Hello...
Je suis TELLEMENT désolée ! Grosse panne ! et beaucoup de travail ! Vraiment vraiment VRAIMENT sorry T_T
D'autant que je ne suis même pas fière de ce que j'ai écrit... Bref, je vous le livre quand même vous avez assez attendu T_T
Raphi5903 : Je sais paaaas peut être que tu me l'avais dit ahahaha en même temps comment en être autrement...Oui Henry ira mieux ! après pour le reste... Je ne promets rien xD Haha ouaiiis il faudrait que je trouve un moyen pour joindre Scarlett à la Team ca serait drôle mdr. Merci à toi de me suivre ! :D
ElyCiel : Oui xD comme ça je peux savoir à qui je réponds mdrr désolée pour l'attente, mais voilà elle est là ! :D Merci pour ton commentaire ! Bonne lecture :)
Guest : * petite tête de diable * nyark nyark nyark ! Malheureusement il n'a pas fini de faire parler de lui, mais pour l'instant on va laisser les filles tranquille un peu hein ? :D Bonne lecture ! :D
Guestt : je vais faire en sorte que tu te trompes ! j'avoue avoir envie aussi qu'elles se rapprochent... :D parce que bon elles fantasment, elles espèrent tout ça tout ça, mais et l'action dans tout ça ? :D Merci beaucoup et désolée pour l'attente... Bisettes bonne lecture.
Emy0708 : Muaahahahaha c'était tellement bon d'écrire ce passage xD Je vais faire en sorte, normalement ce chapitre, même si j'en suis pas spécialement fière, marque un tournant dans la relation :) J'espère qu'il te plaira ! Bonne lecture et désolée pour l'attente !
Sans plus tarder voici le chapitre 7 ! J'espère que vous ne m'avez pas abandonné ( j'en demande trop pour une retardataire ? :( Desolée T_T Snif snif) et que vous allez aimé malgré le fait qu'il soit pas tip top...Mais bref je vous laisse juger par vous même XD
Emma et Scarlett arrivèrent ce mercredi soir les bras chargés de victuailles, et par victuailles comprenez des boîtes remplies de mets chinois en tous genre. Mary les avait toutes les deux inviter à dîner ce soir-là invoquant qu'elles n'avaient pas fait de soirée entre filles depuis un bout de temps. David de garde au poste de police, les trois amies saisirent cette occasion pour organiser cette petite sauterie.
Emme sonna à l'appartement, la porte s'ouvrit sur une Mary-Margaret joyeuse qui les fit rapidement entrer. Après la traditionnelle bise les deux invitée se déchargèrent de la nourriture sur la table basse puis retournèrent à l'entrée retirer leurs blousons et chaussures.
« - Je suis tellement heureuse de vous voir toutes les deux ! s'extasia la petite brune.
- Ouais ça fait longtemps qu'on ne s'était pas retrouvée toutes les trois, confirma Scarlett qui s'assit dans le canapé. Ca va ? le petit bout de chou pousse bien ?
- Oui, très bien, mais s'il pouvait me laisser dormir tranquillement sans me donner envie de vomir toutes les demi-heures j'apprécierais.
- C'est bientôt terminé les nausées non ? demanda Emma.
- Bientôt normalement, j'espère, je prie pour que ça se termine maintenant.
- C'est drôle, j'ai connu une femme qui n'avait quasiment pas eu de nausées pendant le début de sa grossesse.
- La bienheureuse ! »
Les deux femmes se moquèrent de l'air désemparé de Mary-Margaret. C'est vrai qu'elle avait l'air fatiguée par son nouvel état. Pourtant elle semblait plus radieuse que jamais. Les hormones font un travail formidable sur une femme enceinte.
« - Dis-moi Mary, commença Emma. J'ai cru entendre quelque part que David préférerait un petit garçon ?
- David aimerait un garçon oui. Forcément, ajouta-t-elle en levant les yeux au ciel. Il aimerait pouvoir jouer au foot avec lui j'imagine, ou tout autre activité qu'une fille pourrait ne pas avoir envie de faire.
- Moi je jouais au foot quand j'étais petite…et je n'aimais pas les jeux de filles, je passais tout mon temps à jouer avec les mecs au foyer !
- Tout s'explique, commenta Scarlett.
Emma lui envoya un regard outré et la frappa à l'épaule.
- Ça n'a rien à voir, j'aimais aussi les hommes à une époque ! Même s'ils ne m'ont pas tous porté chance… mais bon, ce n'est pas la question ! Et pour toi ? Tu préférerais quoi finalement ? Tu n'étais pas certaine la dernière fois qu'on en a parlée.
- Je ne sais pas. Etre la seule femme de la famille ne me tente pas vraiment, un jour ou l'autre je serai dépassée par leurs activités d'homme ! Mais si j'ai une fille comme toi, ou Scarlett, j'avoue que cela m'effraie aussi.
Les deux femmes se regardèrent essayant de détailler ce qui n'allait pas chez l'une et l'autre pour finalement soupirer en comprenant de quoi MM voulait parler.
- De toute façon peu importe, l'important c'est que ton bébé aille bien n'est-ce pas ? finit Scarlett en prenant une gorgée de sa bière.
- Nous allons probablement déménager. »
L'annonce pétrifia Emma qui ne put finir son geste commencé en direction d'une des boîtes en carton contenant leur dîner. Elle ne voulait pas que sa meilleure amie s'en aille et se sentir seule à nouveau. Bien sûr qu'il y aurait toujours Scarlett, mais ce n'était pas pareil, Mary connait tous ses secrets, toute son histoire, elle est la seule à toujours veiller sur elle, même à l'excès parfois. Si elle déménage les choses pourraient ne plus être les mêmes. Mary est son repère après tout.
Sentant son amie sur le point d'exploser tant elle réfléchissait, Mary crû bon d'intervenir afin de la rassurer.
« - Je ne quitterai pas Boston, ne t'inquiète pas Emma. Ma vie est ici pour l'instant. David et moi voulons simplement un endroit plus grand pour accueillir cet enfant. Il aura besoin d'une chambre et ici nous n'en avons qu'une. Nous ne serons pas loin. »
Emma se détendit et offrit un léger sourire rassurée et un peu gênée d'avoir été si transparente quant au fil de ses pensées.
Les trois filles continuèrent de parler du bébé un moment s'attardant longuement sur la question du prénom. Emma et Scarlett, en digne tantes qu'elles allaient devenir, désiraient avoir leur mot à dire.
« - Mary c'est hors de question ! Tu ne peux pas appeler ton fils Léopold ! Si tu as l'intention de l'appeler comme ça sache que je prierai tous les jours pour que ce soit une fille, au moins Eva est un prénom de notre époque encore…expliqua Emma en se tournant vers sa collègue cherchant son soutien.
- Mais Emma c'est le prénom de mon père ! Ce serait un honneur que de pouvoir appeler mon fils comme son grand-père !
- Si tu aimes ton fils MM, continua Scarlett. Tu ne l'appelleras pas comme ça. Je veux dire, il va se faire emmerder à l'école uniquement à cause de ce prénom ! Tu sais les enfants sont cruels.
