Hi !

Désolée pour ce petit retard j'étais... un peu perdue ^^ Enfin bref me revoilà.

Alors sachez que le livre s'arrête là. Ceci sera le dernier chapitre basé sur le livre. Après (si l'histoire vous intéresse toujours) ça sera sortie de ma propre imagination.

J'espère que cette suite vous plaira,

Ciao, ciao :)


Après plus de deux ans de relation House avait enfin décidé de vendre son appartement pour vivre avec Rachel et Cuddy.

Au début Cuddy avait été mal à l'aise avec sa décision, bien sûr elle voulait partager a vie avec House, là n'était pas la question elle avait juste peur que House fasse ça uniquement pour elle. Cuddy savait combien House était attaché à ses affaires et à son monde qu'il s'était construit au fil des années dans le petit appartement. Elle ne voulait pas qu'il y renonce pour elle.

« Je ne veux pas que tu fasses ça pour moi » Avait précisé Cuddy un soir alors qu'ils discutaient du déménagement en partageant un plateau repas devant la télé.

« Cuddy, ton égocentrisme crève le plafond » S'était moqué House.

« House je rigole pas. On n'aura pas assez de place pour mettre tous tes meuble, même pas assez pour mettre ton piano. Je veux pas que tu finisses par te sentir mal ici »

« Je peux vivre sans piano tu sais »

« Tu peux pas renoncer à la musique House. »

« J'y renonce pas Cuddy, je peux toujours jouer de la guitare ou chanter sous la douche »

« Vraiment ? Tu ne vas pas finir par regretter de vivre ici ? Tu ne vas pas finir par me le reprocher ? » Continuait à s'inquiéter Cuddy. C'était à ce moment que Rachel, qui coloriait sur la table basse, s'était retournée pour montrer son dessin.

« Regarde House ! Je t'ai dessiné avec maman et moi dans la maison ! J'ai même fait ta moto devant la porte ! » Avait-elle annoncé fièrement

« Vraiment Cuddy, je le fait pas uniquement pour toi » Avait à nouveau dit House en examinant le dessin de la petite fille.

Malgré ce que House pouvait dire, Cuddy avait été persuadé pendant plusieurs mois qu'il renonçait à sa passion et elle n'aimait pas ça. Contrairement à ce qu'il avait dit, elle ne l'entendait pas chanter sous la douche, ni même nulle part ailleurs.

Mais un soir, alors que House passait la nuit sur un diagnostic, Cuddy avait allumé le baby-phone. Rachel n'en avait plus besoin mais ça rassurait Cuddy quand House n'était pas là.

Et elle avait entendu la petite fille fredonner. Elle s'était approché de la chambre et avait reconnu la chanson, c'était Careless love. House lui avait souvent joué au piano dans son appartement.

« Rachel qu'est-ce que tu chantes ? » La petite fille avait baissé les yeux comme si elle avait été prise en train de faire quelque chose de mal. « Oh non Rachel ! Ne te gêne pas pour moi surtout, j'adore quand tu chantes. Mais tu connais cette chanson d'où ? »

« C'est House qui me la chante »

« Vraiment ? »

« Ben oui ! »

Cuddy en avait été soulagée.

Maintenant qu'elle était au soins intensif cette chanson l'obsédait, elle la chantait en boucle, examinant les paroles comme elle ne l'avait jamais fait avant.

Elle se demande ce que sa mère et son père aimerait qu'elle fasse. Sa mère la pousserait certainement à rester. Arlène la poussait toujours de toute façon. Et son père ? Est-ce qu'il serait d'accord avec son choix ?

Elle se met à chanter doucement et se laisser guider par la musique, comme soudain par magie la chanson allait la guider là ou elle voulait aller.

Elle vit Stacy avoir une discussion plutôt animé avec l'infirmière en chef, certainement dans le but de plaider la cause de House mais là toute suite Cuddy ne voulait pas le voir. Enfin si c'est ce qu'elle voulait, plus que tout au monde même mais si elle le voyais la toute suite elle ne serait plus objective pour prendre une décision. La phrase de sa sœur lui revenait en tête, savoir qu'elle ne lui en voudrait pas si elle décidait de partir calmait Cuddy, si elle voyait House elle ne serait plus calme c'était certain.

Cuddy s'arrêta quand même pour écouter la conversation.

« Ce que vous avez fait tout à l'heure était idiot » S'exclame l'infirmière en s'adressant à House.

