J'ai pris beaucoup de retard sur cette fan fiction, j'en suis sincèrement désolée mais avec les cours qui ont repris je n'ai pas beaucoup de temps pour écrire (oui c'est ça mon excuse, ne m'en voulez pas). Pour me faire pardonner ce chapitre est plus long que les précédents, j'espère que vous apprécierez!
CHAPITRE 7
Contrairement à ce que Dean pensait, lorsqu'il appela Bobby pour lui annoncer les récents événements celui-ci ne le blâma pas pour ce qui était arrivé. Il s'attendait à se faire engueuler pour ne pas avoir réussi à mener la mission à bien jusqu'au bout mais rien de tout cela n'arriva. Bobby lui expliqua simplement, sans cacher une légère déception quand même, qu'il pensait à mettre plus d'agents sur le terrain car les choses n'allaient sans doute pas s'arranger, surtout si Dean était seul face à eux. Pour Dean, ça n'était pas une bonne idée, il préférait attendre de voir comment les choses allaient se passer. Il lui restait un infime espoir de pouvoir régler la situation sans que Bobby ait à impliquer plus d'agents. Surtout que ça n'était pas la seule mission sur laquelle ils travaillaient, et qu'elle aurait dû être réglée facilement. Dean n'en revenait toujours pas que cette histoire ait prit une si grande ampleur.
Sauf que, même en ayant une très bonne volonté, la situation restait critique. Dean était incapable de retourner à la banque, il pouvait continuer à chercher depuis l'extérieur mais il était persuadé qu'à partir de maintenant il serait sous surveillance et qu'il devait éviter d'attirer l'attention sur lui. Les menaces d'Uriel lui revinrent en mémoire, et sa colère se raviva un peu plus. Il regretta de ne pas s'être débarrassé de lui lorsqu'il en avait l'occasion. Évidemment il n'y avait pas qu'Uriel, mais passer ses nerfs sur lui aurait calmé Dean et Dieu seul savait qu'il en avait besoin. Il avait faillit perdre son contrôle lorsqu'il avait mentionné Castiel et repenser à ça lui mit la pression.
Dean avait songé à faire appel à Cas' pour qu'il puisse être ses yeux et ses oreilles à l'intérieur de la banque mais avait balayé cette idée presque immédiatement. Pour plusieurs raisons; Castiel refuserait sans doute de l'aider, ce que Dean comprenait totalement, et en plus de cela il ne voulait pas que son ami se mette en danger pour lui.
Il était coincé et presque désespéré.
De plus, il n'avait pas parlé à Sam depuis plusieurs jours et son frère lui manquait plus que jamais. L'envie de l'appeler le prit alors qu'il était allongé sur son lit, un casque sur les oreilles, écoutant Lonely Is The Night et Billy Squier. Il soupira en se disant qu'à cette heure du soir, son petit frère devait être en train de dormir ou de faire la fête avec ses amis. Dean attendit quelques minutes de plus, appréciant encore un peu plus longtemps la musique qui faisait battre son cœur au même rythme saccadé que la guitare électrique du chanteur lorsqu'il sentit son téléphone vibrer. Il fronça les sourcils, ayant l'infime espoir que ce soit Sammy essayant de le joindre et prit son portable. Son rythme cardiaque augmenta un peu lorsqu'il vit le nom de Castiel s'afficher sur son écran. Il se redressa et s'empressa de répondre.
-Allô ?
-Dean ? C'est Castiel, j'espère que je ne te dérange pas, dit-il d'une voix calme.
Dean passa une main fatiguée sur son visage.
-Non, non tu ne me déranges pas, t'inquiète. Mais tu sais que t'as pas besoin de dire que c'est toi quand tu m'appelles parce que j'ai ton numéro enregistré, hein ? demanda-t-il d'une voix railleuse.
-Oui, c'est vrai, avoua Cas' après un court silence.
Un léger sourire étira les lèvres de Dean. Entendre la voix de son ami lui réchauffa le cœur et pendant un court instant la seule chose à laquelle il pensa fut de se rendre compte à quel point il était heureux de pouvoir lui parler à nouveau.