- Et si vraiment tu y tiens, modernise le un peu et appel le Léo. D'autant que ça fait référence à la constellation du lion, et en astrologie le lion est un signe fort, dans la savane le lion est quand même le roi !
- Depuis quand tu t'intéresses à l'astrologie toi ? Demanda Mary perplexe.
Emma soupira, l'art et la manière de détourner le sujet…
- Ça ne m'intéresse pas, et arrête de changer la conversation ! On parle de l'avenir de ton enfant quand même !
- Si c'est une fille tu peux l'appeler Régina ! Comme ça tu as un prénom royal si tu as un fils et un prénom royal si tu as une fille, fit Scarlett fière de sa trouvaille. »
Le silence se fit tout d'un coup pesant et Scarlett regardait ses amies l'une après l'autre puis s'attarda un peu plus sur le regard noir d'Emma. Oups.
« - Non tu as raison, Eva c'est bien, se rattrapa-t-elle en prenant une bouchée de poulet à la citronnelle. »
Scarlett avait un don particulier pour dire des choses incongrues. Emma se demandait souvent si elle réfléchissait avant d'agir, et un jour elle décida que cette question ne valait pas la peine de s'y attarder car elle se rendit vite compte que non Scarlett n'était pas le genre de femme à tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler.
De son côté, Mary-Margaret semblait soudainement un peu mal à l'aise, elle repensait à la conversation qu'elle avait eu avec Henry dans la journée, le divorce de ses parents. Elle se demandait si elle devait en informer Emma.
Mary est plutôt mitigée en ce qui concerne cette situation. Bien entendu qu'elle a à cœur le bonheur de son amie, mais elle sait aussi comment elle a souffert la dernière fois qu'elle était tombée amoureuse et elle ne voulait pas que cela recommence. Cependant elle savait aussi qu'il était bien trop tard pour arrêter Emma dans son élan. Elle était déjà amoureuse. Pour l'instant ce n'était officiellement que du « flirt » d'après ce que lui racontait Scarlett, néanmoins Mary connaissait Emma, et depuis que cette Régina Colter est entrée dans sa vie, elle n'a d'yeux et de pensées que pour elle. Si elle le pouvait Mary était certaine qu'Emma la sauverait de tout ce qui pourrait venir à contrarier le bonheur de cette femme, comme elle l'a toujours fait.
Sa nature lui fait faire de choses insensées quand elle aime et elle en avait toujours souffert. Néanmoins, toujours d'après Scarlett, Régina semblait aussi s'attacher à Emma et ce au-delà du simple flirt. Scarlett voyait leurs interactions jours après jours et était certaine que Régina ne faisait pas que jouer avec Emma, que c'était leur façon à elles de s'apprivoiser comme deux animaux sauvages faisant une parade afin de séduire le partenaire qu'ils avaient choisis. Le récent divorce de Régina n'est pas une coïncidence, Mary-Margaret en est certaine. Sa rencontre avec Emma a dû raviver quelque chose en cette femme qui lui a fait prendre une telle décision.
La maîtresse de maison redressa la tête et sortit de ses pensées lorsqu'elle entendit le nom de Régina dans la bouche de Scarlett.
« -…et on est bien d'accord qu'elle a bien dit son nom de jeune fille tout à l'heure. Comme si elle te signifiait que son mariage est terminé.
- Peut-être, probablement, en tous cas oui c'est comme ça que je l'ai ressenti.
- C'est le destin Em'. Il t'offre une chance. Ne la laisse pas filer ! De toute façon elle te doit un dîner et vu son regard elle semblait considérer la chose n'est-ce pas ?
- J'en sais rien. Si ça se trouve elle voulait simplement me faire connaître son nom de jeune fille.
- Est-ce que tu as bien les yeux en face des trous ou sont-ils toujours fixés sur son postérieur ? Parce que je t'assure que ce que j'ai vu quand elle a lâché cette bombe c'est de la détermination.
- De la détermination ?
- A te faire comprendre qu'elle est libre, affirma Scarlett avec un grand sourire enjoué. Il faut en profiter, bon je te l'accorde c'est peut-être un peu glauque de débarquer comme ça, mais tu peux être cette personne sur qui elle pourra compter lors de ces moments durs qu'implique un divorce, cette épaule sur laquelle elle pourra se reposer quand ses soucis seront trop gros, quand elle sera à deux doigts de craquer tu seras là pour la soutenir et l'empêcher de fermer son cœur. »
Emma remercia d'un sourire chaleureux Scarlett de croire autant que cela peut fonctionner.
Si seulement elle avait pu faire autrement. Malheureusement depuis lui jour où elle a vu cette femme son esprit fut retourné. Comme si Régina avait envahi son corps et son âme avec un seul regard, une seule présence, un seul parfum, comme si elle avait laissé son empreinte sur Emma, comme si elle l'avait marquée au fer rouge pour qu'elle lui appartienne.
Plus aucune femme n'attira Emma dès lors que Régina lui était apparue.
Un signe du destin, probablement.
« - Qu'est-ce que tu en penses Mary ? demanda Scarlett.
- Régina est effectivement en instance de divorce. Enfin d'après ce que m'a dit son fils aujourd'hui. Mais je ne sais pas si tu dois y aller. Ce que je veux dire c'est que, elle et son fils vont traverser des moments difficiles, pour le bien d'Henry je ne sais pas si voir une étrangère débarquer soudainement dans leur vie soit une bonne idée. Leur vie va être instable quelques temps, leur apporter plus d'instabilité ne va qu'aggraver la situation pour Henry.
- Tu penses que je suis instable ?
- Non Emma, ce n'est pas ce que j'ai dit, se défendit Mary. Mais si tu arrives comme ça maintenant, c'est la situation qui va le devenir.
- Tu n'en sais rien Mary, intervint Scarlett. Si ça se trouve Régina n'attends qu'à connaître Emma pour enfin être heureuse. Si elle divorce c'est qu'elle ne l'est pas pour le moment.
- Je me mets simplement à la place de l'enfant. Mais peut-être que tu as raison Scarlett. Au final nous ne savons pas ce qui se passe dans le foyer des voisins. Emma fait juste attention s'il te plait, je n'aimerais pas te voir souffrir à cause de cette femme. Je sais, je vois qu'elle te plait beaucoup, que tu as des sentiments pour elle, mais là où tu mets les pieds c'est…enfin disons que ce ne sera facile pour personne.
- Je sais Mary, je sais, je te remercie de t'inquiéter autant pour moi et tu as au moins raison sur une chose, j'ai des sentiments pour elle, je ne me l'explique pas, nous nous connaissons à peine. Mais Scarlett a raison, si Régina vit des moments difficiles, je souhaite être présente pour la soutenir, même si je ne suis qu'une amie. Elle m'a aidée, m'a soignée et soutenue lors de mon agression alors qu'elle ne me connaissait pas plus. Je n'ai pas envie de laisser tomber une femme comme elle. Elle ne le mérite pas. J'ai rencontré son mari, et je peux t'assurer que c'est une bonne chose pour elle qu'il ne soit plus dans sa vie.
