Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la BBC, j'ai fait de mon mieux pour ne pas les abîmer mais j'ai pas vraiment réussi. Seule l'histoire est de moi. L'univers appartient tout entier à la série Merlin.
Note : Hello, me voici en Sicile pour dix jours donc je profite d'avoir une connexion pour vous publier le chapitre et je ne peux évidemment rien vous annoncer pour la suite, ce sera pour quand je peux et au plus tard le vendredi 17. Merci encore à tu vois les cailloux, Ameliesky61 et Laure Marez pour leur gentil message'
Bonne lecture.
Chapitre 7
Une certaine appréhension avait envahi le prince tandis qu'il avait rejoint le père de Merlin dans la cour. Ce dernier avait déjà ordonné qu'on prépare deux chevaux pour descendre vers la plaine. Le crépuscule tombait et le blond devait reconnaître qu'il n'était pas vraiment pressé de voir le dragon de près, mais ce n'était pas comme s'il avait eu le choix. Alors faisant fi de ses doutes, il était monté sur son destrier, et avait indiqué le chemin au dragonnier.
La lune brillait d'une lueur douce et blanche, éclairant la plaine dégagée lorsque enfin ils étaient arrivés. Balinor et Arthur s'étaient alors installés bien au milieu du terrain. Tout un coup, le premier s'était mis à crier des propos incompréhensibles. Les chevaux s'étaient cabrés, surpris et Arthur avait failli tomber. Soudain avait surgi dans le ciel dégagé le dragon qui s'était posé devant Balinor et s'était alors incliné majestueusement devant lui. Il s'était relevé bien vite, cependant.
- Comment oses-tu encore user de ton pouvoir sur moi, tu m'as offert à Uther, à l'homme qui a tué tous les membres de ma famille, avait éructé le grand dragon, semblant encore plus impressionnant pour le plus jeune.
- Comme les miens, avait contré le dragonnier.
- Ça ne justifie pas tes actes, ni ne les excuse, avait rugi le reptile.
- Je ne cherche ni de justifications, ni de pardon. J'ai agi à l'époque parce qu'Uther m'a convaincu qu'il voulait la paix avec toi. Mon seul tort a été de le croire, avait déclaré Balinor.
- Et pourtant tu n'hésites pas à me livrer à son fils, avait déclaré Kilgharrah en désignant d'un geste de la tête le prince. Celui-ci s'était contenté de suivre l'échange sans trop bien savoir comment introduire ses excuses. Alors il avait profité de l'instant offert :
- Je … Je voudrais pré … , avait-il bégayé avant de reprendre une respiration plus calme, et de poursuivre plus calmement, présenter mes excuses pour le mal que mon père a pu vous faire.
- Ce n'est pas à lui de s'excuser, avait répondu le dragon en s'adressant exclusivement à Balinor.
- Je sais, mais Uther ne reconnaîtra jamais ses torts et ses excuses ne vaudraient rien, tandis que lui le pense vraiment, avait réfuté le dragonnier.
Kilgharrah avait jaugé Arthur, puis il s'était déplacé le long de la forêt.
- J'accepte tes excuses, jeune Pendragon, même si tu n'es en rien responsable. Que désires-tu pour avoir fait appel à un chevalier-dragon ?
- Je ne … je ne désire rien, excepté que vous cessiez d'attaquer Camelot, ses habitants ne vous ont rien fait, ils sont innocents et méritent la paix. Avait humblement demandé le prince.
- Bien, avait affirmé le grand dragon de manière laconique.
- Arthur, vous pouvez y aller, l'affaire est réglée, vous pouvez en avertir votre père, lui avait précisé Balinor.
- Mais … ? avait demandé surpris le blond.
- Je dois encore discuter avec Kilgharrah, votre présence n'est plus nécessaire, s'était expliqué le père de Merlin.
Arthur avait hoché la tête, et avait pris la direction du château.
- Arthur, prévenez Gaius que je me rendrai chez lui voir Merlin directement après, avait interpellé une dernière fois le dragonnier.
Le prince s'était retourné, avait acquiescé et avait lancé son cheval au trot.
- Merlin ? Avait interrogé le grand dragon.
