Bonjour tout le monde !

Une nouvelle fois un grand merci à tous ceux qui laissent une trace de leur passage, vous me faites toujours plaisir.

Merci à Guest, à qui je n'ai pas pu répondre personnellement.

Un chapitre proche des cours (mais après ça, je me calme un peu, promis) pour aujourd'hui. Bonne lecture !


Iris tenait enfin le petit paquet que son père lui avait remis. Elle avait passé dix bonnes minutes à le chercher, puis avait pensé à regarder sous son lit. Elle avait du le faire tomber la veille, en sortant ses affaires de la valise. Elle déchira le papier qui enveloppait son cadeau, et y découvrit un appareil photo, qui pouvait facilement tenir dans une poche. Une note de son père accompagnait le paquet :

Iris,

Ta mère et moi espérons avoir de tes nouvelles régulièrement, mais nous ne serons pas à tes côtés toute l'année, alors prends de nombreuses photos, et nous les développerons à Noël, pour avoir une idée du monde dans lequel tu vis.

Bisous,

Papa

Ps : Ce n'est pas un appareil numérique, car j'ai lu que les technologies les plus avancées ne fonctionnent pas correctement quand il y a de la magie dans l'air. Si tu es à court de pellicules, nous pouvons t'en envoyer.

Iris s'assit au bord de son lit. Elle allait pouvoir montrer à ses parents la vie à Poudlard ! Elle se demandait s'il était possible de faire bouger les photos prises avec un appareil moldu. Elle avait déjà aperçu des photographies qui bougeaient, dans les journaux ou sur les cartes de Chocogrenouilles, mais elle ne savait pas si elle pourrait animer les siennes. Avec l'appareil se trouvaient deux pellicules, soit de quoi faire de nombreuses photos. Mais elle devait choisir avec soin ce qu'elle allait montrer à ses parents. Le château, vu du parc, et la salle commune étaient importants, mais elle aurait bien voulu photographier les cours, notamment la salle de potions, qui était vraiment impressionnante, avec ses chaudrons et son ambiance sombre. Elle commencerait quand les filles rentreraient au dortoir, pour avoir une photographie d'elles quatre, et ferait le tour de Poudlard le lendemain, pour profiter de son dimanche.


Mr et Mrs Dursley finissaient leur dessert chez Mr et Mrs Dursley. Vernon et Pétunia était en effet venus voir leur fils et sa femme, et prendre des nouvelles de leur petite fille, car celle-ci était partie dans un pensionnat qui offrait dès l'entrée au collège une option cinéma-audiovisuel, qui faisait rêver Iris.

Vernon Dursley, bedonnant et la moustache grise, parlait avec enthousiasme de perceuses à son fils, qui commençait à connaître le sujet par cœur. De l'autre côté de la table du salon, Aurore et Pétunia échangeaient des recettes de cuisine. En regardant la scène, on aurait pu se croire dans une série télé américaine. Mais Aurore adorait véritablement faire la cuisine , et sa belle-mère était de bon conseil, et cela leur permettait à toutes les deux d'échanger sur un sujet qui n'était ni les perceuses, ni le voisinage, car Aurore avait horreur des commérages de Pétunia. Elle avait naturellement orienté la conversation sur la tarte aux pommes que son invitée avait apportée, pour éviter les questions dérangeantes à propos d'Iris. Jusque là, la manœuvre avait plutôt bien réussi.

Tout échoua lorsque, à travers la fenêtre du salon, qui était restée ouverte, un hibou traversa la pièce, et vint se poser pile au milieu de la table. Il tourna la tête gauche, puis à droite, puis à nouveau à gauche, et ne parvenait pas à se décider : il y avait bien trop de Mr et Mrs Dursley dans le salon du 106, Shakespeare road.

Vernon s'énerva. Que faisait celle saleté de volatile dans le salon de son fils ? Lequel était mitigé, car il allait enfin avoir des nouvelles de sa fille, même si elle n'arrivaient pas au bon moment. Aurore regarda nerveusement Pétunia, dont le visage s'était décomposé. Elle avait compris.

