Chapitre sept : Souvenirs et Confessions :

- Severus ?, résonna la douce voix de Dumbledore aux oreilles de l'homme.

Rogue ne dit rien et continua de jeter un regard noir en direction de Black.

Ce dernier était an ce moment même sur le divan avec Harry, lui parlant doucement de ce qui s'était passé après qu'il ne soit tombé dans le puit. Harry semblait très intéressé et l'écoutait avec attention.

Rogue fit la grimace.

Rogue haïssait Potter, il le savait…mais Potter était son fils…SON fils, pas celui de Black ! Il sentit sa grimace s'accentuer lorsque Potter rigola de quelque chose que venait de dire black.

Rogue savait qu'il haïssait Potter…enfin peut être pas de la haine exactement, il ne pourrait jamais haïr son propre fils, même si c'était Potter. Bon il ne le haïssait peut être pas, mais en tout cas il ne le portait pas dans son cœur.

Alors pourquoi ressentait il cela ? Pourquoi éprouvait il de la jalousie en voyant combien Potter aimait Black et combien Potter comptait pour lui et voulait ressembler à Black ?

Rogue n'en était pas sur. Il n'aimait pas éprouver ce genre de sentiment, il n'aimait pas éprouver de la jalousie parce que Black possédait l'amour, la confiance et l'affection de Potter. Il voulait encore insulter le gamin, en fait il s'était moqué de Potter lorsqu'il avait pleuré lorsque Black était réapparu pour la première fois…

Que ses émotions soient maudites.

- Severus ?, interrogea une nouvelle fois Albus et Rogue soupira.

- Que voulez vous, Albus ?, dit il irrité. Le vieux sorcier le regarda, concerné.

- Allez vous bien ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

Rogue grogna et croisa les bras. Il resta silencieux pendant deux minutes tout en continuant de regarder Potter et Black. Finalement, il prit la parole.

- Je ne suis pas supposé éprouver ceci, siffla-t-il, lançant un regard assassin dans la direction des deux autres.

- Ressentir quoi, Severus ?

Rogue grogna et se tourna pour diriger son regard méchant vers Albus

- Oh, réfléchissez un peu Albus !, claqua-t-il avant de fuir la pièce en coup de vent.

Albus se tint là un moment, complètement sidéré, avant de repenser à la façon qu'avait eu Severus de regarder Sirius…l'habituelle, la presque haine et le ressentiment, mais il y avait autre chose.

De la jalousie ?

Albus fronça légèrement les sourcils et observa Harry et Sirius. Se pouvait il que Severus soit réellement jaloux de Sirius ? A cause de l'affection que lui portait Harry.

L'idée paraissait complètement absurde !

C'est vrai que Severus avait toujours souhaité des enfants en étant plus jeune…et Albus avait des raisons de croire que l'homme ne pourrait JAMAIS haïr son propre enfant, quiconque il s'avérait être.

Severus s'était juré que si un jour il avait un enfant, qu'il l'aimerait inconditionnellement. Albus était le seul au courant de ce vœux, non pas parce que Severus lui avait fait confiance, mais seulement parce qu'il se trouvait présent le jour où cela était arrivé.

Albus fit une grimace de sympathie envers l'homme qu'il considérait comme son fils et se replongea dans ses souvenirs….

# SOUVENIR #

# 1er Septembre 1976 #

Albus Dumbledore se dépêcha vers l'infirmerie, son visage marqué par l'âge et les rides trahissant son anxiété.

Il ouvrit les portes avec une telle force que l'infirmière, Poppy Pomfresh sursauta. Si les circonstances n'avaient pas été autres, elle aurait certainement commencé à lui crier dessus, comme d'habitude.

Mais cette soirée n'était pas comme d'habitude, l'un des lits était occupé, ce qui était une surprise vu que c'était le premier jour d'école.

Dedans y gisait un adolescent de seize ans aux cheveux corbeau. Il avait un teint plutôt pale, ses longs doigts s'accrochant aux couvertures sous le coup de la douleur.

- Par ici, Albus ! Il est venu me voir pour son check-up comme d'habitude…Oh, c'est pire que l'année dernière lorsqu'il a reçu la marque…Poppy se tut et se détourna, des larmes évidentes dans les yeux.