- J'aimerais t'en parler… avait précisé l'homme.
Kilgharrah avait haussé les sourcils, puis cessant son mouvement de va et vient et il s' était installé dans le coin de la plaine.
- Pourquoi veux-tu me parler de lui ? Avait-il questionné.
- Parce que c'est mon fils, s'était justifié Balinor.
La grand dragon avait écarquillé les yeux, puis il avait hoché la tête lentement.
- Je comprend mieux maintenant. Sais-tu qu'il m'a libéré ? Avait demandé Kilgharrah.
- Je l'ignorais, mais ça explique pourquoi il culpabilisait autant des dégâts que tu faisais à Camelot. Il a mis beaucoup de volonté à me convaincre, avait expliqué le dragonnier.
- Je n'en doute pas … il a passé son temps à me demander des conseils en tout genre, j'ai fini par en réclamer le prix, avait accusé le reptile.
- Que veux-tu dire ? Avait sourcillé l'homme.
- Il a des difficultés à percevoir où est son camp, avait reniflé Kilgharrah, avec un soupçon de dédain. Il m'a juré l'année dernière que jamais il ne m'aiderait à me libérer mais il est revenu me demander de l'aide … Sigan attaquait la ville.
- Sigan ? Mais comment ? S'était étonné Balinor.
- Il avait emprisonné son esprit dans un cristal. Il s'est emparé du premier corps mis à sa disposition quand Uther a fait mettre à jour son tombeau, avait balayé le dragon, peu intéressé par Sigan.
- Je vois. Mais pour le peu que j'en sais, ça n'explique pas pourquoi il t'avait fait cette promesse. Que s'était-il passé ? Avait repris le dragonnier, conscient que son interlocuteur tournait autour du pot.
- Arthur a été mordu par la bête glapissante, avait-il enfin lâché après quelques minutes de silence.
- Mais, … il est vivant ! S'était écrié, surpris le père de Merlin.
-Exact, j'ai expliqué à Merlin comment joindre l'île Fortunée... avait dit le dragon, comme si cela expliquait tout.
Balinor avait froncé les sourcils. Il paraissait évident que Kilgharrah ne lui dirait pas tout s'il pouvait l'éviter. … il faudrait poser les bonnes questions …
Après quelques minutes de réflexion, il avait planté son regard dans les yeux de Kilgharrah.
- En échange de quelle vie ? Avait-il demandé, certain que sa réflexion ne lui ferait défaut. Un silence lui avait répondu, le confortant. Ne me force pas à user de mes dons.
- Nimueh, avait alors répondu rapidement le reptile.
- Ah Ah ah, tu veux me faire croire que Nimue aurait donné sa vie pour Arthur ? Avait ricané Balinor.
- Non, mais Merlin a su commander à la mort, avait entortillé le dragon.
Kilgharrah avait semnlé avoir des difficultés à fixer son regard, il avait fini d'ailleurs par tourner la tête incapable de le regarder. Comment allait-il pouvoir …
- Kilgharrah !
- Je … Le prix que Merlin a dû payer est la … la vie de sa mère, avait soufflé le grand dragon, peu fier de lui à présent.
- D'Hunith ? Dire que Balinor était choqué aurait été un euphémisme. C'est un mensonge, Jamais il n'aurait échangé la vie de sa mère.
- Il ne l'a pas fait … il a échangé la sienne mais … l'ancienne religion … avait tenté d'expliquer Kilgharrah.
- Tu le savais ? Avait grogné le dragonnier.
- Je savais qu'il en souffrirait, je ne pouvais pas prévoir … avait encore tenté de se justifier le grand dragon.
- Prévoir que la personne qu'il aime le plus au monde allait mourir par sa faute ? Avait grincé des dents Balinor, qui avait bien des difficultés à se contrôler.
- Je …
- Ne t'étonnes pas de son revirement !
- Je peux comprendre ses sentiments, mais c'est son destin de protéger Arthur coûte que coûte, avait justifié, manifestement sûr de lui, Kilgharrah.
- Son destin ? Avait sourcillé le père de Merlin, pas convaincu qu'il allait aimer l'explication qui allait suivre.