- C'est juste que, tu as voulu aider Lily a une époque et tu l'as beaucoup regretté par la suite, je n'ai pas envie que cela recommence. Que tu te ruines pour elle.
- Régina n'est pas Lily. Et si j'ai trouvé quelqu'un pour qui je suis prête à ruiner ma vie, comme tu dis, c'est qu'elle en vaut la peine tu ne crois pas ? Sinon je ne m'attarderais même pas. »
Mary comprenait. Elle soutiendra Emma quoi qu'il arrive, comme elle l'a toujours fait, elle gardera simplement un œil sur elle au cas où les choses ne tourneraient pas comme elle l'espérait, comme elle avait toujours fait. Elle lui fait confiance et elle sera toujours là pour son amie. Même si elle sait pertinemment qu'elle sera prête à faire n'importe quoi pour cette femme. Elle promettait de ne pas se mettre en danger mais Mary ne la croyait pas, c'est pour cela qu'elle resterait à ses côtés.
Mary-Margaret posa sa main sur celle d'Emma la réconfortant sur ses intentions, lui faisant comprendre qu'elle sera là si elle a besoin. Scarlett les regarda faire et ne put que sourire face à tant de complicité et elle se sentit heureuse et fière de faire partie de cette petite famille si étrange parfois mais unie.
Emma n'avait pas passé une bonne nuit, la seule pensée que Régina soit enfin libérée de son mari l'empêchait de dormir. Elle était peinée c'est certain, cela ne devait pas être facile pour cette femme de briser ainsi son mariage, sa famille, si Emma avait eu des parents qui divorçaient elle leur en aurait certainement voulu elle aussi. Pourtant l'espoir que cette nouvelle faisait naître en elle était aussi immoral qu'agréable. Elle était tiraillée entre ce qu'elle voulait et ce qu'elle devait faire.
Au matin, après ces quelques heures de sommeil peu réparatrices, elle enfila pantalon et pull pour partir au travail. Les cernes lui tombaient sur les joues et son teint était plus terne que d'habitude. Pourtant son manque de sommeil ne l'empêcha pas d'être heureuse d'entamer cette nouvelle journée, car aujourd'hui encore elle espérait voir Régina et cela suffisait à lui donner assez d'énergie pour assumer sa journée de travail.
Durant les interminables heures qui la séparaient de la visite quotidienne de Régina, Emma repassait les discours de Mary et Scarlett qu'elles avaient tenues hier soir. Les deux avaient raison. Emma serait seule à décider de ce qu'elle a envie de faire, mais les discours de ses deux amies résonnaient encore dans sa tête. Et si Mary avait raison et qu'il ne fallait surtout pas intervenir maintenant ? Que ce n'était pas le moment, que Régina avait besoin d'espace pour se reconstruire avec son fils ? Ou au contraire si elle avait besoin de quelqu'un à ses côtés l'aidant à supporter ce calvaire ? Si elle avait besoin de se sentir protéger, de garder son cœur loin de la désillusion d'une histoire terminée ? Et si Emma pouvait être cette personne-là ? Si elle changeait d'attitude à l'égard de Régina cela paraîtrait étrange, de plus elle-même n'avait pas envie de s'éloigner de cette femme. Il était trop tard de toute façon, elle était déjà corrompue, elle s'était déjà assise sur ses principes depuis longtemps. Ce n'était pas son genre mais Régina valait la peine de déroger à un code d'honneur quel qu'il soit, elle méritait qu'on se batte pour la voir sourire. Emma n'avait pris conscience de sa dépendance au sourire de Régina que récemment. Au début elle voulait juste la faire réagir, lui faire comprendre qu'elle existait, et maintenant elle voulait la voir sourire tous les jours.
« Tu deviendrais presque toute guimauve ma petite ! » se disait-elle dans sa tête.
Elle fut tirée de sa rêverie par sa collègue Scarlett qui lui ficha un coup de coude dans les côtes et ainsi attirer son attention sur la magnifique apparition brune qui se dirigeait vers les comptoirs à caisses.
Emma ne put détacher son regard de cette femme encore une fois. Toujours belle, toujours classe, toujours entourée de son aura de mystère, son charisme faisait battre son cœur plus vite, d'habitude le sourire moqueur qui ornait ses lèvres posait la touche finale à cette femme parfaite, mais aujourd'hui il n'y avait pas de sourire en coin, pas de regard enjôleur, par de petites rides au coin des yeux, juste une mine fatiguée et triste.
D'un seul coup plus rien d'autre n'exista dans son esprit que cette femme. Les voix de Mary-Margaret et Scarlett s'envolèrent et laissèrent Emma avec la certitude de la bonne chose à faire selon elle, peu importe les « qu'en dira-t-on ». Elle ne l'abandonnera pas.
« - Bonjour, Régina, lui dit-elle avec assez de rayonnement dans la voix pour tenter d'apaiser la femme sans pour autant être grossière.
- Bonjour Emma, lui répondit-elle d'un petit sourire contrit. »
Le ton monotone de Régina l'inquiéta encore un peu plus. Que s'était-il passé hier soir pour qu'elle soit aujourd'hui si triste alors qu'hier sa répartie témoignait encore de sa grande forme ?
Emma aurait voulu lui parler, mais là comme ça devant ses collègues et le reste des clients, ce n'était pas le bon moment. A la place elle écrivit un petit mot qui la ferait sourire, du moins l'espérait-elle.
Lorsque Régina se saisit du gobelet et lut le message elle se mit à ricaner. Sur le carton était écrit, « Vous auriez dû venir plus tôt ».
« - Oui, vous avez sûrement raison. Merci. »
Elle sortit avec sa boisson et l'esprit plus calme.
Emma avait compris et elle parvenait à lui remonter le moral, et elle avait encore réussi là où même Malicia n'avait pas su quoi faire. La faire sourire, lui rendre le cœur plus léger. Depuis ce matin il était évident que son moral n'était pas au beau fixe, un petit mot d'Emma et son humeur se retrouva décharger d'une partie de sa morosité.
Les évènements d'hier l'avaient complètement épuisée. Ce n'est pas le divorce en lui-même qui la perturbe puisqu'elle le vit comme un véritable soulagement, mais plutôt la façon dont son fils l'a appris, sa réaction, ses craintes et probablement bientôt ses reproches. Régina était certaine qu'il avait compris, cependant elle ne pouvait pas être totalement sereine. Que ferait-elle si Daniel en venait à corrompre l'esprit de son fils pour le retourner contre elle ? Elle ne le supporterait pas.
Régina regagna son bureau où les dossiers s'entassaient depuis ce matin, elle n'avait pas la tête à travailler et laissa Malicia se charger de tout pour aujourd'hui. Elle se laissa tomber sur son fauteuil son visage trouvant l'appui de sa main.
