Coucou ! Vous avez passé un joyeux noël ? Merci encore pour les reviews qui mettent de très bonne humeur. Gros merci à Jule, 666Naku, LN-la-seule-l'unique, Flore Jade, Zaika, Kapuis, tadzio. Double merci à Rebecca-Black et triple merci à C Elise, mes « habituées ? » des reviews. J'espère que je n'ai oublié personne.
Je suis désolée mais le premier cours d'Albus ne sera pas défense contre les forces du mal (c'était pas prévu comme ça). Pas d'inquiétude, il arrivera bien assez tôt.
Sinon, dans les deux prochains chapitres, ça se calme un tout petit peu, quoique les cours à Poudlard sont rarement normaux. Bise, a+ et bonne lecture j'espère.
Chapitre7 : La grande logique de Dolores Ombrage.
Le lendemain, dans une chambre encombrée.
« On va être en retard !!! Dit un Neville terrifié d'un air pathétique.
Il faut dire qu'il était presque l'heure d'aller en cours et que les occupants du dortoir n'avaient toujours pas pris leur petit déjeuné qui était devenu, dieu seul savait pourquoi, une source d'inquiétude perpétuelle pour la grande majorité des élèves et professeurs, même si ces derniers ne l'admettraient jamais (Veritaserum ou pas).
-Ce n'est pas grave, nous n'aurons qu'à prendre les raccourcis (passages secrets pour les intimes), répondit un futur vieux barbu citronné qui les connaissait par cœur.
-Et notre professeur comprendra facilement qu'il est difficile de rester concentré lorsqu'on a le ventre vide. Inutile de s'inquiéter, enchaîna-t-il alors que ses nouveaux colocataires en doutaient fortement et se voyaient déjà six pieds sous terre ».
Assis à la table des griffondors qu'ils avaient enfin réussi à atteindre, après avoir traîné de force Alastor de très mauvaise humeur puisqu'il avait passé la nuit à essayer de réveillé son voisin sans succès et empêché Neville de sauter par la fenêtre pour arriver plus vite dans sa salle de cours, les joyeux lurons écoutaient un directeur et une secrétaire d'état « parler » à voix haute.
« Mais enfin Dolores ! C'est ridicule, les professeurs sont obligés de doubler leur nombre d'heures de cours pour éviter d'avoir soixante élèves par classe. C'est ingérable ! Ils n'auront même plus le temps de préparer correctement les cours et de corriger les devoirs des élèves ».
A cette mention, les élèves (Hermione et quelques préfets en chef exceptés) se réjouissaient ouvertement, une grande partie des professeurs en question fronçaient les sourcils pour montrer leur désapprobation, sans pour autant oser intervenir dans la discussion, et très étonnamment le maître des potions n'en faisait pas partie.
Celui-ci donnait même l'impression d'apprécier l'idée de ne plus avoir à se fatiguer pour une bande de cornichons écervelés dont les notes ne pourraient de toute manière pas dépasser le « piètre », autant que celle de multiplier les occasions de faire perdre des points aux autres maisons.
De plus, l'ajout du nombre d'heures dédiées à l'enseignement de la plus noble des matières à des crétins qui ne l'apprécieraient jamais à sa juste valeur réduisait considérablement le temps passé auprès d'un psychopathe aux yeux rouges.
Il ne s'en portait pas plus mal, l'endoloris n'étant pas particulièrement agréable, et espérait même que l'horrible crapaud qu'il exécrait en vienne à réussir son tour de force. C'est pour cela qu'il attendait presque impatiemment la réponse de cet amphibien rose qui ne tarda pas à faire retomber sa bonne humeur lorsqu'elle vint et à démontrer à chacun que oui, en effet, les membres du gouvernement ne sont pas forcement les personnes les plus intelligentes de la terre, loin de là.
« Mais non voyons ! J'ai séparé toutes les classes en deux pour que chaque groupe soit mélangé avec un autre des nouveaux venus. Ainsi, la moitié des premières années d'aujourd'hui iront avec la moitié des premières années d'il y a cinquante ans appartenant à la même maison. Les deux autres moitiés formeront un nouveau groupe et ainsi de suite jusqu'aux septièmes années et pour les quatre maisons. Il y aura donc pour chacune des maisons deux groupes de chaque année, le groupe un et le groupe deux, et les élèves seront répartis dans ceux-ci.
