Sort d'un petit trou, regard à droite, à gauche. Le ciel et beau, on s'étire un coup. Haaa, j'ai bien hiberné moi !
Bonjour, Bonsoir, je suis de retour pour quelques moment parce que j'ai... FINI CETTE FIC! OUAIS, on m'applaudis.
Donc il reste, après celui-ci, un chapitre et un épilogue. J'espère que cela vous plaira!
Bien avant tout, je tiens à remercié tout ceux qui n'ont pas abandonné cette fic et ont reviewer, mis en favoris, falower, ect... Ça me fait vraiment plaisir.
Pour tout ceux qui ont reviewer, je m'incline devant vous et vous remercie, navré de na pas répondre individuellement comme j'en avais l'habitude mais bon, je préfère vous fournir en fiction lorsque j'ai le temps d'écrire.
Bien, j'espère que vous apprécierez !
Ma conscience
Chapitre 6 :
« POTTER ?! » se récria le blond écoutant enfin la conversation, complètement mortifié. « Tu es complètement malade ! Tu avais promis ! » s'invectiva-t-il.
Intérieurement, il bougeait frénétiquement. Pourtant, son corps restait immobile, confiant.
« Tu as découvert des choses importantes Harry, remarqua Dumbledore avec un sourire triste.
- Vous savez, » affirma le brun.
Le vieil homme acquiesça d'un air las et l'invita à s'asseoir à ses côtés. Harry s'exécuta.
« Potter rend moi tout de suite l'usage de mon corps. » ordonna Draco avec peu de succès.
''Je n'ai pas fini. C'est moi qui parle à Dumbledore alors tait-toi.''rétorqua le brun avec autant de force dans la voix.
Le blond se renfrogna un instant avant de voir que, de toute évidence, il ne parviendrait à rien. Il se fit donc de nouveau silencieux, écoutant avec soin la conversation. Dumbledore s'exprima en énigme un certain temps, Harry tentant de lui soutirer des informations comme : pourquoi laissait-il le blond agir, ou encore, pourquoi il semblait l'aider. Parce que, s'il ne l'empêchait pas d'agir, en lui laissant le libre chemin, il l'aidait. C'était logique. Malheureusement ses tentatives furent réduites en échec. Dumbledore savait manier les mots et détourner ses questions avec brio.
« J'aimerais aider Malfoy à entrer dans l'ordre, exposa alors le brun tandis que le directeur semblait être parti dans ses pensées.
- Qu'as-tu dit Harry ? s'enquit l'homme en levant un sourcils interrogatifs tandis que dans son esprit Malfoy criait « Pardon ? » puis il rajouta d'un aire hautain : « Merci, mais non-merci. Il en est hors de question Potter ! »
- Vous m'avez entendu Professeur.
- Il est volontaire ? » demanda l'homme suspicieux alors qu'il se grattait la barbe.
Dans son esprit, Draco fit un sourire carnassier avant de s'exclamer : « Enfin quelqu'un de censé ! »
« Oui, acquiesça-t-il avec un petit sourire innocent tandis que Draco s'époumonait : « NON ! »
-Vraiment, se surprit l'homme tandis que le blond continuait de crier : « Arrêta ça, Potter. Tu ne peux pas….. » il fut alors coupé par l'homme « Cependant, son rôle est important Harry, avoua-t-il
- Quel est son rôle ? » s'enquit le brun alors que de nouveau le Slytherin lui vrillait les tympans : « Comment ça j'ai un rôle ? C'est qu'il me manipulerait aussi. Je n'y crois pas ! »
Harry agacé par ses interruptions régulières s'écria rapidement :
« Ferme là Malfoy, avant de reprendre à l'encontre du directeur qui lui lança un regard intrigué. Il est très motivé. Mais qu'elle est son rôle au juste ?
- Il.., Dumbledore marqua un pause avant de soupirer et de reprendre : Tom lui a ordonné de me tuer afin de m'écarter de son chemin. Cependant, il va devenir maître de ma baguette. Ensuite, pour qu'il puisse lui-même en devenir le maître, il devra le tuer.