La seule raison qui l'avait poussé à quitter sa grande maison ce matin fut la certitude de voir Emma aujourd'hui. Lorsque finalement tout s'était terminé, que son fils dormait, que Daniel était parti et que Malicia, après l'avoir longuement rassurée sur ses intentions, partit également se reposer Régina avait regagné sa chambre. Dans son lit son esprit tourmenté avait cherché l'image d'Emma. Lorsqu'elle fut trouvée le corps de Régina se déchargea d'une part de ses tentions car le visage souriant d'Emma s'était imprimé sur ses paupières closes. Aussi inconcevable et étrange que cela puisse être dû à la situation, Régina ne pouvait s'empêcher de vouloir qu'Emma soit là, à ses côtés pour lui alléger l'esprit en ces moments difficiles. Elle aurait aimé l'appeler, lui raconter comme le ferait une amie. Malheureusement, pour le moment elles n'avaient pas ce genre de relation, et il ne tenait qu'à elle que cela change.
Si Emma Swan pouvait être le rayon de lumière dans ses ténèbres, si elle était ce fil d'araignée qui lui permettrait de sortir indemne de son divorce, sans avoir à souffrir, qui lui permettrait de retrouver la femme qu'elle fut avant son mariage, alors elle voulait s'y accrocher.
Emma est la seule personne depuis bien longtemps à manifester un intérêt pour elle, et pas un intérêt dû à son statut social. Régina savait qu'Emma est ce genre de personne qui s'intéresse à l'autre et Régina, sous les conseils de son amie Malicia, avait décidé de baisser ses barrières pour cette femme. Mais au moment où elle aurait eu le plus besoin de cette lumière, elle se rendit compte que la relation n'avait pas assez évoluée pour qu'elle puisse s'y abandonner complètement.
Ses lamentations internes la coupaient du monde extérieur, à tel point qu'elle n'entendit même pas le téléphone qui sonnait. Salomé avait pourtant eu des informations très claires, personne ne devait la déranger aujourd'hui.
Mais lorsque le téléphone se tut et qu'elle entendit des coups frappés à sa porte, elle atteignit le point zéro de tolérance envers sa secrétaire !
D'un bon elle se leva délaissant son café et se précipita sur la pauvre porte qu'elle ouvrit avec force avant de se figer.
« - Miss Swan ? dit-elle l'incrédulité se peignant sur son visage.
- Salut ! »
Régina ne répondit pas attrapant Emma par le poignet pour la faire entrer dans son bureau avant de refermer la porte en signalant d'un regard noir à sa secrétaire que Personne ne devait la déranger.
Emma se retrouva dans le bureau de Régina et l'observa en balayant son regard tout autour de la pièce la bouche ouverte clairement impressionnée par cet étalage de luxe. Elle savait Régina dans une position confortable mais elle ne s'imaginait pas que cette femme puisse être à l'aise dans ce genre d'environnement guindé.
« - Que faites-vous là Miss Swan ? demanda Régina curieuse.
- J'ai pris une pause.
- Et vous avez décidé de venir m'embêter jusqu'ici ?
- Oui ! Enfin non, un peu, mais je ne suis pas là pour vous embêter. En fait, je ne sais pas très bien pourquoi je suis là, avoua Emma en haussant les épaules.
- Comment êtes-vous arrivée ici ? Seules les personnes aillant rendez-vous avec un collaborateur de l'entreprise sont normalement autorisées à monter jusqu'ici.
- Votre amie Malicia m'a fait monter. J'ai dit à l'accueil que j'avais rendez-vous avec elle et ensuite elle m'a laissé monter et m'a conduit à votre bureau.
Régina partit s'assoir derrière son bureau pour se donner une contenance et ainsi éviter tout débordement émotionnel. Elle ne le montrerait probablement pas, ou alors par inadvertance, mais elle était heureuse qu'Emma soit là.
La jolie blonde se posta en face d'elle de l'autre côté de son bureau attendant une parole, un geste. Régina sentait son regard la bruler et lorsqu'elle osa rencontrer ces orbes vertes d'où provenait ce feu elle tressaillit.
« - Emma que voulez-vous ? J'ai beaucoup de travail comme vous pouvez le voir, fit Régina en désignant ses dossiers accumulés sur son bureau. »
Sans qu'elle ne puisse rien faire pour l'en empêcher, Emma se saisit du dossier sur lequel elle était entrain de travailler et le feuilleta comme s'il lui appartenait. Régina avait beau la tolérer plus que les autres personnes de son entourage, elle ne supportait pas lorsque quelqu'un se permettait de mettre le bazar dans ses affaires, et surtout pas ses dossiers de travail ! Elle se leva précipitamment et rejoignit Emma qui se retourna rapidement se retrouvant accolée sur la tranche en bois du bureau, elle leva le bras en l'air empêchant ainsi Régina d'atteindre son précieux dossier. Plus Régina tentait de le récupérer et plus Emma se penchait en arrière afin de maintenir les papiers hors d'atteinte de la chef d'entreprise.
« - Miss Swan je n'ai ni l'envie ni l'humeur de jouer avec vous aujourd'hui alors rendez-moi ces papiers et sortez de mon bureau ! »
Régina se contorsionnait sur le corps d'Emma afin de récupérer ses fichus papiers de comptabilité. Elle entendit le rire d'Emma raisonner, il raisonnait beaucoup plus proche de ses oreilles qu'elle ne l'aurait crue et cessa ces mouvements.
Elle tourna son visage vers celui d'Emma qui ne bougea pas d'un pouce, leurs lèvres séparées par quelques légers centimètres. Régina aurait voulu se dégager mais Emma passa rapidement son bras dans le creux de ses reins et elle ne bougea plus. Le bras qu'elle avait encore en l'air descendit jusqu'à se poser sur la clavicule de la blonde et Emma lâcha d'un seul coup le dossier qui s'éparpilla partout sur le bureau. Les yeux dans les yeux plus rien n'existait. Régina perdit le peu de combativité qu'elle avait encore jusque-là et remonta la main qu'elle avait déposée sur la clavicule d'Emma jusqu'à sa mâchoire, enroulant de ses doigts fins les contours du visage de l'impertinente blonde sur qui elle était presque entièrement allongée et amena ce visage jusqu'au siens, dévorant ainsi les dernières distances qui les séparaient et posa fermement ses lèvres contre celles d'Emma.
C'était si bon d'embrasser une femme après toutes ses années à supporter l'après rasage de son mari. Emma a la peau si douce, les lèvres fines qui se mariaient parfaitement avec les siennes plus pulpeuses.
Emma répondit tout aussi avidement que Régina demandait ses baisers, elle glissa sa jambe entre celles de la brune qui gémit contre ses lèvres. La position rendait Régina plus grande qu'Emma et elle en profitait pour prendre le dessus appuyant ses lèvres plus fort jusqu'à ce qu'elle se mette à demander l'accès à un baiser plus profond qu'Emma lui accorda bien vite.
Sans dire un mot Emma arrêta le baiser et s'éloigna un peu de Régina afin de s'assoir totalement sur le bureau, Régina comprit et releva sa jupe pour qu'elle soit plus à l'aise et grimpa à son tour sur le bureau chevauchant ainsi Emma.