-Je...commença Cas' doucement. Uriel m'a dit que tu avais été remercié.
Dean haussa les sourcils à l'expression de Castiel et fut presque tenté de rire mais se retint.
-Yep, on peut dire ça.
-Du coup...Ça s'annonce mal, dit Cas' avec hésitation.
Un soupir échappa à Dean et il ferma les yeux avec fatigue. Castiel ne savait même pas à quel point il avait raison, et Dean ne sut pas quoi lui répondre.
-Qu'est-ce qu'il sait passé ? demanda-t-il.
Dean se mordit la lèvre inférieure et se leva de son lit, commença à marcher dans sa chambre en réfléchissant à sa future réponse. Il expliqua à son interlocuteur son altercation avec Uriel, les menaces à peine dissimulées qu'il avait reçues et qu'il était officiellement sur leur liste noir, comme Anna. Il hésita à lui parler du fait qu'Uriel se soit servit de lui comme moyen de pression mais ne le fit pas. Cas' n'avait pas besoin d'avoir la confirmation qu'ils gardaient un œil sur lui également, ça ne servirait à rien de le stresser encore plus.
-Je suis désolé que ce soit arrivé, dit Cas'.
-J'vais m'en remettre, t'inquiète pas pour moi.
Un long silence s'installa dans leur conversation téléphone que Castiel finit par briser de sa voix grave et cassée.
-Je pense que ça serait plus facile si l'on pouvait parler de cela face à face.
Sa voix était hésitante, comme s'il voulait qu'ils se voient mais n'en n'était pas sûr. Dean sentit sa gorge se serrer. Il voulait revoir Castiel, tout son corps le poussait à dire « J'arrive dans 10 minutes » et grimper dans son Impala immédiatement, mais il ne pouvait pas. Son ami lui manquait, encore plus maintenant qu'il savait qu'il était mieux pour eux deux qu'ils n'aient plus rien à voir l'un avec l'autre.
-Je croyais que tu préférais qu'on ne se voit plus ? demanda Dean, cherchant d'où venait se retournement de situation.
-C'est ce que je préférais au début mais certaines choses ont changé. Et puis, maintenant que tu ne travailles plus à la banque c'est moins risqué, non ?
Dean se mordit la joue et repassa encore sa main sur son front avec agacement.
-Cas', au contraire, c'est plus dangereux maintenant. J'ai pas envie qu'ils m'associent avec toi et que tu te retrouves toi aussi « remercié ». Tu l'as dis toi-même, tu peux pas te permettre de perdre ce job et s'ils voient qu'on a encore des liens tout les deux, ils vont forcément se débarrasser de toi, expliqua-t-il.
-Tu crois sincèrement qu'ils le sauraient si nous continuions à nous voir ?
Dean s'approcha de la fenêtre de sa chambre qui donnait sur la rue éclairé par les lampadaires et les enseignes de magasins ou de bars encore ouverts à cette heures-ci. Peu de voitures roulaient et beaucoup étaient garés, silencieuses, dans la nuit. Certains pourraient penser que Dean était paranoïaque, mais il s'était déjà fait espionné et filé suffisamment de fois pour savoir que la banque continuait à le surveiller. Il était persuadé que dans l'une de ses voitures quelqu'un attendait qu'il sorte de son appartement, l'observant de loin, vérifiant qu'il ne faisait rien de répréhensible. Il le sentait au fond de lui.
-Oui, répondit-il simplement.
-Eh bien je m'en fiche.
La réponse de Castiel étonna suffisamment Dean pour qu'il en perde le fil de ses pensées, il ouvrit la bouche pour lui répondre mais aucun son ne franchi ses lèvres. Il resta là de longues secondes, fixant la rue, cherchant ce que Cas' voulait lui faire comprendre.
-Je n'ai plus peur d'eux, et je n'ai rien à me reprocher. Ils n'ont rien contre moi pour le moment et je travaille avec eux depuis de longues années, ils pourraient me renvoyer simplement car je continue à te voir ?