- Pourquoi vouloir être le possesseur de votre baguette ? s'enquit Harry un peu déboussolé alors que le blond se faisait étrangement silencieux sûrement très perturbé par l'idée.
- Connais-tu la légende des trois frères de Beedle le Barde ? s'enquit l'homme tout en fixant Harry de ses yeux fatigués.
- Oui, acquiesça Harry se rappelant du conte raconté par le blond et surprenant le directeur, il rajouta donc : Celui avec les reliques de la mort ?
- Oui. Tu dois savoir que ces trois reliques existent et sont de puissants objets magiques.
- Et vous savez où elles sont ? » s'enquit-il, puis il se sentit idiot de poser la question.
Après quelques instants de réflexion, il fit rapidement le rapprochement entre la baguette du conte et celle pour laquelle se battait Dumbledore et Voldemort. Après s'être fustigé intérieurement, il se souvint aussi de l'admiration de Draco devant sa cape d'invisibilité. En voilà déjà deux de située, manquait plus que la pierre de résurrection. Il secoua la tête alors que Dumbledore allait répondre et se rattrapa :
« Je veux dire, la pierre de résurrection, vous savez où elle est ? »
L'homme hocha de la tête, mais voyant le regard inquisiteur de Harry il la secoua. Donc il ne lui dirait pas. Réalisant enfin pourquoi Voldemort avait si peur de Dumbledore et voulait l'éliminer, il reprit la conversation initiale :
« Et donc, quel est votre plan pour ne pas mourir ? »
L'homme leva alors sa main noircie par il ne savait quoi et expliqua :
« Les horcruxs sont difficiles à trouver mais encore plus à détruire. Cela va me tuer.
- Il n'y a aucun moyen de vous sauver ? s'enquit Harry paniqué.
- Malheureusement non, asséna l'homme tout en secouant la tête. Alors, j'attendrais que Monsieur Malfoy me désarme et Severus viendra me tuer. Ce sera lui que le Lord éliminera et Draco qui aura tout de même possession de ma baguette.
- Pourquoi ? s'enquit-il curieux, de nombreuse question lui tournant dans la tête.
- Parce que les baguettes ont leurs propres raisonnements et si quelqu'un désarme un autre homme, la baguette fait de cette personne son nouveau maître. Cependant, cela Voldemort l'ignore. Tout comme pour l'instant il ignore que c'est moi qui l'aie en ma possession. »
Harry eut un instant de blanc avant de demander plus d'explication. L'homme lui sourit avec indulgence et compléta :
« Lorsqu'on est en guerre, il faut toujours prévoir trois coup à l'avance de son adversaire. Je connais Tom, avant de se mesurer à toi, il voudra avoir toutes les cartes en mains pour te battre. Alors il cherchera la baguette et quand il réalisera à qui elle appartenait, il tuera son nouveau propriétaire.
- Je vois et le professeur Snape a aussi accepté de se sacrifier ? s'enquit-il avec un sourcil sceptique.
- Tu ne connais pas assez Severus, mais tu comprendras ses motivations. »
Un petit silence se mit en place, Harry n'entendant plus Draco s'inquiéta un peu mais ne s'en préoccupa pas plus que cela car il avait autre chose à penser. Finalement, ce fut des coups sur la porte qui leur firent relever la tête. Dumbledore se leva alors et dit d'une voix composée :
« Entrez. »
La porte s'ouvrit alors lentement et ils virent Blaise passer timidement la tête. Il se racla la gorge avec délicatesse et commença :
« Je ne voudrais pas vous déranger, mais Harry est en train de courir partout dans le château.
- Je suis là, rappela alors le concerné en plissant les sourcils d'incompréhension.
- Ça je n'en doute pas, dit-il avec un petit sourire tandis qu'il secouait la tête. Mais ton corps lui est en train d'essayer de foncer vers la tour des Gryffindor.
- Que voulez-vous dire par essayer ? s'enquit alors le directeur tout en se rapprochant du Slytherin qui ouvrit alors la porte pour les laisser passer.