La blonde agrippa les cuisses de Régina et remontèrent jusqu'à flirter avec ses fesses galbées puis serra ses abdominaux pour se relever et prendre possession des lèvres tentatrices de sa démone latine. Elle en profita pour déboutonner le haut du chemisier de Régina et descendit ses lèvres jusqu'à l'orée du décolleté et Régina bascula la tête en arrière alors que sa main se nichait dans la chevelure d'or.
« - Emma, souffla-t-elle alors que la blonde lui dévorait le cou ».
Au loin Régina entendit un bruit, comme si quelqu'un l'appelait, elle aurait dû être prise de panique mais son corps était incapable de s'arrêter. Les caresses d'Emma sur ses fesses ainsi que ses baisers dans son cou lui faisaient perdre la tête. Plus le bruit s'approchait plus elle aurait dû paniquer, pourtant rien ne se passa. Elle se sentit soudainement happée, comme si elle tombait dans le vide.
Lorsque Régina ouvrit les yeux, elle était dans son bureau assise dans son immense fauteuil de patronne d'entreprise, la tête déposée dans le creux de sa main.
Elle s'était assoupie.
Elle lança un regard mi noir mi paniqué à la personne qui avait osé la réveiller mais fut quelque peu soulagée de voir qu'il ne s'agissait que de Malicia.
« - Tu es toute rouge, est-ce que ça ? S'inquiéta Mal.
- Non ça va, tout va bien. Que se passe-t-il ?
- Il est temps de rentrer tu ne crois pas ? Henry doit t'attendre. »
Régina se réveilla définitivement à l'entente du prénom de son fils et se précipita à ranger ses affaires.
Elle n'avait même pas bu son café.
Elle quitta ensuite son bureau accompagnée de Malicia qui lui proposa de rester une soirée de plus, au cas où elle aurait besoin de soutient. Régina accepta, n'aillant pas très envie de se retrouver seule après que son fils soit couché.
Henry était déjà dans sa chambre lorsque les deux femmes arrivèrent. Kate raconta à la mère que son fils était monté directement lorsqu'ils étaient rentrés en fin d'après-midi. Elle avait tenté de lui faire entendre raison, mais rien n'y avait fait. Henry resta cloitré dans sa chambre ne descendant même pas saluer sa mère.
Régina expliqua brièvement la situation à sa nourrice afin qu'elle puisse s'adapter à la nouvelle situation et surtout qu'elle puisse mieux comprendre le comportement d'Henry.
« - Je comprends mieux.
- Je suis désolée pour ce soir.
- Non, non, je comprends parfaitement, mes parents aussi ont divorcés quand j'étais jeune. Mais ne vous inquiétez pas, c'est compliqué pour les enfants au début, jusqu'à ce qu'ils comprennent que c'est mieux de vivre de cette façon plutôt qu'avec une famille déchirée mais qui fait bonne figure. Un jour ou l'autre il s'en serait rendu compte et ça aurait été pire pour lui. Henry est un garçon intelligent, il comprendra. Laissez-lui du temps pour digérer. »
Régina lui offrit un sourire reconnaissant pour sa compréhension et ses conseils puis la raccompagna jusqu'à la porte pour lui souhaiter une bonne fin de soirée.
Malicia s'était installée au salon en attendant que son amie ait fini avec la nourrice et en profita pour servir deux verres de scotch bien mérités selon elle. Elle s'inquiétait. Jamais Régina ne s'était permise d'être aussi peu productive au travail, et elle ne s'attendait certainement pas à la retrouver endormie à son bureau. Cela dit, elle dut faire un rêve agréable si elle en croyait le rougissement de ses joues à son réveil.
« - Je vais voir comment va Henry, lui dit-elle en passant rapidement au salon. »
Régina se retrouva devant la porte de la chambre de son fils sans savoir vraiment ce qu'elle devait faire. Ça n'a pas dû être une journée facile pour lui, et Régina s'en voulait beaucoup. Elle toqua doucement à la porte pour prévenir son fils qu'elle était là. Elle n'eut aucune réponse mais entra quand même dans la pièce en passant doucement la tête dans l'entrebâillement de la porte. Il était allongé dans son lit, il ne faisait rien en particulier, il semblait juste perdu.
« - Henry ? Je peux venir m'assoir ? »
Le manque de réaction du jeune homme n'aida pas Régina à se mettre à l'aise et elle pénétra dans la chambre sans y être réellement invitée. Cependant c'est son devoir de mère qui la poussa à le rejoindre.
« - Tu veux en parler ? demanda Régina en posant une main apaisante sur le genou de son fils.
Henry se redressa pour faire face à sa mère, l'inquiétude et l'incompréhension se peignait sur son visage.
- Si tu as quoi que ce soit à me dire, me demander, fait-le. J'y répondrai.
- Est-ce que papa est un homme méchant ? Hier quand j'ai appris que toi et papa vous allez divorcer, il a été violent avec toi, je l'ai vu. Et je n'ai fait que penser à ça toute la journée. Est-ce que c'est pour ça que tu es malheureuse ?
- Henry chaton, ton père n'était pas dans son état normal. Il avait beaucoup bu et il ne savait plus vraiment ce qu'il faisait. Il n'a pas été honnête avec moi, et il m'a fait souffrir. Mais je sais qu'il tient à toi et je ne veux pas que tu penses qu'il pourrait me faire du mal, ou te faire du mal. Ton père est ce qu'il est mais il a été un bon père pour toi non ? Et il continuera même si nous ne vivons plus tous les trois ensembles. Ce qu'il se passe entre lui et moi aura des conséquences, mais uniquement sur notre situation, pas sur l'amour que lui et moi te portons. Tu es notre petit garçon, finit-elle en lui faisant un sourire rassurant.
- Il m'a fait peur. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Je crois que je me suis fait un film. »
Régina écarta ses bras et Henry s'y réfugia. Elle lui caressa les cheveux en le berçant. Jamais elle ne pourrait lui dire la vérité. Une part d'elle avait vraiment envie qu'Henry de revoit plus jamais son père, pas parce qu'elle avait peur qu'il lui fasse du mal, mais elle ne voulait pas que son petit prince ait un tel père comme modèle. Néanmoins, si Henry voulait voir son père, elle n'aura pas le cœur à lui refuser ce droit.
« - Maman ?
- Oui Henry.
- C'est normal que je sois encore en colère ? Je comprends que tu ne sois plus heureuse, et qu'il t'a fait du mal pour que tu en arrives là, mais je suis en colère parce que plus rien ne sera comme avant.
- Je sais. Je suis désolée Henry. Si j'avais pu faire autrement je l'aurais fait. Mais ton père a dépassé les bornes et cette fois je n'ai pas pu lui pardonner. Tu comprendras peut-être quand tu seras plus grand que lorsque tu ressens que quelque chose est fini, tu ne dois pas te rendre malheureux en essayant de recoller les morceaux. Parfois quand quelque chose est brisé c'est impossible de revenir en arrière. J'ai besoin d'être heureuse. D'être avec une personne qui me respectera. Tu comprends ? »
Henry prit sa mère dans ses bras pour la réconforter en voyant que des larmes commençaient à perler à ses yeux. Non, il ne voulait pas que sa mère soit malheureuse. Ce ne sera pas toujours simple mais il essaiera du mieux qu'il pourra d'être fort.
