Chapitre 6 : Le rêve d'une vie :
Voici un nouveau chapitre où l'on va en apprendre un peu plus sur Dean.
Merci encore de me lire.
Pimpiericky
Castiel s'était levé tôt et avait enfilé un peignoir afin de pouvoir préparer un petit-déjeuner au lit à Sam. La porte d'entrée s'ouvrit et un Dean vêtu de ses vêtements de la veille arriva dans la cuisine. Cela faisait une semaine qu'il sortait tous les soirs.
Dean semblait gêné.
-Ah, salut, tu es là Cas ?
-Oui, comme tu le vois je prépare un petit déjeuner à Sam mais je t'ai aussi préparé du café et des tartines, profite, il est tout chaud.
-C'est adorable ! Enfin, je veux dire... je suis content qu'entre mon frère et toi ça aille mieux, bafouilla Dean.
-Merci Dean. Et tu sais tu as le droit de trouver adorable le fait qu'on s'occupe de ton petit déjeuner, avec un clin d'œil.
Castiel remonta vite rejoindre Sam avec son plateau, Dean le suivait des yeux en se disant que son frère avait vraiment de la chance d'avoir quelqu'un comme Castiel pour s'occuper de lui.
-Hé Sam tu es réveillé et… déjà habillé ? s'étonna le brun.
-Oui, Jodie vient de m'appeler. Oh, tu m'avais préparé mon petit déjeuner, je suis désolé, on ne va pas avoir le temps d'en profiter, j'ai une urgence.
-A sept heures du matin ?
-Il y a une épidémie à la ferme Beckett, certaines vaches ont attrapé un virus et ils ne veulent pas prendre le risque qu'elles contaminent tous les troupeaux.
-Alors, va sauver les vaches...
-Je t'en dois une Castiel, s'exclama Sam en se rapprochant de son petit ami. Ce soir petit dîner en amoureux, je ne pense pas que Dean sera là vu la période faste qu'il traverse en ce moment, avec un petit sourire en coin.
Cette remarque sur la vie sexuelle de Dean agaça Castiel.
-Parce qu'en plus tu ne comptes pas revenir jusqu'à ce soir ? On est samedi Sam.
-Je sais, désolé, mais ça a l'air assez grave.
Il but en quatrième vitesse son café, attrapa une tartine et embrassa Castiel sur la tempe.
-A ce soir !
-A ce soir, soupira Castiel exaspéré.
Dean nettoyait le jardin de la maison, profitant de ce temps exceptionnel pour un mois d'octobre. Castiel avait fait le ménage et lisait un livre allongé sur une des chaises longues installées près des haies que Dean taillait.
Celui-ci n'était plus retourné au « Casa Erotica » mais couchait avec une femme différente chaque soir depuis ce fameux soir, une semaine auparavant.
Castiel avait du mal à comprendre le mode de vie du frère de Sam. Il voyait bien que Dean était un très bel homme, il avait des yeux : son corps était parfait, très sans être trop musclé, des jambes légèrement arquées qui lui donnaient un air athlétique, il possédait une silhouette élancée, et son visage… Des traits fins, presque féminins. Sa bouche possédait des lèvres pulpeuses que des milliers de femmes rêveraient d'avoir. Et ses yeux verts… brillaient d'une lueur dorée vraiment particulière. Et malgré ces quelques éléments plus féminins de son visage, Dean était une beauté virile, tout en lui criait qu'il était un mâle. Il s'arrêta devant Castiel et se baissa pour ramasser de l'herbe morte. Avec une vue imparable sur ses fesse, le brun se mit à rougir, car à ce qu'il pouvait voir, elles étaient à se damner. Castiel comprenait les femmes qui ne résistaient pas à son charme mais cela lui semblait superficiel. Ce qu'il savait de Dean le plaçait comme un homme extraordinaire, il était tellement plus que cette enveloppe, certes très sexy, qu'une femme aurait d'ores et déjà dû s'en rendre compte et le convaincre d'arrêter toutes ces coucheries sans but ni sens. Castiel détourna le regard en se disant qu'il devait arrêter de divaguer.
Dean eut envie de faire une pause et s'assit aux côtés de Castiel.