Albus s'approcha immédiatement du jeune homme et, ne s'embarrassant pas d'une chaise, il s'assit à côté de lui. Il prit l'une des pales mains dans les siennes, et commença à la caresser.

Le garçon avait sous les yeux des cercles noirs. Des bandages étaient enroulés autour de son torse et une partie de sa tête. Une attelle lui maintenait son bras gauche, des bandages également autour de son avant bras, ainsi que sur le haut du bras. Il portait un large bleu sur la joue droite. Des gouttes rouges étaient visibles à travers certaines parties des bandages.

Si le garçon s'était tenu assis, alors Albus aurait vu que d'autres bandages couvraient son dos et que beaucoup de longues traces rouges les ornaient.

- Oh Severus…, murmura le Directeur, ses yeux bleus brillant des larmes qui refusaient de tomber. Tu ne mérites pas ça…un jour tout sera différent, je te le promet mon enfant…

L'adolescent bougea légèrement et ouvrit peu à peu ses yeux d'onyx. Ses yeux noirs parcoururent la pièce blanche comme si il était un animal en cage. Son regard tomba sur le vieil homme assis à coté de lui et lui tenant la main.

Severus renifla en direction du Directeur et repris sa main abruptement comme si il avait été ébouillanté.

- Ne me touchez pas !, cracha-t-il au vieux sorcier.

- Severus …, commença le vieillard mais le plus jeune le coupa.

- Ne me parlez pas ! Ne me regardez même pas ! Je vous hais ! Allez vous en !, hurla Severus

- Severus, tu deviens hystérique…calme toi mon enfant ou tu va commencer à hyperventiler comme l'année dernière…, dit gentiment Albus, apparemment non affecté par la rude rebuffade de Severus

- Ne m'appelez pas « mon enfant » ! Vous avez perdu ce droit !, cracha le garçon furieux, bien que la douleur soit présente des ses yeux. Ne m'avez-vous pas promit l'année dernière que cela ne se reproduirait plus ?

Albus sembla sidéré.

- Severus… J'ai essayé…Tu sais que j'ai essayé. Minerva, Fillius, Poppy et moi-même…nous avons essayé d'obtenir ta garde mais cela n'a pas marché…Je suis désolé…, Deux larmes s'échappèrent des yeux bleues du vieil homme.

Severus fit la grimace, bien qu'il tremblait, ses yeux sombres luisant.

- Vous aviez promis…, murmura-t-il d'une voix tendue. Vous m'aviez promis que vous m'aideriez…Mais vous n'avez fait qu'empirer les choses ! Vous l'avez seulement rendu plus fou ! Il laissa sa tête noire s'affaisser légèrement, un rideau de cheveux gras lui cachant le visage. Je vous faisais confiance…

- Severus…, Albus semblait attristé.

- Juste laissez tomber !, claqua le garçon avant de se calmer tout à coup. Je serais majeur à la fin de l'année scolaire donc cela n'aura plus d'importance…, dit Severus d'une vois faible. Je suppose que j'espérais avoir un été sans être…, il laissa traîner et se détourna.

Le garçon sursauta violement lorsque le directeur lui prit le visage entre les mains, et le lui ramena de manière à ce qu'il puisse voir dans les yeux de l'adolescent.

- Tu ne mérites pas ça, Severus…, murmura Albus doucement. Est-ce que tu m'entends ? Tu ne mérites pas ça, quelque soit ce que tu fais ou ce que tu as fais…

- Je ne vous crois pas…, répondit Severus immédiatement. J'ai tué, Professeur…, murmura le garçon, des larmes brillant dans les yeux. Il m'a obligé à tuer…Je ne mérite pas votre compassion…

- Ne dis pas ça, Severus…, lui dit Albus fermement, mais gentiment. Tu es un espion…Tu l'es depuis que tu as été marqué…Personne ne mérite ça, Severus, personne…

Albus sourit légèrement face à ce souvenir. Cela avait été l'une des rares fois où Severus s'était ouvert à lui.

- Professeur ?, le dérangea la voix de Harry.

- Oui Harry ?, dit il une fois ses pensées remises dans l'ordre. Le garçon paraissait ne pas savoir quoi dire, il hésita un moment et lança un regard vers Sirius, incertain.

