Hello le monde !
Et oui, vous n'en croyez pas vos yeux : à peine un mois et demi s'est écoulé entre deux postes ! Je vous l'avait bien dit ;p . Par contre, pour le prochain chapitre, je pense qu'il faudra attendre 2010. Mais vous avez l'habitude, non ? ^^ Et puis aucune inquiétude, ce n'est pas parce que je prend mon temps que je ne vais pas finir cette histoire. Au contraire !
Bon, maintenant, et si je passait aux remerciement habituels ? Tout d'abors, applaudissez Matteic, la béta de cette fic ! Une fois de plus, elle s'est enfoncée dans cette jungle de mots truffée de prédateurs : les fautes. Et elle en est sortie vivante, sans une égratinure ! Juste des envies de m'étrangler (je pense :p). Ensuite, merci à vous tous, les lecteurs. Encore merci à tous ceux qui ont pris le temps de laisser une review, ou de mettre la fanfic dans leurs alerts ou favorits, ça me va droit au coeur !
Aller, je vais vous laisser profite du chapitre, bonne lecture !
Disclaimer : Rien n'est à moi, sauf l'histoire. Et oui, quelqu'un m'a devancé : JK Rowling. Mais je me suis promis une chose : "Je l'aurai un jour, je l'aurai !".
Fehu, Jera, Sowilo
Partie 2
Noir. Tout était noir. Harry sentait une odeur de terre, forte, âcre. Il avait l'impression d'être dans la brume, tant l'humidité était forte. Comme précédemment, la vision lui vint après. Cette fois, il se trouvait debout dans une sorte de jungle où sapins côtoyaient chênes et palmiers. Le ciel n'avait pas de place en ce lieu.
Comme la première fois, rien n'échappait à son regard, tant son champ de vision était élargi. De même, il ne voyait pas son corps. Il ne savait où aller. Alors Harry avança au hasard, se remettant à la chance. Il erra longtemps.
Au bout d'un moment, il constata un fait étrange. Certaines feuilles et bouts d'écorces scintillaient. Il s'approcha. Des pierres précieuses ! Ce qui l'avait interpellé n'était autre que des gemmes sculptées de façon à s'intégrer dans le décor. Et plus il s'enfonçait dans cette étrange forêt, plus leur nombre augmentait. Le végétal devenait minéral.
Le Survivant finit par découvrir une immense clairière. Le sol était recouvert d'une herbe tendre, de fleurs aux couleurs pastel et de bosquets. Harry put enfin voir le ciel, qui n'était en fait que le plafond d'une grotte. Il se demandait comment la lumière pouvait pénétrer dans cette jungle, quand il aperçut enfin l'énorme baobab au centre de la clairière.
Ce dernier semblait étrange aux yeux du jeune homme. Peut-être était-ce dû au fait qu'il était habitué à voir des baobabs en pleine savane, et non dans ce qui ressemblait à une prairie verdoyante. Harry s'avança vers le majestueux roi des arbres. Il sut alors d'où venait son malaise. Ce n'était plus quelques parties qui étaient en pierre. Des racines à la cime de l'arbre, le moindre bout était en pierre précieuse.
Le jeune homme avait compris qu'il se tenait devant le sceau emprisonnant l'essence terrestre. Il visualisa donc le symbole de Jera, première des trois runes affiliées à la terre. Elle se grava dans l'écorce, et s'illumina. Harry avait trouvé la bonne rune du premier coup. A sa grande surprise, l'arbre roi fondit.
Cela faisait quelques minutes que le jeune Gryffondor était enfin dans un état stable. Après cinq heures où Helga et Rowena s'étaient succédées pour maintenir le jeune homme en vie, la nouvelle était appréciable. Rowena pouvait enfin souffler, et réfléchir à ce qui était arrivé à leur protégé.