-Je te le disais ce matin mais je suis vraiment content que ça se soit arrangé entre toi et Sam.
-C'est vrai que ça va mieux entre lui et moi mais on verra bien, le sexe n'est pas tout non plus.
-Euh, je t'arrête tout de suite, c'est très important !
-Oui mais…
-Très très important.
-Oui, je me suis aperçu qu'en ce moment de ce côté-là ça doit aller toi, on ne te voit plus beaucoup le soir.
-Oui, j'ai toujours été comme ça tu sais…
La tête de Castiel fit tiquer Dean.
-Quoi ?
-Rien.
-Quoi ? insista Dean.
-Je ne sais pas, je trouve bizarre de coucher avec quelqu'un de différent chaque soir... mais je ne te juge pas, s'empressa de rajouter Castiel, je sais que beaucoup de monde traverse des périodes plus ou moins longues comme ça mais j'ai du mal à comprendre c'est tout.
-Et toi Cas ? Tu as bien dû avoir des aventures non ?
Pourquoi posait-il cette question?
-Moi ? Je n'ai eu que deux aventures d'une nuit dans ma vie lors des cinq ans et demi où je suis resté célibataire entre Raphaël et Sam alors c'est pas vraiment un truc qui me concerne.
-Tu plaisantes ?
-Non, c'est bizarre pour moi de me retrouver au lit avec un inconnu une seule fois et puis plus rien. Ne pas connaître la personne que l'on a avec soi. J'aime partager des choses, pas que du sexe, ça me semble inutile sinon.
-Tu as dû être très seul pendant longtemps…. se désolait Dean.
-Oui, c'est vrai, avant de rencontrer Sam, je n'avais pas d'amis et j'étais séparé de mon frère Gabriel par des milliers de kilomètres, alors oui j'étais très seul mais ce n'est pas pour ça que ce genre de chaleur humaine m'attirait, je ne suis pas sûr qu'on se sente moins seul en partageant uniquement du sexe.
-Moi, j'aime la folie d'un moment avec une femme, partager du plaisir, de la tendresse parfois, la découverte d'un corps, l'excitation d'une rencontre…
Castiel souriait d'un air énigmatique.
-Quoi ?
-J'en sais rien, oui j'imagine que tu es du genre à aimer les plaisirs que la vie t'offre mais je te vois bien aussi avec le côté plus domestique d'une relation. Tu es le genre d'homme rassurant, qui protège ceux qu'il aime et tu aimes t'occuper de tes proches…
-Cas, je t'arrête tout de suite ce n'est pas pour moi le «côté domestique », avec nonchalance.
-Je crois que tu dis ça parce que tu as peur Dean.
Le jeune homme n'en revenait pas, Castiel arrivait à comprendre des choses que personne ne voyait, même pas ses proches. Il avait tapé dans le mille.
Voyant que Dean semblait déstabilisé, il se reprit :
-Peut-être que je ne devrais pas te dire ça, je suis désolé, mais je te considère comme un ami Dean et…
-Non, Cas, tu…tu n'as pas tort… et tu es mon ami aussi tu sais, ajouta-t-il. J'avais un peu peur de qui me ramènerait Sammy, je n'aime pas trop partager mon espace personnel à vrai dire... Mais je suis heureux qu'on s'entende aussi bien et tu as raison, malgré toutes mes conquêtes, je me suis parfois senti très seul mais depuis que Sammy et toi êtes là, c'est différent…
-Qu'est-ce qui te fait peur dans le fait de fréquenter quelqu'un pour autre chose que du sexe Dean ?
-Cas, je ne veux pas m'attacher à quelqu'un c'est..
- Tu as peur de souffrir…
-Dis-moi que l'amour n'est pas lié à la souffrance.
-Peut-être que tu as raison ou je dirais plutôt que c'est prendre un risque mais je me dis que le véritable amour doit en valoir la peine.
-Ça c'est dans les livres de midinettes, riant à moitié, mais en réalité c'est plus de la souffrance que du bonheur…
-Tu dis ça à cause de tes parents ?
-Sam t'a parlé d'eux ?