Ayant perdu courage et abandonné ses efforts pour la comprendre, Ron s'était déjà endormi, suivi par d'autre élèves tout aussi intéressés. Mais personne n'y prêtait attention.
-Mais ça ne change absolument rien ! Répondit un directeur exaspéré en se demandant si elle savait compter.
Toujours aussi butée, la grenouille enchaîna :
-Mais si ! Mais si ! Et pour les dortoirs, ce n'est pas grave, ça leur permettra de mieux se connaître ».
La raison de leur différent était donc, d'après ce que les élèves encore présents et réveillés pouvaient entendre, l'incapacité du ministère à trouver une solution pour agrandir les dortoirs et son refus d'embaucher de nouveaux professeurs à Poudlard.
De plus, le ministère avait décrété que les anciens professeurs n'étaient plus compétents pour enseigner puisque le programme avait depuis longtemps changé. Le fait que les élèves de leur époque ne connaissaient pas plus le programme que leurs enseignants et n'en auraient certainement pas besoin à leur retour ne le traumatisait pas franchement non plus.
La vérité était toute autre.
Le ministère ne souhaitait pas laisser des adultes facilement prêts à croire que Vous-Savez-Qui était de retour au milieu d'étudiants influençables.
Celui-dont-on-ne-doit-pas-blablater-et-reblablater-le-nom était malheureusement encore en vie à leur époque et l'idée qu'un bébé d'un an puisse le vaincre leur paraîtrait totalement ridicule. Ils se rangeraient donc forcément du côté du vieux loufoque et le ministère n'était absolument pas d'accord pour laisser faire ça.
Cette constatation était aussi valable aujourd'hui, mais le ministre, en bon paranoïaque digne de ce nom, préférait de loin penser à une tentative désespérée d'un Dumbledore obsédé par le pouvoir pour mettre la main sur le gouvernement que de se demander comment diable, en effet, Harry Potter aurait-il pu vaincre le taré à la langue fourchue à un an à peine.
Quant au grand et sage Albus Dumbledore, il pouvait s'inquiéter des possibles meurtres dus aux problèmes de cohabitation et à la trop forte promiscuité, mais il était simplement de très très mauvaise humeur.
Ce matin-là, il s'était éveillé avec la désagréable impression d'avoir des poids en forme de cornes de cerf sur la tête qui, une fois devant la glace, ne s'avérait pas être qu'une simple impression, pas plus que le museau et les oreilles plus grandes qu'elles ne devraient l'être.
Certes, il s'en était débarrassé d'un coup de baguette magique, mais se faire avoir aussi facilement était indigne de lui.
C'est peut-être pour cela que le nouvel emploi du temps donné au groupe de son homologue paressait aussi affreux.
« QUUUOOI ???? Hurla de manière peu discrète un dénommé Ron nouvellement réveillé.
-Oui Ron, ce matin : double cours de potions, puis soins aux créatures enchantées. Et cette après-midi : défense contre les forces du mal et pour finir double cours de divination pour vous et arithmancie pour moi.
Les professeurs avaient l'air de vouloir décourager les chahuteurs en chef car l'emploi du temps des cinquièmes années était aussi déprimant que celui des septièmes dont faisaient partie deux jumeaux facilement repérables (Suivez les pots cassées).
-Tu veux rire ? Lui demanda celui-qui-a-encore-et-à-nouveau-survécu-et-qui-n'est-pas-prêt-d'arrêter.
-Il veulent nous tuer c'est certain, ajouta d'un air lamentable le nouveau préfet Ron Weasley qui pour une fois n'était pas très loin de la vérité.
-Bien sûr que non mais, avec leurs bêtises, il est certain qu'ils sont très en colère et qu'on ne risque pas de se reposer avant deux ans, répondit la brunette en lançant un regard avada-kedavrandesque à un kamikaze bientôt paranoïaque qui ne lui plaisait plus tant que ça depuis qu'il avait fait perdre un nombre impressionnant de points à griffondor.
Les cours en commun avec les élèves qui pour la plupart étaient les parents ou grands-parents de ceux de cette époque (futurs morts exceptés bien entendu) commençaient donc un jour après la date prévue, et la raison de ce retard qui était toujours présente dans les esprits serait suffisamment marquante pour être inscrite dans un chapitre de « L'histoire de Poudlard » avec pour intitulé « Comment ne pas se faire carboniser lors de congés forcés ».