- Ils sont la face d'une même pièce. Arthur permettra d'unir Albion, grâce à l'aide de Merlin avait annoncé prophétiquement le grand dragon.
- Mmmh avait réfléchi le dragonnier, perplexe face à la déclaration du reptile. Alors, … mon fils … va rétablir la liberté pour ceux qui pratiquent la magie … mais comment ? Il fait une tête de moins qu'Arthur ? S'il fallait protéger quelqu'un …
- Tu n'as rien senti ? S'était étonné Kilgharrah.
- Que veux-tu dire ? avait froncé les sourcils Balinor. Toutes ses nouvelles se bousculaient dans sa tête comme un tourbillon de vent. Il sentait un étrange serrement prendre possession de son coeur. Son fils, son fils découvert depuis quelques jours, soumis à un si grand destin ? Pourquoi un tel fardeau sur ses frêles épaules ? Et Hunith qui avait failli perdre la vie ? … Bon sang, et il n'avait pas été là, pour les aider, les réconforter. Il éprouvait de plus en plus de mal à rester concentré sur ce que lui disait le grand dragon. Il revoyait les deux jeunes hommes se taquiner … il n'avait pas compris que le lien qui les unissait puisse être aussi dur à payer pour Merlin. Ces silences dont Arthur lui avait parlé, il les comprenait mieux que jamais : Merlin est un sorcier …
- En effet, un des plus puissant que j'ai jamais rencontré, mais il ne maîtrise pas encore tous ces pouvoirs.
- Et il sert Arthur depuis deux ans ? Comment Uther n'a-t-il rien vu ? S'était effrayé l'homme.
- Il ne voit jamais rien de ce qui est réellement important. Il n'a pas plus vu que sa filleule est une sorcière avait soufflé avec mépris le reptile.
- Sa filleule ? S'était interrogé Balinor à voix haute.
- Morgane. Merlin éprouvait beaucoup d'affection pour elle, et malgré mes mises en garde, il ne l'a jamais supprimée … enfin sauf cette semaine … avait conclu avec une sorte de plaisir malsain le grand dragon.
- Merlin a tué la filleule d'Uther ? C'est … mais … tout cela n'est pas possible, avait déclaré, catastrophé Balinor.
- Morgane et Mordred sont ceux qui détruiront Arthur et Albion. Merlin n'a pas voulu laisser l'enfant se faire tuer quand c'était le moment. Tout comme il a aidé la sorcière à se rendre compte de ses pouvoirs. Il semble incapable d'être loyal à ses origines, avait reniflé avec dédain Kilgharrah.
- Loyal ? Kilgharrah ? Comment peux-tu demander à un jeune homme aussi noble que Merlin de laisser tuer un enfant et de ne pas aider une amie ? S'était emporté le dragonnier, indigné.
- Je le fais parce que nous n'avons pas le choix ! Le destin …
- Le destin n'est pas gravé dans la pierre. Il existe une infinité de destin. À vouloir tellement le contrôler vous le rendez inéluctable …avait contré le père de Merlin.
- … nous ne pouvons pas prendre de risque, s'était justifié le dragon.
- Tu peux respecter Merlin, et ce qu'il est !
- Il a tout de même dû la tuer cette semaine. Morgause l'a utilisée pour maintenir un sortilège sur l'entièreté du château pendant que les chevaliers de Medhir attaquait Camelot pour tuer Uther. Il n'y avait pas d'autre moyen pour Merlin de sauver la ville. J'ai accepté de l'aider en échange de ma liberté. Il a promis sur la tête de sa mère.
- Il n'a pas eu le choix alors, avait compris Balinor, de plus en plus en colère contre le dragon. Cela dit, il se rendait compte que son vis-à-vis ne semblait plus aussi à l'aise avec ses dogmes.
- Nous l'avons rarement.
- Kilgharrah, acceptes-tu de continuer à l'aider ? Avait demandé le père de Merlin.
- Que veux-tu dire ? S'était demandé le grand dragon.
- S'il te demande encore son aide, accepterais-tu de l'aider ? J'entends par là pour le protéger, avait questionné Balinor, conscient que si le dragon refuserait, il risquait de l'y contraindre, tant son pardon dépendait de la capacité de se rédempter.
