Partir à l'aventure ensemble

lessien calmcacil : Oui, j'ai voulu changer quelques trucs dans l'histoire, comme ça ça change…

Titedauphine: Contente d'avoir une nouvelle lectrice ! Je suis désolée pour mon retard, mais je suis partie deux semaines au bord de la mer et j'ai pas pu écrire durant ce temps. Mais ne t'inquiète pas, la romance arrive…

Alex : Alors la blessure était sérieuse au point qu'elle s'évanouisse, mais d'un autre côté elle n'était pas sérieuse sérieuse. Enfin, tu me comprends…

Kalas1209: Contente que tu aimes les répliques d'Edhelnen, et désolée pour le retard. Voilà la suite…


Chapitre 6 : …En route pour le Gouffre de Helm et la bataille…

Le lendemain, le peuple du Rohan était prêt à partir pour le gouffre de Helm. En effet, la veille, deux enfants étaient arrivés, mais pas seuls. Ils étaient venus avec la nouvelle de la guerre imminente. Gandalf avait conseillé au roi d'attaquer de front, mais le roi avait craint pour son peuple et il décida de se réfugier au Gouffre de Helm. Aragorn se remémora les paroles du magicien avant son départ :

« - Attendez ma venue aux premières lueurs du cinquième jour. A l'aube, regardez à l'est… »

Cela faisait déjà deux jours qu'ils marchaient, et Gimli discutait tranquillement avec Eowyn des femmes nains. Gimli essayait de prouver à Eowyn qu'elles existaient, mais que malheureusement on les confondait tout le temps avec les hommes nains… Le soir venu, Aragorn, lui, repensait à Arwen qui devait avoir quitté les rivages de la Terre du Milieu à l'heure qu'il était. Soudain, il entendit la voix d'Arwen :

« - La lumière de l'Etoile du Soir ne croît ni ne décroît. Il m'appartient de la donner à qui bon me semble, tout comme mon cœur… Endormez-vous…

- Je suis endormi… » dit-il comme à lui-même.

A peine eut-il prononcé ces mots qu'il ouvrit les yeux, mais il vit que le décor avait changé. Il n'était plus avec la communauté, mais dans un endroit charmant où le calme et la tranquillité régnaient. Il tourna la tête vers la droite, et c'est là qu'il la vit. La femme, ou plutôt l'elfe qu'il aimait était là, devant lui. C'est à ce moment qu'il prononça ces quelques mots.

« - C'est un rêve ? Demanda le rôdeur n'y croyant pas.

- Alors c'est un très beau rêve. Dormez...

- Vous m'aviez dit que ce jour viendrait…

- Ceci n'est pas la fin, mais le début. Vous devez rejoindre Frodon. Tel est votre chemin…

- Ce chemin m'est caché. Aragorn était perdu.

- Il s'étend déjà à vos pieds. Vous ne devez plus hésiter. Le réconforta Arwen.

- Arwen…

- Si vous ne croyez à rien d'autre, croyez à ça... croyez en nous… »

Mais il se réveilla au camp. Le lendemain, Eowyn et Aragorn marchaient côte à côte. Puis Eowyn ne put se retenir de demander où était la femme qui lui avait offert l'Etoile du Soir. Aragorn lui répondit avec un pincement au cœur, en pensant à Arwen qui partait pour les rivages immortels. Deux gardes passèrent devant eux en éclaireurs. Ils étaient assez éloignés, mais voyaient quand même la colonne du peuple. Mais les chevaux étaient agités. Et pour cause, un warg était juste au-dessus d'eux. Le warg se jeta sur le premier garde, qui ne put l'éviter, il fut tué sur le coup. Le deuxième garde cria, Edhelnen et Legolas se précipitèrent vers le survivant pour l'aider. Legolas décocha une flèche qui tua le warg. Voyant Aragorn arriver aux nouvelles, Legolas lui dit que c'était un éclaireur. Puis Edhelnen tapota le bras du prince, qui la regarda et vit qu'elle avait les yeux exorbités. Il suivit son regard et vit la même chose qu'elle. Une horde de warg arrivait à grande allure. Legolas sourit et lui fit :

« - Je croyais que rien ne te faisait peur ?

- Oui, en effet, mais voir tous ces wargs m'a impressionnée, je dois l'avouer. »

Ils décochèrent ensemble quelques flèches qui atteignirent toutes leur cible. Puis, Gimli arriva avec tout le monde pour l'assaut. Legolas fit une cascade pour monter sur son cheval, et Edhelnen, une fois sur le sien, lui fit :

« - Je n'ai jamais vu un elfe aussi prétentieux et qui aime tant se donner en spectacle...

