Bonsoir à tous,
Voici le dernier chapitre. Je le poste parce qu'il est fait, mais cette fiction n'aura pas de suite. Comme je l'ai annoncé dans le chapitre précédent, je vais supprimer cette fiction.
Merci aux messages du début
So666
- Pfff
J'étais là, plantée dans le jardin et mes yeux faisaient les allers-retours entre le sapin, qui trônait à mes pieds, et la porte du garage, quelques mètres plus loin. Je ne savais pas très bien comment procéder pour faire rentrer cette énorme et volumineuse chose, par la porte d'entrée, sans l'avoir dépouiller de la moitié de ses aiguilles et en lui arrachant, probablement, quelques branches au passage. Je tournais la tête vers les maisons du voisinage et contemplais les différentes décorations qui ornaient les façades, les portes, les fenêtres ou encore les buissons et arbres, qui se trouvaient dans les jardins. Certaines personnes finalisaient leur maison afin qu'elle soit, pour certains, la plus belle, la plus lumineuse, la plus tape à l'œil... Pour ma pare, je préférais ce qui était discret, simple mais joli et la décoration d'un sapin me suffisait amplement. J'étais habillée de façon très...enfin qui en disait long sur les travaux que je m'apprêtais à faire et qui, je dois en convenir, s'annonçaient périeux voir même très dangereux pour une fille comme moi.
Après avoir fait de la place dans le salon pour accueillir le sapin, je m'étais dirigée à l'extérieur, analysait la situation et me rendais au garage. Arrivée devant ce dernier, j'ouvris la porte qui grinça suite au manque d'huile, à l'humidité et à la vieillesse aussi. Le pot spécial sapin se trouvait sur une étagère en fer, rouillée avec le temps et qui contenait bon nombre d'objets en tout genre, du simple nain du jardin en passent par les accessoires de pêche, les bottes en caoutchouc, des pneus et bien d'autres choses encore.
Le pot était à présent en place, j'y avais ajouté quelques pierres que j'aie trouvées devant la maison, afin de stabiliser l'ensemble, de sorte à ce qu'il ne bascule pas quand le sapin serait là. J'y avais également déjà mis l'eau pour rendre le tout encore plus lourd et surtout, dans la normalité des choses, pour abreuver l'arbre et éviter ainsi, qu'il ne perde trop rapidement ses aiguilles.
De retour à l'extérieur, je m'en allais retrouver mon futur grand défit de la journée. Les allers-retours entre la maison et le jardin se faisaient de plus en plus dure, il faisait très froid, la température avait chuté de plus de 10 degrés en seulement une nuit, la neige recouvrait maintenant tout Forks d'un manteau neigeux de quelques bons centimètres, de quoi permettre aux enfants de faire des batailles de boules de neige correctes et de commencer à ériger des bonhommes de neige. Mes pieds s'enfonçaient dans ce duvet blanc et mes pas y craquaient.
Si des gens étaient passé à ce moment là, ils se seraient foutu de moi. Je tirais ce fichu sapin derrière moi en allaitant pour quelqu'un qui vient de piquer un 100 mètres, je suais des gouttes comme des petits pois, je me débattais avec les branches qui se calaient un peu partout et je m'étais déjà étalée deux fois. Arrivée devant la porte, j'ouvris cette dernière et m'engageais dans le couloir avec la chose derrière moi. Bien entendu, cette énorme masse n'était pas décidée à me faciliter la tâche et bloquait dans la porte.
- Tu vas avancer OUI je m'énervais, j'avais chaud, j'étais fatiguée, les lèvres étaient gercées par le froid et me faisaient mal, je ne sentais plus le bout de mes doigts...bref, c'était fantastique !
Après 5 minutes de bataille avec la porte ou le sapin, je ne sais pas très bien... le sapin arriva ENFIN dans le salon. Je m'apprêtais à le lever et le soulever, enfin du moins si j'en étais capables, pour la placer dans son pot, quand je constatais que l'armature qui servirait à maintenir le conifère en place dans son pot, était trop étroit pour le pied du sapin qui lui, était bien large.
- Super ! Et maintenant, on fait quoi ? Pfff comme si ce n'était pas déjà assez dure ainsi, me voilà obliger de devoir retailler ou plutôt raboter le pied de cette chose !
J'étais dans le garage et regardais tout autour de moi en espérant trouver un objet ou outil qui me permettrait de régler le problème. Mais pour cela, il me fallait quelque chose de résistant, simple à magner et surtout tranchant. Dans un coin du garage, je vis toutes sortes d'outils de jardin et là, ce trouvait LA chose que je cherchais, certes très dangereuse pour moi, mais je n'avais pas le choix si je voulais réussire à en finir avec la déco. C'est donc avec cette machette que je retournais à la maison, bien décidée à régler son compter à ce monstre trop épineux.