Il ajouta un petit rire forcé à sa question rhétorique.
-Je suis prêt à prendre le risque, déclara Castiel
Savoir que Castiel avait suffisamment envie de voir Dean pour surpasser sa crainte de se faire virer fit une drôle de sensation au creux du ventre de ce dernier. Il était perdu, tiraillé entre l'envie de voir Cas' en prenant le risque que la situation ne s'aggrave et refuser sa proposition, en sachant pertinemment que son refus ferait comprendre à son ami qu'il préférait qu'il sorte définitivement de sa vie. Sauf qu'il ne voulait pas que Castiel sorte de sa vie, pas maintenant, c'est pour cela qu'il n'hésita pas plus longtemps.
-J'arrive dans dix minutes.
Dean raccrocha après cela en se demandant s'il venait de faire une erreur. Sans doute, mais il préférait se dire qu'il était paranoïaque et que s'il voyait Cas' une fois en fin de soirée ça n'aggraverait pas la situation pour lui. Et puis si Castiel n'avait plus peur, pour une raison qu'il ignorait, eh bien lui non plus.
Il prit donc sa veste en cuire noir, son téléphone portable et descendit de son immeuble pour grimper dans son Impala. Il essayait de calmer son anxiété quant à cette sortie mais en fut incapable lorsqu'il démarra sa voiture et vit qu'à peine quelques secondes plus tard, une des autres garée dans sa rue fit de même. Il essaya de se dire que ça n'était qu'une coïncidence mais sentait au fond de lui que ce n'était pas le cas. Dean regarda dans son rétroviseur, observant le coupé noir qui roulait à quelques dizaines de mètres derrière lui et soupira d'exaspération.
Il continua à rouler jusqu'à arriver chez son ami. En se garant dans le parking face à la porte, sa gorge se serra à cause de l'angoisse de ne pas savoir ce qui risquait d'arriver ensuite, que ce soit pour lui ou pour Castiel. Il ouvrit la portière en se maudissant d'avoir accepté de venir, mais maintenant il était trop tard. La voiture qui l'avait suivie ne s'était pas arrêté dans le même parking, il n'arrivait plus à savoir où elle se trouvait. Dean détailla des yeux les alentours mais rien ne bougeait. Il était seul.
Il marcha d'un pas rapide jusqu'à la porte et essaya de l'ouvrir mais en fut incapable. Dean se tourna alors à sa gauche pour regarder l'interphone et chercha celui de l'appartement de Castiel. Il le trouva finalement au nom de « Novak » et appuya dessus.
-Cas' tu m'ouvres ? demanda-t-il dans l'interphone en imaginant que son ami avait décroché.
Rien ne lui répondit alors Dean prit son téléphone portable pour l'appeler, se disant qu'il n'avait simplement pas entendu la sonnette. Castiel finit par répondre, au grand soulagement de Dean.
-Je suis là tu m'ouvres ? re-demanda-t-il.
-Oui, désolé.
Castiel obéit et Dean entendit le « bip » significatif que la porte était ouverte.
-T'en a mis du temps, il fait froid de...
Il ne n'eut pas le temps de finir sa phrase. Alors qu'il allait franchir le seuil un violent coup à la tête le fit basculer en avant et il s'écrasa contre la vitre de la porte. Il aurait pu s'évanouir mais réussit à rester conscient, gémissant face à la douleur qu'il ressentait à l'arrière du crâne. Dean se tourna rapidement vers son agresseur et vit trois hommes de taille moyenne, habillés de noir. La lumière de l'immeuble lui permettait de voir leur visage et il ne reconnu aucun d'entre eux. Il comprit par contre immédiatement qui étaient ces hommes et ce qu'ils lui voulaient et ceux-ci n'hésitèrent pas à attaquer à nouveau. Dean eu le réflexe de sortir la première arme qui lui vint à l'esprit : ses clés. Il n'avait pas prit quoi que ce soit d'autre, ni même son couteau car il ne voulait pas que Cas' tombe dessus. Il le regrettait à cet instant, simplement armé de ses clés de voiture qui étaient un peu inutiles. Dean vit l'un des hommes s'approcher à nouveau et le frappa avec ses clés tels un couteau au visage, ce qui le blessa légèrement. Son adversaire recula sous l'attaque mais fut remplacé par l'un des autres hommes qui lui attrapa les bras de Dean par derrière qui n'arriva pas à se dégager. Dean lâcha ses clés sous la douleur qui s'exerçait sur ses bras. Lorsque l'homme qui était blessé s'approcha de lui, il réussi à le frapper d'un coup de talon dans le genou mais reçu un coup de poing de la part du troisième homme. La douleur se diffusa dans son visage rapidement et il jura entre ses dents.