- Quand tu sauras faire ça, nous en reparlerons… »

Et ce fut l'assaut, le carnage absolu. Mais ce furent les wargs qui virent les leurs décimés. Le pauvre Gimli, qui était tombé de cheval, se retrouva sous un cadavre de warg, plus celui d'un orc. Mais voilà qu'un autre grimpa sur les deux cadavres, menaçant le nain. Aragorn vit la scène, alors il attrapa une lance et tua le warg. Mais il ne fit pas attention, et une autre de ces créatures le désarçonna. Un orc sur le dos d'un warg s'approcha à grande vitesse, et Aragorn s'accrocha à la bête. Un combat s'engagea sur le dos du warg, mais Aragorn glissa et se maintenait sur lui grâce à une bonne prise. Il put planter sa dague dans le ventre de l'orc, mais celui-ci attacha la main d'Aragorn au warg et se jeta sur le sol. En effet, la falaise s'approchait à grand pas, malheureusement pour Aragorn qui tomba avec le warg. Une fois la bataille finie, Legolas, Gimli et Edhelnen cherchèrent Aragorn. Legolas trouva l'orc qui lui apprit qu'Aragorn était tombé. Pour preuve, il avait l'Etoile du Soir dans sa main. Edhelnen était abasourdi par l'aveu de l'orc. Elle ne bougeait plus, elle ne cessait de se dire que ce n'était pas possible, et qu'il ne pouvait pas être mort. Elle poussa un grand cri, ce qui fit réagir Legolas qui la vit partir en courant dans le sens du courant. Il courut après elle et réussit à l'attraper.

« - Laisse moi ! Laisse-moi aller le chercher, il ne peut pas être mort. C'est impossible, pas lui ! Pas lui !

- Tu ne peux rien Edhelnen. La voix de l'elfe était déchirée. On ne peut plus rien…

- Je n'abandonnerais pas comme ça ! Edhelnen se débattit furieusement dans les bras de Legolas qui eut beaucoup de mal à la maintenir.

- Edhelnen arrête, ça ne sert à rien ! Ce n'est pas comme ça qu'il reviendra, d'ailleurs il ne reviendra jamais… »

Il reçut une gifle de la part de son amie, ce qui le médusa.

« - Comment oses-tu lâchement abandonner un ami comme Aragorn !

- Edhelnen, réfléchit. C'est un humain, et un humain ne peut survivre à une chute pareille.

- … »

Elle se laissa aller dans ses bras, et ses larmes coulèrent sur son visage souillé par le sang d'orcs et de wargs. Legolas et Edhelnen étaient à présent assis par terre, et Legolas chantait des mélodies elfiques pour clamer le chagrin de son amie.

« - Legolas ! Edhelnen ! Nous rentrons au Gouffre ! »Annonça sans nonchalance Théoden.

En effet, à cette heure le peuple du Rohan était arrivé au Gouffre de Helm. Ils furent accueillis en héros malgré les regards tristes qu'ils arboraient. Et Eowyn accomplit son rôle de Dame du Rohan en allant à leur rencontre :

« - Si peu, si peu d'entre vous sont de retour...

- Notre peuple est sauf, répondit le roi. Nous avons payé cela par de nombreuses vies.

- Gente Dame... fit Gimli à Eowyn.

- Et le seigneur Aragorn... où est-il ? demanda Eowyn, les larmes aux yeux.

- Il est tombé. »

Aragorn revint plusieurs heures plus tard, blessé. Il allait voir le roi, mais en il fut empêché par Edhelnen qui se jeta dans ses bras et qui lui dit :

« - Ne me fait plus jamais une peur pareille ! »

Ce fut le tour de Gimli de lui dire :

« -Vous êtes l'homme le plus chanceux, le plus malin et le plus imprudent que je connaisse. Soyez béni, l'ami. »

Puis Legolas lui rendit l'Etoile du Soir, et lui fit :

« - Vous arrivez tard… Vous avez une mine affreuse. »

Il fit une entrée fracassante parmis le conseil que le roi tenait pour les défenses du fort. Puis il annonça au roi que dix milles orcs arriveraient à la tombée de la nuit. Le roi n'en revenait pas. Et les paroles d'Aragorn ne l'aidèrent pas à se calmer :

« - C'est une armée constituée dans un seul but : détruire le monde des hommes…

- Eh bien qu'ils viennent. J'exige que tout homme prêt à se battre soit équipé avant la tombée de la nuit.

- Bien, monseigneur, répondit le fidèle conseiller du roi.

- On pourra couvrir l'entrée et la chaussée d'en haut. Aucune armée n'a put franchir les murs du gouffre et pénétrer dans Fort le Cor.

- Il ne s'agit pas de ces abrutis d'orc ! Il s'agit d'Uruk-Haï. Leur armure est épaisse et large, lança Gimli devant l'insouciance du roi.