- Pouvons nous…pouvons nous dire…, il regarda brièvement Sirius, qui les observait curieusement.

Albus sourit gentiment.

- Bien sur que nous pouvons… Il se tourna vers Sirius et dit sérieusement : « Mais vous devez comprendre Sirius que personne n'était au courant à part James et Lily… »

Sirius le fixa, confus.

- Que voulez vous dire ? Nous ont-ils caché quelque chose ?

Albus acquiesça et regarda Harry, qui semblait déprimé.

- Peut importe ce que c'est Harry, nous nous en sortirons, pas vrai ?, demanda Sirius au garçon. Harry dégluti et donna un bref signe de tête pour dire oui, espérant que Sirius avait raison.

- Et bien, commença-t-il gêné, nous avons découvert que-, il fut interrompu lorsque la porte s'ouvrit à la volée et que Remus chargea dans la pièce.

- Sirius, murmura-t-il essoufflé. L'homme sembla se figer complètement, avant de s'élancer vers son ami et de la prendre dans ses bras.

- T-Tu es vivant ?, dit Remus faiblement. Il laissa retomber ses bras et dit doucement : « Rogue m'a dit que tu étais vivant et j'ai pensé qu'il me jouait un vilain tour…

Son sourire se changea soudain en une grimace et il boxa la figure de Sirius. Sirius laissa échapper un cri et tomba à la renverse, se tenant son nez ensanglanté.

- Q-Qu'est-ce que ça beut dire ?, hurla il, montrant son nez cassé.

- C'est pour nous avoir Harry et moi nous faire vivre un enfer en nous laissant croire que tu étais mort, crétin !, vociféra Remus, furieux. Te rends tu compte à quel point Harry et moi-même nous sommes sentis coupable ? Sais tu ce que nous avons ressentis ? Lorsque tu es mort j'ai presque voulu moi aussi me tuer !, hurla-t-il. Albus se précipita vers lui et le manoeuvra vers une chaise.

Durant ce temps, Harry s'étais agenouillé vers Sirius, et l'aidait de son mieux.

- Ce n'était pas la faute de Sirius, Remus…, l'informa Albus .Il semblerait qu'il est actuellement mort et as ressuscité.

Remus cessa de se débattre et fixa Albus comme si ce dernier avait complètement pété un câble cette fois ci.

- Les gens ne reviennent pas à la vie, Albus…, dit il doucement.

- Sirius, si ! Cela est logique, j'en ai même eu une vision !, intervint Harry pour la première fois.

Remus sembla le remarquer juste à ce moment. Il pâlît instantanément et recula.

- Harry…, prononça-t-il délicatement, le regardant effrayé, comme si il avait peur qu'Harry se mette soudain à lui crier après.

Harry déglutit et pendant un instant, il ressentit une présence dans son esprit. Il secoua la tête pour s'éclaircir les idées et regarda le loup garou.

- Salut…Remus…, dit il doucement.

La tension semblait palpable entre les deux loups garous tout deux semblaient se livrer à une match entre leur deux regards.

Finalement, Remus rompit le silence.

- Harry, murmura-t-il faiblement. J-Je suis désolé…Je ne voulais pas…J-J'ai essayé de m'arrêter…mais je n'ai as pu…J'ai oublier de prendre ma potion…et j'ai essayé mais je-

- Calme toi, Remus…, dit Harry. Tout va bien.

Remus haussa un sourcil.

- Comment peux tu me pardonner d'avoir ruiner ta vie aussi facilement ? Oublie ça. Comment peux tu me pardonner, tout court ?

Harry soupira.

- Ce n'était pas ta faute, Remus, mais la mienne. C'est moi qui me suis rendu là bas comme un idiot. J'ai oublié que tu te trouvais dans la Cabane Hurlante…

- De quoi parlez vous tout les deux ? Sirius semblait très impatient. Cela était même surprenant qu'il soit resté silencieux durant tous ce temps. A présent, il tapait du pied, et son nez avait été amicalement réparé par Albus tandis que les deux autres parlaient.

Harry déglutit et jeta un rapide coup d'œil à Remus. Il sentit de nouveau une présence dans son esprit, qui dura un peu plus longtemps avant de s'éclipser à nouveau.

Harry fronça les sourcils envers Remus, comprenant que la présence c'était lui. Après tout, l'homme l'avait changé en loup garou, ils avaient forcément une sorte de lien entre eux.