C'est d'une voix basse, presque inaudible, qu'elle articula :

- Où se trouve l'école d'Iris ?

Son mari tourna vers elle sa petite tête sans cou, ressemblant à un hibou dérangé.

- Qu'est-ce que tu veux dire, Pétunia ?

Il regarda le hibou, puis sa femme, puis son fils, puis à nouveau le hibou, qui ne savait toujours pas à qui donner sa lettre.

- Notre petite fille ? S'étrangla-t-il, notre unique petite fille est une tu-sais-quoi ? C'est impossible ! Enfin, Aurore, vous êtes normale ? C'est vous qui lui avez transmis tout ça ?

Aurore était choquée par la réaction de son beau-père, et comprenait un peu mieux pourquoi Dudley n'avait rien dit à ses parents. Pendant qu'elle y réfléchissait, elle en oubliait de répondre à Vernon, qui prit son silence pour un acquiescement, et partit en claquant la porte. Ce n'est que lorsqu'ils entendirent le moteur de la voiture vrombir que Dudley et sa femme se rendirent compte que Pétunia était toujours sur le canapé du salon, les larmes aux yeux, et muette.

Cela ne ressemblait pas vraiment à Pétunia Dursley, qui n'avait jamais eu la langue dans sa poche. Mais elle se souvenait. Lily. Lily qui jouait avec le fils Rogue, dans le parc, et qui faisait s'ouvrir les fleurs. Lily qui recevait une lettre. Lily qui découvrait qu'elle avait tenté, elle aussi, d'entrer dans cette école. Lily qui revenait l'été, et parlait de ses cours, de ses amis, de la magie. Lily qui apportait des tasses mordeuses à leurs parents. Les étés où Lily rentrait, en pleurant, car elle ne verrait pas ses amis. Les étés où Pétunia devait supporter sa sœur qui avait toujours été la préférée de ses parents. Lily par ci, Lily par là. Insupportable Lily. Lily le monstre. Puis, il y avait eu l'accident. Et Pétunia avait hérité du gamin. Aussi bizarre que sa sœur, rien à voir avec son Dudley. Saleté de gamin qui avait fait échouer une promotion de Vernon, et qui avait gonflé la tante Marge. Qui les avait mis en danger, eux, des gens normaux. Et puis il y avait eu la guerre, et ils avaient été obligés de fréquenter des monstres pendant presque une année.

- C'est trop pour moi, murmura-t-elle.

Elle sorti du 106, Shakespeare road, et Dudley la vit sortir son téléphone, pour appeler son mari. Il n'avait pas du répondre, car elle se dirigea vers l'arrêt de bus.

Il n'y avait enfin plus que deux Dursley dans le salon, et le hibou, qui avait tout observé sans rien comprendre, tendit sa patte. C'est Dudley qui détacha la lettre, Aurore étant encore sous le choc.

Papa, Maman,

Je suis bien arrivée à Poudlard. Le château est immense, j'ai peur de m'y perdre, mais je sens que je vais m'y plaire. À mon arrivée, j'ai été répartie dans la maison de Poufsouffle (je sais que vous savez ce que sont les maisons, si vous ne vous en souvenez plus, c'est au chapitre 8 de votre livre). Mon amie Lucy (la rousse, de la librairie) est avec moi et deux autres filles, Sam et Sara, qui ont l'air très gentilles.

Les cours commencent demain, même si c'est samedi, pour qu'on se mette rapidement au travail. J'ai hâte de voir ce qu'on va faire en potions et en sortilèges !

Je vous laisse, je dois aller manger, j'espère que vous allez bien tous les deux.

Bisous !

Iris

Ps : tu m'avais dit que tu avais un cousin comme moi. Tu crois qu'il a des enfants ? Est-ce que tu pourrais me donner son nom, pour que je puisse rencontrer le reste de la famille ?