- Et bien qu'il ne va pas très droit et qu'il tente de lancer des sortilèges en même temps, et pas des plus blancs si j'oses dire, avoua le basané alors que Dumbledore et Harry se précipitait dans l'escaliers tournant.
- Que s'est-il passé ? s'enquit alors le directeur tandis qu'ils couraient vers le corps, supposé vide de Harry, guidé par Blaise à pas rapide, l'homme ne pouvant pas vraiment courir.
- Et bien je vous attendais, dit-il tout en regardant Draco possédé par Harry, lorsque je t'ai vu passer. J'ai d'abords été un peu surpris et puis je me suis dit que tu avais surement récupéré ton corps lorsque Pansy, Millicent, Théodore et Gregory sont aussi passés, te courant après et te lançant des stupefix ou des petrificus. Théodore s'est arrêté et m'a expliqué que tu t'étais soudainement relevé et avait commencé à courir. La porte étant sur ton chemin, tu l'avais explosé. Ils ont alors compris que tu n'étais pas vraiment toi et ont suivi tentant de t'immobiliser. Je suis venu vous prévenir. Je crois que Vincent est allé chercher le professeur Snape. »
Harry fut un instant interdit par les dire des Blaise alors que Dumbledore hochait de la tête tout en soupirant. Pourtant un léger sourire vint orner son visage et voyant les regards des adolescents dirigés vers lui, il s'expliqua :
« Je pense savoir ce qu'il se passe.
- C'est mon ancienne conscience nommé Granger qui est allé se loger dans le corps de Potter, intervint Draco alors que Blaise lui faisait un sourire heureux de le revoir dans son corps.
- En effet, cette partie a du se loger chez Harry, » acquiesça Dumbledore.
Blaise fit une moue agacée avant de dire :
« Ce n'est pas ça qui dirige le corps d'Harry. Hermione ne lancerait pas d'impardonnable sur des personnes cherchant juste à l'arrêter, fit-il remarquer.
- Harry n'avait pas que son propre esprit dans son corps à la base, expliqua alors le directeur, pressant le pas.
- Non, réalisa alors Malfoy tandis qu'il perdait le peu de couleur qu'il avait sur le visage. Vous voulez dire que c'est vous-savez-qui qui possède le corps de Potter ? demanda-t-il incrédule.
- Je le crains », fut la seul réponse de Dumbledore avant qu'ils ne hâtent le pas, entendant des cris en provenance du tableau de la Grosse Dame.
''Comment ça, c'est Voldemort qui skate mon corps ?'' répéta incrédule le brun tandis qu'il se battait avec le blond pour récupérer le contrôle. Après un instant de silence et voyant que le blond ne répondait pas, il recommença : ''Putain Malfoy, accouche !''
« Premièrement, je ne suis pas une femme Potter. Deuxièmement, es-tu si stupide ? Nous venons d'en parler il y a quelques minutes avec ton grand patron ! » cracha-t-il tout en courant à la suite de Blaise.
''Je ne suis pas un Horcrux Draco.'' Nia-t-il avant de subitement réaliser quelque chose : ''Attends c'est pour ça que je suis Parselmouth. Je suis un Horcrux. Oh, je vais vomir.''
« Retient-toi, je ne veux pas avoir l'air d'être un imbécile. »
''Merci Draco.'' ne put que répliquer avec sarcasme Harry.
Ils aperçurent alors le corps d'Harry qui lançait un Avada Kedavra aux professeurs de potions près de la Grosse Dame.
''S'agit-il vraiment de la réalité où suis-je dans un rêve ?'' ne put s'empêcher de s'exclamer assez perturber Harry qui avait déjà vu cette scène auparavant dans ses cauchemars.
« Dois-je te rappeler qu'il s'agit de mon parrain, crétin ! »
''Désolé mais…''
Il n'eut pas le temps d'élaborer car son corps venait de les attaquer. Instinctivement, ils s'écartèrent. Voldemort était encerclé par les Slytherins et les deux professeurs. Il lança deux maléfices, un à Draco et l'autre à Snape. Draco l'évita grâce à la présence d'Harry alors que Severus fit apparaître un miroir qui renvoya le sort vers le corps d'Harry qui s'effondra alors, mort.
