édité/remplacé/corrigé/le 11 aout 2013

Chapitre 07: Incendie

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Pour le repas du soir, les jumeaux se sont invités. Ron ne place pas un mot. Molly intervient encore une fois.

- Ce n'est pas que je n'apprécie pas les vacances que cela me fait, mais tu vas bouder comme un enfant encore longtemps?

-Je ne boude pas, je n'ai rien à dire, et quand j'ai à dire, mon avis n'importe pas dans cette famille.

-Tu n'est pas le gardien de ta sœur que je sache, tu es juste son frère, et en tant que tel tu devrais te réjouir.

- Je n'ai pas envie; tout le monde pense qu'elle est … crie Ron le visage entrain de s'échauffer rapidement.

Fred est intervenu et lui a envoyé une boulette de purée dans la bouche. George poursuit :

- tout le monde ou toi? Et est-ce de ta sœur ou de ton ami que tu es jaloux?

- Nous ne t'avons jamais éduqué comme cela, d'où tiens-tu de telles idées? tu envisages le séminaire chez les moldus? demande Molly.

Ron dépose ses couverts, se lève et quitte la table. Fred s'amuse.

- Non, il envisage ermite dans sa chambre.

- Avec maman qui lui apporte sa nourriture à temps et à heure bien sûr.

Je me réjouis de voir que tout le monde est pour nous et d'un autre côté je plains Ron, je pense qu'il se sent mal dans sa peau. J'aimerais l'aider mais je ne suis pas prêt à abandonner Ginny pour cela.

Après le repas Hermione monte rejoindre Ron :

- je vais essayer de lui parler pour le raisonner. Ne commencez pas sans moi, j'arrive.

J'aide Molly et Ginny à débarrasser la table. Nous sortons nous installer dans le jardin.

Hermione arrive tout de suite en pleur. Je la prends sur mon épaule pour la consoler. J'ai le temps de voir un éclair traverser le regard de Ginny.

- J'ai essayé d'être gentille et de lui parler, mais il a ramené Krum sur le tapis et m'a insulté de tous les noms.

Ginny s'approche et tente de la consoler aussi. Les jumeaux traitent leur frère de tous les noms et propose de le renier, ce qui fait sourire Hermione.

Nous nous installons sur des chaises de jardin et sur le banc sous l'arbre. Ginny se pelotonne contre moi. Je l'embrasse sur la tête. Elle lève le regard et nous nous embrassons.

- A ce train, on est pas près de connaitre ton histoire qui est si longue…

Nous nous séparons en souriant. Je commence par expliquer comment je me suis retrouvé dans ce camp de vacances. Puis la première nuit où nous avons sauvé la wouivre et où j'ai rencontré les Aelfes. J'ai expliqué à Hermione comment ses actions à Poudlard étaient arrivées aux oreilles des Aelfes qui, pour me remercier et suite à ma réflexion sur leur déplacement, m'avaient appris leurs manières de se déplacer. Je tais encore la magie naturelle. Pour éviter les questions indiscrètes, je leur offre quelque chose qu'ils auraient fini par apprendre :

- cet été, après le ministère, je ne vous ai pas raconté tout. J'avais entendu la prophétie mais n'y avait pas fait attention dans son intégralité vu le combat. Par la suite Dumbledorre qui a reçu la prophétie, m'a fait voir son souvenir; ce qui m'a permis de la connaître dans son intégralité. Elle me concerne et ne me laisse que deux choix : éliminer complètement Voldemort, ce que je suis le seul à pouvoir réaliser ou me faire éliminer.

- Elle dit à peu près ceci:

'Celui avec le pouvoir de vaincre le seigneur noir approche… né de ceux qui l'ont défié trois fois, né comme le septième mois meure… et le seigneur noir le marquera comme son égal, mais il aura un pouvoir que le seigneur noir ne connaît pas… et l'un mourra de

la main de l'autre car aucun ne peut vivre pendant que l'autre survit…. Celui qui a le pouvoir de vaincre le seigneur noir naîtra quand le septième mois mourra…'

Tous me regardent, effarés,

- Tu es sûr qu'il s'agit de toi?

- D'après Dumbledore, oui. Nous n'étions que deux à correspondre et seul moi a été marqué. C'est lui qui m'a choisi en commençant par éliminer mes parents.

- Qui était l'autre?

- Neville…

- Quoi? On était mal barré!