- Il y a eu…un accident…dans la nuit de Samedi, Sirius…, commença Harry avec précautions. Il regarda Remus, qui reprit après lui.

- Pense y, Patmol…, dit il. Qu'est-ce que c'était Samedi ?

Sirius y réfléchi un instant avant de répondre.

- La pleine Lune…

Remus acquiesça et échangea un regard avec Harry.

Sirius resta assis, confus pendant un moment avant que la réponse ne fasse click pour le criminel innocent.

- T-Tu veux dire…il est…tu…tu l'a mordu ?! La question était pratiquement un hurlement.

- Sirius, ce n'était pas de sa faute !, vola Harry au secours de Remus. C'était la mienne, j'ai été stupide, j'ai été dans la Cabane Hurlante cette nuit là…

Sirius semblait se battre avec son propre esprit.

- Il y a…autre chose…, marmonna Harry avant que l'homme ne puisse répondre. Sirius grogna.

- Autre chose ?! Tu veux dire quelque chose pire que ça ? Qu'est ce qu'y pourrait être pire que d'être changé en loup garou ?, demanda-t-il en regardant alternativement Remus et Harry.

Ces derniers eurent un mouvement de recul. Sirius rougît et leur lança un regard pour se faire pardonner.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire…Je voulais juste…, dit doucement Sirius.

- Nous savons ce que tu voulais dire, Patmol, dit Remus. Ne t'inquiète pas pour moi, j'y suis habitué…C'est Harry que doit s'y habituer… Il regarda tristement le garçon.

Harry se tortilla légèrement.

- Ma mère… a envoyé au Professeur Dumbledore une lettre il y longtemps…, dit il, inconfortable.

Sirius cligna des yeux, confus.

- Pourquoi Lily aurait elle envoyé une lettre ?

- Savais tu qu'elle et Rogue étaient amis à Poudlard ?, déballa Harry.

Sirius le fixa de nouveau avec confusion.

- Non…, murmura-t-il. Servi-Rogue a toujours hait Lily à cause de ses origines moldues… Sirius prononça le nom de Rogue comme s'il s'agissait d'un vilain gros mot.

- Et bien, ils l'étaient… Harry ne savait pas pourquoi il le disait à Sirius ainsi. Tout ce qu'il accomplissait s'était retarder la vérité.

Remus s'en rendit compte et se racla la gorge.

Harry jeta un coup d'œil à Sirius et baissa la tête.

- Dans…sa lettre…ma mère…elle dit que…que…James Potter n'est pas mon père biologique…, il prononça la fin très rapidement et regarda Sirius précautionneusement.

Sirius le fixa.

- Que veux tu dire par James n'est pas ton père biologique ? Tu lui ressemble comme deux gouttes d'eau…J'ai vu ton avis de naissance, Harry, a quoi joues tu ? Il jeta un regard troublé autour de lui. Est-ce que c'est Remus qui t'a fait jouer ce tour ?

Harry fixa Sirius, sentant soudain la colère monter en lui.

- C'est la vérité, tu m'entends, la vérité ! James n'est pas mon père biologique ! Ce n'est pas une blague stupide que quelqu'un m'aurait obligé à jouer ! Est-ce que c'est si dure de croire que je ne suis pas le fils de ton précieux meilleur ami ?!, explosa Harry, ses yeux flashant ambre pendant un instant.

- Harry calme toi…, dit Remus doucement, posant une main sur l'épaule de Harry.

Ce dernier sentit presque aussitôt un calme l'envahir.

A présent Sirius le fixait comme si il avait perdu la raison.

- Harry…c'est impossible que tu sois le fils de quelqu'un d'autre que James…Lily ne l'aurait jamais trompé ! Ils s'aimaient ! C'était la paire parfaite !

Harry soupira.

- Ma mère n'a pas trompé p-James…Sirius haussa un sourcil, tandis que Harry continuait. …Maman n'a jamais aimé James…Elle l'a seulement épousé parce qu'elle était enceinte et sans époux…

- Tu donnes l'impression qu'il avait profité d'elle, Harry…, dit Sirius, la voix pas vraiment froide mais sans chaleur non plus. Cela ne peux pas être vrai…

- Ça l'est ! Pourquoi ne peux tu pas me croire lorsque je te dis que James Potter n'est pas mon père ?! Pourquoi !, hurla-t-il. Remus lui pressa l'épaule et il se calma.