-Emmenez moi ce fils de pute, dit celui qui saignait de la joue.
Dean gigota pour essayer de se dégager encore une fois mais ni arriva pas. Il était un peu sonné par les coups qu'il avait reçu alors fut obligé d'aller avec ses agresseurs, sans pouvoir se défendre. Celui qui le tenait l'obligea à s'éloigner de la porte de l'immeuble et Dean remarqua que son portable était tombé par terre. Il songea à Cas' qui devait se demander ce qu'il se passait mais n'y pensa pas plus longtemps, trop occupé à chercher comment se sortir de cette situation. Malheureusement, il n'eut pas le temps d'y parvenir car ils arrivèrent, non sans mal, à la voiture des trois hommes qui se trouvait sur le parking derrière l'immeuble et Dean fut violemment jeté à l'intérieur après qu'ils lui aient attachés les mains.
-Dean ? Tout va bien ? Dean ?!
Castiel enleva son téléphone de son oreille pour vérifier que la conversation ne s'était pas coupée. Ce n'était pas le cas, Dean avait juste été arrêté au milieu de sa phrase et cela inquiéta grandement Castiel. Il essaya à nouveau de parler à son ami mais il ne répondait toujours pas. Il entendit cependant des bruits secs, des paroles trop loin et trop inaudible pour qu'il puisse les comprendre. Il saisit immédiatement que quelque chose n'allait pas et sortit de son appartement en courant. Castiel dévala à grande vitesse les trois étages qui le séparait du rez de chaussé et lorsqu'il arriva près de la porte, Dean n'étais pas là. Il sortit de son immeuble, regarda autour de lui et vit au loin quatre hommes rentrer dans une voiture.
-Dean...murmura-t-il, comprenant qu'il y avait un rapport entre ce qu'il voyait et la disparition de son ami.
Il se recula et découvrit par terre le trousseau de clés qu'avait laissé tombé son ami et son téléphone portable. Il les ramassa tout les deux, sentant la pression monter en lui peu à peu. Le bruit du moteur de la voiture dans laquelle se trouvait sans doute Dean se fit entendre. Il venait de derrière l'immeuble et Cas' savait que celle-ci finirait par repasser devant l'entrée pour quitter le parking car c'était la seule sortie. Comprenant qu'il n'avait pas d'autre choix et sachant qu'il n'avait que très peu de temps, il se mit à courir jusqu'à l'Impala. Heureusement celle-ci n'était pas loin et Cas' put rapidement l'ouvrir grâce aux clés de Dean avant de monter à l'intérieur. Il vit la voiture inconnue passer près de lui et quitter le parking rapidement. Il n'y avait pas de temps à perdre.
Castiel savait conduire, il ne le faisait simplement jamais et lorsqu'il alluma le moteur de l'Impala il pria pour ne pas avoir oublier comment faire fonctionner la voiture. Il se demanda si Dean avait fait exprès de laisser ses clés pour que Castiel puisse le suivre mais n'y pensa pas plus longtemps et fit une marche arrière.
-Concentre toi, s'ordonna-t-il à lui-même.