Malicia resta jusqu'à tard dans la soirée, Henry était parti se coucher il y a un moment et les deux adultes se retrouvèrent dans le salon pour un dernier verre.
Malgré tout ils avaient passés une bonne soirée, Malicia avait tout fait pour détendre l'atmosphère et faire sourire la mère et le fils. Et quoi de mieux que de parler de sa jeunesse et de toutes les bêtises qu'elle avait pu faire afin de redonner le moral à tout le monde ?
« - Merci Mal, pour tout.
_ De rien. Tout le plaisir est pour moi ! En ce qui me concerne je suis heureuse de passer du temps avec ma meilleure amie, même dans ces circonstances. »
Est-ce qu'elle oserait ? Après tout Régina avait habilement détourné la conversation la dernière fois et ensuite l'abruti avait fait son entrée, donc il n'était évidemment pas question de l'embêter avec ça à ce moment-là. Mais maintenant…
Mal est d'une curiosité plutôt maladive, surtout en ce qui concerne les histoires de cœur de sa meilleure amie. Daniel hors course désormais il était temps que Régina se remette en selle ! Et si possible pas avec un homme. Zéléna avait été claire. Régina aimait les femmes avant Daniel, qui est considéré par la sœur et la meilleure amie comme une erreur dans la vie de Régina, et d'après ses propres observations, elles les aimaient toujours, les jolie blondes au corps athlétique en particulier. Ce serait trop bête de passer à côté de cette chance. Emma est une chouette fille, toujours souriante et sympathique avec les autres, elle avait l'air de savoir s'amuser et surtout elle arrivait à faire sourire Régina. Ce qui n'était pas une tâche facile. Le seul obstacle à une possible relation entre elles venait d'être écarté.
Si elle allait oser, il faut battre le fer tant qu'il est chaud après c'est trop tard, et Emma pourrait très bien aider son amie à penser à autre chose, à passer à autre chose.
« - Où tu en es avec Emma ? demanda Mal de but en blanc. »
L'effet de surprise fut réussi et Régina manqua de renverser son verre alors qu'elle le reposait sur la petite table basse en face de son canapé.
« - Tu crois vraiment que c'est le moment de parler de ça ?
- Oui. Parfaitement. Tu es à présent une femme divorcée tu as bien le droit de penser à quelqu'un d'autre sans te sentir gêner de le faire. De plus je suis certaine que tu n'as pas attendu d'officialiser ton divorce pour y penser.
- Et qui te dit que je pense à cette femme ?
- Tu marmonnais son prénom quand tu dormais tout à l'heure. Je ne sais pas ce que vous faisiez dans ton rêve mais ça avait l'air de te plaire.
Régina s'apprêtait à répondre mais fut coupée avant même qu'un son ne puisse sortir de sa bouche.
- Non, ne mens pas. Zéléna m'a confiée certaines choses à ton sujet, des choses dont moi-même je me doutais. Pourquoi tu ne m'as jamais rien dit ?! Je pensais que le fait que tu ne sortes pas avec des hommes pendant nos années de fac signifiait simplement que tu ne voulais pas, que ça ne t'intéressait pas ou que sais-je encore. Jamais tu ne m'as dit que c'était parce que tu préférais les femmes. Tu avais peur de quoi ? Que je te fuis ?
- Ce n'est pas ça ! se défendit-elle avec force. Enfin je…Je ne sais pas pourquoi je ne t'ai jamais rien dit. Oui peut-être que j'avais peur de ta réaction, je ne sais pas et ensuite il y a eu Daniel, je ne voyais plus l'intérêt de te le dire.
- Je vois. Pour en revenir à Emma. Elle te plait bien n'est-ce pas ? De toute façon je le sais, inutile de me répondre. Tu comptes faire quoi ? »
Le téléphone de Régina sonna et fut trop lente pour le soustraire à la poigne d'acier de son amie.
« - Mal rends-moi mon téléphone !
- Je te le rends t'en fait pas. C'est Emma, lui annonça-t-elle un sourire en coin s'étirant sur ses lèvres. »
Régina attrapa vivement le téléphone que son amie lui tendait et partie dans une autre pièce.
Quand on parle du loup…
Finalement elle n'aurait pas à bouger le petit doigt, il semblerait que Régina soit tout aussi accro qu'Emma. C'était mignon.
Bien trop curieuse pour rester en place elle se rendit jusqu'à l'endroit stratégique qu'était le petit relief mural qui délimitait l'entrée de la cuisine. Régina n'avait pas voulu de portes mais la largeur des murs permettait largement de se dire que le salon se finissait à cet endroit et qu'ensuite ils entraient dans la cuisine. En fait Régina n'avait de porte qu'à l'étage afin de préserver l'intimité de chaque habitant lorsqu'ils sont dans leurs chambres. Mais pour le reste elle avait privilégié l'esprit de convivialité.
Malicia tenta de se faire toute petite et tendit l'oreille afin d'en apprendre plus sur la relation qui liait sa meilleure amie avec la jeune serveuse, jusqu'où elles étaient allé. Ce n'est pas qu'elle n'avait pas confiance en Régina, mais elle la connaissait et n'était que trop consciente qu'elle aimait garder pour elle les informations croustillantes. Et puis qu'aurait-elle à raconter à Zéléna si elle n'apprenait rien.
« - Oui merci...C'est un peu compliqué en ce moment... Oui je sais que je vous en dois un... Ah oui ?...Non rien en particulier à part garder mon fils... Je vous raconterai peut-être, mais plus tard pour l'instant je vous avoue avoir plus envie de me changer les idées que de penser à ces problèmes...Je dois m'organiser pour mon fils, je vous tiendrai au courant et puis je...Non rien. Merci pour l'invitation. Vous n'avez pas pu attendre hein ?... *rire* Vous êtes impossible Miss Swan...Pourquoi ? N'est-ce pas votre nom ?...Il faudra le mériter...Je vais devoir vous laisser...Oui à demain. »
Régina raccrocha et prit le chemin du salon. Elle croisa son amie qui visiblement l'avait espionnée. Elle leva les yeux au ciel en comprenant ses intentions et la dépassa pour se rassoir sur le canapé.
« - En fait tu as suivi mes conseils, dit Malicia en prenant place à son tour.
- Oui, comme tu peux le constater, il m'arrive de t'écouter. C'est étrange. Je suis en pleine procédure de divorce, la situation n'est pas évidente mais…
- Tu ne peux pas faire autrement. Je ne vais pas te juger, c'est moi qui t'ai poussé à reprendre ta vie en main. Je ne pensais pas que tu étais déjà si proche d'elle. Si ça te fait du bien fonce. »
Régina lui sourit. Elle pouvait vraiment compter sur Malicia. Elle ne la jugerait pas. Jamais. Elle la soutiendra quoi qu'il puisse se passer. Emma voulait sûrement lui changer les idées après l'avoir vu aujourd'hui.
« - Donc j'imagine que ce petit coup de fil avait un but précis.
- Parfaitement, et je pense ne pas me tromper en disant que tu m'as assez espionnée pour savoir qu'elle vient de m'inviter samedi soir à sortir.
