me recoucherais. Ce n'est pas la peine de t'inquiéter.

(Merle) _ D'accord maître Van, tu viens Salia.

(Salia) _ Euh ! Oui. »

Dés qu'elle furent sorties Van se prit la tête dans les mains « Pourquoi, pourquoi faisait-il encore ce cauchemar. Cette fois ci cela m'as paru encore plus réel que les autres fois. » Il se leva ouvrit la fenêtre et s'envola préoccuper et un peu inquiet.

Salia avait suivi Merle dans le couloir, mais elle voyait bien que celle-ci s'inquiétait énormément.

« Tu es sûre que tu ne veux pas retourner auprès de lui.

_ Non, il a besoin d'être seul et puis je serais bien incapable de le suivre. Ne t'inquiètes pas Salia. Ca lui arrive de temps en temps ce n'est pas grave.

_ Pourtant…

_ Salia bonne nuit. »

Merle lui fit un sourire un peu forcé et elle rentra dans sa chambre. Salia fut un peu surprise, mais elle n'insista pas. Après tout elle n'avait pas à insister. Pourtant elle avait envie d'aider Van aussi elle toqua doucement à sa porte. N'obtenant aucune réponse elle ouvrit la porte et rentra. Elle ne trouva personne dans la pièce la fenêtre était ouverte et il y avait juste quelques plumes blanches sur le balcon. Son premier mouvement fut de paniquer puis elle se rappela les paroles de Merle. « Je ne pourrais pas le suivre. » Van était donc sortit. Après tout il faisait ce qu'il veut, elle se sentit soudain honteuse, elle se trouvait dans la chambre du roi en plein milieu de la nuit. Et en plus elle était là sans son accord. Elle rougie, puis elle sortie précipitamment de la pièce pour rejoindre sa propre chambre.

Le lendemain Van était redevenu normal, il ne restait rien de la terreur qu'il avait ressenti la veuille. Le baron revient chercher sa fille et sembla ravi de la voir en aussi bon terme avec le roi. Salia était un peu triste de quitter le palais, mais Van lui assura qu'elle pouvait venir quand elle voulait pour leur rendre visite à lui et à Merle.