Il voyait déjà la voiture qu'il voulait suivre s'éloigner au loin et il savait que s'il ne se dépêchait pas il la perdrait. Castiel appuya donc sur l'accélérateur et quitta à son tour le parking. Il fini par avoir une bonne vision sur son but et décida de la suivre à une distance respectable pour éviter de se faire repérer. Peut-être que c'était déjà le cas mais il n'avait pas d'autre solution il devait faire tout son possible pour retrouver Dean.
Il n'y avait presque personne sur la route ce qui était heureux pour Castiel qui était obligé de dépasser les limites de vitesses pour pouvoir continuer à suivre la voiture. Il n'aimait pas du tout ça, il se mettait en danger et également tout les autres rares utilisateurs de la route et cela fit monter l'angoisse en lui, encore plus qu'à l'origine. Au bout de plusieurs longues minutes de filature, les deux voitures finirent par quitter la ville et s'enfoncèrent dans une zone industrielle où la voiture dans laquelle était Dean finit par s'arrêter. Cas' comprit qu'il valait mieux prendre ses précaution alors il s'arrêta loin de son but, observant à phares éteints ce que faisait l'autre voiture. Il ne voyait pas grande chose mais savait qu'il était caché dans l'ombre d'un des entrepôts et qu'il ne pouvait être vu s'il ne bougeait pas.
Un des hommes finit par sortir de l'habitacle, suivit par trois autres dont l'un devait sans doute être Dean. L'un d'entre eux tenait le quatrième fermement et ils s'avancèrent vers la porte d'un des entrepôts. Il s'engouffrèrent tout les quatre à l'intérieur et, sans réfléchir plus, Castiel sortit à son tour de l'Impala et s'avança furtivement, la boule au ventre à l'idée de se faire repérer.
L'un des trois hommes obligea Dean à s'asseoir sur une chaise et ils trouvèrent le moyen de l'attacher suffisamment fort pour qu'il soit incapable de se libérer seul. Ça s'annonçait mal. Dean jeta un coup d'œil à l'entrepôt dans lequel on l'avait installé. Il était grand, vide, d'immense fenêtres donnait sur un ciel partiellement étoilé et il n'y avait aucun bruit si se n'était celui des murmures des trois hommes et de la respiration saccadée de Dean qui était parfaitement exaspéré par toute cette situation. Il détestait se faire traiter de cette manière.
-Vous comptez faire quoi ? Me regarder être assis sur cette chaise toute la nuit ? demanda Dean avec défi.
Pour seul réponse, il reçut un coup de poing dans l'abdomen qui lui coupa la respiration et le fit tousser violemment.
-Ne vous amusez pas avec mon jouet, dit calmement une voix dont Dean n'arrivait pas à voir la provenance.
Les trois hommes se retournèrent tous en même temps pour accueillir celui qui avait parlé et ce fut avec un certain désespoir que Dean comprit qui il était.
-Zachariah, siffla-t-il avec une mélange étonnement et de dégoût.
Il s'attendais presque à voir Uriel arriver avec lui mais ce ne fut pas le cas.
-Dean Smith, c'est un plaisir, répondit-t-il avec un sourire carnassier.
-C'est pas partagé, répliqua Dean.
Zachariah ne le quitta pas du regard et un échange silencieux commença entre les deux hommes. Dean cherchait un moyen de se sortir de cette affaire mais comprenait que ça n'allait pas être chose facile. Seul contre quatre hommes armées alors qu'il était attaché n'était pas très encourageant. Mais il se doutait bien qu'il était hors de danger pour le moment, s'ils avaient voulu le tuer il serait sans doute déjà mort. Non, Zach' voulait l'interroger, il devait utiliser ça à son avantage.
-Tu dois te demander ce que tu fais ici, supposa Zachariah et s'approchant de Dean.
-J'imagine que vous aviez tellement envie de passer du temps avec moi que vous avez décidé de me kidnapper, c'est compréhensible.
Il assorti sa phrase d'une bitchface digne de son petit frère et Zach' lui répondit d'un rire franc et supérieur qui énerva encore plus Dean.
