Chapitre 7

Le lundi matin, Léna avait Histoire de la Magie, Soins aux Créatures Magiques et Arithmancie. Elle aimait bien ces matières, surtout la première contrairement à la plupart de ses camarades. C'est donc avec entrain que la jeune fille se levait ces matins 'post week-end'. Cependant, au vue des circonstances, l'adolescente sortit de son lit à sept heures et prit sa douche, l'air maussade. Léna s'efforçait de penser aux points positifs de la journée, c'est-à-dire, les cours qu'elle avait, ses amis, David et le repas du soir qui promettait d'être agréable. Adrian, Lucas, Alexander, Nathan et Gabriel, qui avaient apprit la nouvelle de son départ la veille, lui avaient préparé une surprise. Avec eux, il fallait s'attendre à tout. La jeune fille attendait donc le festin avec enthousiaste et aussi avec appréhension.

La fin des cours vint très vite. Ses amies et Léna s'installèrent à la bibliothèque. Rose, Carla et Chloé discutaient de garçons et de shopping. Liz et Ayati qui s'était jointe à elles pour l'occasion, cherchaient des livres qui pourraient les aider à terminer leur devoir d'Arithmancie. Léna, elle, écoutait les filles parler d'un certain Clark Peterson et d'un autre qui s'appelait Finn Menken. Apparemment, ils étaient tout les deux dans l'équipe de Quidditch de Serpentard et faisaient un ravage auprès de la gente féminine. Ensuite, ce fut au tour de plusieurs autres élèves de Poufsouffle, Serdaigle et Gryffondor. Carla, en revanche, n'était pas d'accord avec ses amies. Le garçon de Gryffondor était peut être « charmant » mais il n'était pas fréquentable du fait de son appartenance à sa maison. Suite à cette réplique, une vive polémique débuta entre les trois jeunes filles.

Léna reporta son attention sur ses devoirs et réussit, tant bien que mal, à les terminer pendant que ses amies se chamaillaient. Liz et Ayati avaient aussi fini leur dissertation d'Arithmancie.

Une heure plus tard, le groupe de filles sortit de la bibliothèque et s'engouffra dans la foule. Les couloirs étaient bondés puisque tout le monde se joignait au repas avec leurs amis avec entrain. Au bout d'un moment, Léna se retrouva seule. La jeune fille avait perdu de vue ses amies.

L'adolescente décida d'aller aux toilettes avant le repas où elle retrouverait Chloé, Rose, Ayati et Liz. Et peut être même Carla qui avait prévu de se faufiler jusqu'à leur table et de se faire passer pour une Serdaigle.

Arrivée à destination, la jeune fille s'arrêta pour laisser passer un groupe de fille qui sortait des toilettes. L'adolescente ferma la porte derrière elle et se dirigea vers une cabine. Lorsque ses affaires fut faîtes, elle se lava les mains dans un des lavabos. Mais alors que Léna s'apprêtait à actionner la poignée de la porte, elle entendit quelqu'un dans une cabine au fond de la pièce. La fille avait l'air mal en point. Elle vomissait.

Léna poussa la porte entrouverte. La personne se retourna brusquement en entendant du bruit derrière elle. Son corps tout entier tremblait. Ses cheveux avait été attaché à la hâte et sa chemise légèrement ouverte pour la laisser respirer. Elle tenait un mouchoir contre sa bouche.

Puis, brusquement, au bout d'à peine quelques secondes, elle se pencha au-dessus de la cuvette et rejeta tout ce qu'elle avait dans l'estomac.

La Serdaigle attendit qu'elle se calme. Pendant ce temps, elle alla humidifier du papier toilette et éponger la sueur du front de la jeune fille. Puis elle lui frotta le dos pour la réconforter. La Gryffondor se redressa toujours face à la cuvette. Léna lui donna du papier toilette mouillé pour qu'elle s'essuie la bouche. La jeune fille voulu se lever mais elle en fut incapable. La Serdaigle, sans un mot, l'aida à sortir de la cabine doucement. Elle l'emmena vers les lavabos et demanda :

- « Tu veux boire un peu ? »

Sa camarade hocha légèrement la tête. Léna fit apparaître un verre et le rempli rapide avec l'eau du robinet. La Gryffondor eut un haut-le-cœur alors qu'elle vidait lentement la moitié du récipient dans sa bouche. Cependant, elle ne réussit pas à le terminer puisqu'elle se pencha brusquement en avant et lâcha le verre qui se fracassa au sol.