Draco et Harry observait le corps du brun inerte sur le sol, la baguette ayant roulée à quelques centimètre de sa main. Ils étaient totalement statufiés. Ce fut Blaise qui bougea le premier en se rapprochant du corps du Gryffindor. Il fut arrêté par Dumbledore qui lui posa une main sur l'épaule.
« Il m'avait lancé… l'avada Kedavra ? s'exclama stupéfait et incrédule Severus Snape. J'ai… J'ai tué Potter ? » continua-t-il d'une voix profondément choqué.
A ces paroles, Harry débugga face à son corps s'en vie. Il aurait pensé que le professeur de Potion aurait été heureux de le voir mort et pourtant il semblait profondément dévasté. Lui-même ne savait pas trop comment il devait réagir. Il était mort ! Enfin, il le mimait bien en tout cas. Le directeur s'approchait lentement de sa dépouille, s'assurant surement que Voldemort ne jouait pas la comédie. Cependant, l'éclair vert qui l'avait frappé ne pouvait être qu'un sortilège de mort. Il déglutit fortement alors que Dumbledore touchait enfin son cou. Le directeur resta immobile pendant plusieurs secondes, secondes durant lesquels tous les Slytherins se rapprochèrent de lui dans un geste de soutient de toute évidence. Pourquoi ? cela Harry ne le savait, seul Blaise et Théodore savaient qui il était. Pourtant, Pansy passa un main dans la sienne. Grégory lui posa une main forte sur l'épaule et Bullstrode lui massa la nuque tout en lui disant :
« Ça va aller, ça va aller, ça va aller… » elle répéta cela inlassablement, ne sachant pas qui elle tentait de convaincre le plus, lui ou elle.
Le directeur asséna alors la sentence, fixant ses yeux dans ceux de Snape. Il était le premier concerné, pourquoi ne le regardait-il pas ?
« Calme-toi Potter ! » intervint alors la voix rêche de Draco dans sa tête. Cette simple intervention lui permit de reprendre sa respiration, n'ayant même pas remarqué qu'il avait arrêté de respirer.
Pourtant, il commença à trembler. La sentence tomba :
« Il est mort, assura Dumbledore. La…. »
Il savait que le directeur continuait de parler mais il ne parvenait plus à entendre quoi que ce soit. Il avait le vertige et continuait de tremblé de plus en plus, son regard était perdu. Il sentait les deux filles se détacher de lui mais la main forte dans son dos ne se retira pas, lui permettant de rester debout. Le monde s'agitait autour de lui, il se sentait secoué, on lui parlait mais lui ne réagissait pas. Il était mort… Ce n'était pas possible, enfin, son corps était mort mais il pouvait retourner dedans, il ne pouvait pas squatter Draco tout le temps. Ils allaient exploser. Il paniquait, il le sentait, sa réaction était achée et si ce n'était par la main de Goyle, il serait effondré sur le sol en position fatale.