- J'ai déjà connu maintes guerres, maître Nain. Je sais comment défendre ma citadelle. »

Puis le roi fit le tour de la cité pour placer ses hommes. Mais Aragorn ne l'entendait pas de cette oreille, et il essaya une nouvelle tentative :

« - Ils ne viennent pas anéantir les villages et les récoltes du Rohan. Ils viennent anéantir sont peuple, jusqu'au dernier enfant !

- Que voulez-vous que je fasse ? Regardez mes hommes, leur courage ne tient qu'à un fil ! Si tel est notre destin, alors je ferais ce qui est en mon pouvoir pour qu'elle reste gravée dans les mémoires.

- Vous avez besoin d'aide, monseigneur, envoyez des cavaliers en quérir !

- Et qui viendra ? Les elfes ? Les nains ? Nous n'avons pas la chance d'avoir autant d'amis que vous. Les anciennes alliances sont mortes.

- Le Gondor répondra.

- Le Gondor ? Où était le Gondor quand l'Ouestfold est tombé ? Où était le Gondor lorsque nos ennemis nous ont encerclés ? Où était le… Non, seigneur Aragorn. Nous sommes seuls…

- Il se croit perdu, et il nous conduira à notre perte à tous, fit amèrement Edhelnen.

L'heure de la bataille approchait. La tension montait tandis que la nuit arrivait. Et pour cause : Aragorn et Legolas, les amis inséparables, se sont disputés. Aragorn alla se préparer pour la guerre, et il allait mettre son épée à sa ceinture quand il vit Legolas la lui tendre. Ils se pardonnèrent, et Edhelnen et Gimli firent leur apparition. Soudain, ils entendirent un cor. Legolas fit la remarque que ce n'était pas un cor d'orcs. Ils sortirent tous au pas de course. Ce fut Edhelnen qui arriva en première, après le roi et les soldats bien sûr. Et quand elle vit que c'étaient des elfes, et surtout quand elle aperçu leur capitaine, elle couru et se jeta dans les bras d'Haldir, qui, surprit, mit du temps à refermer son étreinte. Puis, Aragorn et Legolas vinrent lui souhaiter la bienvenue. Haldir fit alors :

« - J'apporte la parole d'Elrond, de Fondcombe. Autrefois existait une alliance entre les elfes et les hommes. A cette époque, nous avons combattu et périt ensemble. Nous sommes venus honorer cette allégeance… »

Une fois qu'il fini sa phrase, Edhelnen, qui avait été surprise de voir son capitaine, le prit alors par la main et l'emmena dans une des chambres du for, où s'ensuivit une discussion des plus animées.

« - Que fais-tu ici Haldir ?

- Comme je l'ai dis plutôt, je suis venu sur les ordres d'Elrond et de la Dame de Lumière.

- Tu n'aurais jamais dû venir ici !

- Mais je ne peux refuser un ordre de ma Dame…

- Je ne veux pas savoir, je ne veux pas te perdre... Je ne m'en remettrais pas… »

Elle avait baissé la tête, voulant cacher son regard embué par les larmes. Haldir vit les sillons causés par ses larmes, alors il lui releva la tête et déposa un tendre et chaste baiser sur ses lèvres. Elle le regarda, étonnée dans un premier temps, puis, dans un second, elle mit ses mains autour du cou du gardien puis l'embrassa à son tour. Baiser auquel Haldir répondit. Le baiser au départ tendre devint plus passionné, et Haldir, dans un désir qui lui grandissait en lui, souleva Edhelnen et la colla au mur. Il caressa ses formes qu'il avait tant désiré toucher. Elle commença à défaire son armure qui retomba au sol, suivie de ses vêtements ainsi que ceux d'Edhelnen.


C'est alors que Legolas remarqua quelque chose de curieux. Il s'avança dans le rang de garde, et s'arrêta devant un soldat. Il enleva le capuchon qui cachait son visage. Il fit un sourire, et, comme Edhelnen, il prit le soldat par le bras et monta dans sa chambre. Mais contrairement à Edhelnen, il fit au soldat :

« - Que fais-tu ici, Lessien ?

-Je voulais te revoir, et c'était le seul moyen.

- Mais tu risques de mourir ici !

- Et alors ? Vivons nos dernières minutes ensemble au mieux. »

Elle enleva le buste de sa tenue, et Legolas commença à la caresser. Puis, le désir flamboyant dans ses yeux, il enleva le haut de sa tenue. Il la prit alors dans ses bras, et elle mit ses jambes autour de son torse musclé. Il la plaqua contre le mur, mélangeant excitation et désir dû aux baisers fougueux qu'il lui donnait. Puis il la fit descendre, et enleva son pantalon ainsi que celui de sa compagne. La suite devint mélange de désir et de joie...

