Bon alors que je te prévienne j'ai écris de façon abrégée genre: « j'te demande » c'est normal c'est fait exprès tu comprendras en lisant que c'est pour donner un genre saoul et lasse…enfin brefeuh…voilà comme d'hab' j'attends votre carte…euh tes critiques je voulais dire voilà.

6.

Monsieur redescendit très tard dans la soirée ou plutôt très tôt dans la matinée. Il était confus et préoccupé et tout ça à cause d'une tiers personne qui n'avait rien à voir avec ses responsabilités. Il devait se l'avouer, l'homme qu'il était, s'inquiétait, tout simplement.

Cependant, Monsieur était loin de se douter de ce qu'il l'attendait. Tout d'abord, il passa dans la chambre de sa « colocataire » : personne, dans la cuisine : pareil, le salon : vide. Mais où est-elle passée ! Évidemment, elle le faisait exprès. Disparaître au beau milieu de la nuit, tout cela, rien que pour l'énerver. Après tout, c'est bien son style de lui faire ce genre de coup foireux comme… C'était quoi se bruit ? L'entrée !

- Je suis vraiment désolée… Je suis désolée je suis vraiment désolée, excuse-moi, balbutia Sakura.

Le spectacle était…ahurissant : Sakura portait toujours sa robe de soirée mais de façon débraillée, son rimmel apparent, les joues rosies et…une bouteille de cognac à la main. Il n'y avait aucun doute, Sakura était ivre.

Après s'être laissé une minute de réflexion, Shaolan décida de jouer les gardes fous pour une nuit. La tâche, innévitable, ne sembla pas si facile. S'en attendre plus encore, il choppa la bouteille des mains de la belle, et la prit sous son bras pour la faire avancer.

- Nan, soit gentil donne-moi ma bouteille, je l'aime, ma petite bouteille.

- Ne me rends pas les choses plus difficiles qu'elles ne le soient déjà, aller, avance.

- T'es pas sympa, je la veux, je la veux, ma petite bouteille chérie.

Shaolan préféra vider la bouteille dans l'évier avant de s'occuper du cas de Sakura, mais celle-ci réagit au quart de tour voyant ce qu'il venait de faire : elle se mit à pleurer à chaud de larmes et à lui balancer des injures, pour terminer par s'enfermer dans sa chambre. Il désespérait. Comment allait finir cette soirée ? Alors, il s'arma de courage, d'un verre d'eau et d'aspirine, puis se dirigea vers la chambre en question.

- Sakura, ouvre, ordonna le jeune homme.

- …

- Ouvre-moi…s'il te plait.

- Ou là, t'as dit s'il te plait ? Attention, le grand méchant M'sieur a dit s'il te plait…, se moqua ouvertement Sakura !

- Ne répète ça à personne sinon…

- Sinon quoi ?

- Sinon…rien, prononça-t-il grincheux.

Elle ouvrit la porte avec un sourire de contentement, ce qui contrastait avec son état d'ébriété avancé.

- Eh qu'est c'que tu fais là ? Tu me chatouilles.

- Ca se voit, je te déshabille.

- Arrête gros pervers, hi hi ! T'es bien comme les autres…

- Ouais, comme les autres ! Enfile ton pyjama et couche toi…

- Oh ! Ma tête. Même les oreillers me paraissent durs.

- Tiens, voilà de l'aspirine…

Sakura se précipita sur le verre et le bu d'une traite, mais fit la moue.

- C'est fou comme le goût est horrible…Pff, Tu veux que je te dise un truc : je te trouve trognon, t'es trop mignon et je crois bien… j'crois bien que j't'aime bien. Ouais, je t'aime bien !

- Tu sais quoi…moi aussi…je crois que je t'aime bien. Peut-être que… tu n'avais pas tord. Je t'utilise, je n'ai pas pris en compte tes sentiments, pour dire vrai, je ne l'ai jamais fait…mais, il y a une chose pour laquelle, pour laquelle je ne t'ai rien dit, à vrai dire, je m'en suis souvenu seulement après. Quand tu…quand tu as commencé à travailler pour moi… je t'ai acheté à Hiromistu.

- Non, non, non ! Tu mens ! Je ne te crois pas, l'interrompit Sakura !

- Il y a 5 ans, j'ai pris la succession de ma mère à la tête du clan et…je devais faire une transaction et faire mes preuves aux yeux des autres, et…tu as été tout ça…

- Oh ! C'est pas vrai, tu dis la vérité. Redis-moi ça une fois que je serais un peu moins ivre. Après tout, de quoi j'm'étonne…

-…

- Tu sais quoi ? On va dire qu'on est quite, parce que sinon, j'vais recommencer comme hier, mais… pour ça, j'veux des excuses.

- Tu veux quoi, s'épouvanta Shaolan !

- Cris pas ! J'ai mal à la tête. J'veux des excuses, murmura-elle bougon, à part si ça t'écorche trop la bouche… Monsieur n'est pas capable de s'excuser ! Je le sais bien mais… je veux des excuses de Shaolan Li, pas de Monsieur.

- Tu es bien ivre, et puis après tout, ce ne sont que des paroles ! Comment avoir la certitude quelles sont… authentiques ?

- Il faut tout simplement croire en la nature de l'être humain. Je suis sûre que…que tu n'es pas ce que tu laisses paraître.

- Après tout ce que vous…

- Non, ne recommence pas, c'est horrible ! Tu viens de me re-vouvoyer…j'avais presque l'impression d'avoir Shaolan Li en face de moi ! Et puis, je crois deviner ta question : avant que tout me tombe dessus, j'avais une vie pleine de joie parce que pleins de gens la remplissaient de bonheur.

- Tu es vraiment quelqu'un de particulier.

- Je ne crois pas. Si les gens nous comparaient, ils pourraient dire que je suis une fille banale à côté de toi.

- …Sûrement… Accepte mes excuses Sakura.

Dans son état d'ivresse, Sakura avait cru rêver, mais la tête qu'affligé Shaolan à cet instant disait le contraire. A ce moment là, elle souhaita ne pas être assez saoule pour se souvenir de cette nuit.

- T'es obligé de la faire si solennel ? Tu fais exprès en plus à tous les coups, avoue !

- C'est toi qui m'as dit je cite : « Il faut tout simplement croire en la nature de l'être humain », alors croit en mes paroles.

- Ouais, ouais…bon aller j'te fais une place… et garde tes mains pour toi !

Sans hésiter, il s'installa à ses côtés. Li se mit à gigoter, à tourner, se retourner, tirer la couverture, la retirer…à n'en plus finir jusqu'à…

- Mais qu'est ce qui t'arrive encore ? T'as d'autres choses à me dire dans le même genre c'est ça ?

- Non, ce n'est pas vraiment ça.

- …Qu'est ce qui te hantes autant pour que tes ambres ne puissent jamais se fermer ?