-Non, en réalité j'aimerais beaucoup savoir qui tu es réellement et pour qui tu travailles, expliqua-t-il sans quitter son petit sourire.
Dean pinça ses lèvres et jugea son interlocuteur du regard. Il détourna ensuite les yeux vers les trois autres hommes qui se tenaient droit, observant l'échange en silence.
-Mon nom est Dean Smith, je suis poisson, j'aime les couchers de soleil et les longues marches sur la plage. Et jusqu'à aujourd'hui je travaillais pour vous mais vous m'avez salement viré, répliqua-t-il sur le même ton.
Son petit jeu commençait à énerver Zach' et cela l'amusait beaucoup.
-Tu penses réellement que tu es en position de jouer à ça ? demanda froidement Zach'.
-Que veux-tu que je te dise ?
Son interlocuteur souffla d'exaspération et son poing partit immédiatement. Il vint frapper la joue de Dean qui sentit la douleur se diffuser dans tout son visage. Il ouvrit la mâchoire avec peine et cracha sur le côté, se demandant s'il saignait.
-Je veux la vérité, ordonna Zach'.
Dean ne répondit rien et fixa encore son ancien patron qui attendait. Il n'avait pas peur et ne comptait rien lui dire, même s'il le torturait. Au bout d'un certain temps, Zach' fit un signe aux trois hommes et ceux-ci hochèrent la tête puis se dirigèrent vers la sortie, laissant les deux hommes seuls. Cela étonna Dean qui fronça les sourcils.
-Tu sais Dean, nous n'aimons pas avoir à faire ça mais nous n'avons pas le choix. Nous vivons à une époque où la concurrence nous oblige à mettre en place des mesures...radicales. Tu comprends que nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des risques, n'est-ce pas ? demanda-t-il.
Dean ne répondit toujours pas, réfléchissant à toute allure à une idée pour se sauver la mise. Maintenant qu'il était seul il pourrait très bien se débarrasser de Zach' mais il ne pouvait se détacher. Sa motivation déclina encore plus lorsqu'il vit son interlocuteur sortir une arme à feu de sa ceinture. Il la montra à Dean avec ce même air supérieur, comme s'il était fier d'avoir ce flingue en sa possession.
-Nous sommes très loin de la ville, il n'y a personne dans les parages alors maintenant tu vas me dire pour qui tu travailles sinon je te tire une balle dans le genou, menaça-t-il.
Dean observa l'arme et soupira.
-Quoi qu'il arrive je vais mourir ce soir, alors pourquoi je devrais avouer quoi que ce soit ?
Zach' prit un air surpris et détourna son arme de Dean.
-Qui a dit que tu devais forcément mourir ? Non, si tu me dis tout ce que tu sais il ne va rien t'arriver !
Il prit un sourire d'ange ce qui rendu Dean encore plus sceptique. Celui-ci détourna les yeux comme s'il s'en fichait et Zach' le frappa à l'arcade sourcilière avec la crosse de son arme.
-Tu travailles pour Crowley c'est ça ? demanda-t-il avec colère face au silence de Dean.
Dean grimaça à cause de la douleur et se demandait qui était ce Crowley. Il fronça les sourcils puis une idée lui vint à l'esprit. Il hocha la tête, sentant le sang couler le long de son visage et la douleur de son abdomen ne pas s'atténuer.
-Je savais qu'on aurait dû le tuer quand on en avait l'occasion...siffla Zach' pour lui-même.
Il se redressa et passa sa main dans le peu de cheveux gris qui lui restait.
-Dis moi où il se trouve, ordonna-t-il.
-Aucune idée, répondit Dean.
Il fallait qu'il gagne du temps. Ce Crowley était un nouvel élément dans toute cette histoire et s'il s'en sortait, il comptait bien découvrir qui il était et quel était son rapport avec Lucifer. En disant qu'il travaillait pour lui, Dean espérait pouvoir se protéger un peu plus longtemps. Si Zach' comptait avoir des informations de sa part il n'allait pas le tuer, c'était le plus important.