- Ha, tu me connais trop bien. Et je sais aussi que tu vas accepté.
- Oui, enfin peut-être... Je devrais peut-être rester avec Henry, cette histoire le perturbe beaucoup, je n'ai pas envie qu'il pense que je vais l'abandonner pour aller m'amuser alors que je suis censé être attristée par ce divorce.
- Je ne pense pas qu'il le voit comme ça. Tu lui as bien expliqué que Daniel ne te rendait plus heureuse, donc il peut comprendre qui tu dois le chercher ailleurs.
- Mais n'est-ce pas trop tôt pour envisager de chercher ailleurs comme tu dis ?
- Si tu veux mon avis, il n'y a pas de bon moment.
Régina leva un sourcil intriguée par la réponse de son amie qu'elle ne comprenait pas vraiment.
- Ce que je veux dire c'est qu'Emma pourrait être celle qui te rendra heureuse, et que ce serait idiot de passer à côté. C'est un mauvais timing dans la rencontre je suis d'accord, mais Régina ne penses-tu pas que c'est aussi un signe ? Tu l'as rencontré et tu as finalement eu la force de demander le divorce, tu viens d'accepter de la voir, et je sais très bien à quoi vous jouez toutes les deux avec tes visites au starbuck quand Elle est là. Que tu le veuilles ou non ton inconscient agit à ta place, tu fais en sorte de la voir. Ta rencontre avec Emma a tout déclenché, le jour où tu l'as vu il s'est passé quelque chose dans ta petite tête. Au fond tu sais que tu as demandé le divorce pour te laisser une chance avec elle parce que tu es trop intègre et droite pour faire à Daniel ce qu'il t'a fait. »
Quelques secondes s'écoulèrent pendant lesquelles Régina but une gorgée de son verre d'alcool et réfléchis. Elle reposa son verre et tourna ses yeux vers son amie.
- Tu me connais bien aussi. Tu as raison. Pourquoi je me pose autant de question, cette situation je l'ai voulue.
- Je sais. Tu as toujours du mal à voir ce qu'il y a sous ton nez. Sauf quand c'est le joli décolleté d'une jolie blonde, taquina Malicia en faisant référence au jour où elle l'avait surprise les yeux plongés dans le débardeur d'Emma. Tu vas aller à ce rendez-vous et faire en sorte qu'Emma ne puisse plus jamais regarder une autre femme que toi. »
Les deux femmes trinquèrent concluant l'accord. Régina ferait tomber les dernières barrières d'Emma samedi.
« - Alors tu l'as invitée ? demanda Scarlett alors qu'elle démembrait le carton à pizza.
- Oui.
- Elle a dit oui ?
- Elle doit s'organiser.
- Hey Em' n'angoisse pas comme ça.
- J'suis pas angoissée, répondit-elle alors qu'elle se débattait avec son téléphone pour le remettre sur le socle.
- Mhm, oui je vois ça. C'est quand même mieux de l'appeler maintenant pour lui demander correctement que de la suivre dans son bureau, n'est-ce pas ? »
Emma maronna des mots que son amie ne comprit pas. Plus tôt dans la journée, quand Régina vint prendre son café et qu'Emma remarqua son changement elle s'était senti extrêmement mal pour cette femme. Elle ne pouvait s'empêcher de se sentir un peu coupable et responsable de sa situation. Elle ne connaissait absolument pas les détails de la décision de Régina, mais elle avait peur que ce ne soit de sa faute.
Lorsqu'elle quitta l'établissement Emma n'eut qu'une envie, la suivre et la prendre dans ses bras. Idiot n'est-ce pas ? Pendant plusieurs minutes la bataille qui faisait rage dans son esprit l'empêcha de travailler correctement jusqu'à ce que Scarlett intervienne alors que le manager se dirigeait vers elle pour la réprimander. « - Appelle la ce soir, prends les devant et invite la. »
« - c'est une bonne chose non ? Au moins elle n'a pas dit non.
- Oui c'est sûr. »
« - Un café latte Grande pour Rick ! »
Le pré-nomé Rick, un bel homme d'une quarantaine d'année, prit son café rapidement en remerciant la jeune serveuse blonde d'un signe de tête pressé et partit. Emma prit un énième gobelet, Refresha hibiscus, le meilleur selon elle, pour Carmen. Elle prépara cette commande et la donna à la charmante jeune qui tendit son bras en lui lançant un regard langoureux. Emma lui fit un petit sourire de politesse et repartit rapidement à la préparation de la suivante. Cette Carmen venait souvent, pas aussi régulièrement que Régina, mais assez pour qu'Emma la reconnaisse. Elle n'avait de cesse de lui lancer ce genre de regard, elle avait tenté à plusieurs reprises d'engager la conversation, mais Emma resta professionnelle. Elle avait une autre brune latine en tête. Avant sa rencontre avec la chef d'entreprise elle aurait probablement agit autrement avec Carmen.
Une période d'accalmie succéda au départ de cette cliente. Une période qu'Emma apprécia particulièrement. Elle n'avait pas beaucoup dormit se retournant sans cesse dans son lit essayant de calmer son cerveau, essayant de le mettre sur pause. Rien n'y fit. Elle angoissait beaucoup trop. Attendre la réponse de Régina étant une torture insupportable Emma n'avait trouvé le sommeil que très tard dans la nuit. Son esprit s'amusa à lui faire défiler des scénarios tout aussi différent que délirant jusqu'à quatre heure et quelques du matin.
« - Je vais prendre une pause, je reviens, prévint-elle en s'adressant à Scarlett qui s'occupait de la caisse. »
Cette dernière acquiesça vaguement l'aillant à peine entendue.
Emma sortit alors de la boutique et s'installa sur un banc non loin de l'entrée. Elle ferma ses yeux qui la piquaient depuis plusieurs heures maintenant. La tête basculée sur le dossier inconfortable du banc elle huma l'air plus ou moins frais en fermant son attention à ce qui l'entourait. Elle n'entendit bientôt plus le bruit des talons des femmes d'affaires ou secrétaires, les babillages des quelques jeunes qui passèrent devant elle, les éclats de rire des couples heureux, les hommes agacés par l'incompétence présumée de leurs secrétaires. Elle resta là sans savoir depuis combien de temps sa pause avait commencé.
Dans le vrai règlement il n'était pas vraiment permis aux employés de prendre des pauses de plus de quinze minutes. Cependant, là, maintenant, Emma s'en ficha. Elle avait ressenti ce besoin de s'éloigner un peu, de se reposer un peu. Habituellement elle ne prenait jamais de pause, aussi elle pouvait bien se permettre, pour une fois, d'en prendre une un peu plus longue que la normale. Et si jamais son manager n'est pas d'accord avec ça, elle se fera un plaisir de lui en faire voir de toutes les couleurs, le harcèlement au travail n'est pas légal non plus après tout, même si harcèlement est un mot plus fort que la réalité, elle pourrait toujours faire monter la mayonnaise si besoin.