La réactivité de ses éléments était tout simplement stupéfiante. Seul un de leurs élèves avait présenté une telle affinité avec les éléments. Et malheureusement, ils n'avaient pu le sauver. Mais le jeune Harry semblait avoir atteint son sceau. Tout irait bien maintenant. Et peut-être même serait-il capable de…
Le garçon papillonna des yeux. Lentement, leurs couleurs revenaient sur son visage. Godric l'aida à se redresser, et Salazar s'approcha, un gobelet plein d'une potion violette à la main. Il le tendit au garçon. Celui-ci l'attrapa instinctivement, et le but. Presque immédiatement, sa mine s'améliora nettement, même s'il gardait un air fatigué. Rowena était enfin rassurée. Ils envoyèrent le garçon se coucher, remettant au lendemain les explications.
Une fois le jeune Harry parti, Salazar leur tendit des fioles contenant une autre potion, verte celle-ci. Elle leur permettrait de passer une nuit blanche sans ressentir la moindre fatigue.
Helga sirotait tranquillement une tasse de thé dans la Grande Salle. Il fallait que l'un d'eux quatre fasse acte de présence, sans quoi les élèves et l'équipe enseignante se poseraient des questions. Et comme les trois autres souhaitaient parler de quelque chose, elle s'était portée volontaire. Oh, ils ne l'avaient pas explicitement dit. Et personne d'autre qu'elle ne l'aurait senti.
Ils voulaient sûrement discuter du descendant de Godric. C'était à cause de lui qu'ils étaient venus dans cette époque, certes. Mais à trop se concentrer sur une seule personne, ils en oubliaient les autres. Enfin, depuis qu'elle les connaissait, leur groupe fonctionnait ainsi : Godric, Rowena et Salazar ensemble, faisant avancer un projet, et elle légèrement en retrait, scrutant les alentours, leur signalant certaines impasses qu'ils ne pouvaient suspecter.
Seul le Seigneur Kenneth – son bien-aimé père – l'avait remarqué, et les comparait à l'équipage d'un navire. Les trois compères étaient l'équipage, et elle la vigie. Cela les faisait rire. Mais il n'empêchait que grâce à cette répartition inconsciente des rôles, leur navire avançait sans aucun problème.
Elle arrêta sa rêverie quand, à sa grande surprise, elle vit Harry Potter entrer dans le réfectoire. Il s'était pourtant couché aux petites heures du matin. Il aurait pu dormir d'avantage, puisqu'ils étaient le dimanche. Pourtant, il semblait en pleine forme. Elle s'interrogea sur son rythme de sommeil habituel.
Elle attendit qu'il finisse son petit-déjeuner pour se lever. Quand elle passa devant lui, elle lui fit un discret signe de la tête. Il laissa ses amis, et une fois hors de la Grande Salle, il vint se placer à sa droite.
« Allez-vous m'expliquer ce qu'il c'est passé hier soir ? demanda-t-il. Je crois que Dame Serdaigle me l'a rapidement dit, mais j'étais trop sonné pour comprendre.
- Les lois qui gouvernent les éléments sont nombreuses et complexes. Pour faire simple, les éléments s'équilibrent mutuellement. Si l'un est enfermé, l'autre doit l'être aussi, et vice versa. De même, il te faut pratiquer les deux également, et ne pas privilégier l'un ou l'autre. Quand tu as libéré le feu, la terre a voulu se libérer à son tour, pour garder son équilibre. Cependant, il lui fallait détruire le sceau et le seul moyen pour un élément de libérer seul est de détruire le corps qui abrite le sceau. Normalement, cela met entre une journée et une semaine pour que l'hôte soit réellement en danger. Mais ta réaction a été fulgurante. Enfin, tu as de la chance, cela est déjà arrivé une fois, et nous avons pu te sauver ou intervenir à temps.
- Je vois. Savez-vous pourquoi ma réaction a été si rapide ? demanda Harry.
- Cela vient de l'affinité que tu as avec cette branche de la magie. Plus celle-ci est élevée, plus la réaction est forte et rapide. De plus grandes possibilités s'accompagnent d'un risque plus élevé, répondit doctement Dame Poufsouffle.
- Cela signifie que j'ai une très grande affinité avec la magie élémentaire, voulut s'assurer le jeune homme.