« C'était… » Commence House mais il est arrêté par Stacy qui lui met un coup de coude dans les côtes. « Oui » Fini-t-il.

« C'était juste un acte romantique » Explique Stacy.

« C'était idiot » Fini par dire House « Elle allait mieux ! J'arrive et elle fait une rechute »

Cuddy avait-elle bien entendu ? House se tenait responsable pour sa rechute ? Il devait vraiment être fatigué et à bout de nerf pour que le maître de la rationalisation commence à penser ça.

« C'est une idée absurde House ! » S'exclame Stacy

« Les faits sont là pourtant ! » Se borne House

« Les raisons sont purement médicale et vous le savez. » Déclare l'infirmière s'arrête un moment regarde House de haut en bas et fini par déclarer « Allez-y »

House n'attend pas qu'on lui dise deux fois , il laisse Stacy remercier l'infirmière et part en direction de la chambre.

Quand il voit enfin Cuddy House change de couleur, elle n'est vraiment pas dans un bon état. Elle fait peur à voir. Il est habitué au patient dans les pire états mais voir Cuddy habituellement si forte avec des tuyaux et bandage partout lui retourne l'estomac.

Il reprend constance très vite, il prend place à côté d'elle et glisse une des mains de Cuddy dans les siennes.

« Mon dieu Cuddy tu as les mains froides » Il soulève ses mains pour approcher celle de Cuddy près de son visage et souffle doucement pour lui réchauffer.

Des questions idiote viennent à l'esprit de Cudd, est-ce que si elle pose sa main de fantôme sur lui il le sentira ? Est-ce que si elle se met à côté de lui, elle sentira sa présence ?

Mais Cuddy sait que si jamais elle touche House elle sait que ça va être beaucoup plus dur pour elle, son combat serait beaucoup plus dur. Elle entend House murmurer quelque chose en boucle.

« S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait » Il répète ça en boucle. « Si tu meurs je vais devoir arrêter la médecine pour élever Rachel, ne m'oblige par à arrêter la médecine et par-dessus tout n'oblige pas Rachel à m'avoir pour unique parent pauvre gamine» Essaye de blaguer House.

Cuddy n'avait jamais rêvé au prince charmant. Jamais elle n'avait été spécialement attiré par le côté mauvais garçon et rock star, pourtant House était arrivé. Avec lui, même si au début ils avaient eu un peu de mal à s'adapter, c'était juste bien. Comme un bain chaud. Même si parfois ce n'était pas forcément facile. Leur horaire s'accommodaient mal, tout comme leur goût ou leur envie mais ils arrivaient toujours à trouver un compromis. House choisissait le repas et Cuddy le film ou l'inverse. Cuddy faisait l'effort de partir plutôt quand House arrivait plutôt. Paradoxalement Cuddy avait toujours cru que c'était la médecine qui finirait par les séparer.

L'année précédente à la fête du nouvel an, House avait beaucoup bu et sur le 12 coup de minuit il avait voulu embrasser Cuddy en lui disant « Promet moi de passer le nouvel avec moi l'année prochaine ! Promet moi »

Cuddy avait voulu lui faire remarquer qu'il était saoul, mais ça aurait été vraiment idiot comme réplique et à la place elle lui avait promis et l'avais embrassé même si il sentait l'alcool à 100 kilomètres.

House fini par sortir, et explique à l'infirmière qu'il va revenir.

« Ne vous inquiétez pas je vais préciser qu'un vieux bougons avec une veste en cuir et pas rasé peu entrer » Se moqua l'infirmière.

Cuddy savait que c'était inutile c'était Stacy qui menait le jeu maintenant.

Wilson arriva lui tenir compagnie à son tour, il ne ressemble à rien. Ses cheveux sont dans tous les sens il porte un vieux pull. Cuddy remarque soudain que qu'elle ne l'a jamais vu sans chemise et cravate. Il lui demande comment elle va. A vrai dire elle ne sait pas vraiment. Elle est fatiguée. Excité depuis le passage de House mais surtout fatigué. Il parle tout seul, Cuddy ne l'écoute pas vraiment, il dit des banalités qu'elle ne veut pas entendre.

IL se met soudain à énumérer les personnes présente à l'hôpital.

« IL y a votre sœur, vos neveux, votre tante, je suis là, House et là et Rachel est aussi ici quelque part. Cuddy votre mère n'est plus là et Rachel est très mal en point mais vous avez toujours une famille , une famille qui a besoin de vous »

C'est à nouveau le matin à l'hôpital, mais au fond un hôpital ne dors jamais. Cuddy est fatigué, à un point que même cligner des yeux devient pénible, elle pourrait s'endormir et mourir mais elle ne sait pas pourquoi mais elle n'en n'a pas envie.