- Non, Il est fort renfermé, mais en juin, il a montré qu'il avait bien plus de courage que la plupart. Et il en est revenu entier en protégeant les autres. Ce serait une grosse erreur de le sous estimer. Je suis heureux de l'avoir de mon côté.

- Et bien mon pauvre… Et ce pouvoir qu'il ne connait pas? Tu sais de quoi il s'agit?

- D'après notre estimé directeur, ce serait l'amour. Au ministère, Voldemort n'a pas pu me posséder à cause de l'amour que j'éprouvais pour mes amis et mes proches. Cela le brûle. C'est aussi cela qui l'a brûlé quand il possédait Quirrel et qu'il m'avait attaqué.

- Harry, l'homme torche, invitez-le, il réchauffera votre chaumière…

- vous avez un barbecue impromptu? Inviter le Harry de jardin, il cuira à point vos brochettes sans les brûler.

- On pourrait ajouter cela sur nos publicités pour les feux d'artifice…Voilà que tu as trouvé un métier d'avenir. ( ;-) à Maximilien mon premier revieweur).

- Ne commencez pas déjà à essayer d'exploiter mon Harry.

- Ton Harry, tu vas devoir apprendre à lancer les chauves furies en série quand tu vas aller dans un endroit peuplé de jolies soupirantes prêtes à tout.

Hermione se moque un peu,

- De ce côté-là, Miss monde pourrait défiler en mini bikini avec une pancarte "Je t'aime Harry" que je ne sais pas s'il la remarquerait et s'il comprendrait. En plus, il a horreur des groupies.

- Elles ne veulent pas me connaître, elle veulent le survivant tel qu'elles l'ont lu dans un livre ou un journal.

- Mon pauvre chéri, heureusement que je suis là pour te protéger.

Tout le monde éclate de rire. Les jumeaux décident de rentrer chez eux.

- Harry, si tu as des problèmes pour dormir avec notre idiot de frère, tu peux toujours squatter notre chambre.

- à tes risques et péril bien sûr. La maison décline toute responsabilité en cas de farce ou d'accident totalement imprévus.

- Et donc nous n'y serions absolument pour rien.

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Hermione nous laisse un peu seul tous les deux.

- Ginny, je t'aime!

- Moi aussi je t'aime. Je suis la plus heureuse des femmes.

Nous nous rapprochons les yeux dans les yeux. Un baiser nous réchauffe dans la nuit tombante. Puis nous nous asseyons dans l'herbe. Je dois avoir une conversation avec elle.

- Ginny, tu sais que je t'aime, et qu'il n'y a que toi qui partage mon cœur.

- Pourquoi dis-tu cela? tu es déjà décidé à me laisser? dit-elle la larme déjà à l'œil.

- non, je dis cela parce que, tout à l'heure, j'ai vu une tigresse prête à faire couler le sang.

- ou cela? une tigresse?

- Je t'aime, mais j'ai aussi des amis… et des amies… elles n'ont pas la même place que toi dans mon cœur, mais je ne peux arrêter de les voir ou de les aider parce que tu serais jalouse. J'ai vu comment tu as regardé Hermione quand je l'ai prise dans mes bras, hors tu la connais, tu sais que c'est une amie très chère et que, de plus, elle est amoureuse de ton frère qui lui avait fait très mal.

- J'ai peur de tes réactions quand ce sera Luna ou tout autre de mes proches. Tu dois savoir que tu es la seule et que tu ne risques rien, c'est une question de confiance. J'ai confiance en toi et tu ne dois pas douter ni de toi ni de moi. S'il y a un problème, nous en parlerons mais souviens-toi de la façon dont la jalousie fait réagir ton frère. Il va à l'encontre de ses intérêts en se fâchant pour rien avec sa famille. Je ne voudrais pas que cela arrive entre nous deux.

- Je comprends et je sais que tu as raison, mais je t'ai attendu si longtemps, que je ne peux encore m'y faire. Mais pour toi, j'apprendrai à me contrôler. J'ai plutôt intérêt si je ne veux pas finir à Ascabant pour avoir tué la première idiote venue demander un autographe avec les yeux papillonnants.

- J'ai la solution pour te convaincre que tu ne rêves pas.

Je me penche comme pour lui donner un baiser et … je lui pince doucement le bras. Je me relève en courant et rentre à la maison. J'entends un juron que je ne répèterai pas pour épargner les chastes oreilles.

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Molly et Hermione sont en train de bavarder dans un fauteuil alors que Arthur est occupé avec le mode d'emploi d'une lessiveuse. Je m'assieds alors que rentre Ginny.