Pour une fois elle ne pensa à rien. Enfin rien d'autre que ses films qui défilaient sans cesse dans sa tête depuis la veille au soir. Est-ce qu'elle va dire oui ? Si elle dit oui où l'emmener ? Que porter ? Est-ce qu'elle aime les fleurs ? Est-ce que ça fait cliché ? Et si elle dit non ? Comment faire pour la regarder en face de nouveau sans mourir de honte d'y avoir crû ? Elle aurait toutes les raisons de dire non après tout. Elle entame un divorce, ce n'est certainement pas le moment. Pourtant Emma ne s'était jamais autant senti à sa place qu'en cet instant à tenter le tout pour le tout avec cette femme belle et mystérieuse. Ce serait une folie d'attendre, qui sait de quoi sera fait demain ? Emma pourrait perdre son travail et être envoyée à l'autre bout de la ville et elle ne reverrait jamais Régina. Le moment juste n'existe pas, du moins il devient juste lorsqu'on fait sorte qu'il le soit. Les conséquences, la moral, le temps juste... il n'y a parfois pas le temps de s'embarrasser d'autant de barrières.
Dans sa demi-torpeur elle sentit quelqu'un s'asseoir à ses côtés. Son cœur rata un battement paniqué. Bien qu'elle n'ait rien à craindre de son manager, à priori, il n'en restait pas moins qu'elle n'avait pas envie de se faire prendre la main dans le sac.
Elle se retourna rapidement vers l'intrus et constata avec bonheur qu'il s'agissait de Régina.
« - Vous m'avez fait peur.
- Désolée, dit Régina en fixant ses yeux marrons sur elle. Cela ne vous ressemble pas d'être si loin de votre poste à cette heure ci.
Régina leva son gobelet de café devant elle afin d'appuyer ses dires.
- Et merde ! Je suis vraiment désolée !
La brune lui sourit compatissante acceptant les excuses de la jeune femme, même s'il n'y avait pas matière à s'excuser.
- En fait, je voulais vous voir pour vous faire part de ma réponse. Pour Samedi soir, ajoute-t-elle devant l'air passablement perdu d'Emma. Vous n'avez pas déjà oublié tout de même ?
- Non, non pas du tout. Je ne m'attendais pas à ce que vous me répondiez si vite. Donc ?
- J'accepte.
- Vraiment ?
- Ne soyez pas si surprise ! Vous allez me vexer. Que pensiez vous ? Que je ne prenais pas sérieusement en considération nos interactions ? fit Régina les sourcils froncés.
- Heureuse de savoir que vous me prenez au sérieux, Mme Mills. »
Régina sourit d'entendre son nom prononcé avec tant de provocation.
« - Donc, qu'on soit d'accord sur le déroulement, venez me chercher à mon domicile à dix-neuf heure trente, ne soyez pas en retard. Ensuite vous me conduirez à l'endroit que j'aurai choisi d'ici samedi.
- Je croyais que c'était moi qui vous invitais ? C'est à moi de choisir non ?
La brune s'approcha d'Emma jusqu'à se faire frôler leurs épaules. Elle accrocha le regard émeraude qui se perdait quelques peu sur ses lèvres.
- Il me semblait que JE vous devais un dîner.
La sensualité qui transperçait la voix de Régina fit frémir Emma. Elle qui angoissait jusqu'alors vit toutes ses inquiétudes s'envoler pour laisser place à son arrogance naturelle.
- Dans ce cas vous n'aviez cas appeler la première.
- Vous êtes une enfant, Miss Swan.
- Et vous êtes trop rigide. »
Régina se leva la première suivie d'Emma qui lui fit face.
Emma était soulagée, non seulement Régina avait accepté mais elle avait l'air d'aller mieux qu'hier. L'air morose ne lui allait décidément pas au teint, elle était plus rayonnante avec ce petit air supérieur qu'elle arborait chaque fois qu'elles se défiaient.
« - Dix-neuf heure trente. A demain, Emma. »
Emma déglutit en regardant Régina repartir vers la forêt d'immeuble. Elle n'avait pas droit à l'erreur demain.
Régina retourna à son bureau.
Elle avait réfléchi toute la nuit pour donner une réponse à Emma. Elle avait posé le pour et le contre, mais dès qu'un contre se mettait en travers de son chemin, elle contrait avec un pour directement. Finalement elle suivit les conseils de son amie et choisit de suivre son instinct, elle avait choisi d'être égoïste et de penser à ce qu'elle voulait vraiment. Pour la première fois depuis des années elle avait choisi de penser à elle.
Et puis la présence d'Emma agissait sur elle avec tant d'efficacité qu'elle voulait la voir le plus souvent possible, le plus longtemps possible. Il était temps de passer à autre chose.
Lorsqu'elle arriva au magasin elle ne vit pas Emma au comptoir. Elle la chercha des yeux mais ne vit que Scarlett et Robin. Scarlett lui prépara sa boisson et lui indiqua qu'Emma était sortie quelques instants.
« - Je ne l'ai pas vu, où est-elle exactement ?
Je ne sais pas, elle ne me l'a pas dit. Elle ne doit pas être bien loin.
Très bien, je vous remercie.
Pas de soucis ! J'espère que vous allez dire oui. Vous savez, Emma est vraiment une femme bien. »
Régina ne répondit rien, trop gênée pour rester plus longtemps elle prit son café et sortit rapidement. Cette femme est vraiment trop intrusive !
Elle regarda autour d'elle et vit sa blonde sur un banc. Elle s'approcha et admira les traits fins d'Emma au repos. Sa longue cascade blonde tombait dans le vide et brillait au soleil, sa peau blanche scintillait, son corps musclé reposait tranquillement. Elle n'avait pas hésité longtemps avant d'aller la voir afin de lui donner sa réponse.
Depuis Régina se sentait impatiente d'être au lendemain.
Elle enverrait Henry chez son grand-père pour le week-end. Cela lui fera sans doute du bien de se retrouver avec son Grand-père, Henry sénior a toujours été un pilier dans la vie du jeune homme. Et ils passent toujours de bons moments ensemble. Peut-être qu'Henry Jr avait aussi besoin de s'éloigner un peu de tout ça. De prendra l'air frais, d'être avec son Grand-père gâteaux, passer du temps en forêt, ou sur la plage, gorger son esprit de liberté.
De retour chez elle, elle fit part de son idée à son fils qui accepta avec plus d'entrain et de joie que ce qu'elle avait imaginé. La perspective de penser à autre chose pendant quelques jours rendant ce départ loin de sa mère plus facile sans doute. Elle l'aida par la suite à faire son petit bagage puis appela son père afin de lui demander s'il pouvait venir chercher Henry demain matin.
Mère et fils passèrent cette soirée à se blottir l'un contre l'autre sous une couverture à regarder des films de super héros en mangeant exceptionnellement des cochonneries.
Et Voilà voilà... Donc le prochain comme vous pouvez vous en douter sera porté sur ce fameux samedi soir ! :D youhoooouuu ! ENFIN me direz-vous ! ;)
J'espère que vous avez aimé ! Moi je vous aime en tous cas ! :D
passez une bonne semaine !
Love,
Em'
