Coucou tout le monde !

Je vais répondre à vos reviews de façon générale :

Tout d'abord MERCI, vous en laissez à chaque fois et c'est vraiment SUPER.

Ensuite, je tiens à rappeler que je ne suis que la traductrice, l'écrivain (ou écrivaine, en réalité) est shippershape que je remercie profondément de me laisser traduire ses fictions, c'est toujours un réel plaisir.

Et pour finir, pardonnez-moi, comme l'on fait remarquer certain d'entre vous, j'ai mis pas mal de temps à publier la suite, puis j'en ai publié plein d'un coup... Ce n'est absolument pas de la faute de l'auteur (qui elle en est au dixième, précisons-le) mais de la mienne. En effet, depuis début novembre je jongle avec deux boulots, mes études et je suis actuellement en pleine révision pour passer tout un tas de concours dans l'espoir de changer de voie donc... le temps me manquait. Ou du moins, je ne jonglais pas parfaitement avec tout cela pour me laisser un peu de temps pour moi et mes hobbies (tel que la traduction). Enfin bref, si vous en avez eut plusieurs d'un coup c'est que j'ai été en arrêt maladie pendant trois jours et donc j'avais du temps à tuer. Mais ne vous inquiétez pas, je traduis un peu chaque jour, j'ai trouvée le rythme donc les publications ne s'arrêteront pas. Un chapitre met quand même du temps à être traduit puisque l'auteur nous en pond de dix pages world (caractère 10) chacun, c'est de sacré gros chapitre lol, donc continuer à être indulgent s'il vous plaît !

Enfin bref, merci d'être encore là malgré mon retard, merci de votre soutiens, merci pour vos review et surtout : merci pour l'auteur. Cela la touche énormément, je tiens vraiment à ce que vous le sachiez.

Voilà, je vais vous laissez dévorer ce chapitre et je me met de suite à la traduction du suivant !

Bonne lecture, je vous fais des bisous et vous dis à bientôt.


L'invité,

The house guest.

OoOoOoO

Écrit par shippershape,

Traduit par Lilly.

OoOoOoO

Chapitre 7

« Que veux-tu dire par c'est vendu ? » Clarke dévisagea la femme qui lui faisait face.

« Je veux dire qu'un client est entré, l'a vu et a demandé à l'acheter. » Murmura Anya, souriant légèrement.

« Mais cette peinture n'est là que depuis deux jours ! » Bafouilla-t-elle.

« Eh bien, » Soupira Anya, « clairement, on l'a sous-évalué. Je suppose que tu pourrais vendre la prochaine le double, peut-être plus. En as-tu d'autres de terminés ? »

Clarke se contenta de la fixer. Deux jours auparavant, elle lui avait apporté la peinture de Kitsilano, sans de réelles expectations. Si la pièces réussissait à se vendre, elle s'était attendu à ce que cela prenne des semaines, voir des mois. Et une fois qu'elle avait découvert le prix auquel Anya voulait la vendre, elle n'avait plus eut aucun espoir de la vendre.

« Je... » Elle tenta de former une phrase cohérente. « J'en ai deux plus petites et une de la même taille. Je peux les apporter demain si tu veux y jeter un œil. »

Anya approuva.

« Parfait. Mais pas demain. Je dois les étudier pour savoir à quel prix les vendre. Réunis tes toiles et ramène-les moi aujourd'hui, et j'aurais ton argent. » Elle haussa un sourcil. »

« Euh, bien sûr. » Dit Clarke, clignant des yeux. Tout ça semblait irréel. C'était presque inimaginable pour un artiste amateur de vendre une de ses œuvres pour plus de mille dollars. Et voilà que sa première peinture partait pour la jolie somme de 15,000 dollars. Elle se retourna pour partir, toujours un peu sonnée.

« Oh, et Clarke ? » L'arrêta la voix d'Anya. Clarke se retourna. « Ne sois pas si surprise. Tu es incroyablement talentueuse. »

La plus grande des deux femmes lui adresse un sourire complice, puis s'éloigna pour s'approcher un petit groupe de clients. Clarke fit le chemin jusqu'à chez elle avec la tête dans les nuages.

Lorsqu'elle arriva à son appartement, elle était partit depuis un peu moins d'une heure. La moto d'Octavia était garée devant le bâtiment, et pendant un moment Clarke se demanda si elle ne devait pas laissé le frère et la sœur seuls. Mais elle avait promit à Anya de lui rapporter quelques pièces et la galerie fermait à six heures, alors elle monta les escaliers, un peu nerveuse à l'idée d'interrompre une crisse massive de la famille Blake.

Le couloir devant sa porte était étonnement silencieux, et Clarke croisa les doigts pour que ce soit un signe de bon augure. Elle ouvrit bruyamment la porte, s'annonçant.

« Salut, c'est moi. » Déclara-t-elle. Pas de réponse.

Fronçant les sourcils, elle avança dans le salon et trouva Octavia allongée sur le sol, tenant un magasine dans les airs, au-dessus de sa tête.