-Très peu, je sais juste qu'ils sont morts dans un accident de voiture quand Sam avait seize ans et donc toi tu en avais dix-huit vu qu'on a le même âge. J'ai cru comprendre à demi-mot que c'était la faute de votre père, qu'il avait bu, mais Sam n'en a parlé qu'une seule fois depuis que je le connais.
-J'avais quatre ans quand notre mère est tombée malade, elle était quelqu'un de fort et de joyeux.
Dean souriait, à la fois rayonnant et triste, reflet de toutes les émotions contradictoires de douleur et d'amour qu'il ressentait à l'évocation de sa mère.
-Elle avait la leucémie alors pendant quelques jours ça allait et parfois, elle… c'était l'enfer pour elle : nausées, vertiges, perte d'appétit, une fatigue qui ne la quittait plus, elle était obligée dans ces moments-là de rester clouée dans son putain de lit sans bouger. C'était dur et je crois que notre père n'a jamais supporté qu'on lui arrache son bonheur de manière si cruelle. Il voulait protéger notre mère et il est devenu hyper protecteur au fur et à mesure des années. Au début de sa maladie quand ça allait encore, il nous emmenait partout et maman, la voix de Dean se brisa, maman, elle….elle adorait prendre la route, les cheveux au vent, et quand elle allait mal, il restait avec elle ou parfois il nous emmenait Sammy et moi faire un de ces roadtrip dont je t'ai parlé parce qu'elle insistait pour que la vie continue. C'était génial, puis les choses sont devenues plus difficiles, mon père était souvent absent pour ramener l'argent nécessaire aux traitements car l'état de ma mère s'est empiré, elle a commencé à attraper tous les virus qui passaient, à saigner souvent par le nez, à être très essoufflée, elle avait perdu énormément de poids... puis mon père a basculé. Il avait toujours bien aimé boire mais là... c'était devenue sa bouée de sauvetage et son comportement a changé. Il enfermait ma mère, il ne voulait plus qu'elle sorte même quand elle allait un peu mieux, il me disait de la... les protéger elle et Sammy quand il ne pouvait pas être présent. Alors, dans ces longs moments clouée dans sa chambre, elle me parlait de ses envies de voyage, elle rêvait de faire le tour du monde, tu sais.
Les yeux de Dean brillaient et Castiel l'écoutait, extrêmement ému par sa détresse et la façon qu'il avait de tout lui raconter, sans retenue.
-Elle me parlait de tous ces lieux, ces monuments qu'elle trouvait magiques et qu'elle n'a pu voir que sur des photos. J'adorais quand elle me parlait des jardins japonais, des temples grecs, de Big Bang, des pyramides d'Egypte… et je lui ai dit que plus grand je voudrais, comme elle souhaitait le faire mais ne pouvait pas, voyager autour du monde et elle m'a fait lui promettre de réaliser ce rêve. Elle aurait voulu s'inspirer de ses plus beaux voyages pour refaire cette maison….
Il sembla réfléchir quelques secondes.
-Viens, je vais te montrer quelque chose.
Ils quittèrent le jardin et rentrèrent dans la maison. Ils montèrent à la chambre de Dean et Castiel vit une trappe au plafond qui menait apparemment à un grenier et Dean installa une échelle en dessous. Il fit signe de monter à Castiel mais celui-ci semblait frissonner.
-Castiel ? Tu viens ?
-Je, je... je n'aime pas trop les greniers Dean, ils me mettent mal à l'aise.
Effectivement, son malaise était palpable.
-Allez, viens, tu ne risques rien, je suis là pour te protéger, le rassura Dean.
-Ok.
Et il prit la main de Dean qui l'aida à monter.
Le grenier était ancien mais propre, Dean devait y passer du temps, il n'avait pas cet air abandonné que prenaient le plus souvent les greniers chez les gens au bout de quelques années. Il ouvrit une grande malle et chercha un moment au milieu de photos, de vieux jouets, d'objets de décoration et en sortit un paquet de feuilles jaunies.
Castiel, lui, attrapa une des photos, qu'il contempla avec une certaine tristesse :
-Ce que votre mère était belle, elle est vraiment magnifique Dean. C'est bien d'avoir tous ces souvenirs…
Un air lointain s'imprégna sur son visage semblant même avoir du chagrin. Dean se demanda pourquoi.