Lundi matin, Iris se leva en retard, et courut pour aller prendre son petit-déjeuner avant la fermeture de la Grande Salle. Elle avait eu son emploi du temps la veille, et avait hâte de découvrir de nouveaux cours. La semaine commençait par de la Botanique, et c'était la première fois qu'elle aurait cours avec les Serpentards. Elle avait préparé son sac pour la journée, car elle ne savait pas si elle aurait le temps de passer aux dortoirs pendant midi. Sa mère lui avait confié une grande sacoche en cuir, qu'elle avait utilisé pendant toute la durée de ses études. Elle était un peu grande pour Iris, mais elle lui permettait de prendre ses manuels, ses parchemins, sa plume, mais également la paire de gants pour la botanique et son appareil photo, au cas où.

Les premières années avaient rendez-vous avec le professeur Londubat devant les serres. C'était un homme encore jeune, malgré ses cheveux grisonnants, et en le regardant, on avait du mal à deviner qu'il était un héros de la Deuxième Guerre. Pourtant, Iris avait lu son nom dans l'Histoire de la Magie. Avec son tablier et son grand sourire, il ne faisait pas vraiment peur.

- Tout le monde est là ? Cette année, nous allons commencer dans la serre numéro une, commença-t-il en montrant la grande serre derrière lui, où vous allez étudier les plantes magiques parmi les moins dangereuses. Lorsque vous aurez pris de bonnes habitudes de travail, on pourra passer à la serre numéro deux. Les autres serres (il y en avait cinq de plus), sont réservées aux élèves des années supérieures. Vous avez l'interdiction formelle d'y entrer. Y a-t-il des questions ?

- Est-ce qu'on va vraiment faire du jardinage ?

La voix était hautaine, et la question, à la grande surprise d'Iris, ne venait pas d'un élève de Serpentard, mais d'un de ses camarades de Poufsouffle.

- Smith, n'est-ce pas ? J'ai bien connu votre père, commenta le professeur. Sachez, reprit-il en s'adressant à toute la classe, que la botanique n'est pas qu'une affaire de jardinage. Connaître les plantes magiques et leurs propriétés est la base de la confection des potions, savoir repérer des espèces particulières lors d'un voyage à l'étranger vous permettra de soigner quelques douleurs sans avoir à dépenser tous vos Gallions dans des remèdes pas toujours efficaces. Dans ce cours, vous allez apprendre non seulement à reconnaître les plantes, mais également à les soigner, et à comprendre leur fonctionnement pour les récolter au bon moment, qui n'est pas nécessairement le même selon l'usage que vous allez faire de la plante. Est-ce que quelqu'un pourrait me donner un exemple ?

Seul un garçon blond de Serpentard leva la main. Lorsque le professeur Londubat l'interrogea en lui demandant son prénom, il répondit :

- Gordon Aberline. L'aconit, ou le tue-loup, qui rentre dans la composition de la potion tue-loup, doit être cueilli à la nouvelle lune pour être utilisé dans cette potion. Cueilli à tout autre moment, il entre dans la composition de violents poisons.

- Excellent exemple, dix points pour Serpentard.

Iris regarda le garçon, impressionnée par la précision de sa réponse. Elle se dit qu'elle avait bien fait de ne pas lever la main, elle aurait eu l'air ridicule.

La suite du cours se passa dans la serre numéro une. Le professeur leur montra trois plants de belladone, qu'Iris connaît, car elle avait des feuilles et des fleurs séchées dans son nécessaire à potions, et leur expliqua les différents usages des belladones roses, jaunes et noires. Pour la fois suivante, les élèves devaient connaître ces différences et savoir les expliquer. De plus, ils devaient apporter leurs gants, et une tenue de rechange, car ils commenceraient leurs travaux pratiques.

