Salut tous le monde ! Je suis désolée de ne pas avoir publié ce chapitre plus tôt, j'ai mis pas mal de temps à l'écrire et j'ai eu quelques soucis personnels...enfin je vous passe les détails. Bref, je reviens en forme avec un long chapitre, d'ailleurs j'ai l'impression que plus j'en écrit et plus ils sont long... :D. Je tiens à remercier les reviewers ainsi que les 25 followers de cette fic. En espérant que ce chapitre vous plaise, place à la lecture.


PDV Clarke

Depuis notre dispute, je n'ai pas reparlé à Bellamy. Ma relation avec lui est...compliqué. Je sais qu'il est là pour moi quoi qu'il arrive et moi comme une idiote je lui sors la phrase la plus blessante. Je suis vraiment trop...argh ! Je pose ma tête sur mes genoux. Pourquoi je suis obligée de tout gâcher ? Je ne devrais pas penser à ça maintenant. Je dois m'occuper d'autres choses comme choisir mon messager, me préparer pour ma rencontre avec Anya qui me dira si mon peuple doit être prêt à se battre ou non. Pourtant je laisse ma dispute avec Bellamy prendre le dessus et je fond en larmes.

En rentrant au camp, j'ai demandé à Monty d'examiner la salle de contrôle pour savoir si un contact avec l'Arche était possible. Je crois qu'il a bossé dessus toute la nuit. Il a dit qu'il m'appellerais si ça donnait quelque chose.

Octavia m'a aidé à former plusieurs groupes pour déménager les couvertures et les armes. C'est Bellamy qui a donné les conseils de sécurité, qui leur a expliqué que ces armes n'étaient pas des jouets et qu'il faudrait qu'ils s'entraînent.

Il s'y connait mieux que moi, donc je suis restée en retrait et je suis repartie au bunker avec le groupe de surveillance et Octavia pendant que Bellamy veiller sur le camp. Il ne m'a pas décroché un seul regard. J'ai cette pointe au cœur qui ne cesse de revenir à chaque fois que je pense à lui, que je m'imagine sans lui. J'avais besoin de m'isoler. J'avais besoin de réfléchir à tous ces événements récent. A comment j'allais dire la vérité à mon peuple, leurs réactions, si leur regards sur moi allez changer, s'ils me feraient toujours confiance après.

Je me suis assise dehors contre une pierre. Le froid peut vite devenir gênant mais lorsqu'on à besoin de faire le point, il permet de faire le vide. J'ai du m'assoupir car quand je me suis réveiller, le soleil était en train de se lever. Déjà 3 semaines, que nous sommes arrivé sur Terre et je n'ai pas pris le temps d'en admirer 1 seul. Les personnes qui vivaient sur Terre devaient trouver ça banale mais pour quelqu'un comme moi, qui n'as pu observer le soleil qu'a travers une vitre, je crois que c'est la chose la plus belle qui m'ai été donné de voir.

- C'est magnifique..., soufflais-je.

- Qu'est-ce qui est magnifique ?

Je sursaute et me retourne brusquement. C'est Octavia. Elle se rapproche de moi et me demande si elle peut s'asseoir. Je lui fais signe que oui et elle s'appuie contre la pierre.

- Depuis combien de temps es-tu là ? me demande-t-elle.

- J'ai passé la nuit dehors, dis-je toujours en fixant le lever du soleil. J'avais besoin de... réfléchir.

- Ils comprendront Clarke, soupire-t-elle. Les tenir à l'écart était une façon de les protéger.

- J'aimerai que ce soit aussi simple mais malheureusement ça ne l'est pas, dis-je en me tournant vers elle. Je ne veux pas reproduire les mêmes erreurs de l'Arche en leur cachant la vérité et pourtant c'est ce que je fais.

- Ça va aller, dit-elle en me pressant légèrement la main.

Nous sommes restées un moment à contempler le levé du soleil.

- Je vais voir Monty, dit-elle finalement. Rejoins-nous quand tu seras prête.

Je lui adresse un petit sourire et elle part.