« Calme-toi Harry. » tenta Draco d'une voix particulièrement douce. « Reprend-toi. Tu te rends comptes que tu me fais passer pour un crétin !? » continua-t-il agacé, cela aurait fait rire s'il avait pu respirer correctement, mais il était mort. « Un jour, dans une petite maison d'un pays lointain, un enfant vint au monde. La naissance d'un garçon n'était pas exceptionnel en soit mais ce fut l'acte qui l'accompagna qui la rendit incroyable. La mère était une jeune paysanne qui avait accouchée seule, alors que son mari était loin parti à la guerre. Alors qu'elle donnait la vie, la sienne la quittait mais elle ne voulait pas mourir. Alors l'enfant fit un miracle et lui rendit la vie, d'abord abasourdie, la femme en fut enchantée, son fils était un enfant des dieux et possédait leur pouvoir. Le père, guerrier, revint et découvrit son fils et ses talents. Ils vécurent heureux pendant dix ans jusqu'à ce que la mère ne meure subitement. Le guerrier accusa son fils et l'envoya au loin. Dans son malheur, l'enfant tomba dans la mer pour ne jamais en ressortir. Dix ans plus tard, son père mourut à son tour et l'enfant rencontra une princesse, celle du royaume voisin, cette dernière lui demanda le secret de ses pouvoir et alors, il avoua : 'J'exécute les vœux mais ceux qui ne me paye pas n'ont que dix ans avant que leur âme ne me revienne'. 'Que fais-tu des âmes qui te sont données ?' s'enquit alors la princesse tandis qu'elle se rapprochait curieuse. 'Je les peaufine et lorsque je les trouve à maturité je les utilise pour ceux qui font le vœu de donner la vie.' La princesse demanda alors : 'Je veux donner la vie à la plus belle âme que tu aies, à qui appartenait-elle ?' Il lui répondit rapidement : 'A ma mère.' La princesse acquiesça et demanda : 'Que puis-je te donner en échange ?' 'Un successeur.' Fut sa réponse. 'Pourquoi ?'s'enquit la princesse. 'Pour que je puisse mourir mais que les vœux des hommes puissent perdurer.' Avoua-t-il. 'Soit, mon enfant sera ton héritier.' Accorda-t-elle alors qu'il lui donnait sa mère. La princesse allait partir et lui rejoindre la mer lorsqu'elle posa une dernière question : 'Qui es-tu ?' L'homme lui sourit avant d'avouer 'Je suis ce qui fait l'homme : l'espoir.' Dix ans plus tard, le jeune prince reçut son héritage, il devint l'espoir du royaume mais aussi devint sa perte. Car l'espoir apporte mais reprend tout autant. »
''D'où vient cette histoire ?'' s'enquit Harry qui avait totalement arrêté de réfléchir à sa propre mort. Il savait qu'il était calmé maintenant, mais sa curiosité reprenait le dessus.
« De l'espoir d'un homme. » fut la seule réponse de Draco avant qu'il ne reprenne. « Maintenant que tu es calmé, il faut que tu entendes les explications de Dumbledore. »
''De quoi… ?'' voulut s'enquérir Harry avant de remarquer que tous avaient le regard tourné vers lui dans une expression inquiète.
Dumbledore le regard un instant avant de dire doucement :
« L'horcrux est mort. Ton corps va bien Harry. Tu pourras y retourner ce soir, comme prévu. Cependant, je pense qu'il serait préférable que tu restes à l'infirmerie. »
Harry acquiesça ne sachant pas que dire. Il n'était pas mort, donc tout allait bien. Il poussa un soupir de soulagement avant de se sentir pousser vers l'infirmerie par plusieurs mains plus ou moins fortes. Pansy, Millicent, Grégory, Vincent, Blaise et Théodore le soutenaient tout autant qu'ils ne le poussaient vers le repère de Pomona. Il observa Snape soulever délicatement son corps à l'aide d'un sortilège et les suivre alors que Dumbledore ouvrait la marche. Draco n'avait pas tenté de reprendre le contrôle et Harry ne savait pas pourquoi, mais il appréciait fortement de pouvoir rester accroché à la réalité et non relégué au fond du cerveau du blond. On l'installa sur un lit alors que l'infirmière lui criait dans les oreilles, tous les Slytherins furent renvoyés de l'infirmerie avant d'avoir eu le temps de dire ouf.
Harry dans le corps de Draco était allongé sur le lit de l'infirmerie. Ils les avaient toujours trouvés peu confortable, mais l'avantage d'être dans le corps de Draco était qu'au moins il rentrait dedans.
« Je ne suis pas si petit ! » grogna Draco
''Aurai-je pensé à haute voix ?'' s'enquit-il un peu surpris.
« Non, » grogna-t-il. « Je commence à entendre tes pensées, c'est toi qui es aux commandes de mon corps, tu ne dois plus entendre les miennes. Non ? »
Harry ne l'avait pas remarqué jusqu'à présent, mais en effet, il n'entendait plus rien. Alors il laissa son esprit filer au fond du cerveau du blond. Les pensées du blond bien que tumultueuse l'apaisait. Alors, bien qu'il se le soit interdit jusque-là, il se laissa aspirer par les pensées du Slytherin, plus particulièrement se fut un souvenir auquel le blond devait pensées qui s'imposa à lui.