- Harry Potter…

Elle vient s'asseoir sur mes genoux et pose la tête sur mon épaule. Qu'elle peut sentir bon. J'en frisonne de plaisir alors qu'une de mes mains glisse dans ses cheveux. Nous écoutons les filles parler, Ginny se joint à la conversation alors que je profite simplement de l'instant présent. Je crois que je tiens l'exacte anti thèse de ce qu'apporte Voldemort. Une famille paisible profitant d'une soirée calme, deux amoureux, des amies… l'ensemble réuni dans une même pièce. Je tiens là mon idéal, ma raison de le battre, ce que je veux défendre et qu'il ne comprendra jamais.

Hermione et Ginny montent dans leur chambre pour aller tour à tour à la salle de bain. J'en profite pour aller prendre l'air une demi-heure. Je me transforme en loup et part dans les bois. C'est merveilleux, la vue est différente la nuit, je me sens parfaitement à l'aise. Je croise un lapin que je course par réflexe. Il plonge dans un terrier alors que je suis sur le point de le rattraper. Mon museau s'enfonce dans la terre alors que je fais la culbute. Je ne suis pas encore au point avec mes instincts et toutes mes pattes. Je reviens vers le terrier. Alors que je vais arriver dans le jardin, l'odeur de Mr Weasley m'assaille. Je me cache dans un buisson avant de me transformer. Je sors du bois et le voit apparaître. Il devait me chercher.

- Harry.

- Je suis ici, je me suis un peu baladé à la lisière du bois.

- Tu ne devrais pas, les sorts de protection ne sont que sur la propriété, pas sur les bois et les environs.

- Je ferai plus attention.

- Je sais que cela t'es difficile, tu parles au père des jumeaux… Mais pense à Molly qui s'inquiète pour un rien et puis tu as aussi Ginny maintenant. Songe à ce qu'il adviendrait d'elle s'il t'arrivait quelque chose. Elle ne s'en remettrait pas.

- Je sais, mais j'essaie de toujours y penser et d'éviter les risques, mais ce n'est franchement pas facile. Et puis, j'aime me dégourdir les jambes, me balader, cela me manque tellement à Privet drive, et pendant l'année à Poudlard, on n'a pas vraiment le temps.

- Harry, Molly a tenu à ce que j'aie une conversation avec toi, et je ne sais pas lui dire non.

Je me sens mal à l'aise.

- Tu sais que nous n'avons qu'une fille, et que nous y tenons.

Je m'aperçois qu'il est encore plus mal à l'aise que moi, si c'est possible.

- Mais je sais que tu es un Brave Garçon, que tu la respecteras et que tu ne dépasseras pas des limites raisonnables.

- Je l'aime, et je ne voudrais pour rien au monde lui manquer de respect.

- Je sais cela, mais parfois les circonstances font qu'une chose en entraine une autre et que l'on perd le contrôle. Comme la maison n'est pas grande, j'aimerais juste la promesse que les chambres de l'un et de l'autre resterons interdites à deux. Cela vous aidera à vous tenir et si le tempérament de Ginny n'approche que de loin celui de sa mère, tu n'auras pas facile à tenir ta promesse.

Nous sommes aussi rouges l'un que l'autre. Je pense que Arthur se rend seulement compte de ce qu'il s'est laissé aller à dire.

- Je vous promets de ne pas mettre les pieds dans sa chambre et de la respecter.

-sSi tu as une question, tu pourras toujours venir m'en parler, j'essaierai d'y répondre. Je pense que l'on peut rentrer et que je pourrai regarder Molly dans les yeux et lui dire que l'on a eu une conversation.

Nous rentrons en silence. J'évite le salon où se trouve Molly et monte à la salle de bain. Je sors de la salle de bain en short et torse nu. La porte de la chambre des filles s'ouvre et Ginny apparaît sur le pas de la porte en chemise de nuit assez fine.

- Je voulais te dire bonsoir.

Elle s'avance, passe ses bras autour de mon cou et démarre un baiser à incendier une fabrique d'extincteurs. Son corps se colle au mien et je sens son bas ventre s'appuyer contre le mien. La réaction est instantanée.

Elle s'écarte avec un sourire jusqu'aux oreilles, alors que je suis avec un foyer d'incendie dans le bas ventre.

- Tu te rappelles le pinçon tout à l'heure? et bien, bonne nuit maintenant .

Elle éclate de rire et rentre dans sa chambre. J'entends aussi vite la clef qui tourne dans la serrure.

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