PDV Bellamy

Tu ne sais pas ce que ça fait d'avoir une famille. Je ne sais pas ce qui est le plus blessant. Le fait que ce soit elle qui me l'ai dit ou que ce soit une part de vérité. Je ne sais pas qui est mon père et je n'ai jamais vraiment voulu le savoir. S'il a laissé ma mère toute seule alors c'est un moins que rien. Mes proches se sont toujours réduit au nombres deux 2. Octavia et ma mère. Mais maintenant, je n'ai plus que Octavia. Alors même si ma famille n'est pas complète, j'en ai une.

- Bellamy ! Bellamy !

- Oui, dis-je en revenant à la réalité.

- C'est bon si je tiens l'arme comme ça ? me demande Miller.

- Un peu plus haute et plus prêt de ton visage pour mieux viser, dis-je en replaçant l'arme.

Je suis avec le deuxième groupe d'entrainement pour les armes à feu. Mais je ne suis pas vraiment concentré. Il faut que j'arrête de penser à elle, nous aurons le temps de parler après que les choses se soit calmer. J'ai installé plusieurs cibles dans le fond du camp. Au niveau des tireurs, il y en a qui se débrouillent très bien et d'autres qui ne sont pas fait pour ça. Atom s'en tire bien, même très bien. Je ne l'ai pas vu une seule fois rater la cible.

- Hey Atom ! l'appelais-je.

- Ouai, dit-il en se tournant vers moi.

- Tu peux t'occuper de l'entrainement, il faut que je vois Raven.

- Pas de souci, me répond-t-il.

Quand je m'éloigne, je le voie déjà corriger les positions de chacun. Je rejoins Raven sous une tente. Elle est en train de faire le compte des munitions avec Jasper.

- Alors ?

- Certaines sont complètement mortes mais la plupart sont encore utilisables, m'annonce Raven.

- Comment se passe l'entrainement ? demande Jasper.

- Il y a des bons tireurs mais pas assez, dis-je en pinçant les lèvres.

- Tu ne peux pas t'attendre à ce que tout le monde sache tirer avec une arme, me dit Raven.

- Non, je sais mais même s'il y a de bons tireurs, j'ai peur qu'on ne soit pas prêt à temps. Certains posent beaucoup de questions. Il demande : Pourquoi s'entraîner ? A quoi ça sert ? Est-ce que c'est vraiment nécessaire ?

- Ils n'ont aucune idée du danger dehors. Il faut leur donner une motivation, me lance Jasper.

- Je ne sais pas comment faire ça, Jasper, dis-je en secouant la tête.

Raven et Jasper se dévisage un instant, puis reportent leur attention sur moi.

- Je crois pas que Jasper voulais parler de toi. Il est temps pour Clarke de dire la vérité à tout le monde et qu'elle assume son rôle de leader. C'est le seul moyen.


PDV Clarke

Je suis en route pour le camp avec Octavia. Elle a tenu a m'accompagner, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'elle a autre chose derrière la tête. Ça fait plusieurs fois qu'elle me jette des regards en coin.

- Tu va me dire se qui se passe ou pas ? me demande Octavia.

- Comment ça ? dis-je en continuant de marcher.

- Ça fait 2 heures qu'on marche et tu n'as pas dis un seul mot.

- Toi non plus, répliquais-je.

- Moi je ne parle pas beaucoup mais toi tu as toujours quelque chose à dire, donc dis-moi ce qui ne vas pas.

- Tout va très bien Octavia, mentis-je.

- C'est pour ça que tu ne parle plus à mon frère.

Je me stoppe si brutalement que j'en perds presque l'équilibre.

- J'en étais sûr ! Mon frère est un vrai con avec les filles. Alors qu'est-ce qu'il a fait cette fois ?

Je soupire.

- Pourquoi crois-tu que c'est ton frère le problème ?

- Pas de ça avec moi, Clarke. Je sais que dernièrement lui et toi vous vous êtes rapprochés. Je ne sais pas quel est le stade de votre relation mais je sais que quand ça commence à devenir sérieux, il fout tout en l'air. C'est sa marque de fabrique.

- Eh bien pour une fois, ce n'est pas lui qui a tout foutu en l'air...c'est moi.

- Toi ? dit-elle surprise en se plaçant devant moi.

- On s'est disputé et les mots ont dépassé ma pensée, dis-je avec la gorge nouée.