Mais Zach' était encore plus en colère, il frappa Dean à nouveau à l'estomac et celui-ci eu un mal de chien.
-Putain ! jura Dean face à la douleur.
-Ça fait mal hein ? Dis moi tout ce que tu sais sur Crowley, ordonna-t-il encore.
Dean ne dit rien et continua à essayer de desserrer ses liens, en vain. Voyant que ce qu'il faisait ne menait à rien, Zachariah pointa son arme sur le front de Dean et le regarda froidement.
-Je n'ai pas de temps à perdre avec toi, sache-le. On m'a demandé de régler le petit problème que tu nous crées alors arrêtons ces conneries.
Il chargea son flingue et le cliquetis reconnaissable donna des frissons à Dean. Il prit une grande inspiration.
-Pourquoi vous avez décidé de me tuer alors que ton toutou Uriel a décrété que vous me laissiez en paix si je faisais pas de conneries ? demanda-t-il pour gagner du temps.
-On a décidé de ne plus prendre aucun risque, répondit Zach'.
Sa technique ne fonctionnait pas vraiment, il le comprit quand Zach' posa le canon de son arme contre le front de Dean. Son cœur battait à cent à l'heure dans sa poitrine, il tira fortement sur ses liens mais n'arriva pas à les desserrer. Il était coincé sur cette chaise, et à deux doigts de mourir.
-Une dernière chose à dire ? demanda Zach' en retrouvant son sourire supérieur.
Dean ne fit plus aucun geste, il ferma les yeux en priant pour que le ciel lui vienne en aide et, alors qu'il s'attendait à ce qu'une balle vienne se loger dans sa tête un grand bruit sourd se fit entendre. Il re-ouvrit les yeux avec étonnement et vit Zachariah à terre, Castiel derrière lui, une barre en métal à la main.
-Castiel ?!
C'était trop beau pour être vrai. Le soulagement gagna tout son corps en voyant Castiel lâcher son arme d'appoint et se jeter presque sur lui.
-Tu vas bien ? demanda-t-il immédiatement.
Il passa une main sur l'arcade de Dean qui ne saignait presque plus après s'être agenouillé et le regarda avec une grande inquiétude. Voir Castiel avait atténué toute la douleur que Dean ressentait alors il hocha vivement la tête.
-Oui, oui je vais bien, mais par où t'es rentré ?
Castiel se releva et passa derrière Dean. Il s'empressa de dénouer les liens qui l'empêchaient de bouger, même si ses mains tremblaient d'avoir trouvé son ami dans cette situation.
-Il y a un passage près de la fenêtre là-bas, j'ai décida de passer par là quand j'ai vu les trois hommes sortir de l'entrepôt.
Il finit par détacher Dean qui fut heureux de pouvoir à nouveau bouger ses bras. Il s'empressa de s'occuper des liens à ses pieds. Mais alors qu'il se baissa vers ses chevilles, il vit Zachariah se relever difficilement et attraper la barre en métal qu'avait laissé tomber Castiel.
-Cas' fais gaffe! cria-t-il.
Il essaya d'atteindre Zach' avec ses bras mais n'y parvint pas. Heureusement, Castiel réussi à esquiver le coup maladroit de son adversaire qui repartit à la charge avec rage. Dean se remit à la tache pour se détacher mais y arrivait avec difficulté.
Castiel réussi à éviter le deuxième coup mais trébucha sur un objet qu'il n'identifia pas dans la pénombre. Il vit Zach' s'élancer vers lui, sa barre à la main, le regard fou et se recula vivement en glissant pas terre. Il heurta quelque chose; l'arme à feu de Zachariah qu'il avait envoyé plus loin en tombant par terre.
-Attention ! s'écria Dean pour le prévenir.
Il savait ce qu'il allait arriver. Zach' n'était plus qu'à quelques mètres de lui, Dean était toujours attaché alors Castiel prit une grande inspiration. Il attrapa l'arme d'une main tremblante et visa son adversaire.
-Cas'!
Castiel n'entendit pas le cri de Dean et appuya sur la détente.