Le cours d'histoire fut aussi ennuyeux que le précédent. Le professeur fantôme, Binns, parla d'une voix monocorde et monotone pendant une heure. Iris était sûre qu'avec un autre professeur, le monde magique avant la fondation des écoles aurait dû être passionnant. L'élève de Serdaigle qui avait semblé si déçu la fois précédente ne s'ennuyait plus. Il dessinait. Iris pouvait voir par dessus son épaule (il était juste devant elle, cette fois-ci) qu'il dessinait assez mal. Mais elle comprenait clairement qu'il avait voulu représenter les combats des chevaliers-sorciers contre leurs suzerains moldus. Apparemment, il aimait beaucoup l'histoire, et avait décidé de rêver à sa façon. Lorsqu'il sortirent de la salle, soulagés, elle entendit un autre serdaigle interpeller celui qu'elle avait observé toute l'heure. Il s'appelait Albus.

Finalement, Iris aurait eu le temps de passer à la salle commune. Elle le saurait pour les prochains jours, et se ferait moins mal au dos. Elle avait mangé avec les trois W, ne s'était toujours pas remise des plats qui apparaissaient tout seuls au milieu de la table, et avait été se promener dans le parc pour digérer. Celui-ci, qui entourait le château, était fabuleux. Il y avait toutes sortes d'arbres improbables, mais celui qui avait le plus marqué Iris était le saule-cogneur, qu'elle s'était empressée de photographier. Elle était tout de même un peu triste, car l'agressivité de l'arbre n'allait pas être très bien rendue sur une photographie moldue.

Après cette pause digestive, les quatre filles de Poufsouffle se rendirent à la salle de sortilèges, en empruntant des escaliers mobiles qui leur firent modifier trois fois leur trajet. Elles y retrouvèrent leurs camarades masculins, dont elles ne connaissaient d'ailleurs pas le nom du troisième, qui était plutôt petit, un peu enveloppé, et manifestement très timide, ainsi que les Serpentards, qui étaient pour la plupart arrivés en avance. Le minuscule directeur-adjoint les fit entrer dans la salle.

- Quatorze, quinze, seize, compta le professeur de sa petite voix aiguë, tout le monde est là, c'est parfait. Le cours de sortilèges est obligatoire jusqu'à la fin de votre cinquième année. Après vos BUSES, seuls les meilleurs d'entre vous pourront poursuivre les sortilèges, avec l'option Charmes & Enchantements. D'ici là, nous allons travailler ensemble pour que vous connaissiez d'une part les sorts qui vous seront utiles en sortant de Poudlard, et d'autre part les bonnes techniques pour apprendre de nouveaux sorts. Nous allons commencer aujourd'hui par un sort de lévitation. Avant cela, que ceux qui n'ont jamais jeté de sorts lèvent la main.

Comme personne n'osait, le professeur Flitwick les encouragea, leur expliquant que c'était même plutôt normal. Le premier à lever sa main en hésitant fut le dernier poufsouffle qu'Iris ne connaissait pas. Elle suivit son exemple, et ils furent les deux seuls à se manifester, sous le ricanement d'Hornby, le serpentard du Poudlard Express. En regardant les autres élèves vert et argent, Iris se dit qu'il y en avait probablement parmi eux qui n'avaient jamais fait de magie, mais qui redoutaient le jugement de leurs pairs.

Après le cours, passionnant, sur le Wingardium Leviosa, qu'Iris avait réussi plus vite qu'Hornby, à sa grande fierté, elle fit le trajet jusque la salle de Défense Contre les Forces du Mal avec les garçons de sa maison. Zacharie Lewis n'était pas né-moldu, mais ses parents lui avaient interdit d'essayer des sorts à la maison. Ce fut tout ce qu'Iris tira de lui sur ce sujet. À part cela, il avait l'air d'être assez bavard, ce qui compensait l'attitude de Gavril, et le dédain de Smith dont le prénom était Isengrin, et qui semblait le vivre mal. Tout ça parce qu'il avait un nom de famille commun, son père et sa mère avaient voulu pour lui un prénom original. Lorsqu'ils arrivèrent à destination, ils furent déçus de ne trouver qu'une salle de classe normale, et vide pour le moment. Il s'installèrent, bientôt rejoints par les serdaigles, qui sortaient de métamorphose, et dont certains avaient la robe légèrement brûlée.