- Mon frère est très susceptible, il n'aime pas qu'on lui tienne tête alors peu importe ce que tu lui a dis, ça va passer.

- Si tu savais ce que je lui avais dis, tu ne tiendrais pas ce genre de discours.

- Alors, éclaire-moi, Clarke. Qu'as-tu bien pu dire de si impardonnable que ça ?

- Je lui ai dis qu'il ne savait pas ce que ça faisait d'avoir une famille...Mais je ne le pensais absolument pas, il m'a énervé...dis-je en me défendant.

Elle m'a dévisagée pendant quelque secondes, la bouche entrouverte et ses yeux exprimant à la fois tristesse et colère, puis elle explosa.

- Mais t'es complètement malade ! cria-t-elle. Qu'est-ce que ne va pas chez toi ? Tu ne sais pas ce qu'il a traversé. Il a été seul toute sa vie, il a pris soin de moi. Je suis sa sœur... Je suis sa famille !

Je vois dans les yeux d'Octavia que ma remarque la blesse autant que Bellamy. Les larmes s'accumule dans ses yeux et je vois qu'elle lutte pour les retenir.

- Je le sais ! Et tu ne peux pas savoir à quel point je m'en veux...J'aimerai tellement pouvoir revenir en arrière...dis-je en plaquant ma main sur mon visage.

- J'ai été bien gentille avec toi depuis le début, Clarke. Peut-être un peu trop alors tu sais quoi , dit-elle en plaquant un doigt sur ma poitrine. Tes excuses, tes remords, tes problèmes, j'en ai rien à foutre. Passe au-dessus et arrange les choses avec mon frère !

Quand nous sommes arrivées au camp, j'entendais les coups de feu de l'entraînement. J'étais encore un peu sonné suite à ma dispute avec Octavia. Je me suis approchés pour mieux voir et j'ai remarqué qu'il y avait de bon tireur. Je ne vois pas Bellamy, c'est Atom qui dirige l'entrainement.

- Atom !

- Ouai !

- Demande à tout le monde de se réunir devant le vaisseau.

Il hoche la tête et s'exécute sans poser de question.

Quelques minutes plus tard, les 100 se tiennent devant moi et semblent impatient. J'entrevois dans la foule Octavia, Anna, Finn, Raven, Jasper et Monty qui m'invitent d'un signe de tête à me lancer. Je ne vois pas Bellamy, j'aurais voulu l'avoir auprès de moi pour ça mais je vais devoir faire sans.

- Merci de vous être réunis. Ce que je m'apprête à vous dire ne va surement pas vous plaire. Dans le bunker que j'ai trouvé avec Bellamy, nous avons découvert une salle de contrôle qui pourrait nous permettre de rétablir le contact avec l'Arche. Si nous avons été envoyé ici, c'est parce que la station ne sera bientôt plus oxygéné. Dans environ 4 mois, toute les personnes vivantes sur cette station mourront d'asphyxie. Le conseil voulait se servir de nous pour savoir si la Terre était habitable. Je sais que beaucoup de personne sur l'Arche se sont servis de nous mais nous ne pouvons pas les laisser mourir. Nos proches sont sur cette station et le seul moyen de les sauver c'est en rétablissant le contact.

Le brouhaha commence à se faire entendre dans le groupe. Les avis divergent.

- Ma mère est sur cette station ! crie quelqu'un.

- Pourquoi devrait-on les aider ? Ils nous ont abandonné ! crie un autre.

- Mec, si ce que Clarke dit est vrai, y'a pas moyen que je laisse mes parents mourir sur cette station.

J'ai continué à écouter les avis de chacun et la majorité du groupe était favorable au rétablissement du contact avec l'Arche.

- Monty travaille déjà dans la salle de contrôle. Il ne sait pas encore ce que ça donnera mais nous devons essayé.

J'inspire une grande goulée d'air avant de continuer.

- Il y a autre chose dont je voudrais vous parler. Vous savez tous que j'ai été capturé par les Terriens, mais vous ne savez pas pourquoi.(Je marque une pause) J'ai rencontré la commandante des Terriens, Anya. Elle voulait que je sauve une jeune fille mais je n'ai pas réussi. Elle a menacé de tous vous tuer si j'échouais mais nous avons une seconde chance grâce à Lincoln, un Terrien qui veut la paix.