Albus choisi cet instant pour s'en mêler.

- Si vous ne le croyez pas, Sirius, alors nous avons des preuves… A ces mots, il sortit sa baguette et la pointa vers Harry.

- Finite Incantatem Sort d'apparence.

Si Harry avait été au courant de ce que Albus s'apprêtait à faire, alors il aurait sûrement évité le sort. Mais puisqu'il était choqué que le professeur puisse utiliser ce sort aussi brutalement, il le frappa avant qu'il ne puisse s'enlever de sa trajectoire, après tout, il ne voulait pas se voir ressembler à Rogue.

Harry ressentit un léger picotement en haut de sa tête avant qu'il ne fasse son chemin tout du long de son corps jusqu'à ce que ce dernier soit complètement insensibilisé. Puis, ce fut terminé et Harry sentit comme si quelqu'un avait enlevé de sur lui une lourde couverture.

Il entendit Sirius et Remus hoqueter brutalement et il se tourna afin de couvrir son visage.

- Harry, non…, dit Albus, sa voix presque joyeuse. Nous aimerions voir ta véritable apparence, pas toi ?

Harry grogna et entendit un fort 'BAM', le faisant sursauter. Il releva la tête et vit que seulement Remus, Albus et lui-même se trouvaient à présent dans la pièce. Sirius avait fuit.

- Que quelqu'un me dise qu'il a pensé à se transformer…, murmura-t-il d'une voix tendue, sentant son cœur se briser en mille morceaux.

- Tout va bien aller, Harry. Sirius va s'en remettre, je le promet…Il est simplement choqué et il a simplement besoin de réfléchir un peu…, dit Remus sentant la souffrance de Harry.

Harry se tourna vers lui.

- Et toi ? Vas-tu toi aussi t'enfuir en courant ? Pourquoi es tu resté si calme depuis que tu as découvert que Rogue était mon père ?, lança-t-il à Remus.

- Whoa, ralentit Harry, dit Remus. Premièrement, je ne m'éloignerai pas de toi, pas lorsque tu as autant besoin de moi…Je ne t'ai pas abandonné lorsque je l'ai appris et je te jure que je ne t'abandonnerai pas dans le futur…

- Et pourquoi es tu si calme face à tout ça ?, demanda Harry soupçonneux. Tu le savais, n'est-ce pas ?! Tu le savais et tu ne m'as jamais rien dit ?!

- Calme toi, Harry ! Remus semblait légèrement contrarié. Je ne connaissais pas ton véritable père et si je l'avais su je te l'aurais dit ! Cela a été un choc autant pour toi que pour moi !, il s'interrompit avant de reprendre avec l'air de savoir de quoi il parlait. Écoute, je connais ton sentiment de frustration et je sais que tu te sens trahit, je sais ce que tu ressens…

- Et comment pourrais tu le savoir ?, claqua Harry. Tu n'as AUCUNE idée de ce que cela fait !

- Et bien, premièrement, je suis un loup garou et deuxièmement, je peux le ressentir venant de toi…

- Que veux tu dire ressentir ? Tu n'as jamais pu avant…, protesta Harry.

- Donne moi une chance de m'expliquer, Harry, lui dit Remus. Lorsque un loup garou change une personne un… lien, je suppose que je peux appeler cela ainsi, se forme entre les deux. C'est essentiellement psychique, tu sais, ressentir les pensées de l'autre…

- Tu veux dire que nous pouvons nous parler télépathiquement !, s'exclama Harry et Remus haussa les épaules.

- Pas vraiment, tu peux seulement…sentir leur humeur et ce qu'il ressent…et parfois, lorsque le sentiment est très fort, tu peux pratiquement deviner ce que l'autre pense, expliqua Remus.

Harry sourit légèrement.

- Alors, c'est toi que j'ai sentit dans mon esprit lorsque tu es entré…Remus acquiesça, ravi de voir Harry sourire de nouveau. « Oui… »

- A présent Harry, aimerais tu voir ton reflet avant que nous n'appelions Severus ?, demanda Albus. Et je pense que Remus va devoir aller chercher Sirius…, un sourire apparu sur le visage du vieil homme. Il pourrait devenir…ton chien de garde…

- Je ne savais pas que les élèves avaient le droit d'avoir des chiens, Professeur…, dit Harry.