- En effet. »
Pendant qu'ils discutaient, Helga avait guidé Harry dans l'une des salles secrètes de Rowena. Il s'agissait de la salle au Cercle (1) du premier étage, la plus spacieuse. Les trois autres Fondateurs y étaient réunis. Ils s'interrompirent quand Helga et l'élève entrèrent. La Généreuse leur signala qu'elle s'était chargée de l'instruire sur les raisons de son malaise. Il ne restait qu'à lui enseigner la pratique des essences élémentaires.
« Nous allons commencer par les flammes. Leur utilisation est plus simple que celle de la terre, mais requiert certaines conditions. Le feu que tu libères est un feu ordinaire, même s'il est d'origine magique. Il ne brûlera donc que si un combustible et le l'air le permettent. De même, s'il n'est pas assez puissant, le vent l'éteint, tout comme l'eau, expliqua Rowena.
- C'est pour cela que Sire Godric a versé du sang de Salamandre hier, se rappela Harry.
- Tout a fait, acquiesça le concerné. Mais trêve de théorie ! Rien de vaut la pratique : prends une bûche, et entraîne-toi. »
Sire Gryffondor désignait un tas de bois. Le jeune Harry saisit un morceau. Helga le voyait froncer les sourcils, scrutant la bûche. Il la posa finalement à terre, pour graver le symbole de Fehu. Presque immédiatement, le bois prit feu.
« Maintenant, prends deux bûches. Sur l'une, grave une grande rune, et sur l'autre, une petite », indiqua Godric.
Le jeune homme s'exécuta. Sur la première, une grande gerbe de flammes jaillies, tandis que sur la seconde dansaient quelques flammèches.
« La taille de la rune détermine l'intensité ? s'étonna Harry. Je croyais que sur ce point, c'était la volonté, comme pour les sorts.
- Il s'agit d'une méprise courante, fit le Téméraire. Continue de tester toutes les possibilités qui te viennent à l'esprit. »
Pendant près d'une demi-heure, ils observèrent les essais du garçon. Quand il se brûla les sourcils, ils le contraignirent cependant à arrêter.
« Passons à la terre maintenant, fit Helga, un sourire dans la voix.
- D'accord, accorda Harry, soulagé.
- Tout d'abord, sache que le maniement de cette essence est plus subtil que celui du feu, dit-elle, moqueuse.
- Quoi ?! Helga, je ne te permets pas ! s'insurgea Godric.
- Dis-moi, quand tu as libéré l'essence, qu'a fait le sceau ? continua-t-elle, ignorant son ami.
- Je ne comprends pas bien ce que vous voulez dire, dit Harry. Est-ce ce qu'il s'est passé avec le baobab ?
- Si ce baobab est le sceau, je veux savoir ce qui est arrivé une fois que tu as utilisé ta rune, reformula-t-elle.
- Et bien… Il a fondu.
- Donc tu es un sculpteur, déclara-t-elle.
- Pardon ? fit Harry, interloqué.
- Parmi ceux qui manient l'essence terrestre, il existe deux catégories : les sculpteurs et les botanistes. Dans la majorité des cas, ils se répartissent selon le type d'élément : les élémentaires dont la terre est l'essence personnelle sont majoritairement des sculpteurs, et ceux dont elle est le totem sont des botanistes. Comme tu as déjà prouvé que tu attires les exceptions, j'ai préféré te demander. Mais pour une fois, il semblerait que tu entres dans la norme.
- Quelle est la différence entre ces deux catégories, demanda Harry, insensible à la pique de la Dame.
- Pour faire simple, les sculpteurs ont le contrôle du minéral, et les botanistes du végétal.
- Donc, par sculpteur, vous entendez que l'on modèle la roche ?
- Exactement, approuva Helga. Mais ce n'est pas aussi simple que tu le penses. Avant de sculpter, il te faut fragiliser la roche que tu souhaites utiliser. Tu ne crées pas la matière, donc tu dois la prendre quelque part, expliqua-t-elle. Pour cela, il te suffit juste de graver ta rune, puisque c'est comme cela que fonctionne ton pouvoir. Ensuite, tu dois visualiser ce que tu souhaites obtenir, et tu utilises une nouvelle fois ta rune. Compris ?