J'essaie de prendre un ton plus assuré car je sens ma voix trembler.

- Demain...

- Pourquoi tu ne nous as rien dit ? me coupe Miller.

- Pour vous protéger, avouais-je. Quand nous sommes arrivé sur Terre, tout le monde s'attendait à commencer une nouvelle vie. Mais je ne peux plus vous cacher la vérité, vous avez le droit de savoir ce qui se passe dehors, dis-je en m'adressant à tout le monde.

- Demain se tiendra la rencontre des leaders et c'est moi qui ai été désigné comme tel. Octavia m'accompagnera en tant que messagère.(Je la voie hocher la tête avec un sourire discret) Si vous vous entraînez à tirer ce n'est pas anodin, c'est parce que je ne suis pas sûr qu'Anya veuille vraiment la paix. Je ne sais pas sur quoi va aboutir cette rencontre alors j'ai besoin que chacun soit prêt à se battre en cas d'attaque.

Je remarque les visages effrayé devant moi.

- Un jour mon père m'as dit que la peur nous permettait d'avancer mais que si on la laissait nous consumer alors elle nous paralyserait. Je sais que vous avait tous peur, que vous êtes effrayé, mais ne lassait pas la peur vous paralyser... Server vous en pour avancer. Je sais que vous penser qu'on ne peux pas gagner, qu'ils sont trop fort. Mais si personne ne se bat alors nous sommes déjà tous mort. Car ce n'est pas en rendant les armes qu'ils vous épargneront. S'ils franchissent ses portes, dis-je en les pointant du doigt, ils vous tueront, et ils ne feront preuve d'aucune pitié. Cette Terre c'est la votre, c'est votre liberté. Nous avons passé notre vie en prison, il est temps de sortir, de leurs montrer qui nous sommes...Nous sommes des Terriens ! criais-je.

Les autres m'accompagnent en criant à leur tour, en répétant mon prénom. Un sentiment de fierté m'envahit, je me sentais pas capable de les inspirer mais mon discours semble les avoir motivés et je vois dans leurs regards qu'il sont tous prêt à se battre pour leur liberté.


PDV Bellamy

Je l'ai observée tout le long de son discours, sa voix été assuré et il semblerait qu'il ai eu l'effet voulu. J'ai juste un problème à régler avec elle, ou plutôt deux. Elle sourit en voyant les regards motivés des personnes qu'elle croise. J'attends qu'elle se rapproche et je l'attrape brusquement par le bras pour l'emmener dans un coin plus tranquille.

- Aïe ! Mais arrête Bellamy ! Tu me fais mal !

Je la lâche en m'apercevant que j'ai peut-être serré un peu trop fort.

- Ecoute, commence-t-elle, je suis vraiment désolé...

- Octavia ! la coupais-je en serrant les poings.

Elle lève les yeux vers moi, le regard plein d'incompréhension, et les mots semble bloqué sur sa langue.

- Tu as choisi Octavia comme messagère ! Et comment va-t-elle te défendre si ça tourne mal ? En jetant des cailloux ! dis-je sur un ton ironique.

- C'était mon choix Bellamy et puisque tu en parles...

- C'est à cause d'hier, c'est ça ? Tu t'en veux tellement que tu es prête à mettre ta vie en danger juste pour ne pas m'affronter !

- Oui, je m'en veux mais je ne suis pas aussi désespéré que ça ! Je sais faire des bons choix quand il le faut.(Elle soupire et reprend sur un ton plus bas).Octavia est ma messagère mais elle ne sera pas la seule à m'accompagner. Tu viens aussi, ainsi que deux de tes meilleurs tireurs. Je n'ai aucune confiance en Anya et je sais qu'elle me reproche la mort de Tris. Rien ne me dis que cette rencontre n'est pas un piège alors j'ai besoin de renfort, si tu vois ce que je veux dire.

Je suis resté sans voix pendant quelques secondes. Je n'avais pas vu les choses sous cette angle. Je me suis rapidement reprit en masquant mon admiration.

- Ok, je vais aller prévenir Atom et Miller, ai-je répondu simplement.

Elle m'a rattrapé par le bras alors que je m'en allais.