« Oh. » Elle releva les yeux à l'entente du son des talons de Clarke sur le parquet. « Salut. »

« Salut. » Clarke regarda autour d'elle mais aucun signe de Bellamy. « Où est ton frère ? »

« Il est sortit. » Dit Octavia. Elle était dans son état normale, égale à elle-même, les yeux brillants et vifs, les lèvres incurvés d'une manière qui parvient à la fois à être séduisante tout en dévoilant légèrement ses dents. Elle était magnifique mais dangereuse, et Clarke avait toujours eut pitié des hommes qui étaient trop obnubilés par son sex-appeal pour remarquer les signes avertisseurs d'un danger imminent. Mais bon, généralement ils méritaient ce qu'il leurs arrivaient.

Mais Clarke s'était attendu à des larmes, ou du moins à de la colère, et tout ce qu'elle voyait était un peu plus d'énergie.

« D'accord. » Clarke s'assit sur le sol à côté de son amie. « Vous avez parlé tous les deux ? »

Octavia acquiesça. Ses yeux étudièrent Clarke.

« Tu savais. » Ce n'était pas une accusation, mais ce n'était pas non plus une question.

« Depuis, » Clarke jeta un œil à l'heure sur son téléphone, « environs une heure. » Admit-elle. Octavia posa le magasine à côté d'elle et s'assit.

« Ok. »

« Tu semble... aller bien. » Observa Clarke.

Levant ses mains en l'air, la brunette sourit.

« Je vais toujours bien. »

« Tu as toujours pensé que ton père était un John. » (NDLT : John Doe, inconnu quelconque) Releva Clarke. « Tu ne devrais probablement pas aller bien. » Pendant un instant, son amie se demanda si son amie n'avait pas l'un de ces silencieux breakdown qui semblaient toujours tellement normale jusqu'à ce que cela se termine par du verre brisé.

« Non. » Soupira Octavia. « Ce n'est pas le cas. »

Cela eut pour effet de stopper les roues qui tournaient dans le cerveau de Clarke.

« Quoi ? »

« Je ne viens pas juste de l'apprendre. Je le sais depuis que j'ai, genre, neuf ans. »

Clarke la dévisagea.

« Et tu n'en as jamais parlé à ton frère ? » Demanda-t-elle. Octavia fit la moue. « Vous avez de sérieux problèmes de communications tous les deux, tu le sais ça ? »

« Il ne voulait manifestement pas que je le sache. Mais je ne suis pas stupide, je le savais. De toute façon, ma mère a tout déballé avant de mourir, non pas que ce fut une surprise. »

Pour une fois, Clarke ne sut pas quoi dire.

« Je ne savais pas pour le père de Bell, en revanche. » La voix d'Octavia s'adoucit. « C'est... Je suppose que c'était juste quelque chose qu'on avait toujours eut en commun. On ne connaissait pas nos pères, c'était comme si on n'en avait aucun. Donc je pouvais me persuader qu'ils n'existaient pas et que, par conséquent, on était de vrais frère et sœur, tu comprends ? »

Clarke ne le savait pas, parce qu'elle n'avait aucun frère ou sœur. Mais elle comprenait.

« Oh, le lien qui vous unit vous deux est bien plus fort que celui qui unit des enfants de mêmes parents. Vous êtes de vrais frère et sœur, crois-moi. » Elle se rapprocha pour poser ses mains sur celles de son amie. Puis elle se rappela d'Anya. « Merde ! » Elle sauta sur ses pieds. « Je dois absolument aller quelque part avant que ça ne ferme. Tu peux rester là, on en reparle quand je reviens. » Octavia haussa les épaules et ramassa le magasine qu'elle avait précédemment abandonné.

Se maudissant pour avoir laisser ça arriver deux fois en une journée, Clarke sortit les toiles qu'elle voulait du placard, les emballants à la hâte avant de se précipiter vers la porte.

« Octavia ! » Appela-t-elle, alors qu'elle se cognait au mur pour la seconde fois. « Peux-tu ouvrir la porte pour moi ? »

Elle ne voyait rien d'autre que l'amas de papier brun dans ses bras, mais elle entendit le bruit de pas sur le sol s'approcher d'elle, puis le click de la porte qui s'ouvrit.

« Tu vas devoir m'expliquer ça à ton retour. » Lui dit Octavia, lui tenant la porte ouverte.

« Bien sûr. » Approuva Clarke, en manquant de trébucher sur le seuil. Ce n'était pas que les peintures étaient lourdes, mais elle était maladroite et ses bras étaient tendus au maximum pour les encercler.

Alors les avoir attachés avec la ceinture de sécurité sur le siège arrière, elle retourna à la galerie, jurant lorsqu'elle réalisa qu'il ne lui restait plus que dix minutes pour y arriver. Anya l'attendait probablement, mais ce ne serait pas très professionnel de sa part d'être en retard, et Clarke ne pouvait vraiment pas se le permettre.

Elle se précipita, embarquant la première peinture avec elle alors que le dernier client sortait.

« Eh. » Souffla-t-elle, alors qu'Anya la repéra de derrière son bureau.

« Eh. »

Clarke posa sa peinture sur le bureau. Anya tira sur les cordes qui tenait le papier autour de la toile, avant de retirer précautionneusement la toile de son emballage. Ses yeux s'arrondirent en la découvrant.

« C'est l'une des deux pièces plus petites ? » Demanda-t-elle, inspectant les minuscules coups de pinceaux composant les arbres.