-C'est vrai, elle l'était. Regarde, chuchota Dean en lui montrant les feuilles qu'il avait dans la main.
-Ça, c'est vingt ans de plans.
Castiel se pencha pour regarder attentivement les papiers, se demandant ce qu'il voulait dire par plans.
-Celui-ci est le premier, annonça Dean avec fierté, tendant à Castiel un "plan" qui ressemblait plus à un dessin d'enfant. Je m'amusais à dessiner ce dont me parlait ma mère et on cherchait ensemble comment décorer les pièces, ce qu'il faudrait construire pour que ça ressemble à tous ces pays et monuments qu'elle aimait tant. Elle voulait une maison unique, elle me disait qu'elle y avait été si heureuse… elle l'appelait la maison du bonheur et elle voulait que ça le reste. Quand j'étais en âge de comprendre, elle m'a dit que même si aujourd'hui elle ne respirait plus autant la joie qu'au temps d'avant sa maladie, elle savait qu'un jour ça changerait avec moi. Elle avait tant de force et d'optimisme malgré la maladie qui la rongeait et je lui ai dit que Sam voudrait aussi vivre ici et elle m'a dit que non, que Sam voudrait plus de liberté, de l'espace, qu'ici c'était mon rêve, pas le sien et j'ai continué à faire des plans en me disant que je les finirai le jour où je ferai ce tour du monde.
- Et tu n'as pas pu le faire ce tour du monde ?
-Non, j'avais prévu ça à mes dix-huit ans, j'avais travaillé au garage de Bobby, au bar d'Ellen et économisé pas mal d'argent pour le faire et quelques jours avant mon départ, nos parents sont morts dans cet accident parce que mon père avait beaucoup trop bu. Ma mère n'aurait jamais dû monter avec lui dans cet état mais je pense qu'elle devait tellement être heureuse de sortir de sa chambre, ça devenait si rare qu'il l'autorise à aller quelque part…. et c'était leur anniversaire de mariage alors… Sam avait seize ans, il avait besoin de moi, je voulais absolument garder la maison, cette maison que ma mère continuait de tant chérir malgré tout et on est allé quelques temps chez Bobby et Ellen, le temps que tous les papiers se fassent mais je ne voulais pas qu'on vive à leurs crochets alors on est retourné vivre ici et ils m'ont offert un double travail, au garage et au Roadhouse, je leur dois tellement… et tout l'argent que je pouvais économiser je le mettais de côté pour les études de Sam. Il est si intelligent, il avait le droit de réaliser son rêve de devenir vétérinaire et je savais qu'il réussirait.
Dean semblait si fier de son frère.
-Toi aussi Dean tu en as le droit, de réaliser ton rêve et celui de ta mère.
-Oui mais il fallait que j'envoie de l'argent à Sam puis je suis devenu maçon, une manière de me rapprocher du but pour pouvoir faire un jour moi-même les travaux de cette maison et j'ai fini par reprendre les affaires de Rufus et j'ai pas mal économisé maintenant.
-Alors, pourquoi ne le ferais-tu pas ?
-Je n'en sais rien, j'ai l'impression qu'il me manque quelque chose ou plutôt quelqu'un pour le faire. Et ça n'a jamais intéressé Sam. Parfois, j'aimerais vivre ce rêve à deux, le partager comme je le partageais avec elle… murmura Dean, songeur. Je crois que c'est ce qu'aurait voulu ma mère, elle ne me l'a jamais dit clairement, elle a assez vite vu que j'aimais changer de filles comme de chemises mais je crois qu'elle voulait que je partage tout ça avec quelqu'un et que je trouve mon bonheur, que cette maison redevienne « la maison du bonheur », tu vois, je crois que c'était sa revanche sur la vie, en tous cas celle qu'elle souhaitait.
-Et est-ce que tu as déjà été amoureux ? osa Castiel.
-Non, il y a bien eu une fille, Cassie, qui a compté plus que les autres, je n'étais pas amoureux mais j'avais des sentiments pour elle, on aurait pu faire un petit bout de chemin ensemble, tu vois c'était le genre de relation passionnelle où tu te disputes et tu te réconcilies sur l'oreiller mais où il y a aussi de la tendresse…
Il repensait à Cassie en souriant.