- Est-ce que tu pourras venir me voir, tout à l'heure ? demanda-t-elle en jouant nerveusement avec ses mains. Il faut vraiment que je te parle...

- Clarke...

- S'il te plaît...

Je ne pouvais pas détacher mon regard du sien. Je ne savais plus lequel de nous souffrait le plus. Je pouvais presque voir des larmes se former au coin de ses yeux. Elle semblait si fragile à ce moment là, si vulnérable. Rien à voir avec l'image imposante et rassurante de tout à l'heure pendant son discours. Je savais qu'à ce moment précis, la Clarke que j'avais sous les yeux était celle sans armures, celle dont on pouvait deviner ce qu'elle pensait rien qu'en la regardant.

- D'accord, cédais-je.

Je devrais être énervé contre elle et pourtant, elle me fait baisser toutes mes barrières, toutes celles que j'ai acquise depuis que je suis né. Je pense que j'aurai été effrayé de perdre pied devant une autre fille, mais étonnamment, devant Clarke je ne ressens pas le besoin de prendre la fuite, non. J'ai même envie de m'encrer encore plus profondément dans le sol.

Il fallait que je parle à Octavia. Je l'ai trouvé à l'infirmerie avec Anna.

- Je peux te parler ? dis-je en soulevant la bâche qui servait de protection.

- Oui, j'arrive tout de suite, dit-elle en souriant.

Je ne voulais pas parlé devant tout le monde. Alors je l'ai emmené sous ma tente.

- Je t'écoute...

Je ne savais pas comment abordé le sujet alors j'ai laissé tombé...

- Je voulais juste m'assurer que tu serais prudente lors de la rencontre.

- Ne t'inquiète pas Bell. Lincoln sera là lui aussi. Mais si ça peut te rassurer, alors je te promets d'être prudente, dit-elle en me prenant dans ses bras.

- C'est tout ? C'est pour ça que tu voulais me parler ? me demande-t-elle en desserrant son étreinte.

- Oui ! dis-je en masquant mon mensonge par un sourire.

Elle m'a regardé un moment en étant septique puis elle a commencé a sourire.

- Je suis peut-être plus jeune que toi, mais je ne suis pas idiote. Allez dis-moi ce qui se passe, dit-elle en s'asseyant sur mon lit et en tapotant la place à côté d'elle.

- Il n'y a rien à savoir O, dis-je en soulevant la bâche de ma tente et en l'invitant à sortir d'un geste.

- C'est à propos de Clarke ?

J'ai relâché d'un coup sec la bâche.

- Mon dieu ! Vous êtes si prévisible ? dit-elle pendant que je me tournais dans sa direction.

- Tu sais pour nous ? m'étranglais-je.

- Ah parce qu'il y a un nous ? rétorqua-t-elle malicieusement.

J'ai levé le yeux au ciel et je suis allais m'asseoir à coté d'elle.

- Je ne sais pas comment je dois agir avec elle. Je sais que je devrais m'expliqué avec elle, que je ne devrai pas accepté ses excuses aussi facilement. Ce qu'elle a dit était vraiment blessant. Et je sais qu'elle est désolée, je l'ai vue. Mais si je m'explique avec elle, je ne veux pas m'emporté et devenir blessant.

Je m'arrête brutalement en pensant au mots que je viens dire. Je n'ai jamais parler aussi facilement et aussi sincèrement, à part quand je parle d'Octavia. Je relève les yeux vers elle et je la voie me fixer d'un regard mélanger d'attendrissement et d'une pointe de jalousie.

- Tu ne le seras pas. Pas avec elle, dit-elle finalement en posant sa main sur mon genou. Clarke à besoin de pouvoir faire confiance aux gens qui l'entourent en ce moment alors sois juste honnête.

- Ouai...

- N'hésite pas à venir me voir si tu as besoin de parler, ce n'est pas parce que tu joues au dur que tu n'as pas besoin de conseil de temps en temps, dit-elle en me poussant légèrement.

Je n'ai pas pu m'empêcher de glousser. Normalement, ce sont les cadets qui demande conseil aux aînés, pas l'inverse. Mais on dirait que sur Terre, les règles ont changé.