« Ouai. » Approuva Clarke. « J'en ai deux autres dans la voiture, une comme celle-ci et l'autre de la même taille que la première. »

« Parfait. » Anya la reposa avec une expression indéchiffrable. « J'aimerais les voir, si cela ne te dérange pas. » Elle sortit une enveloppe de sous le bureau et la lui tendit. « Et voilà ton paiement pour celle qui a été vendu. »

Clarke attrapa l'enveloppe, l'ouvrant. Elle fronça les sourcils quand elle lut le nombre inscrit sur le chèque.

« Tu n'as pris que 20% de commission. » Ses yeux se plissèrent alors qu'elle le lisait à nouveau, calculant. C'était déraisonnablement bas pour une telle galerie.

« On ne prend que la moitié de notre commission habituel sur toutes les premières œuvres de nos artistes. » Expliqua Anya.

« Ah. » Elle comprenait mieux à présent. « Très bien, je vais aller chercher les autres. » Dit Clarke, fourrant l'enveloppe dans sa poche de veste. C'était étrange de porter 12,000 dollars sur sois et que ce soit si léger.

Anya inspecta les deux autres pièces avec la même mine indéchiffrable que pour la première. Les mains de Clarke devinrent moites. Elle avait abandonner un job pour lequel la plupart des étudiants en médecine tuerait, pour ça, et elle s'en rendit pleinement compte à ce moment précis. La peinture qu'elle avait vendu était l'une de ses favorites, et si les autres n'étaient pas aussi bonnes ? Et si aucune d'elles ne se vendaient ? Elle n'avait jamais peint dans le but que ça plaise aux autres, elle l'avait toujours fait pour elle-même.

Après quelques minutes où Anya fixa en silence les trois peintures disposées devant elle, Clarke ne peux plus le supporter.

« Je vais faire une crise de panique. » Marmonna-t-elle, et Anya tourna son regard vif sur elle.

« On va toutes les vendres. » Dit-elle. Elle fut de nouveau hébété, accompagné d'une impression de déjà vu.

« Euh, » Incapable de penser ou de dire quoi que ce soit, Clarke se contenta de répondre un simple : « Parfait. »

« Ces deux-là. » Anya désigna les deux plus petites toiles, deux paysages de campagne où Clarke avait l'habitude de se rendre avec son père, une rivière traversant une forêt, le Mont Baker traversant le ciel. Ça la fit sourire, mais elle ne pouvait pas garder toutes ses toiles. « C'est un duo ? »

Clarke pencha la tête, l'une avait été faîte au lever du soleil, le ciel était teinté d'orange et le soleil pas totalement levé. L'autre à la tombée de la nuit, un feu dansait en premier plan et le crépuscule tombait sur les arbres. Elle secoua la tête.

« Non, je pense qu'elles sont individuelles. »

« Parfait. Elles ont plus de valeur ainsi, de toute façon. »

Clarke lui jeta un regard en coin.

« Si je me risque à demander une estimation de prix, suis-je sujette à une crise cardiaque ? » Demanda-t-elle. Anya sourit.

« Tu es la seule artiste avec laquelle je travaille qui semble choquée de la valeur de ses propres peintures. » S'amusa-t-elle. « Bien que je ne suis pas sûr que cela en dise plus sur ton talent ou ta modestie. »

C'était un compliment, certainement, mais cela rendait Clarke nerveuse. Comme elle ne dit rien d'autre, Anya soupira.

« On pourra baiser les prix si elles ne se vendent pas, mais... »

« Anya. » La prévint Clarke.

« Je dirais 20 pour celles-ci. » Elle désigna les deux paysages de campagne.

« 20,000 ? » S'étouffa Clarke.

« Chacune. »

C'en fut assez pour lui faire tourner la tête, mais Anya regardait déjà la troisième peinture, fronçant les -ci était composé d'eau, quelque chose qu'elle avait vu lorsqu'elle était sur un bateau sur un lac et l'avait principalement fait de mémoire. Cela montrait le littoral, la surface rugueuse de la roche se détachant du vert de l'eau, les arbres surplombant la terre, un vert plus sombre pour les vagues. C'était ce à quoi l'eau ressemblait lorsque le ciel se couvrait, sombre et profond et toujours saturé de couleur. Vous pouviez voir la surface opaque de l'eau, parsemé de tâches blanches, mais c'était toujours calme, d'une certaine façon.

« Celui-ci sera tablé à trente. » Décida Anya. Fidèle à ses précédents mots, c'était bien deux fois le prix de la première peinture qui venait d'être vendu. Clarke se sentait prise de vertige.

« Bien sûr. » Dit-elle faiblement. Anya la regarda à nouveau et secoua la tête.

« Je sais que ça semble beaucoup. Et c'est le cas, en effet. On ne vend pas souvent des pièces de nouveaux artistes aussi cher. Mais ton travail est unique, Clarke. Et même pour ta première peinture, elle a suscité beaucoup d'intérêt. Si tu continue de m'emmener des pièces comme celles-ci... » Anya désigna celles devant elle. « Celles-ci se vendront uniquement grâce à leurs beautés, mais une fois que ton nom sera reconnu, leur valeur ne feront que s'accroître. »

C'était énorme. Trop, peut-être. Anya semblait s'en rendre compte.

« Merci. » Murmura Clarke. « Ça a été... une grosse journée pour moi. J'ai quitté mon job. » Admit-elle. Anya soupira.

« Je sais qu'on dit qu'il ne faut pas quitté son job mais... dans ton cas je pense que tu as pris la bonne décision. »

Clarke sourit.