Je venais d'entailler sérieuse le sapin, au passage, j'avais coupé quelques branches qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment. Cela faisait 2 min que je tentais de débloquer la machette qui était coincée entre une écorce bien résistante. Je tirais de toutes mes forces pour la dégager de là, mais rien à faire, elle ne voulait pas venir. Je commençais à m'énerver et à tirer dans tous les sens, quand, de rage, au lieu de tirer, je poussais sur l'outil qui se décrocha immédiatement et c'est là que je sentis une vive douleur à la main gauche et puis plus rien. Je n'osais pas regarder, je commençais à sentire un liquide chaud se répandre sur ma main et courir le long de mes doigts, l'odeur typique de fer, d'hémoglobine, du sang, commençait à venir titiller mon nez et je commençais à avoir des vertiges et je voyais arriver la chute de tension vertigineuse. J'avais ma main droite devant les yeux, j'avais peur d'ouvrire un oeil et de constater que ma main n'était plus attachée à mon corps. Avec grande précaution, j'écartais quelques doigts afin de juger de l'ampleur des dégâts:
- Bon dieu Bella pfff tu te fais peur toute seule, fait attention !
Ma main était toujours là, les cinq doigts également, par contre, je pouvais très nettement distinguer une belle entaille dans la paume mais à première vue, elle ne semblait pas profonde que ça. Je tentais de me rassurer en me disant qu'il y avait plus de peur que de mal et que le sang était plus abondant que la gravité de la blessure. J'éloignais ma main meurtrie de ma vision et respira un bon coup pour retrouver mes esprits, je me dirigeais ensuite vers la salle de bain, je passais ma main sous l'eau froide en plissant le front sous la brûlure que provoquait ce contacte. Après avoir désinfecter et mis un bandage, je redescendis au salon, pour achever la décoration.
Le sapin était désormais en place, il trônait fièrement dans un coin du salon et n'attendait plus que c'est illuminations et autres apparats de fête. Charlie m'avait dit que les décos de Noël se trouvaient au grenier, c'est donc vers ce dernier que mes jambes m'entraînèrent. J'avais réussi à escalader l'échelle sans trop de problèmes et j'avais trouvé la lumière après quelques secondes de recherches sur les murs. Le grenier n'était pas grand et les caisses se trouvaient juste devant moi avec écrit en grand dessus NOEL: difficile de passer à côté. Je ne m'étais pas encore posé la question de savoir quelle couleur j'allais faire, un sapin tout blanc c'était très beau, mais avec quelques touches de couleurs en plus, cela réchauffait l'ambiance, je pris donc les deux caisses et les ouvris pour découvrir les différentes teintes de couleurs qui s'offraient à moi
- Ah ! Et bien nous n'auront pas le choix, ce sera...rouge!
Effectivement, les boîtes ne contenaient que de la décoration rouge, à croire que mon père ne connaissait pas d'autres couleurs !
Ellipse
Le sapin était enfin terminé ! J'ai cru ne jamais y arriver surtout quand le sapin à manqué de ce retrouver à terre et moi affalée dessus. En voulant placer la pique au sommet de celui-ci, le tabouret sur lequel j'étais montée s'est mis à tangué dangereusement, je n'ai eu que le tant de me rattraper à la tenture pour ne pas m'écrouler sur le sapin. Ce dernier à légèrement bouger, mais avec ce que j'avais mis dans son pot, il ne pouvait pas aller très loin. J'étais maintenant vautrée sur le canapé, complètement fatiguée et encore un peu sonnée de mes péripéties avec la machette.
-Bella ?
- Au salon papa mon père arriva et posa d'abord ses yeux sur le sapin et ensuite sur moi
- Tu as fait du bon travaille chérie, il est très réussi et la maison ainsi que la ville ne sont pas tombées en cendre
- Peut-être pas Elles, par contre ma main... fis-je en brandissant cette dernière en l'air
- Comment as-tu fait ton coup ?
- J'ai voulu voir ce que ça faisait de ce trancher la main avec une machette dis-je ironiquement, Charlie me regarda du coin de l'œil
- La machette a dévié de sa trajectoire
- Montre moi je lui tandis ma main, il enleva le bandage et examina la blessure
- Bella, l'entaille est assez profonde, tu dois aller à l'hôpital, il va peut-être falloir te recoudre
- Mais non, ne t'inquiète, ce n'est pas si grave, je vais remettre un pansement et tout ira bien je détestais les hôpitaux, docteurs et tout ce qui allait avec
- Ne discute pas ! Va chercher ta veste, je t'emmène là-bas voir le Dr Cullen, c'est chez lui que nous allons au nouvel an, Carlisle est un médecin très compétant et très apprécié à Forks, il va réparer cela en peu de tant.