- Le principe, oui, dit le jeune homme.
- Bien, maintenant, fais un essai avec cette pierre, déclara Helga, en transfigurant une petite roche. Sculpte… Une sphère. »
Harry prit la pierre dans sa main, et tenta un sort de découpe pour graver la rune. Seulement, celui-ci n'était pas assez puissant, et elle ne fut même pas rayée. Il réessaya en augmentant la puissance du sortilège. Seulement, cette fois, il fut trop puissant. La pierre se fendit, et une large entaille barra la main du Survivant.
Il réprima un cri, et, avant que Rowena n'arrive pour le soigner, il lança un charme de cicatrisation, qui referma la plaie. Il l'examina, puis relança le charme. Rowena attrapa sa main, pour constater qu'elle ne présentait plus aucune trace de l'incident. Elle interrogea l'élève du regard, et il lui expliqua le principe du charme. Une fois la curiosité de la Dame assouvie, elle le laissa tranquille.
Il reconstitua la pierre, et continua avec le sortilège de découpe, espérant trouver la puissance adéquate. Salazar dut le prendre en pitié, car après quelques essais infructueux, il lui suggéra de dessiner la rune et non la graver. Peut-être cela marcherait-il ? Si c'était le cas, les choses seraient grandement facilitées. Harry prit donc une craie qui traînait dans son sac, et traça le symbole de Jera.
Rien ne sembla se passer. Le jeune homme toucha la pierre, et, à sa grande surprise, elle se répandit en sable. Du doigt, il retraça la rune. Aussitôt, le sable se recondensa en un disque. Cela fit rire Godric. Helga lui dit de recommencer, en imaginant une sphère et non un rond.
Cela prit quelques essais, mais Harry parvint à former la sphère attendue. Il se permit donc de poser une question :
« Et vous, vous êtes de quelle catégorie ? demanda-t-il s'adressant à la Généreuse.
- La terre est à la fois mon élément totem et personnel. Je suis donc à la fois sculptrice et botaniste », répondit-elle.
« Tiens, te revoilà. On se demandait où tu étais passé, fit Ron en voyant Harry entrer dans la Salle Commune.
- J'étais avec les Fondateurs, répondit l'Elu.
- Alors, que ont-ils dit ? demanda le rouquin, curieux.
- Et bien… Maintenant, je peux m'entraîner seul à la magie élémentaire, même si je préfère être en compagnie de quelqu'un qui maîtrise de bons sorts de soins.
- C'est si dangereux ?
- D'après toi, d'où vient l'expression jouer avec le feu ? fit Harry, caustique.
- Tu t'es brûlé quoi ? s'inquiéta Hermione, sortant de son livre.
- Les sourcils. Mais Dame Serdaigle m'a soigné et les a fait repousser, la rassura le jeune homme.
- Bien. Quand tu t'entraîneras seul, dis-le-moi. Je viendrai », assura-t-elle.
Voyant qu'inconsciemment, elle cherchait à se rapprocher de son meilleur ami, Ron fit un sourire. Peut-être n'auraient-ils pas besoin de son aide après tout ?
« Incroyable !!! Cette magie est vraiment fascinante ! s'enthousiasmait Hermione, après qu'Harry lui ait montré comment il la maniait.
- Ah bon ?
- Bien sûr ! D'autant plus qu'elle avait été perdue, fit la préfète.
- Perdue ? Tu es sûre ?
- Bien sûr. J'ai fait des recherches figure-toi, commença-t-elle.
- Rien d'étonnant, se moqua le jeune homme.
- Un ancien mage noir avait rendu cette magie tellement impopulaire que pendant près de deux siècles, elle fut considérée comme illégale. Et une fois ce délai écoulé, plus personne ne la pratiquait.
- On ne peut pas apprendre seul ? fit Harry, interloqué.
- Non, il faut que les quatre éléments qui composent le tétracle servant à la Révélation soient invoqués par des élémentaires.
- Mais comment ont fait ceux qui ont découvert les essences ?