- Ne peux-tu le faire ? Tu es là non ? Avait tenté de s'échapper le reptile.
- J'ai promis à Uther de quitter Camelot pour t'épargner. Il voulait ta tête, avait précisé Balinor, dans le but de faire comprendre au dragon qu'il lui était redevable.
- Enseigne-lui la manière de m'appeler et je l'aiderai, avait alors accepté Kilgharrah, après tout, il devait reconnaître que son comportement n'avait pas été non plus tout blanc.
Le dragon s'était relevé, prêt à s'envoler pour rejoindre son nouvel habitat, Mais Balinor l'avait encore interpellé :
- Merlin n'aurait pas voulu ta mort…
- Je sais, il ne m'a menacé que pour défendre sa ville et parce que j'avais mis sa mère en danger. J'ai pu constater à quel point c'était un garçon empli de bonté. Il n'exprime ses sentiment qu'avec moi. Peut-être avec Gaius. Mmh Gaius veille sur lui, tu ne devrais pas t'inquiéter. Avait reconnu de mauvaise grâce le reptile.
- Maintenant que je le connais, et à mesure que je le découvre, je m'inquiète de plus en plus. S'était alors confié Balinor, apaisé par les promesses du dragon.
- C'est parce que c'est ton petit, rien d'inhabituel. Tu devrais en profiter.
Balinor avait souri et l'avait laissé partir. Il le contempla quelques minutes avant de rejoindre Camelot. Il était temps d'aller prendre des nouvelles de Merlin et de discuter avec Gaius …
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Arthur avait regardé Guenièvre éponger le front de Merlin consciencieusement tandis que Gaius avait encore vérifié la blessure pour veiller à ce qu'elle ne s'infecte pas.
- Il va s'en sortir ? Avait fait Arthur.
- Mmh … je crois, avait confirmé le médecin, concentré sur sa tâche.
- Oh Gaius, il ne peux pas mourir … avait dit avec inquiétude Guenièvre, faisant relever le médecin de sa tâche.
Gaius avait posé sa main sur l'épaule de Guenièvre et l'avait serrée.
- Ne t'inquiètes pas, il a survécu au poison, ils survivra à un peu de fièvre. La blessure ne semble pas s'infecter et elle cicatrise. Il a juste besoin de repos.
Arthur s'était rapproché de Genièvre également :
- Tu devrais aller te reposer, je vais m'en occuper.
- Mais, Arthur vous ne pouvez … avait remis en question la métisse.
- Merlin est mon ami, j'aurais dû écouter Balinor et le laisser dans le village le plus proche. Le voyage l'a exténué avait-il avoué, vraiment inquiet par cette fièvre.
- Arthur, vous ne devriez pas dire ça, il était nécessaire de rentrer le plus vite possible à Camelot, et rien ne dit que la blessure de Merlin ne se serait pas infectée là où vous l'auriez laissé.
- Nous ne l'aurions jamais laissé. Balinor m'aurait tué si j'avais abandonné son fils dans un village quelconque, avait haussé les épaules le prince.
Guenièvre avait écarquillé les yeux, tandis que Gaius avait fermé les siens…
- Alors vous savez ? Avait-il dit tout en secouant la tête.
- Ne reprochez rien à Merlin, il n'était pas vraiment conscient lorsqu'il l'a révélé. Je vous assure que je ne dirai rien à mon père qui pourrait le mettre en danger. Avait affrimé le blond.
Gaius avait hoché gravement la tête et avait regardé longuement Merlin qui haletait doucement sous la fièvre.
- Allez vous reposer les enfants, je vais m'occuper de lui. Quand Balinor reviendra, nous serons deux à nous en occuper.
Le ton avait été ferme et n'avait impliqué aucune réponse de contestation. Arthur avait aidé Guenièvre à se relever et ils étaient parti, laissant à Gaius le soin de faire baisser la fièvre du pauvre blessé.
À suivre …
Voilà, j'espère que ça vous a plu. Vous êtes libres de commenter ou pas. Cela dit, ça me ferait plaisir.
À la semaine prochaine.