Enfin si elle sait pourquoi, elle attend House. Il lui a demandé d'attendre alors elle va le faire. Il mérite qu'elle fasse ça.

Enfin House arrive il reprend la même place que quelque heure plutôt et commence à parler.

« Cuddy s'il te plait, ne meurt pas. Je sais que la douleur doit être insupportable et qu'il n'y a certainement pas de mot pour décrire l'injustice que vous avez vécue. Mais il existe une raison de vivre. Je ne parle pas de moi bien évidement. Rachel aura besoin de toi. Enfin même si … Je ne sais pas trop ce que je devrais dire, je suis un peu perdu. Mais je ne peux pas t'imaginer ne pas retourner à l'hôpital, crier après moi dans les couloirs. Je n'arrive pas à t'imagine ne faisant pas tes petites routines, comme ton yoga, ton thé ou ce genre de truc que tu programmes. Même si ça va être dur pour vous deux, tu t'imagines ne pas voir grandir Rachel ? Je suis certain que l'idée même te brise le cœur . Si tu te réveil, Cuddy, je ferais ce que tu veux. Même quitter le service des diagnostiques pour t'aider, je le ferais si tu en a besoin. Wilson dit que peut-être tu voudrais carrément quitter tout ce qui faisait partie de ton ancienne vie. Je pourrais aussi partir, te quitter si c'est douloureux pour toi que je sois à tes côtés. Je ferais ce que tu veux Cuddy, mais si'il te plait réveil toi. »

A ce moment-là House s'effondre. Cuddy l'entend pleurer. Puis soudain elle ne l'entend plus. Ses sanglons se sont transformer en une douce musique. Quelques notes de piano résonne dans sa tête. Puis une chanson. Cuddy relève la tête et comprend que House à glisser dans ses oreilles ses écouteurs et passe une musique de son Ipod. Elle reconnait la chanson dès les premières paroles. C'est Careless love. La même que Rachel chantait dans sa chambre quelque mois plutôt, la même que House lui jouait parfois quand ils n'étaient que tout les deux.

Elle se concentre sur la musique, elle peut voir dans ses souvenirs Rachel souriant, chantant, dansant. Elle peut voir House qui joue du piano, qui lui dit qu'il l'aime, elle voit son visage quand enfin il a trouvé la réponse au problème, ... Elle ne pense plus à rien hormis ses souvenirs.

Une douleur la transperce, tellement forte qu'elle lui retourne l'estomac, lui donne envie de vomir et de hurler de toutes ses forces. Sa vision est recouverte par une lumière blanche aveuglante elle ne voit plus rien. Ca ne dure que quelque instant mais c'est terrible.

Puis il ne se passe plus rien. Cuddy sent doucement des sensations lui revenir dans son corps. La souffrance physique se réveil en même temps, Cuddy peut sentir avec certitude chacune de ses blessures tellement c'est douloureux.

Son dos n'est plus en contact avec le plastique de la chaise d'hôpital mais avec le matelas du lit d'hôpital, elle sent enfin la chaleur de la mains de House sur la sienne.

Toute cette souffrance qui arrive en même temps devient ingérable pour Cuddy. Ca fait extrêmement mal, partout. Toutes ces sensations s'accumulent et elle l'impression qu'elle va exploser. La seule solution pour elle est de se concentrer sur la main de House au contact rassurant qu'elle procure.

Soudain elle ressent le besoin de la serrer. Ce qu'elle n'avait pas ressenti avant. Elle a besoin d'avoir ses doigts entre les siens. Alors, comme si elle accumulait tout le soutient qu'elle avait reçu jusqu'à présent, elle arrive à faire l'effort de se concentrer. Elle déplace ses doigts doucement, et serre. Elle les relâche immédiatement épuisée.

Elle ne sait pas vraiment si House la senti ou si ça se passe dans sa tête, mais elle n'a pas la force de recommencer, pas toute suite.

Mais elle sent l'étreinte de House se resserrer. Elle a l'impression qu'il tient tout son corps, qu'il pourrait la soulever et l'emmener loin d'ici. Elle entend sa respiration s'accélérer. Et puis sa voix. C'est comme si c'était la première fois qu'elle l'entendait vraiment aujourd'hui.

« Lisa ? »