Ils redescendirent quand ils entendirent des cors d'orcs. Lessien et Haldir allèrent se placer d'un côté, et Legolas et Edhelnen allèrent auprès de Gimli. Il pleuvait, et les uruks tapaient leurs lances sur le sol. La pression se faisait de plus en plus forte, quand un vieil homme ne put retenir sa flèche, qui alla se planter dans le cou d'un uruk. Et la bataille du Gouffre de Helm commença. Les uruks essayèrent de lancer des échelles et des cordes, mais rien à faire. Tandis que Legolas, Gimli et Edhelnen se faisaient un concours sur le haut des murailles, les uruks réussirent à faire un trou dans la porte principale. Le roi descendit se battre, aidé de soldats, mais se fit blesser.

Aragorn et Gimli passèrent sur le côté du for pour permettre au roi de colmater le trou dans la porte. Ils surprirent les uruks et réussirent à les maintenir à distance de la porte. Une fois qu'ils eurent consolidé l'entrée, Legolas envoya une corde à ses amis et les remonta, aidé d'Edhelnen. Mais une explosion envoya Aragorn en bas des murailles, dans la cité. Le roi ordonna de se rabattre. Aragorn passa le message à Haldir, mais ce dernier ne vit pas l'uruk arriver dans son dos et lui asséner un coup lâche. Edhelnen, qui n'était pas loin, avait vu toute la scène. Elle courut alors vers Haldir, croyant à une hallucination. Il s'écroula dans les bras d'Edhelnen, qui, de tristesse, créa un bouclier d'eau autour d'eux. Elle restait là sans bouger, fixant les prunelles grises à présent sans éclat. Il y avait une confusion de sentiments en elle, la colère, la tristesse, l'amertume de la vie sans l'être cher. Elle voulut pleurer, mais elle sentit son cœur pleurer pour elle. Elle sentit (répétition) des larmes chauffer ses joues. Personne ne put alors déranger les deux amoureux. Aragorn se replia à contrecœur au bastion.

Ivre de rage, des ailes d'eau apparurent dans le dos d'Edhelnen. Elle s'envola dans les airs et envoya des torrents d'eau sur les uruk, qui ne pouvaient plus avancer. Elle se rapprochait du bastion au fur et à mesure que ses forces s'évanouissaient. Elle put néanmoins rentrer dans le bastion, et s'adosser à une colonne pour se reposer. Elle entendit la conversation entre le roi et Aragorn :

« - Vous avez dit que cette forteresse ne tomberait pas tant que vos hommes la défendraient. ILS LA DEFENDENT ENCORE !Affirma AragornIls sont morts en la défendant ! N'y a-t-il pas un autre moyen pour les femmes et les enfants de sortirent des cavernes ? Y a-t-il une autre issue ?

- Il existe un passage. Il conduit dans les montagnes. Mais elles n'iront pas loin, les uruks sont trop nombreux ! fit Gamelin.

- Faites dire aux femmes et aux enfants de sortirent par les montagnes. Et barricadez l'entrée.

- Autant de morts ! Mais que peuvent les hommes, face à tant de haine ? dit le roi.

- Venez avec moi, venez à leur rencontre.

- Pour la mort et la gloire ?

- Pour le Rohan, pour votre peuple.

- Le soleil se lève, fit remarquer Gimli.

- Oui, le cor, mes amis, va retentir dans le gouffre une dernière fois ! »En disant ça, le roi semblait avoir retrouvé le courage qui l'animait autrefois.

En regardant par la fenêtre le soleil se lever, Aragorn se rappela les paroles de Gandalf. Et Gimli partit faire retentir le Cor du Gouffre de Helm. Puis le roi fit :

« - Voici venue l'heure de tirer l'épée ensemble. Cruauté, réveille toi ! Qu'importe le courroux, qu'importe la ruine, et que l'aube soit rouge ! »

Sur ces paroles, le cor résonna dans le gouffre, et la porte s'ouvrit. Edhelnen, encore fatiguée, mais voulant combattre, était derrière Legolas. Puis ils s'élancèrent dehors et tuèrent tout sur leur passage. Quand soudain ils entendirent un hennissement. C'était Gandalf, sur Gripoil. Il fut rejoint par Eomer et ses cavaliers. A eux tous, ils purent terrasser les uruks restant, mais les plus peureux s'enfuirent vers la forêt. Mais la forêt était étrange, car, en effet, les arbres se mirent à bouger quand le dernier uruk fut entré, et tout le monde put entendre les sinistres voix des orcs agonisant.

Gandalf, Aragorn, Gimli, Legolas, Edhelnen, Gamelin, Eomer et le roi partirent alors pour l'Isengard. Ils s'arrêtèrent en voyant de l'activité en Mordor, et Gandalf parla :

« - Le courroux de Sauron sera terrible, son châtiment immédiat. La bataille du Gouffre de Helm est terminée. Celle pour la Terre du Milieu ne fait que commencer… »


A suivre…