- Et bien, techniquement, c'est assez rare d'avoir un chien, mais c'est autorisé…

- Mais la lettre de Poudlard précise seulement un chat, une grenouille et une chouette…

- Elle ne fait mention que des animaux dont les sorciers utilisent habituellement comme animaux de compagnie…Les sorcières et les sorciers ont tendance à choisir un animal qui puisse les aider d'une manière ou d'une autre et non pas pour leur qualités d'accompagnement…, expliqua Albus tandis que Harry hochait lentement de la tête.

D'un coup de baguette, Albus fit apparaître un miroir d'une grandeur assez importante et Harry hésita avant de découvrir l'apparence qui lui avait été caché pendant seize ans…

Au premier coup d'œil, il eu l'impression de regarder par la fenêtre et non pas dans un miroir car il découvrit un parfait étranger.

Ses yeux avaient gardé leur couleur verte, comme il le remarqua en premier, vue qu'il n'avait plus de lunette, mais, d'épais et sombres cils les obscurcissaient à présent. Ses sourcils étaient plus fins et formaient un arc parfait, comme Rogue. Ses traits avaient considérablement changé. Fini le côté garçonnet des Potter. Il avait été remplacé par de hautes pommettes, des yeux légèrement bridés et une peau plus pale. Son visage possédait un aspect plus anguleux…l'aspect des Rogue (beurk !). Son nez avait, heureusement, garder la même apparence, ainsi que sa bouche. Ses cheveux, bien que encore noir et droit, semblaient boucler au bout, et possédaient une couleur cuivrée, mais avaient échappé à la graisse. Ils semblaient tenir à plat sur sa tête, contrairement à son ancien style, mais à présent, ils lui arrivaient dans le milieu du dos, plus long que ceux de son père. Ses doigts étaient à présent long et pale, ses jambes semblaient elles aussi plus longues, lui faisant prendre quinze bons centimètres de plus.

Malgré la révulsion que ressentit Harry en se voyant ressembler à Rogue, il ne pu s'empêcher d'apprécier son nouveau look. Il lui semblait que cela lui allait beaucoup mieux et il se sentait…soulager d'être débarrasser du look 'Harry Potter', ainsi que de ses affreuses lunettes et de ses cheveux impossibles à coiffer.

- Alors, qu'en dis tu ? Cela te va mieux, n'est-ce pas ?, demanda Dumbledore comme s'il savait ce que Harry pensait. Ce dernier haussa des épaules.

- Je…l'aime bien…je pense…

Il soupira et repoussa une mèche brun-rouge de devant les yeux. Cela allait lui prendre du temps pour s'habituer aux cheveux longs.

- Remus, auriez vous l'obligeance d'aller chercher Sirius ?, demanda Dumbledore, les yeux brillant. Remus acquiesça et sortit.

Albus lança un peu de poudre de cheminette dans le foyer et dit :

- Severus Rogue !

La tête de ce dernier apparut et il lança un regard assassin au vieux sorcier.

- Que voulez vous, Albus ?, demanda-t-il d'une voix ennuyée.

- Et bien, vous devriez venir ici et nommer votre fils, Severus. Ne voulez vous pas voir sa véritable apparence ?, répondit Dumbledore, jovial.

Rogue roula des yeux et grimaça.

- Je n'ai vraiment pas le choix, n'est-ce pas ?

- J'ai bien peur que non !, dit Albus, tout sourire.

La grimace de Rogue s'affirma et il disparut avec un 'pop'.

Un moment après, la porte s'ouvrit brusquement et Remus et Sirius firent leur entrance. Sirius semblait malade et était plus que pale.

- Sirius ?, appela Harry, presque peureusement.

Remus mit un coup de coude dans les côtes de Sirius et ce dernier soupira, s'approchant de Harry précautionneusement.

- Alors…, commença-t-il lamentablement. Rogue est réellement ton père…, laissa-t-il traîner paraissant légèrement dégoutté par l'idée, mais son visage s'adoucit lorsqu'il vit le regard plein d'espoir de Harry.