Voyant que la Gryffondor n'allait vraiment pas bien, Léna la soutint et l'emmena à l'infirmerie. Le trajet se fit sans un mot. La Serdaigle toqua à la porte pour que l'employée en blanc vienne l'aider à installer la Gryffondor sur un lit.

Léna expliqua brièvement ce qu'elle avait vu et quitta la pièce.

De retour dans les couloirs, la jeune fille se dépêcha de rejoindre ses amis dans la Grande-Salle.

Un groupe à la table des Serdaigle lui fit de grands signes. Léna se précipita vers lui et s'installa entre Alexander et Nathan. Ils étaient tous au plat principal. Elle n'eut donc le choix de sauter l'entrée. La jeune fille choisit du poulet et de la purée qu'elle avala rapidement puisque le désert était apparu quelques minutes plus tard. Des bonbons et gâteaux remplissaient les tables. Les élèves se jetèrent dessus, s'étant réservé pour la fin du repas.

Léna se servit mais il ne restait plus grand chose. Lorsque tout les plats furent vide, le Directeur se leva mettant fin au brouhaha ambiant et débuta son discours.

Lorsque ce dernier fut terminé, les garçons se tournèrent tous vers la jeune fille et lui dirent qu'elle devait attendre un peu pour avoir sa surprise. Les filles restèrent assises tandis que les élèves de toute l'école rejoignaient leur dortoir. Puis elles firent de même quelques minutes plus tard, le temps de discuter un peu de Madison qui était toujours hospitalisée. D'après Ayati, elle devait réintégrer Poudlard dans un mois. Tout le monde fut ravi d'apprendre cette nouvelle même si elles furent un peu refroidi par ce délai aussi long. Ses blessures guérissaient lentement. Ses parents étaient à son chevet même si ils ne cachaient pas leur colère envers leur fille. Son comportement de 'voleuse' était inacceptable. De plus, elle avait risqué sa vie à cause de cela.

Les filles arrivèrent devant la porte des Serdaigle. Carla allait s'incruster encore une fois pour pouvoir découvrir la surprise avec tout le monde. Liz répondit à l'énigme que posait le heurtoir en forme d'aigle sur le panneau de bois.

Lorsque la porte se fut ouverte, l'on tira Léna à l'intérieur. Les garçons s'impatientaient et la bousculaient pour qu'elle s'avance vers une table dressée au centre de la pièce. Un simple chapeau noir haut-de-forme était posé dessus.

La jeune fille regarda autour d'elle. Les garçons l'encourageaient du regard. Elle tendit lentement la main vers l'objet et lorsque l'adolescente le toucha enfin, une petite détonation se fit entendre. Des gâteaux, des bonbons et des petits gadgets qui devaient provenir d'une boutique de farce et attrape, étaient sortit du chapeau, émerveillant les élèves présents dans la salle commune. La table était multicolore ; des muffins rouge, bleu, violet, vert, ... ; des gelées de toutes les formes possibles ; des dragées Bertie Crochue ; des gâteaux à la vanille, à la menthe, à la Barbapapa, ... ; des glaces et des sucettes ; des confitures plus étranges les unes que les autres puisqu'il y en avait au caviar, aux frites, à la merguez, à la meringue, aux fraises (mais la couleur de la substance était bleu), ... ; etc.

Léna les regarda soupçonneuse. Ils devaient avoir volé tout ces mets dans les cuisines de l'école. Cependant, alors qu'elle ouvrait la bouche, le chapeau se mit à vibrer et de petites étincelles bleues en sortirent. L'adolescente prit la coiffe dans ses mains qui se mit à vibrer encore plus fort. Brusquement, un véritable mini feu d'artifice fut éjecté du fond du couvre-chef. Un grand dragon de feu fit le tour de la pièce et disparu en grillant au passage les cheveux de quelques élèves qui s'amusaient comme des fous. Plusieurs feus de couleurs et de formes différentes éclataient au-dessus des têtes. Des minis feus illuminaient les visages de certains Serdaigle. Et de la musique s'était ajoutée à l'ambiance déjà très joviale.

Léna riait à gorge déployée. Les garçons avaient mis le paquet. Aussi, elle décida d'aller les remercier. Mais lorsqu'elle s'approcha d'eux, ils lui dirent :

- « Attends, ce n'est pas encore fini ! »

Gabriel s'avança et tapota le chapeau haut-de-forme avec sa baguette. Un lapin blanc bondit alors sur Léna. Lorsque ses mains enfleurèrent son pelage, il se transforma en un magnifique poignard. Puis quelques secondes plus tard, deux colombes sortirent du chapeau et se posèrent l'une sur une de ses épaules et l'autre sur son poignet gauche. Tout deux se changèrent en collier et bracelet assortit. Ils brillaient intensément.