-Si tu souhaites rentrer à la maison sans problème, tu n'as qu'à transplanter avec ta baguette dans cette pièce, c'est la seule qui nous soit absolument réservée et où les sécurités de la maison sont adaptées pour pouvoir t'accueillir Draco, annonça une voix douce.
-Je sais mère, je sais.
Une douce caresse se fit sur sa joue alors que des yeux gris claires le fixaient avec amour.
-Tu n'as pas à le faire.
-Si mère.
Elle le sera alors fermement dans ses bras. Draco enfouit son nez dans les doux cheveux blond de sa mère. Il respira une douce odeur de rose et de jasmin avant de s'écarter.
-Prenez soit de vous mère.
-Ne fait rien de stupide Draco et prends soit de toi. Tu ne seras pas tout seul.
-Je sais. Je vous aime
En entendant cela, Harry s'extirpa du souvenir autant qu'il le put. Ceci était trop personnel pour être exposé.
« Pourquoi avoir parlé à Dumbledore ? »
''Je veux te sauver, même si tu ne veux pas l'être.'' Expliqua-t-il d'une voix décidée et qui ne laissait aucune place à la discussion. Le blond du le comprendre car il s'enquit :
« Comment vas-tu ? »
''Mieux, cela fait étrange de se penser mort, j'ai cru que je ne pourrais jamais sortir de ton corps et que nous finirions par mourir tous les deux. J'ai paniqué.''
« C'est compréhensible. »
Ils restèrent silencieux un instant avant qu'Harry ne dise :
''Merci.''
« Pour ? » s'enquit Draco surpris par ses paroles.
''Pour ton histoire, tu m'as tiré de mes pensées et tu m'as fais me concentrer sur autre chose. Alors merci.''
Draco ne répondit rien, mais ayant le contrôle de son corps, se déshabilla pour être plus confortable. Il s'allongea sous les draps du lit, son regard se posant sur le corps allongé de Potter à côté.
''Demain j'y retourne, t'inquiète pas !'' lança-t-il avec amusement.
Pourtant, le blond ne lui répondit pas, se contentant de détailler le visage du brun. S'il avait été dans son corps, Harry en aurait rougis mais heureusement, il n'y était pas. Alors il put se voir à travers les yeux du blond. Il était plutôt bien fait de sa personne, il le savait. Après ses dernières années où son corps avait enfin pu se développer, il était devenu grand et plus musclé. Vraiment, Harry était fier de lui. Mais son visage n'avait rien d'exceptionnel. Pourtant le blond fixait ses yeux fermés, son nez plus que banal, ses lèvres légèrement charnues, ses oreilles ? Non mais franchement, il lui regardait les oreilles ? Son regard atterrit sur ses cheveux qui était plus que décoiffés. Pas qu'ils les aient été un jour, mais bon. Il sentit peu à peu, que les yeux du blond de restaient pas ouverts, ses pensées étaient largement floues et éparses. Finalement le blond s'endormit et le noir envahit les pensées de Harry. Quelques couleurs se firent devant ses yeux. Dansant formant des ombres, dessinant des visages brefs. Les couleurs étaient magnifiques, incroyablement claires et brillantes.
Harry mit un certain temps à comprendre qu'il s'agissait du rêve de Draco. Il se laissa allé à le contempler avant d'apercevoir sur sa gauche une sorte de porte, cette dernière s'ouvrit sur une lumière intense. Il se sentit attiré sans vraiment sans rendre compte, il s'y dirigea. Il sortit des pensées du blond, se sentit volé et se retrouva, de nouveau, désorienté dans le noir. Il sentait qu'il avait le contrôle du corps dans lequel il était. Alors il ouvrit les yeux. Tout était flou et surprenant cela lui fit étrangement plaisir. Il tâtonna à sa droite et trouva ses lunettes sur la table à ses côtés. Il les mit avant que son regard ne tombe sur Draco, allongé de tout son long en travers du petit lit de l'infirmerie. Son regard s'adoucit avant qu'il n'ait une idée. Un sourire de dément s'étira sur ses lèvres. Il se leva, sentit des picotements dans ses jambes et bougea légèrement.