PDV Clarke

Je tourne en rond dans ma tente. Je ne sais pas ce qu'il va dire, ni même ce que moi je vais dire. L'attente me rend tellement dingue, que j'ai rongé tous mes ongles. Je m'assoie sur mon lit, en espérant ne pas paraître agité ou nerveuse. Je trouve la montre de mon père sur ma petite table à côté de mon lit, et je me perds dans son souvenir pour me calmer.

- Comment s'appelle-t-il ?

- Papa ! m'exclamais-je en rougissant. Je ne peux pas te parler de ça.

- Alors parles-en à ta mère, dit-il en souriant

- Elle est occupée, dis-je sur un ton de reproche.

- Elle travaille dur, tu ne peux pas lui en vouloir.

- Mouais, dis-je en m'asseyant à ses côté.

Il a passé son bras autour de mes épaule, dans un élan protecteur.

- Il s'appelle Alex. Je le vois souvent à la bibliothèque, il est assez discret...Les autres ne l'approchent pas, ils ont entendu beaucoup d'histoires sur lui comme quoi il serait agressif depuis la mort de ses parents. Mais quand je parle avec lui, j'ai ce sourire idiot qui ne veut pas s'en aller et ces petits papillons dans le ventre. Mon dieu, je n'arrive pas à croire que je suis en train de te parlez de ça ! dis-je en laissant échappé un rire.

- Tu me rappelles tellement ta mère, quand elle avait ton âge, m'avoue-t-il en accrochant mon regard.

- Ah oui ? dis-je en ramenant mes genoux contre mon torse en attendant la suite.

- Oui, tu trouves de la passion dans chacune des choses que tu fais, tu essaie de trouver le bien en chacune des personnes que tu rencontres.

Il a laissé échapper un rire et a secoué la tête.

- Tu devrais dire à ce garçon ce que tu ressens, dit-il finalement. Mais n'oublie pas de lui dire que s'il te fait du mal, c'est moi lui dirai ce que je ressens.

J'ai pouffé de rire en le regardant s'en aller.

Ce soir là, Bellamy n'est pas venu. Je me suis endormi avec la boule au ventre et les yeux baignées de larmes.

Le lendemain, même si j'étais toujours secoué, il fallait que je parle a Bellamy de la rencontre avec Anya. Je suis entré directement dans sa tente mais je me suis arrêtée brusquement en voyant la scène devant moi. Bellamy et une autre fille...à moitié nue devant lui. J'ai senti ce feu dans ma poitrine et j'ai difficilement ravalé mes larmes. Je ne pensais pas que le voir ainsi me ferait autant mal. Il était figé devant mon regard brûlant.

- Il faut que je te parle, dis-je durement puis je suis sortie de la tente.

J'ai entendu les appels incessant de Bellamy derrière moi mais je me suis éloignée le plus possible. J'ai essayé de calmer les battement de mon cœur qui s'était affolé. Il est arrivé derrière moi en m'attrapant le bras, et je me suis brusquement défaite de sa poigne comme si son contact me brûlait.

- Je comprend mieux pourquoi tu n'es pas venu hier soir. Tu étais occupé, dis-je en dirigeant mon regard vers sa tente.

- Ce n'est pas ce que tu crois. Elle est...

- Garde tes explications pour quelqu'un d'autre. Peu importe ce qui se passait entre nous, c'est terminer, non ? Je crois que ce j'ai vu ce matin est parfaitement clair, dis-je sur un ton méprisant.

- Clarke...

- Quoi qu'il en soit, le coupais-je. Je ne suis pas venu te voir pour te parler de ça. C'est à propos de la rencontre. Il est essentiel que vous restiez discret, si vous vous faite prendre alors nous somme tous mort.

- On sera discret, tu peux me faire confiance.

- Apparemment pas, répliquais-je en regardant la fille sortir de sa tente.

- Tu sais pas de quoi tu parles, laisse moi t'expliquer.

- Non ! m'exclamais-je. Il n'y a plus rien a dire.

J'ai retrouvé Octavia devant l'entrée et nous somme parties pour la rencontre.

- Tu as parlé à mon frère ? me demande soudainement Octavia.

- Je n'ai pas envie de parler de lui.

- D'accord, vous vous êtes parlé mais ça ne s'est pas bien terminer.