- On ne sait pas, dit tristement Hermione. La magie élémentaire existe depuis des millénaires. La méthode originelle a été perdue.
- Dommage. Mais les Fondateurs sont là. Ils ne pourraient pas enseigner cette magie aux élèves de Poudlard ?
- Ce serait génial Harry. Tu pourrais leur proposer !
- Je le ferai, promit-il.
- Bien, mais pendant que nous parlons, tu ne t'entraînes pas, fit Hermione, autoritaire. Continue !
- A vos ordres, chef ! », s'exclama le jeune homme.
« Et si tu faisais…
- Hermione, j'suis fatigué là. On reprendra demain, ok ?
- Bon, allez, c'est la dernière expérience pour aujourd'hui, concéda-t-elle
- T'as pas déjà dit ça la semaine dernière ? fit remarquer Ron. Si je me souviens bien, il est resté une heure de plus à subir tes… expérimentations. »
Cela faisait plus d'un mois qu'Harry avait acquis le contrôle des essences de la terre et des flammes. Grâce aux interminables séances qu'Hermione lui imposait, le jeune homme pouvait désormais dire qu'il maîtrisait très correctement cette magie. Cela ne s'était pas fait sans blessures, mais il y était arrivé. D'après les Fondateurs, son affinité avait beaucoup aidé le jeune homme. Tant mieux.
Après Halloween, ils commenceraient à l'initier à l'art de l'Animagus, en présence du Professeur McGonnagal. Elle en profiterait pour acquérir la méthode. Elle pourrait commencer en même temps qu'Harry, et mieux le soutenir ainsi.
Hermione regardait distraitement le jeune homme transformer un cube de soufre en un oiseau qu'il anima. Cependant, il ne fit pas attention au feu qu'il avait allumé au début de l'entraînement, et l'oiseau s'enflamma en une petite explosion. Loin de son condisciple, elle fut épargnée. Mais pas Harry.
Elle se précipita vers lui, pour l'aider. Heureusement, pour une raison inconnue, il n'avait aucune brûlure. Mais il était tout de même inconscient. Elle le fit léviter, se dirigeant vers l'infirmerie.
Quand il reprit conscience, Harry flottait. Tout autour de lui s'étendait un vide aux couleurs de la nuit. Il comprit qu'il se trouvait dans un « autre monde » lorsqu'il remarqua qu'il pouvait tout voir, et que son corps était une fois de plus absent. Cela faisait un peu plus d'un mois qu'il avait visité ceux du feu et de la terre, les réflexes acquis s'étaient émoussés. Cependant, l'expérience avait été si marquante qu'il les retrouva rapidement.
Scrutant l'horizon, il distingua une forme blanchâtre derrière lui. Loin. Il se dirigea tout de même vers elle. Il s'agissait d'une sphère faite d'un matériau blanc, qui se décomposait en une brume étrange, puis qui se condensait en une nouvelle sphère parfaite.
Il en vit une autre à sa droite, et, beaucoup plus loin, une tache blanche semblant indiquer la présence d'une autre boule. Le Gryffondor suivit ainsi un long chemin qui le mena devant une gigantesque sphère qui, étonnamment, restait intacte. Harry eut l'intuition qu'il se tenait devant un autre sceau. Il lui faudrait utiliser une rune.
Seulement, cela faisait justement un mois qu'il avait libéré ses éléments, et les autres runes ne lui étaient pas restées en mémoire. Le jeune homme tentait de se souvenir. Rien. Puis, après un long moment, un nom. Sowilo. Il lui fallut encore un certain temps avant de se rappeler sa forme. Mais une fois cela fait, elle apparut sur la sphère, qui, à son tour, se décondensa.
Le jeune Harry s'était enfin réveillé. Il semblait qu'il avait accidentellement découvert la combinaison de ses éléments. De tous les élèves qu'ils avaient formés à la magie élémentaire, seule une petite poignée avait accédé au « troisième élément ». De même, il était le seul parmi leur groupe à le maîtriser. D'après Rowena, plus l'affinité avec cette magie était grande, plus l'hôte avait de chance de trouver ce dernier élément.