« Je devrais y aller. Je te les laisse. »

Anya acquiesça.

« Bonne soirée, Clarke. »

« Bonne soirée. »

.

Quand Clarke rentra finalement à la maison, Bellamy était revenu. Elle le sut à l'instant où elle ouvrit la porte et que l'odeur de friture envahissait ses narines. La moto d'Octavia était toujours devant le bâtiment, alors elle supposait que la famille Blake au total était dans les parages.

« Clarke ! » Appela Octavia avant que Clarke n'est le temps ne serait-ce que d'enlever ses chaussures. « Bell me demandait justement où tu étais partie. Quelque chose à propos d'une disparition imprévue la nuit dernière ? »

Clarke grinça des dents.

« J'avais quelques trucs pour le boulot à faire. »

Octavia leva les sourcils :

« Quel boulot ? »

Clarke retira ses chaussures, suivant l'odeur jusqu'à la cuisine.

« Ça sent bon. » Murmura-t-elle, ignorant Octavia. Bellamy releva les yeux et sourit.

« Comment vas-tu faire quand je partirais ? » Demanda-t-il. « Tu ne peux pas reprendre tes vieilles habitudes et ne manger que des plats à emporter à chaque repas. Tu sais que c'est mauvais pour la santé, tu es docteur. » Il marqua une pause. « Enfin, en quelque sorte. »

Clarke lui tira la langue, sortant une bière du frigo. Octavia s'était apparemment déjà sortit une bouteille de vin, et Bellamy avait ce qu'il ressemblait à Whisky coca posé sur le comptoir à coté de lui.

Soudain, ses mots la frappèrent. Partir. Elle oubliait à chaque fois que c'était quelque chose d'inévitable. Il n'était là que depuis deux semaines, mais il était déjà devenu comme une routine pour elle. Il avait raison, c'était dure de s'imaginer revenir à la vie qu'elle menait avant lui. Elle n'avait même plus son travail qui lui prenait soixante heures par semaine, être appelé à n'importe quelle heure. Depuis qu'elle avait démissionner, la plupart de son temps elle le passait avec lui.

« Je ne sais pas. » Dit-elle doucement. Il la regarda pensivement, le regard curieux, puis reporta son attention aux champignons qu'il découpait.

« Alors vas-tu me dire où tu étais aujourd'hui ? » Demanda Octavia, s'asseyant sur le bar à côté d'elle. Clarke n'était pas sûre d'être prête à tout partager, Bellamy ne savait toujours pas pour ses peintures.

« Eh bien, » Elle se tourna vers Octavia, « étant donné que je suis officiellement au chômage, j'ai décider de vendre quelques trucs. J'ai besoin d'argent. » Son amie percuta, ses yeux s'ouvrant d'intérêt.

« Et ? »

« Et je pense que je vais vous inviter à boire quelques verres après dîner. » Sourit Clarke. Octavia l'imita.

« C'est géniale ! » Octavia tapa dans ses mains, puis réalisa que son frère les dévisageait avec curiosité. Maîtrisant son enthousiasme, elle se retourna vers Clarke. « On devrait aller à Portside. Je n'y ai pas mis les pieds depuis une éternité et c'est soirée années 80. »

« Bien sûr. » Clarke prit une longue gorgée de bière. La réalité de sa situation actuelle, de sa journée, commençait lentement à lui revenir. Après plusieurs minutes rythmés de disputes fraternelles, Octavia sembla se rendre compte à quel point Clarke était silencieuse.

« Tu vas bien ? » Demanda la brunette, interrompant sa conversation avec Bellamy. Son grand frère se tourna pour observer Clarke, confus.

« Je suis, euh... » Clarke haussa les épaules, sa bouche s'asséchant. « Je pensais juste que j'allais prendre un pull. » Murmura-t-elle. Elle se rendit jusqu'à sa chambre, sonnée.

Quand elle se tourna pour sortir un gilet de son placard, elle fut surprise de découvrir qu'Octavia l'avait suivie.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? » Les bras de son amie étaient croisées, son visage emplit d'inquiétude. Pas certaine de comment le dire, Clarke se contenta de chercher dans la poche de la veste pour en sortir l'enveloppe et la tendit à Octavia.

Il y eut quelques secondes de silence, Octavia ouvrant l'enveloppe avant d'en sortir le chèque. Et ensuite, elle s'arrêta de respirer, de la même façon que Clarke l'avait fait elle en était sûre.

« Qu'est-ce que c'est ? » Elle secoua le chèque dans les airs, presque violemment. « Où as-tu eus ça, bon sang ? »

Clarke cligna des yeux.

« La galerie. » Elle s'était attendue à de la surprise, c'est sûre, et peut-être un peu de scepticisme, mais Octavia avait un ton accusateur qui la déstabilisait.

« La... ta peinture ? Ta peinture s'est vendue pour douze mille dollars ? »

Clarke savait que son amie ne voulait pas se montrer insultante, alors elle laissa de côté son air d'absolu incrédulité.

« Quinze, en réalité. Mais la galerie prend une commission, donc... Je n'arrive pas non plus à y croire. Octavia... » Clarke laissa sa phrase en suspens, son visage se décomposant. Ses mains avancèrent d'elles-mêmes pour se poser sur les épaules d'Octavia.