Il se rapprocha lentement du blond et allait pour le chatouiller lorsque ce dernier bougea et s'installa sur le dos, découvrant un bous de son ventre et ses clavicules. Son visage était apaisé et calme. Harry ne l'avait pas vu comme cela depuis longtemps. Le blond dormait, ce dont il avait vraiment besoin au vu de ses horrible cerne. Le blond commença alors à gémir et ses sourcils se froncèrent. Ses membres se crispèrent et il commença à bouger dans son sommeil. Il passa un instant son regard sur le corps du blond avant de déglutir et de soupirer. Il laissa de nouveau tomber ses mains avant de se rapprocher de nouveau, inconscient de ce qu'il faisait, il s'assit au bord du lit et posa une de ses mains dans les cheveux de Draco. Il les lui caressa un instant sentant le blond se détendre totalement et plongé dans un sommeil plus profond. Le brun fit un sourire, heureux d'avoir réussi à chasser les cauchemars du Slytherin. Il resta un instant ainsi, observant le blond dormant, se tournant vers lui et se rapprochant de la source de chaleur que représentait Harry. Il était endormi cherchant le contact avec sa main. Il détourna alors un instant le regard, sentant la main du blond s'agripper à son bras.
Alors qu'il relevait les yeux, il tomba sur la baguette du blond. Elle était là, dans la poche de la cape du blond, sortant légèrement. Ce fut en l'apercevant que le souvenir qu'il avait vu entre le blond et sa mère lui revint en tête. Il ne savait pas transplaner, c'était certain, il était nul. Mais il savait où trouver quelqu'un qui savait. Une idée surgit dans son esprit, si le Slytherin savait qu'il allait tenter quelque chose de tel, il l'en empêcherait. A regret, il se détacha du blond. Il prit la baguette du blond et sortit discrètement de l'infirmerie. Incapable de rester silencieux, il préféra se dépêcher en courant à en perdre haleine jusqu'à la tour Gryffindor. Il eut la chance de ne croiser personne dans les couloirs et arriva devant le tableau de la Grosse Dame. Il pénétra le dortoir de Gryffindor et se précipita vers le dortoir des filles. Il se fit discret alors qu'il se dirigeait vers le lit d'Hermione. Il lui posa la main sur la bouche avant de tenter de la réveiller.
Elle eut un sursaut et paniqua avant qu'il ne la rassure. Il la traîna hors du lit, récoltant au passage des vêtements qu'il pensait lui appartenir. Ils descendirent dans la salle commune.
« Tu m'expliques ? s'enquit-elle incrédule alors qu'elle était en pyjama.
- Habille-toi, on va en mission spéciale.
- Qu…Quoi ? demanda-t-elle incrédule alors qu'elle le voyait partir dans le dortoir des garçon elle cria : Harry !... , puis elle reprit en chuchotant parce qu'il était tout de même tard : Harry revient ici ! »
Cependant le brun était déjà dans sa chambre et cherchait activement sa cape et la carte des maraudeurs. Il posa son regard sur Ron quelques secondes avant de secouer la tête et de ressortir. Il passa la tête par la rambarde, Hermione était prête et l'attendait de poing ferme devant les escaliers.
« Tu peux m'expliquer maintenant ? »
Le sourire de dément qu'il affichait ne dut pas la rassurer car elle avait le regard ''tu vas faire une connerie et moi je vais t'aider et réparer''.
« On va kidnapper quelqu'un !
- QUOI ? s'époumona-t-elle avant de se reprendre se rappelant qu'il était deux heures du matins. Qui veux-tu kidnapper ?
- Narcissa Malfoy, » annonça-t-elle avec un grand sourire de conspirateur.
A suivre...
Voilà! Je me sens tellement plus légère! J'espère que vous avez aimé, n'hésiter pas à laisser un commentaire.
A dans deux semaines pour la suite !