Lorsque tout le monde fut installé, le professeur Crivey entra dans la salle. Une cicatrice barrait sa joue gauche, ses cheveux ternes et ses cernes lui donnaient un air fatigué, et le faisaient paraître plus que son âge. Le regard qu'il posa sur ses élèves, en leur donnant la permission de s'asseoir, était cependant vif et 'il se présenta, ce fut de la voix posée d'un homme qui reste toujours sur ses gardes.

- Bienvenue à tous. Je suis le professeur Crivey, détaché de mes fonctions d'auror pour vous apprendre les rudiments de la Défense contre les forces du mal. Le programme prévoit de ne faire presque que de la théorie en première année, puis d'aborder la pratique à partir des années suivantes. Je ne vais pas vous cacher que je trouve ce programme mal fait. Si une guerre éclate à la fin de l'année, vous devez connaître le minimum pour vous en sortir. Vigilance constante ! C'est ce que nous avait dit mon premier professeur de Défense. Je n'ai su qu'à la fin de l'année que c'était un mangemort infiltré, mais ses cours m'ont fait comprendre une chose : nous ne vivons pas dans un monde toute rose. Dehors, il reste de nombreux mages noirs. L'un deux m'a fait cette cicatrice. Ce n'est rien de perdre un bout de peau. C'est bien plus difficile de perdre un ami, ou un frère. Alors, sur les prochaines années, je vais vous apprendre à vous défendre d'abord, puis à vous battre. Mais le programme du Ministère doit être terminé à la fin de l'année, aussi vous demanderais-je de nombreux devoirs théoriques à faire en dehors des cours. Si vous ne jouez pas le jeu, pas de pratique. Me suis-je bien fait comprendre ?

Un murmure d'assentiment s'éleva des élèves, impressionnés par le professeur.

- Très bien, reprit-il. Nous allons donc commencer ce premier cours par quelques questions d'ordre général, puis nous étudierons un sortilège. Quels sont les moyens d'éviter des sortilèges ennemis ?

Quelques mains se levèrent, dont celle d'Albus.

- L'Expelliarmus.

- Ah, une spécialité de famille. Vous pouvez détailler? demanda le professeur avec un regard perçant. Lui aussi semblait avoir connu le Survivant.

- Il permet d'éjecter la baguette de son adversaire, et de l'empêcher de lancer des sorts.

- Dix points pour Serdaigle pour cette bonne explication. Quels sont les autres moyens ? Oui, demanda-t-il au petit blond à côté d'Albus.

- Le Protego, qui crée une sorte de bulle protectrice autour de celui qui l'a lancé. Sa puissance dépend de la puissance du lanceur, et n'arrête pas toujours les attaques.

- Malefoy, c'est ça ? Le blond hocha la tête. Excellent, dix points de plus pour Serdaigle.

C'était décidément difficile pour les poufsouffles de gagner des points lorsqu'ils avaient cours avec eux, car ils raflaient toutes les bonnes réponses.

Iris se surprit elle-même en levant la main, et n'eut pas le temps de la baisser avant que le professeur l'interroge.

- Dursley, monsieur. Est-ce qu'on ne pourrait pas empêcher un ennemi de lancer un sort en l'immobilisant, ou en le rendant muet ?

- Bonne remarque, la deuxième proposition ne vaut que si votre adversaire ne sait pas lancer de sortilèges informulés, cette méthode pourra donc être utilisée dans nos cours et duels jusqu'à votre sixième année, environ. La première proposition est terriblement efficace : un adversaire pétrifié ne peut jeter de sorts. L'attaque est parfois une bonne défense, dix points également pour Poufsouffle. Quelqu'un connaît-il des sorts qui pourraient mettre en œuvre une des techniques de Miss Dursley ? Potter ?