« Putain de merde. » La plus jeune des Blake la fixa. « PUTAIN DE MERDE ! » Pendant un moment le seul son dans la pièce fut leurs respirations et la porte s'ouvrit d'un coup. Bellamy débarqua, son couteau de cuisine en main, les yeux grands ouverts d'inquiétude. Les filles le dévisagèrent.

« Vous allez bien ? » Demanda-t-il, réalisant lentement qu'il avait probablement surréagit. Octavia leva les yeux au ciel.

« On va bien. On meurt de faim, mais tu sais, ça va. » Dit-elle, plissant les yeux dans sa direction. Il soupira. Clarke n'était pas sûre de comprendre le fonctionnement de leur relation. Ses yeux dévièrent en direction du chèque entres les mains d'Octavia, mais ne s'y attarda pas assez longtemps pour en lire le montant.

« Euh, d'accord. » Il sortit de la pièce. « Désolé. »

Quand il fut partit, Octavia se tourna vers Clarke.

« Vas-tu lui en parler ? »

Clarke haussa les épaules.

« Je veux dire... au début, quand il est arrivé je ne voulais pas lui en parler parce que de toute façon il n'allait pas s'attarder dans les parages. Mais maintenant... je ne sais pas. Je suppose que je le ferais à un moment. » Elle considéra qu'elle n'avait aucune bonne raison de ne pas lui dire, particulièrement maintenant qu'elle vendait ses œuvres, mais pour une quelconque raison elle hésitait toujours. Octavia fronça les sourcils, puis décida visiblement de laisser tomber.

« D'accord, eh bien, je suis désolé d'avoir flippé. » Les joues d'Octavia rougit. « Dans mon enfance... il n'y avait qu'une seule façon d'obtenir un pareil chèque. J'ai oublié que c'était différent pour toi. »

Clarke oubliait parfois qu'elles n'avaient pas eut le même genre d'enfance, elle aussi. Et elle savait exactement de ce que son amie avait eut en tête.

« Ce n'est pas grave, j'aurais probablement réagit de la même façon. C'était un peu le cas, en réalité, à la galerie. » Songea-t-elle. Octavia jeta un nouveau regard au chèque.

« D'accord, eh bien, tu paie définitivement ta tournée ce soir. » Murmura-t-elle, un sourire grandissant sur son visage. « Tu sais, je suis une grande fan de Patron. Je serais même partant pour du Platinum ce soir. »

Clarke secoua la tête.

« Je ne boirais plus jamais de tequila avec toi. Et de plus, tu réalise que ton frère sera là ? Il va commencer à croire que j'ai une mauvaise influence sur toi. »

Octavia haussa les épaules, puis se frappe le front.

« Oh mon Dieu. J'ai totalement oublié de te le dire. Samedi c'est l'anniversaire de Bell. »

« Le 11 octobre. Exact. Merde, je n'ai rien acheté. » Clarke avait un peu lâchée prise depuis qu'elle avait rencontrée Octavia, mais la partie d'elle qui continuait à détester de ne pas être prête pour quoi que ce soit faisait naître une poussée d'angoisse.

Si Octavia fut suspicieuse en apprenant que Clarke savait déjà quand était l'anniversaire de son frère, elle n'en dit rien.

« Je ne pense pas que tu ai besoin de le faire, vraiment. Tu ne le connais que depuis quelques semaines, et d'après ce que je sais, tu lui fais déjà une fleure pour le loyer. »

C'était une porte de sortie, mais Clarke découvrit qu'elle n'en avait pas besoin d'une.

« Mmh. Je trouverais bien un truc. Vous allez faire quelque chose ? » Elle se demanda combien d'anniversaires le frère et la sœur avaient put, en réalité, passer ensemble. Pour une quelconque raison, elle pensait qu'il n'y en avait pas eut beaucoup.

Ils semblaient proche, plus proche que les autres frères et sœurs que Clarke connaissait, mais l y avait quelque chose dans la façon dont ils profitaient de chaque seconde passée ensemble. Comme si ils savaient qu'ils ne se verraient pas avant un long moment. On dirait que Bellamy s'en sortait bien, financièrement, mais ce ne devait pas être facile de faire souvent les allées-retours en avion pour venir la voir, même pour un écrivain. Octavia n'avait pas les moyens de le faire, son métier de coach personnel finançait tout juste son loyer, mais cela ne lui permettait pas d'épargner. Clarke nota dans un coin de sa tête qu'un billet d'avion pour Toronto serait un super cadeau pour le prochain anniversaire de sa copine.

« J'avais pensée organiser une fête à mon appartement, c'est plutôt petit, mais ce n'est pas comme s'il avait beaucoup d'amis dans le coin à inviter. » Dit Octavia, ramenant Clarke à la réalité.

Elle fronça les sourcils.

« Tu sais... tu pourrais le faire ici. Ce serait une surprise. » Offrit Clarke. Son appartement était bien plus grand que celui d'Octavia. « Et je pense que je pourrais t'aider avec la liste d'inviter. »

Son amie sembla surprise.

« Ce serait génial, vraiment. Que puis-je faire pour t'aider ? »

Elles parlèrent des détails tellement longtemps que Bellamy revint frapper à la porte pour annoncer que le dîner était prêt. À ce moment-là, la plupart du plan était établi. Octavia emmènerait Bellamy dîner dehors, pour qu'il pense que c'est ça sa soirée d'anniversaire. Elle l'emmènerait à Hawksworth, un restaurant qui était connu pour être toujours blindé le samedi soir. Avec un peu de chance, ils seraient partis assez longtemps pour que Clarke puisse tout organiser et pour que tout le monde soit là. Ce n'était pas infaillible, mais comme le disait Octavia, il ne s'attendait pas à tant.