- « C'est fait en argent » intervint Alexander en désignant les trois objets.

Quelqu'un lui mit une pomme rouge sanguine dans la main. Elle ne se transforma pas. Léna questionna les garçons du regard qui sourirent malicieusement. Méfiante, l'adolescente ne voulut pas en manger. Heureusement puisque le fruit avait changé de couleur et était devenu chaud. Elle était blanche avec des paillettes et de la lumière en sortait. Des fleurs et des branches de lumières plutôt.

Léna était aveuglée à présent par la lumière que renvoyait la pomme. Le fruit était de plus en plus chaud. Et poilu ? La jeune fille ouvrit un à un ses yeux. Elle se figea. Un tout petit chat était logé au creux de sa main. Il se réveilla, s'étira longuement et bailla. Il devait juste être né. Ses yeux bleu perçants tombèrent sur Léna. Il se leva et secoua sa minuscule queue en miaulant.

- « On la un peu rétrécit pour qu'il tienne bien dans la main » dit Adrian qui jeta un sort au chat qui retrouva sa taille normal.

Il n'était pas si grand que cela puisqu'il avait du grandir d'environ cinq à sept centimètres. Léna caressa son doux pelage blanc et sourit tendrement.

- « Nous savions qu'il allait te plaire ! S'écria Lucas. Le chat de ma petite soeur a eut des petits et je me suis dis que comme tu n'avais pas d'animal ...

- Merci beaucoup, les garçons ! Je vous adore ! Merci, merci, merci ! » S'exclama Léna, l'interrompant tellement l'émotion qu'elle ressentait était forte.

Elle les embrassa chacun sur la joue. Puis ils allèrent tous profiter de la fête. La jeune fille sentit une main sur sa taille mais ne se retourna pas et resta les yeux rivés sur son nouveau compagnon qui mordillait ses doigts.

- « T'as vu comme il est mignon ? Demanda-t-elle.

- Oui, il est adorable. Tu vas l'appeler comment ?

- Très bonne question ! Ria-t-elle.

- Je te fais confiance pour trouver un joli nom, fit son petit-ami en l'embrassant dans le cou. Je t'aime, lâcha-t-il après un instant.

- Moi aussi, je t'aime »

Ils s'embrassèrent. Plus personne ne comptait en cet instant. Même pas le petit félin écrasé entre les deux amoureux. Cependant, au bout d'un moment, ils se séparèrent puisque la boule de poils blanche qui avait réussit à sortir de l'étreinte du couple, venait de mordre l'oreille du jeune homme. Ils rirent devant l'air du chaton, les poils tout hérissés.

L'adolescente joua avec lui sur le canapé quelques temps puis profita du fait qu'il se soit endormit pour danser avec ses amis.

La fête s'était vraiment bien passée.

๑๑๑

À vingt-deux heures, Léna était prête. Elle attendait dans le bureau du Professeur de Métamorphose avec sa valise à la main. L'adolescente ne savait pas encore combien de temps elle allait rester auprès de son frère. Elle ne voulait être défaitiste en se disant que ce serait peut être jusqu'à ce que la maladie ait raison de lui. Alors la jeune fille secoua la tête et essaya de penser à autre chose. Elle n'eut pas besoin de beaucoup faire d'effort puisque le Professeur Dumbledore venait de revenir avec le Directeur Dippet. Ce dernier lui expliqua que le professeur devait l'accompagner chez elle et qu'ils allaient utiliser exceptionnellement le réseau de cheminées avec une maison sorcière voisine à la sienne. Puis il lui souhaita bonne chance et bon rétablissement à son frère.

Lorsque le Directeur s'éclipsa, le chaton sauta sur son épaule et miaula. Il ne voulait pas que la jeune fille l'oubli. Le professeur de Métamorphose sourit. Il ouvrit un pot en terre cuite et le tendit à Léna.

- « Mets-toi dans la cheminée et dit bien distinctement : 'La Maison d'Agatha Amber' en jetant la poudre » lui expliqua-t-il en voyant qu'elle n'avait jamais vu cette poudre de sa vie.

L'adolescente se positionna comme il lui avait dit et cria : 'La Maison d'Agatha Amber'. Elle ferma les yeux et sentit l'air la compresser, la contorsionner. Lorsque la jeune fille ne ressentit plus rien, elle entendit une douce musique venant d'une radio. Léna rouvrit ses yeux. Elle découvrit alors un salon agréable et confortable. Plusieurs canapés et fauteuils étaient disposés devant la cheminée en arc de cercle. Des tapis recouvraient le sol tel que l'on ne le voyait plus. Trois étagères remplit de livres sur le mur de gauche menaçaient de s'effondrer. Sur le mur en face de la jeune fille, il y avait d'immenses fenêtres à travers lesquelles l'on pouvait voir un petit jardin éclairé par des lanternes disposées ça et là. Mais ce qui étonna Léna, c'était qu'il n'y avait pas de poignée. Comme si, la propriétaire de la maison ne voulait pas qu'on les ouvre.