- Non ! On s'est pas parlé et on ne se reparlera pas de sitôt ! m'emportais-je. Ton frère préfère faire des activités physique plutôt que de parler avec moi.

- Attend, quoi ? dit-elle en me stoppant.

- Hier, il était censé me rejoindre pour parler mais il n'est pas venu et ce matin quand j'ai voulu lui parler, je suis tombé nez à nez avec une autre fille à moitié nu devant lui. Je suis vraiment trop conne ! Comment j'ai pu croire que Bellamy voulait du sérieux.

- Tu as surement mal vu, ce n'est pas le genre de mon frère, dit-elle en essayant de le défendre.

- Crois-moi, je sais ce que j'ai vu. C'est pas grave, au moins les choses ne seront plus compliqué comme ça.

- Ne dis pas ça..., commença-t-elle d'une voix douce, mais je l'a coupée dans son élan.

- Tu veux me faire plaisir ? Occupe toi de remplir ton rôle de messagère et laisse moi gérer ma vie sentimentale, d'accord ?

J'ai eu droit à un regard lourd de sens puis elle est partie devant. Je sais qu'elle n'a rien fait mais l'entendre le défendre m'a mise hors de moi. Le reste du chemin a été silencieux et glacial.

En arrivant devant le pont, je sentais la pression montais en moi. Lincoln et Octavia venait de remplir leur rôle de messager. Après avoir soufflé un bon coup je m'avançais sur le pont sans trembler sous le regard haineux d'Anya qui m'imitait. Que la rencontre commence !

- Bonjour Anya, dis-je en arrivant devant elle et en lui tendant la main.

Elle a baissé les yeux sur ma main mais ne l'a pas serré.

- Oublions les formules de politesse, tu veux ? dit-elle en relevant la tête.

J'ai retiré ma main en refoulant la peur et la tension qui voulait s'emparer de moi.

- Anya, mon peuple voudrait trouver un moyen de cohabiter en paix avec le tien. La guerre n'est pas nécessaire.

- Tu viens ici, me parler de paix parce que tu ne sais pas comment arrêter la guerre que vous avais déclenché.

- Non, on a rien déclenché...

- L'arrivé de ton peuple sur notre territoire, mon messager que vous avez torturé et pour finir mon second, Tris, la jeune fille que tu as laissé mourir.

L'évocation de son prénom me fit pâlir mais j'essayais tout de même de garder mon sang-froid.

- Elle était condamné.

- La faute à qui ? répliqua-t-elle. Ton peuple est responsable de sa mort et ce n'est pas quelque chose que je peux pardonner, lança-t-elle le regard emplie de haine et de vengeance.

Je ne savais pas quoi lui dire. Je voyais dans ses yeux qu'elle avait déjà pris sa décision et qu'elle allait tous nous tué alors j'ai menti.

- Ne fais pas ça Anya ! D'autres navettes vont arriver et dedans il y aura des soldats avec des armes. Tu ne veux pas entrer en guerre avec nous, la technologie que nous possédons sur l'Arche peut vous anéantir.

Je savais que mes paroles sonnait comme des menaces et j'espérais qu'elle comprendrait

- Vous ne seriez pas les premier, souffla-t-elle. Mais peu importe, tu te souviens de ce que je t'ai dit au village, dit-elle en s'avançant un peu plus près.

- Si Tris meurt, ton peuple meurt.

- Je ne reviens jamais sur mes décisions, Clarke, dit-elle froidement.

C'était un piège, elle n'a jamais voulu la paix. Devant moi, Anya brandissait un couteau près à se planter dans mon cou, mais elle fut stoppée par un coup de feu qui lui transperça la main, l'obligeant à lâcher son arme.

J'ai commencé à courir pour quitter le pont, mais une douleur fulgurante m'a fait tomber dans ma course. Je venais de recevoir une flèche dans la cuisse. Au bord des larmes, j'ai essayé de me relever mais à chaque essaie j'avais l'impression que la flèche s'enfonçait de plus en plus dans ma chair.

Voyant Octavia désemparé par la situation, je lui criai de fuir. Elle s'avança pour m'aider malgré mes protestations. Lincoln traversa le pont dans notre direction en évitant le nuage de flèches. Il voulu me porter mais je l'arrêtais dans son élan.