« Est-ce que c'est de la courgette ? » Clarke pointa un truc vert dans son assiette. Bellamy y jeta un œil.

« Ouai. »

Elle poussa le morceau, et plusieurs autres, sur le côté de son assiette, mal à l'aise sous le regard de Bellamy posé sur elle. Elle sourit d'excuse.

« Désolé. Je ne veux pas paraître ingrate, je suis juste allergique. »

Les sourcils de Bellamy se levèrent.

« Merde. Je suis désolé. » Il jeta un œil à la table, où les seules trucs valides étaient dans un grand wok et la moitié d'une baguette. « Je ne savais pas. Je peux te faire un steak vite fait. »

Clarke regarda la façon dont les coins de sa bouche s'affaissèrent de déception. Mais il semblait plus déçu de lui-même qu'autre chose. Elle plaça une carotte dans sa bouche.

« Bellamy, c'est très bien. Je ne suis pas si allergique que ça, je ne peux juste pas en manger en grande quantité. »

Il ne semblait pas convaincu. Clarke prit une grande quantité de la mixture sur sa fourchette et l'enfourna dans sa bouche, à peine capable de refermer sa bouche dessus.

« Mmmh. » Fit-elle, mâchant, et Octavia ricana à ses côtés. Bellamy soupira. Leurs yeux se rencontrèrent pendant un moment, ses narines frémirent alors qu'il lui sourit, ces petites tâches de rousseurs tout autour. Quelques semaines. C'était la période depuis laquelle elle le connaissait. Mais il était là, parfaitement à l'aise dans son appartement comme si c'était le sien, et bien qu'elle tentait de ne pas y penser, elle commençait sérieusement à se demander ce qu'elle ferait quand il sera partit.

Alors elle se força à lui rendre son sourire, et jeta l'un de ses morceaux de courgette à Octavia lorsqu'elle découvrit que sa bière s'était magiquement vidée alors qu'elle n'en avait but qu'une gorgée.

.

Portside était blindé, parce qu'un vendredi soir était un vendredi soir et qu'en plus c'était une soirée année 80 au bar. Bellamy se contenta de s'asseoir, perplexe, lorsqu'une fausse Madonna - un travesti - posa des shots de tequila devant eux.

« Arrête de la fixer. » Clarke le bouscula. Il secoua la tête, comme ses petits chiens qu'on trouve sur la plage arrière des voitures.

« Sa barbe ne s'accorde pas avec son soutiens-gorge. » Releva Bellamy, faisant glisser un des shots en direction de Clarke qui roula des yeux.

« Rien n'irait avec ce soutien-gorge. » L'informa-t-elle. Elle leva son shot, rapidement imité par les deux Blake. « Buvons au fait que je ne suis pas ruiné, bien que je ne devienne pas médecin. » Dit-elle.

« Ici, ici. » Octavia fit tinter leurs verres, et Bellamy, qui ne savait toujours pas pourquoi ils célébraient, fit un mouvement confus de la tête.

Clarke reposa son shot, puis commanda une seconde tournée. Bellamy fixait son verre. Sa sœur le bouscula.

« Bell ? Tu vas bien ? »

Il releva les yeux sur Clarke.

« Qu'est-ce qu'on boit, en fait ? » Demanda-t-il. Clarke se tourna vers Octavia, qui avait commandé la première tournée.

« Du Patron Platinum. » Répondit la petite brunette, penchant la tête curieusement. « Pourquoi ? »

Il en resta sans voix une seconde.

« Pourquoi buvons-nous une tequila à 250 dollars ? »

« On célèbre. » Rappela Clarke. « J'ai eu une rentrée d'argent aujourd'hui, et je pense que je m'en sors bien malgré le fait que je suis au chômage, donc... » Elle haussa les épaules. « Une tequila hors de prix. »

Octavia les regardait d'un regard prudent. Clarke aurait put simplement lui dire la vérité, mais quand elle avait ouvert la bouche, c'était resté coincé dans sa gorge.

Il ne la poussa pas plus loin, et ils burent deux tournées de plus avant que Octavia ne décide qu'elle voulait danser.

La musique était tout à fait dans l'ambiance années 80 et vous faisait instantanément oublier que des gens vous regardait. Clarke se laissa emporté, ainsi qu'Octavia, et elles furent bientôt entourées par deux garçons. Quand Clarke se rendit compte qu'elle ne savait pas où était Bellamy, cela faisait presque quarante-cinq minutes. Elle repoussa le garçon dont les mains sur ses hanches descendaient un peu, et scanna la foule. Ses cheveux collaient dans sa nuque, et elle pouvait pratiquement sentir son visage devenir rose à cause de la combinaison de la chaleur et de l'alcool. Après un moment elle le repéra, accoudé au bar, parlant avec une blonde que Clarke ne reconnaissait pas.

Alors qu'elle avançait vers eux, Clarke se rendit compte qu'il ne voulait peut-être pas être interrompu. Mais il l'avait déjà repéré, et ce serait étrange qu'elle change soudainement de direction. Soudain à court de souffle, elle rompit la distance qui la séparait d'eux et adressa un signe à la fille.