D'après ce qu'il leur avait expliqué, il pouvait désormais réduire tout ce qu'il voulait en une sorte de poudre tellement fine qu'elle paraissait liquide, comme de l'eau. Mais à chaque utilisation, il tombait dans un état de fatigue extrême. Et plus l'objet était compliqué, ou grand, plus il se fatiguait. Il avait donc décidé de n'utiliser cette essence qu'en cas extrême.
Salazar l'approuvait. Le Survivant, comme on le nommait, ne risquait pas d'usurper son nom s'il continuait ainsi. D'après le Directeur, il avait trop perdu pour pouvoir continuer à « foncer dans le tas », sans se soucier des conséquences.
Ses pensées dérivèrent sur la proposition de Dumbledore. Donner des cours à cette époque. Etrangement, Potter leur avait fait la même proposition. Il pesait le pour et le contre. Leur influence en cette époque ne devait pas être trop importante, sans quoi un paradoxe temporel se formerait. Mais en même temps, enseigner son savoir à un seul élève était frustrant. Et puis réintroduire certaines formes de magie était un défi intéressant.
« Des friandises, ou on fait des bêtises ! », s'exclamait un groupe de petits fantômes.
La vieille femme prit un air effrayé, puis leur donna un sachet de caramels qu'elle avait spécialement préparé pour l'occasion. Quand ils partirent, elle eut un sourire attendri, se rappelant l'époque où elle-même arpentait les rues, déguisée en sorcière.
Elle allait fermer la porte quand elle vit un autre groupe avancer. Celui-là était plus… original. Déjà, ce devait être des adultes qui le composaient. De grands adolescents à la limite, mais la carrure de certains était trop imposante. Ensuite, leurs costumes, tous les mêmes, avaient une connotation démoniaque : de grandes robes et capes noires complétées par un masque blanc.
L'un d'eux sortit un bout de bois de sa manche, le pointa vers le ciel, et prononça d'une voix forte « Morsmorde ». Une tête de mort crachant un serpent apparut à côté de la pleine lune. La femme n'eut que le temps d'adresser une prière à Dieu avant d'être atteinte d'un rayon vert, et de s'écrouler.
Les Aurors de garde étaient toujours plus nombreux les nuits de pleine lune, quelle que soit la période. Il fallait pouvoir intervenir en cas d'attaque de loups-garous. Mais depuis le début de la Seconde Guerre, celles-ci avaient été doublées, le Seigneur Sombre aimant lancer des offensives lors de ces nuits si gorgées de magie.
Ainsi, lorsque le cristal ornant le centre des locaux vira au rouge, avec en son centre, des coordonnées, ils n'hésitèrent pas une seconde à prévenir leurs collèges. Une fois réunis, les chasseurs de mages noirs dressèrent rapidement un plan d'action. Puis ils transplanèrent par groupe de trois.
Ils arrivèrent aux abords d'un village de campagne relativement important. Quelques maisons brûlaient, et de nombreux cris résonnaient. Les villageois fuyaient, et les Aurors furent obligés d'attendre que les Oubliators arrivent pour pouvoir aller affronter les Mangemorts.
La bataille était sanglante, les loups-garous étant de la partie. Heureusement pour les robes pourpres, ils n'en comptaient que deux pour l'instant. Il leur faudrait tenir une demi-heure, après quoi ils pourraient souffler un peu pendant que l'équipe de relais se battait à leur place.
Assis confortablement dans un fauteuil, sur une colline non loin du village, Lord Voldemort contemplait le spectacle. Un sourire sadique ornait son monstrueux visage.
« Joyeux Halloween, Harry Potter. »
Et le Mage Noir éclata d'un rire sinistre.
(1) Pour ceux qui ne s'en souviennent pas, le trio a découvert ces salles (une pour chaque étage) où se trouve un Cercle qui les téléporte à l'étage voulu. Pour plus d'informations, je vous invite à relire le chapitre trois, et à regarder l'illustration (le lien est dans mon profil).
En espérant que le chapitre vous ait plu, au revoir !