(Solution1 : courir très vite avant que les portes ne se referment. Solution2 : imiter votre professeur de potion face à une bouteille de shampoing. Solution3 : rester caché derrière celle de métamorphose lorsqu'elle est furieuse. Solution4 : attraper le fauteur de trouble et ne pas y mettre cent ans. Solution5, pas officiellement écrite mais tout à fait visible : égorger Albus Dumbledore lorsqu'il a quinze ans dès que vous en avez l'occasion).
Pendant que les élèves désespérés, ce qui réjouissait fortement leur professeur, s'avançaient rapidement vers les cachots, une fusée toute de noir vêtue les dépassa pour ouvrir la porte dans un tournoiement de robe dont seul Severus Rogue avait le secret.
Au passage :
« Potter en retenue ce soir, vous avez deux minutes de retard.
-Mais professeur ! On vient tous d'arriver, même vous vou… commença à rétorquer le petit brun.
-Silence ! Comment pouvez-vous vous permettre de répondre de la sorte à l'un de vos enseignants ? Vous êtes tout aussi arrogant et prétentieux que votre père. Cela vaut bien dix points de moins.
Immédiatement, une petite voix embêtante, qui de toute manière avait rendez-vous avec lui le soir même, se fit entendre.
-Et bien professeur je pense que nous devrions tous être en retenue car nous avons deux minutes de retard et le fait que vous ne soyez pas à l'heure ne justifie absolument pas un comportement aussi irresponsable de notre part ».
Ne lâchant pas même un regard à cet insupportable jeune homme, le professeur entreprit d'essayer de remplir un minimum les caboches de ces chères têtes blondes immatures.
« Les instructions pour préparer la potion dont nous avons vu les propriétés la semaine dernière sont notées au tableau. Vous mettrez un flacon rempli de votre potion sur mon bureau avec votre nom écrit dessus, à la fin du cours. Vous avez deux heures. Dépêchez-vous même si je doute que la moitié d'entre vous puisse le faire, impotents comme ils sont.
Et d'une voix toujours aussi glaciale, le terrible maître des potions enchaîna.
-Les nouveaux ici ! Venez chercher vos affaires ». Vous l'aurez remarqué, c'était un ordre et non une demande.
Severus Rogue, en bon directeur de serpentard et sadique qu'il était, avait offert à son employeur miniature un chaudron dont l'épaisseur restait douteuse (qui aurait cru que les rapports de Percy Weasley auraient pu servir à quelque chose s'ils n'avaient pas fini à la poubelle avec l'arrivée du remplaçant de Mr Croupton ?), des fioles dont, oh étrange, les étiquettes avaient mystérieusement disparues, ainsi qu'une place aux premières loges aux cotés du catastrophique (en potions) Londubat.
Cette fois-ci tout le monde en était certain, Severus Rogue était forcément bel et bien un horrible mangemort et non un espion comme l'affirmait si fréquemment leur directeur Albus Dumbledore qu'il tentait de tuer aujourd'hui même sous leurs yeux.
Après qu'elle ait remarqué cette injustice profonde, Hermione fit la désagréable expérience de voir son exclamation indignée et sa question pressante écourtée par un « Mlle Miss-je-sais-tout-sur-tout commence déjà sans même lever la main ? (bras immédiatement pointé vers le haut à la vitesse de l'éclair avec risque d'éborgnage de Ronald Weasley au passage) Cela vous fera une retenue et vingt points en moins miss Granger, afin de vous apprendre comment épargner à vos voisins l'horrible vision d'un castor un jupe persuadé d'être intelligent gigoter sur sa chaise comme un dément.
Comme à l'accoutumée, les serpentards s'esclaffaient immédiatement avec le rire si cher à tous bons adolescents face à ce qu'ils adorent et les griffons pleuraient intérieurement dans leur coin, car laisser couler des larmes sur leurs joues devant le maître des potions risquait, à défaut de les faire réconforter par un serpent, de les tuer.
Aucune opposition n'était tolérée, mais ça n'arrêterait pas pour autant un génie à l'imagination débordante qui trouvait les cachots fort bien aménagés pour mettre en pratique sa nouvelle envie.