« Salut. » Elle sourit, malgré qu'elle n'en avait pas vraiment envie. La fille lui rendit son sourire, le sien semblant un peu plus vrai que celui de Clarke.

« Voici Monroe. » Bellamy désigna la blonde d'un mouvement de tête. « On travaillait pour le même magasine dans le temps. » Clarke ne savait pas ça, que Bellamy avait travaillé pour un magasine. Elle l'imagina avec l'un de ses chapeaux en feutre brun, criant sur du personnel. Ses lèvres s'incurvèrent.

« Je suis Clarke, enchantée de faire ta connaissance. » Elle leva sa main, qui était un peu poisseuse de sueur, mais Monroe ne sembla pas s'en formaliser. Puis Clarke remarqua à quel point ils se tenaient proche l'un de l'autre, et quelque chose dans son estomac se tordit déplaisamment. Bellamy se pencha derrière Monroe, appelant le barman. La façon dont il s'inclinait vers elle, eh bien, on n'aurait vraiment pas dit des collègues.

Cependant, cela ne regardait absolument pas Clarke. Alors elle se înça les lèvres pour s'empêcher de dire quelque chose de pathétique et transperçant de jalousie, et s'autorisa à les ouvrir seulement pour accepter le shot que Bellamy lui tendait.

Après plusieurs minutes de conversation, le portable de Bellamy sonna. Il leur adressa un sourire d'excuse et se dirigea vers la porte.

« Alors. » Une fois qu'il fut partit, Monroe se tourna vers Clarke. « Qu'est-ce qu'il y a entre vous ? »

Clarke cligna des yeux, prise au dépourvu par l'autre fille. Puis elle haussa les épaules.

« Il n'y a rien. Il reste chez moi pendant qu'il reste en ville pour rendre service à Octavia. » Se rappelant d'un coup de son amie, Clarke scanna la piste de danse, et vit la brunette remuer contre un garçon au visage tatoué. Quand elle regarda Monroe à nouveau, la blonde la fixait d'un air approbateur.

« Je croyais qu'elle était sobre. » Remarqua Monroe, suivant le regard de Clarke jusqu'à Octavia. Combattant son envie de répliquer de façon peu mature par un ce ne sont pas tes affaires, Clarke haussa les épaules à nouveau.

« C'est compliqué. Mais elle va bien. » Clarke eut soudain une idée. « Eh, tu travaillais avec Bellamy n'est-ce pas ? »

Monroe acquiesce, semblant curieuse face au changement de sujet.

« Tu connais des gens avec qui il a gardé contact ? Genre des amis dans le coin ? »

Elle acquiesça à nouveau.

« Il y a quelques mecs, et Roma. Pourquoi ? » Demanda-t-elle, vidant le reste de sa boisson. Clarke commençait à se sentir étourdis, mais le barman posa une nouvelle tournée devant elles avant qu'elle n'est la moindre chance de demander.

« Octavia organise un truc pour l'anniversaire de Bellamy, samedi soir. Tu devrais venir. Et si tu penses à d'autres personnes qu'il aimerait y voir, n'hésites pas à les inviter également. » Clarke avala quelque chose qui avait un goût de médicament, probablement du Jager, et regarda Octavia s'extraire de la foule. Ses yeux tombèrent sur Bellamy, passant la porte.

« Bien sûr. » Clarke releva les yeux sur Monroe qui souriait à nouveau. « Je serais là. Et je verrais qui je peux ramener avec moi. » Elle se tut quand Bellamy revint, mais la bouche de Clarke mima un rapide remerciement par-dessus son épaule.

« De quoi vous parlez ? » Demanda-t-il, regardant l'une et l'autre suspicieusement. Clarke sourit machiavéliquement.

« Toi. »

Il pâlit légèrement, puis toussota. Monroe rit.

« Je devrais y aller. Clarke, pourquoi ne me donnerais-tu pas ton numéro. » Elle tendit son téléphone, et Clarke l'attrapa, retenant son propre rire devant l'expression sur le visage de Bellamy. Elle lui rendit le téléphone, avec à présent un contact supplémentaire, et Monroe embrassa Bellamy sur la joue avant de s'en aller.

« Vous semblez bien vous entendre toutes les deux. » Observa-t-il, attrapant le verre dans la main de Clarke et le buvant. Elle fit la moue.

« Voleur. »

Il roula des yeux.

« Prête à partir ? »

On dirait que lui oui, et Clarke commençait à se rendre compte que son humeur s'était significativement assombrit depuis son retour après le coup de téléphone. Elle acquiesça.

« Bien sûr. Je réglerais la note, si tu t'occupe d'O. »

Ils regardèrent tous les deux en direction des quelques garçons qui avaient les mains à des endroits qui ne semblaient pas plaire à Octavia. Le visage de Bellamy se durcit.

« Ouai. » Marmonna-t-il. « Je m'en occupe. »

Clarke le rattrapa par son tee-shirt.

« Ne fais pas de scène. » L'avertie-t-elle. « Ta sœur est plus que capable de se défendre toute seule. »

Il se contenta de sourire en coin et s'éloigna. Clarke se retourna vers le bar, sortant sa carte de crédit et capta l'attention de la Madonna qui leur avait apporté des boissons toute la soirée.

