NOTE IMPORTANTE 22/10/17 : APRES AVOIR REMARQUÉ LES DISPARITIONS DE PONCTUATIONS ET D'ESPACES DUS AU TRANSFERT DES CHAPITRES VERS LE SITE, TOUS ONT SUBIS DES MODIFICATIONS (LOURDES POUR CERTAINS) AUTANT EN MATIERE D'ORTHOGRAPHE QU'EN CONTENU LIÉ A L'HISOIRE. JE VOUS INVITE A LES RELIRE POUR PROFITER DE LA MEILLEURE EXPERIENCE POSSIBLE.

MERCI A TOUS.

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Sortie du chapitre 7, enfin !

J'ai eu peu de temps pour écrire et m'occuper de mon compte dernièrement : entre cours de la fac et vie perso, l'écriture m'a manquée. L'inspiration peine parfois à se faire sentir et cela n'encourage pas les choses (puis modifier tout les anciens chapitres m'a pris beaucoup de temps et j'ai l'impression de ne jamais être satisfaite) ! *hurlement de désespoir* Sinon, je me suis dit qu'il f

vallait mieux écrire des petits chapitres plus régulièrement que des très longs moins souvent donc voilà :D

Enfin bref.. voici la suite, j'attends vos critiques/avis/appréciations avec impatience et espère que vous serez bavard pour qu'on puisse partager entre mordus héhé ! Bon, bonne lecture à tous je vous laisse avec le petit warning habituel !

WARNING: destiné à un public averti, cette histoire est très fortement susceptible de contenir : langage grossier, descriptions gores, violences, abus psychologique et physique graphique/ou pas envers des personnages à figure humaine, des animaux identifiables, ou créatures fictives, allusion (jamais graphique) à des scènes dites adultes.

Je n'ai malheureusement pas de beta-reader et l'orthographe n'est pas mon meilleur ami. Malgré ma traque perpétuelle des fautes, certaines m'ont sûrement échappées, excusez-moi par avance. J'espère m'en débarrasser au prochaines modifications.

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CHAPITRE 7 : SOUFFLE ET RAYONS.

"Ne pleure pas, car si tu pleures, je pleure avec toi. Ne sois pas triste car quand tout est gris, je suis triste aussi. Non, souris bien grand, encore plus grand mon enfant ! Car ton sourire efface toujours le mauvais temps."

Un épais nuage éclipsa les rayons du soleil quelques instants avant de filer plus loin, vers l'est.

"Encore maman ! Encore ! Je veux le poème, une dernière fois ! S'il te plaît !"

La femme ria en entendant ces plaintes rébarbatives et balança sa nuque en arrière, faisant bouger une cascade de cheveux cendrés. Son visage avait cette lumière que porte les femmes emplies de bonté. Oui, elle était de ces mères idéalisés qui cache leur tristesse jusqu'à ce que leurs mioches soient couchés. Ses yeux pâles aux cils clairs se rétrécirent sous le sourire qu'elle ne pouvait réprimer en observant la moue de sa petite fille chérie. En figure parentale qui se voulait modèle, elle resta ouverte tout en enveloppant sa fillette dans ses bras maternant :

- Wilda, regarde comme le soleil brille dehors. Ne veux tu pas plutôt aller jouer dans la rue pendant que maman cuisine ?

Oui, même la salle de bain, d'ordinaire sombre, était baignée d'une couleur orangée presque aveuglante.

Petite Wilda, posa le peigne à poux que sa mère passait dans ses cheveux humides depuis trop longtemps à son goût.

L'enfant, restée sagement - et miraculeusement - assise sur le tabouret grâce aux poèmes de sa mère, sauta par terre en brandissant ses petits poings vers le sol :

- Non, ça non ! Chante la nouvelle histoire des petits enfants ! S'teuplaît 'man ! »

Yngva Belrose-Olbjerg ne mit pas longtemps à se décider en observant le visage expressif de sa fille de cinq ans. De belles mèches brunes, deux grands yeux ronds bordés de cils noirs - comme son père - , une petite bouche rebondie… Comment résister, n'est-il pas ?

Soufflant en riant, comme si conter l'avait embêtée une seule seconde, Yngva monta sa fille sur ses genoux en retenant sa respiration sous l'effort, alors que la petite mit son pouce dans sa bouche par réflexe.

« La petite fille court dans la forêt,

Ô grands arbres vous qui la ralentissez,

prenez la dans vos bras mousseux

bercez la pour qu'elle ferme les yeux.

Petit homme qui arrive en hâte,

sois en paix il n'est pas trop tard :

le grand arbre a encore de la place !

Pour toi, et tes rêves changeants ;

L'arbre garde une place pour toi et tout tes enfants. »

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Obscurité. Ténèbres. Sombre. Nuit. Brouillard. Opacité. Noirceur.

Il fallait imaginer les paysages défiler alors que le truck roulait à vive allure, sur une route de forêt dégagée par les éclaireurs à moto quelques heures auparavant.