L'adolescente s'avança alors que le chaton descendait de son épaule et regarda la pleine lune. Léna entendit un bruit derrière elle. Le professeur de Métamorphose s'époussetait devant la cheminée.

- « Je n'ai pas vraiment l'habitude d'utiliser le réseau de cheminée parce que je transplane, c'est plus rapide. Cependant, c'est bien plus rigolo »

À la fin de sa phrase, une femme rousse arriva.

- « Ah ! Je savais bien que j'avais reconnu cette voix ! Comment allez-vous, Professeur Dumbledore ?

- Professeur ? Je ne suis plus ton professeur depuis que tu as terminé tes études ! S'exclama l'homme.

- C'est l'habitude !

- Agatha, je te présente Selena Jones. C'est elle qui doit rejoindre sa famille dans ton quartier.

- Oh je vois ! Ravie de te rencontrer ! » S'extasia la dite Agatha en s'adressant à Léna.

Puis la rousse se tourna vers Dumbledore.

- « Vous voulez manger ou boire quelque chose avant de partir ?

- C'est gentil à toi, je veux bien. Merci. »

Sur ce, elle les emmena dans sa cuisine et leur prépara du thé. Puis la jeune femme déposa des biscuits sur la table et une coupelle remplit de lait par terre pour le chaton.

Le professeur et son ancienne élève discutaient de banalités pendant que Léna attendait sagement. La petite boule de poil, après avoir terminé le lait, décida qu'il était temps pour elle de dormir. Alors elle sauta sur les jambes de sa maîtresse et se pelotonna bien confortablement.

- « Tiens, ça te fera du bien » fit la rousse en tendant une tasse fumante à l'adolescente.

En effet, lorsqu'elle but une gorgée, une douce chaleur se répandit en elle. Ce n'était pas à cause de la température du thé mais sûrement à un sort.

Léna continua à vider le récipient tout en se détendant complètement. Il était apaisant. Mais il ne faisait pas oublier les soucis. Il ne faisait que calmer et effacer la douleur qu'éprouvait Léna en poussant à sa famille.

Les biscuits n'étaient pas imprégnés du même sort. L'effet qu'ils produisaient différait.

La jeune femme sourit devant l'air de Léna.

- « J'ai suivi une formation de médicomage »

L'adolescente observa alors la tasse qu'elle avait dans les mains.

- « Qu'est-ce que vous avez mis dedans ? Et dans les biscuits ?

- Ah ah ! C'est une recette secrète ! Mais je peux simplement te dire que j'y ai mis du chocolat ! » S'exclama Agatha. Le thé est une sorte de calmant et les gâteaux redonnent de l'énergie, ajouta-t-elle.

Du chocolat dans du thé ? Original après tout. Ah, le monde des sorciers !... Pourtant, Léna n'avait pas sentit de cacao ni dans le liquide ni dans les gâteaux secs.

- « Il serait temps pour nous de partir. Je reviens dans quelques minutes pour t'emprunter ta cheminée de nouveau.

- D'accord, pas de problème.

- Désolée de t'avoir dérangée à cette heure-ci, fit Dumbledore alors qu'il se tenait au seuil de la porte d'entrée alors que la jeune fille récupérait sa valise et tenait le chaton d'un bras.

- Mais non, ne vous inquiétez pas. Vous m'aviez prévenu à l'avance ! Et puis j'aime bien avoir de la compagnie ! »

Une fois dehors, le professeur et Léna se dirigèrent dans la rue adjacente à la maison qu'ils venaient de quitter.

- « Je ne connais pas bien ici, il faudrait que tu nous guides. Je te fais confiance.

- Oui, professeur »

Ils prirent plusieurs rues avant d'arriver devant une petite maison. Le jardin n'avait pas l'air en mauvais état. Les voisins qui connaissaient la situation dans laquelle la famille se trouvait, devaient aider sa mère dans les tâches quotidiennes. Léna les en remercia mentalement et décida qu'elle irait les voir dès qu'elle le pourra.

Lorsque la jeune fille ouvrit la porte le professeur lui souhaita une bonne nuit et s'en alla dans la nuit. Léna avait comme l'impression que Dumbledore connaissait les environs.