Le trajet en taxi de retour fut silencieux, Bellamy était au milieu, les têtes des deux filles reposaient sur chacune de ses épaules. Clarke vit l'expression du chauffeur du taxi dans le rétroviseur interne, et étouffa un ricanement dans le tee-shirt de Bellamy. Quand ils descendirent du taxi, le chauffeur adressa un clin d'œil à Bellamy.

« C'est pour quoi ça ? » Demanda Bellamy, se dirigeant vers les escaliers.

Clarke ricana.

« Oh, tu l'as réellement impressionné. Je crois qu'il pense qu'on va faire un plan à trois. » S'amusa-t-elle, ricanant toujours quand elle inséra la clé dans la serrure. Elle s'ouvrit et il passa devant elle, l'air horrifié. Elle tenta de ne pas en paraître offensée.

« On est deux fille totalement canons. » Souffla Octavia, s'effondrant sur le canapé. « Chanceux petit connard. »

Clarke continua à rire, tendis que Bellamy se contenta de faire la moue.

« Laisse tomber. Pourquoi ne rentres-tu pas chez toi de toute façon ? » Demanda-t-il, s'asseyant sur le canapé à côté de sa sœur. Octavia haussa les épaules, retirant ses chaussures d'un coup de pied, les envoyant un peu partout dans la pièce.

« Ma moto est là. Plus facile. » Sa voix était étouffée par le coussin du canapé.

« As-tu, seulement, demandé si tu pouvais rester dormir ici ? » Demanda-t-il. Mais elle dormait déjà.

Clarke vidait avec détermination la cruche d'eau qui était dans le frigo, quand Bellamy arriva.

Il se contenta de hausser un sourcil en la regardant.

« Plus jamais de gueule de bois. » Déclara-t-elle, finissant ce qu'il restait avant de s'asseoir sur le rebord de l'évier.

« Ah. » Il acquiesça d'un air de compréhension.

« Donc. » Clarke croisa ses bras sur sa poitrine. « Veux-tu parler de ce coup de téléphone ? »

Toute trace d'amusement disparue du visage de Bellamy, la tension prenant sa place.

« Que veux-tu dire ? »

« Tu n'as pas à m'en parler. » Dit Clarke, faisant machine arrière en entendant le ton de sa voix. « C'est juste que tu as semblé contrarié après ça et j'ai pensé - »

« Que tu pouvais demander ? Comme si tu savais tout de ma vie ? » Rétorqua-t-il, insistant sur chaque mot comme s'il s'agissait de coup de feu. Clarke recula, choquée.

« Euh, non, je suis désolé, j'ai juste pensée que peut-être que tu voudrais en parler. » Elle leva les mains en signe d'apaisement.

« Je n'ai pas envie de t'en parler. » Dit-il. « J'ai déjà une sœur, je n'en ai pas besoin d'une autre. Et peut-être que nous sommes amis - » peut-être ? « mais si je veux te parler de quelque chose, je le ferais. Si je voulais te parler de ça, je l'aurais fais. »

Clarke le dévisagea. Elle n'était pas sûr de savoir d'où tout ça venait, elle n'était même pas sûr de savoir ce qu'elle avait fait de mal.

« D'accord. » Dit-elle doucement. Le voir comme ça, froid et énervé, c'était comme de se retrouver face à un étranger. Et, réalisa Clarke, c'était réellement ce qu'il était. Elle ne le connaissait que depuis quelques semaines, n'avait vu que ce qu'il l'avait autorisé à voir. Ce fantasme qu'elle avait créé dans sa tête, d'eux étant amis, d'eux ayant une connexion, ce n'était rien de plus que ça. Uniquement dans sa tête.

Elle laissa retomber ses mains, et les fourra dans ses poches.

« Bonne nuit, Bellamy. »

Il ne dit rien de plus, et le silence la suivit jusqu'à son lit.

Alors qu'elle branchait son téléphone, Clarke réalisa qu'elle avait manquée deux messages d'un numéro inconnu.

Salut, c'est Monroe.

Je serais bien là samedi, et j'amènerais 9 autres personnes, j'espère que c'est ok. C'est sympa que tu fasses cela pour lui, vous devez être proche tous les deux.

Clarke laissa échapper un soupire. Elle avait oubliée pour la fête. Elle n'était pas sûre que Monroe ait raison, à propres d'eux étant proches, pas après la merde qui était arrivée dans la cuisine. Mais une chose était indéniable. Sa vie était devenu infiniment plus compliquée depuis que Bellamy Blake y avait fait irruption. Et ça allait probablement s'empirer.


Petite note de l'auteur : On dirait que les choses ne vont pas aussi bien que Clarke l'espérait avec Bellamy. Prochaine étape : La fête.

P.S. J'apprécie les reviews, merci à vous :)


Petite note de votre traductrice adorée (eh oui, on a le droit de rêver !) : Alors voilà, chapitre 7 bouclé ! J'espère qu'il vous a plut, moi j'attaque la traduction du huitième !

Que pensez-vous de l'attitude de Bellamy à la fin de ce chapitre ? Comment auriez-vous réagit à la place de Clarke ?

À votre avis, de qui provenait ce coup de téléphone qui la mit tellement en rogne ? À propos de quoi était-ce ?

Qu'imaginez-vous pour la suite ?

Dîtes-moi tout ! Je veux tout savoir ! :)

XoXo ;)