- Je suis désolé, Clarke. Je ne savais pas pour le piège. Laisse moi t'aider, me dit-il avec un regard suppliant.

Je secouais la tête.

- Emmène-la, dis-je en pointant Octavia. Garde-la dans un endroit où elle sera en sécurité.

- Tu vas mourir si tu restes là !

- Fais ce que je te dis, Lincoln ! Tu ne peux pas nous sauver toutes les deux ! Pense aux répercussions que ça aura si tu sauves le leader du clan adverse !

Il fit glisser ses yeux vers moi puis elle. Tous semblait se bousculer dans sa tête.

- Sauve-la, dis-je ne lui prenant la main.

Il hocha la tête devant mon air résigné, me pressa légèrement la main et courut vers elle.

- Je suis désolé ! cria-t-il à mon égard avant d'attraper Octavia.

- Non ! On ne peut pas la laisser là ! cria-t-elle.

Celle-ci se débattait en hurlant mon nom. Mais Lincoln la porta et ils disparurent dans la forêt. J'aurais au moins pu la sauver elle, pensais-je.

J'entendais les échanges de coup de feu et les flèches voler. Je commençais à fermer les yeux, ma tête devenant lourde et la douleur dans ma cuisse s'atténuant. J'étais au bord de l'évanouissement quand une voix familière me ramena. Bellamy.

- Ne t'endors pas Clarke, il faut que tu te lèves !

Je ne bougeais pas. Je n'étais pas certaine que ce soit réel, la voix me paraissait tellement lointaine. Je me sentis secoué et j'ouvrai les yeux non sans difficultés. Bellamy était penché sur moi, ses mains sur mes épaules.

- Bouge, Clarke ! Dépêche toi ! cria-t-il.

Je puisai dans toutes mes forces pour essayer d'oublier la douleur et me relever. Une fois debout, je laissai mes larmes couler tellement la douleur était insupportable. Bellamy passa son bras en dessous du mien pour m'aider à marcher. Chaque pas était une épreuve, ma jambe me brûlait et je criai. Je me battais pour ne pas tomber mais soudain, je sentis Bellamy se tordre de douleur et pousser un cri. Nous nous sommes effondré tous les deux sur le sol. Je me cognai violemment sur le sol. Je relevais la tête, sonnée, pour savoir ce qui s'était passé.

Ma main était poser sur son torse, recouverte de sang. Oh non ! Une flèche venait lui transpercer le ventre. Il était devant moi, essoufflé. Je posais mes mains sur ses joues en paniquant, en lui disant qu'il allait s'en sortir et qu'il ne fallait surtout pas qu'il s'endorme.

- Regarde-moi, ça va aller. Tu vas t'en sortir, ok ? dis-je en pleurant.

Mais quand je regardais autour de moi, je ne croyais pas un mot de ce que je venais de dire. Anya avait déclaré la guerre et nous allions tous mourir. J'exerçai une pression sur la blessure de Bellamy pour qu'il perde le moins de sang possible. Il poussa un cri de douleur qui me tordit le cœur. Le voir souffrit comme ça était insupportable.

- Je suis désolée, je suis obligée.(Il détourna le regard) Hey ! Regarde-moi, dis-je dégageant une des mes mains de sa blessure et en la posant sur sa joue. Ne regarde que moi, chuchotais-je en le regardant dans les yeux.

J'essayais d'esquisser un sourire pour le rassurer et il hocha la tête. Je reposais ma main valide sur sa blessure. Trop concentrée, je n'ai vu que trop tard le Terrien qui se dirigeait vers nous pour nous achever tous les deux. Je fermais les yeux en attendant le coup fatal mais dans un dernière élan, Bellamy roula sur le côté du pont en m'emportant avec lui dans sa chute. Je me suis évanouie avant de sentir mon corps s'écraser sur la surface de l'eau 15 mètres plus bas.


Oui, j'ai changé la mise en page ! Il parait qu'avec les dialogues en gras c'est plus facile à lire ! J'espère que ce chapitre vous a plus et je vous promets que je reviens très vite avec le chapitre 8. Je ne vous ferai plus patienter aussi longtemps. N'oubliez pas de me laisser une petite review pour savoir ce que vous en avez pensé ! Bisous et à bientôt (promis) ! ツツ