- Le Bloclang.

Il avait rougi en prononçant sa réponse, et Iris l'entendit murmurer à son voisin : mon frère l'utilise parfois sur moi, même s'il n'a pas le droit de faire de la magie à la maison.

- Très bien, et pour l'immobilisation ? Miss ?

- White. Le maléfice du saucisson.

- Très bon exemple, la formule en est Petrificus Totalus.Vous pouvez aussi distraire votre adversaire, l'empêcher de prononcer correctement sa formule ou lui envoyer un maléfice cuisant. Aujourd'hui, nous allons travailler sur l'Expelliarmus. Veuillez donc vous mettre par deux. Non, pas par maison, ces distinctions ont assez duré. Potter, vous ne pouvez pas vous mettre avec votre cousine, mettez-vous avec White, plutôt. Weasley, vous travaillerez avec Davis, indiqua-t-il à Lucy en montrant une jeune fille aux longs cheveux raides.

Iris se retrouva face à Malefoy, à qui elle demanda le prénom, ce qui sembla le surprendre.

- Scorpius, lui offrit-il dans une grimace. Tu n'as jamais entendu parler de ma famille ?demanda-t-il avec curiosité.

- Non, mes parents ne sont pas sorciers, alors je ne connais personne, à part les Potter, dont j'ai lu les noms dans tous les livres.

- On cesse les bavardages, et on se met au travail ! Les interrompit le professeur Crivey, qui avait suivi la conversation avec intérêt, mais discrètement.

Ce binôme fonctionnait plutôt bien. Le petit Malefoy ne semblait pas particulièrement dégoûté à l'idée de travailler avec une née-moldue, contrairement à ce qu'il aurait pu penser. Il aida même sa partenaire à rectifier son mouvement de baguette, et elle finit par réussir à le désarmer.

- Très bien, maintenant que vous connaissez tous le mouvement et la formule, vous allez changer de partenaire et essayer de désarmer votre adversaire. Chaque vainqueur fera gagner deux points à sa maison.

Iris se retrouva contre Davis, et se prépara à lancer le sort.

- Expelliarmus ! Lança-t-elle, décidée, avant que son adversaire n'ait pu prononcer un mot.

Davis lâcha bien sa baguette, mais ce ne fut pas une conséquence directe du sort d'Iris. Celui-ci avait produit une explosion, qui avait enflammé leurs deux robes.

Quelques secondes plus tard, elles se retrouvèrent trempées, grâce au sort du professeur Crivey qui avait éteint le désastre.

- Que s'est-il passé ici ? Dursley ?

- J'ai… Je me suis trompée de main, je crois, monsieur. Ma baguette n'a pas obéi. Je suis gauchère, précisa-t-elle en lui montrant sa main droite, brûlée.

- Vous saviez que ça pouvait se produire ?

- Pas vraiment, mais monsieur Ollivander m'avait dit de faire attention.

- Il avait manifestement raison. Contrôlez-vous, ou vous ferez perdre de nombreux points à votre maison.

Il observa Davis, qui n'avait rien eu d'autre qu'une grosse frayeur, et l'envoya se changer. Puis revint à Iris.

- Weasley, accompagnez-la à l'infirmerie, sinon sa main va continuer à brûler. Méchant tour que vous a fait votre baguette, Dursley, vous allez devoir faire très attention.

Iris et Lucy se dirigeaient donc vers l'infirmerie, et la née-moldue avait l'impression que sa main irradiait une chaleur intense. Leur chemin fut cependant bloqué par un élève de troisième année, grand, avec des lunettes et des cheveux bruns en bataille.

- Durlsey, il faut qu'on parle. Lucy, dégage, c'est privé.


... à suivre.

Je vous laisse sur ces quelques mots, et comme je ne suis pas sûre de pouvoir publier la semaine prochaine, je vous dis à dans deux semaines.

D'ici là, portez-vous bien, et n'hésitez pas à commenter !