-Je vois, qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Dean soupira.
-Jess est morte d'une rupture d'anévrisme et j'ai sauté dans le premier avion sans même rien lui dire et je suis resté trois mois avec Sam. Elle a compris pour mon frère mais pas qu'elle ne compte plus du tout pour moi, qu'il n'y ait que mon frère, elle m'a dit que c'était presque malsain comme relation.
-Elle est plutôt normale compte tenu de ce que vous avez vécu et c'est beau de vous voir aussi proches.
-Sam est toute ma vie mais ne lui répète pas !
Castiel trouvait Dean vraiment courageux, il avait tant sacrifié pour son frère…
-Puis, je n'y connais tellement rien à l'amour que même si je le trouvais, je serais capable de ne pas le reconnaître et de ne pas avoir mon apple-pie life finalement.
-Ton apple-pie life ? en fronçant les sourcils.
-Décidément, je ne sais plus m'arrêter avec toi, c'est ridicule mais je… oh, je n'en reviens pas de te parler de ça, je n'en ai jamais parlé à personne, même pas à Sam, je suis persuadé qu'il se moquerait de moi. Charlie t'apprend à jeter des sorts c'est ça ? C'est pour ça que tu me fais m'épancher comme si j'étais en psychothérapie !
-Qu'est-ce que tu racontes Dean? Charlie n'est pas une sorcière, en riant.
-Oui c'est ça, alors comment tu expliques que cette fille arrive à me faire regarder des films cul-cul pour ados à chaque fois qu'elle vient faire une soirée ciné ? C'est de la magie, il n'y a pas d'autres explications.
Castiel riait, Dean pouvait vraiment se la jouer parfois.
-Bref, pour tout te dire, j'ai parfois envie... d'une vie de famille, d'une vie que tout le monde considère comme normale, d'une personne à qui j'apprendrai la recette de tarte aux pommes de ma mère et qui m'en préparerait parce que je les adore, et à qui j'en préparerais moi aussi parce que je voudrais partager ce que j'aime avec cette femme, c'est ridicule hein ? Surtout venant de moi qui n'est pas capable de me fixer ni même de supporter une femme plus d'une nuit...
-Je ne trouve pas Dean, je te l'ai dit, je suis certain que tu es fait au fond pour ce genre de vie, il faut juste trouver la bonne personne.
-Ma petite femme idéale, quoi, se retint de rire Dean.
-Oui. Promets-moi que si tu rencontres une fille bien Dean, quelqu'un qui vaut le coup qu'on s'intéresse à un peu plus qu'à sa plastique, tu essaieras quelque chose, même si ce n'est que des petits rendez-vous au début mais promets-le moi.
-Ok Cas, c'est bon, ok, c'est promis, mais il faudra du temps je pense.
-Je crois que les choses peuvent changer très rapidement dans une vie.
-Peut-être, concéda-t-il.
Ils quittèrent le grenier et retournèrent dans le jardin. Dean lui montra un petit rocher tout au fond. Sur celui-ci étaient rajoutés des petits blocs de ciment dont un avec des empreintes de main et une inscription : John et Mary Winchester, puis un peu plus bas, un autre avec deux plus petites empreintes de mains : Dean et Sam Winchester.
-C'est magnifique Dean, vous êtes comme gravés dans la roche pour toujours.
-Oui, j'ai toujours trouvé que ça donnait un côté éternel à cette famille et à cette maison… c'est ce qu'elle voulait quand ma mère nous a fait faire ça quand j'avais huit ans et Sammy six.
Ils restèrent là un moment à regarder ce vestige du passé puis Castiel rentra préparer des pâtes, voulant que tout soit prêt avant que Sam ne revienne. Il n'avait encore pas vu le temps passer, la compagnie de Dean était vraiment agréable et il l'avait vraiment touché. Même si l'entendre parler avec autant d'amour de sa mère avait fait ressentir encore plus cruellement à Castiel l'absence de la sienne. Il caressa la gourmette à son poignet, celle qu'il avait faite transformer pour qu'elle puisse être portée à l'âge adulte…