- Harry…je ne vais pas me mettre à te haïr du jour au lendemain parce que ce con est ton père…Je-Je veux dire parce que…Servilus est ton père…je veux dire…Rogue…est…ou…euh…, Sirius semblait perdu et Harry ne pu s'empêcher d'éclater de rire.

- C'est bon Sirius…J'avais juste peur que tu ne me haïsses…

- C'est impossible voyons ! Sirius semblait outré. Tu es mon filleul et tu n'arriveras pas à te débarrasser de moi aussi facilement !, déclara-t-il et Harry se fendit d'en sourire.

- Je pense …que j'étais simplement tellement excité à l'idée qu'une partie de James soit encore vivante et qu'elle était présente à mes côtés…Mais je sais que même si James n'est pas ton père biologique…il reste ton père et je sais qu'il t'aimait plus que tout…même si il savait que tu étais le fils de Rogue… Sirius sourit à Harry.

- Et je veux encore être ton parrain, si tu le désires, enfin…et si ton…père…le veux bien…

Harry sourit et acquiesça vigoureusement.

- Ne t'inquiète pas en ce qui concerne Rogue, Sirius, bien qu'il soit mon père, nous ne pouvons toujours pas nous sentir…et après la fin de la guerre, je doute qu'il ne me reconnaisse pour de bon…Merci Merlin…, murmura Harry ignorant complètement que Severus Rogue, qui s'était caché dans l'embrasure de la porte, écoutait la conversation, les regardant avec ressentiment.

Severus déglutit et dit d'une petite voix.

- Pas même Vous-Savez-Qui ?

Le visage d'Albus trahis sa tristesse immédiatement en se remémorant le petit garçon battu connu sous le nom de Tom Jedusor.

- Non, dit il fermement à son étudiant. Pas même Voldemort.

Severus frémis en entendant ce nom et fuit le regard du Directeur.

- Severus, je veux que tu saches que quoi qu'il arrive, tu seras toujours aimé, tu comprends ? Tu seras toujours aimé quoi qu'il arrive…, dit Albus au garçon tremblotant. Je t'aime comme un fils, Severus…Je n'ai aucun fils et même si j'en avais, je t'aimerais quand même…

Albus, gentiment, tendit le pouce afin d'effacer une larme coulant le long du visage du garçon.

- Et je serai toujours là pour toi, mon garçon…

Severus ferma fortement les yeux et Albus le prit dans ses bras.

- Pourquoi ?, murmura Severus, la voix légèrement étouffée. Pourquoi me traite t il ainsi ?, demanda-t-il tristement.

Albus secoua la tête.

- Je ne sais pas…Je suppose…que certaines personnes ne sont pas fait pour avoir des enfants…et ton père est définitivement l'in d'entre eux…Il laissa poindre sa colère dans sa voix.

Severus frissonna légèrement, sentant la colère s'échapper du Directeur.

- Je ne comprend pas comment quelqu'un peut traiter ses enfants comme il me traite…, marmonna Severus, s'échappant des bras, son visage sec.

Il rencontra les yeux bleus du Directeur et dit fermement :

- Je ne traiterai jamais mes enfants ainsi…Je ne les frapperai jamais ou leur ferai de mal…, il grimaça amèrement. J'aurai de la chance si un jour j'ai des enfants…, marmonna-t-il.

Albus soupira.

- Ne dis pas ça…Je pari qu'il existe une jeune femme qui est parfaite pour toi, peut être même dans cette école, peut être pas. Tu la connais peut être déjà, ou pas, mais tout le monte a sa moitié, je te le promet.

Severus acquiesça et dit solennellement :

- Je jure que je ne ferai jamais de mal à mes descendants…car ils ne le méritent pas…, laissa traîner se voix et frémit légèrement. « …et je sais déjà ce que cela fait, et je ne voudrais as que mes enfants subissent la même chose que moi…Je les traiterai comme des enfants sont supposés l'être. Je les aimerais…et leur apprendrais tout ce que je sais pour qu'un jour ils puissent devenir plus forts…

Albus sourit.

- Je suis heureux de t'ente dire ça, Severus. Tu es plus fort que ton père, de cela j'en suis sur…

Severus sourit pour la première fois depuis la fin de se cinquième année.

# FIN DU SOUVENIR #