Ilda n'avait aucune idée du chemin qu'ils empruntaient, ni du temps qu'il restait avant d'arriver à destination : elle n'avait pas pu jaugée l'allé, assommée à l'arrière d'un camion ennemi.

Ce jour là, le ciel était blanc, aucun nuage ne semblait dessiner de forme particulière à l'horizon. Dwight, qui conduisait depuis un moment, grommela de manière inaudible : il aimait bien imaginer voir un chien s'accoupler à une tortue ou un hamburger sur un skateboard quand les masses blanches passaient au dessus de lui. Se reconcentrant sur la route de béton abîmée qui séparait les arbres centenaires en deux camps, il observa la camionnette qui ne perdait pas de temps, devant lui.

S'il avait eu le cran, peut-être aurait-il foncé dedans ? Elle ferait quelques tonneaux qui ne pardonnerait pas. Agir de la sorte aurait réglé bien des problèmes : Negan se trouvait à l'intérieur. "Ce moment viendra, mais pas maintenant, pas encore..." se répéta Dwight qui faisait confiance en son instinct d'homme.

Fatigué par les soucis qui l'accablaient ces derniers temps - sa femme, la morale, son rôle dans le monde - le trentenaire passa sa main sur son visage ravagé par l'homme qui avait retourné son existence déjà miséreuse sans ses soins. Il sursauta : oui il n'avait plus aucune sensation tactile sur le côté scarifié de sa face et il ne s'était pas encore habitué à la perte considérable. Lorsque la femme qu'il aimait temps caresserait son visage au détour d'un couloir désert, il ne sentirait rien, plus jamais.

"Fumes-toi un petite clope, relâche la pression mec !" Chanta la nicotine dans son esprit tourmenté et en manque des petits bâtons cancérigènes.

C'était le grand jour du retour au bercail pour Daryl, ce type avec qui il avait une connection spéciale, il ne pouvait pas le démentir. Haine, amitié ? Confiance, méfiance ? La barque semblait tanguer au gré des courants qu'il ne pouvait contrer.

Et la fille... Oui, à sa droite, Ilda dormait depuis peu, marmonnant farouchement dans un langage qu'il avait étudié dans ce qui paraissait être une autre vie. Visiblement, les cours de français de Mrs. Scrouch ne lui avait pas laissé un souvenir impérissable ; il avait tout oublié, sauf pour ce qui était du décolleté de Nancy Price, sa voisine de table de l'époque. Le Saviors ricana en repensant à ses années lycée chaotiques.

"La nouvelle histoire..." gémissait Ilda en français, il fronça le seul sourcil qui lui restait.

Dwight la détestait, elle et ses allures de poupées de porcelaines à la noix. Fragile à première vue, mais qui vous font peur la nuit, quand leurs grand yeux qui ne se ferme jamais vous fixe sans jamais sourciller.

"Jamais aimé les poupées de porcelaines t'façon." Grimaça Dwight en se remémorant la collection que sa grand mère affichait fièrement dans la chambre qu'il lui était attribuée petit.

Il inspira une grasse goulée de goudron, avant de la recracher en expirant lentement, ne tenant le volant que d'une main lâche.

La figure féminine blottie contre la vitre du siège passager bougea puis toussota. La fumée âpre l'avait réveillée. Elle se redressa en étirant ses bras : un peu trop au goût de Dwight, qui se fichait de la remettre à sa place arbitrairement et pour un rien.

"Dégage tes bras de là, momie ! Brailla-t-il en repositionnant le rétroviseur que son poignet avait déplacé, faisant référence aux pansements qui recouvraient ses yeux et la moitié supérieure de son visage. La remarque fit instantanément rire jaune Ilda qui, bien qu'elle n'oserait pas l'attaquer physiquement car désarmée, se réservait le droit de ne pas le louper verbalement :

- Ah ! Ah ! Ah ! Tu fais bien de parler Freddy Krueger : tu crois que je ne me souviens pas de ta moitié de visage, Scarface ? Lança-t-elle vengeresse, en se souvenant de la référence qui lui était venue en tête à sa vue, lors de leur rencontre.

La seule réponse qu'elle obtenue était un coup de poing sur la cuisse, qui lui arracha un cri de douleur.

Dwight lança sa cigarette fumée jusqu'au filtre par la fenêtre et la tension sembla redescendre d'un cran.

Pour lui en tout cas.

Car, derrière son air impassible et sa raideur non dissimulée, Ilda ruminait intérieurement. Elle passer en revue milles et un plan rocambolesque pour s'échapper, tuer Negan, ou tenter de simplement changer le cours de son destin - qui semblait mal parti.

"Je pourrais donner un coup de volant sur le côté..." pensa-t-elle douteuse de l'hypothèse. Même si elle survivait à ce potentiel accident, comment se repérer sans sa vue ? Avec quels vivres pourrait-elle bien survivre ? Comment combattrait-elle les mordeurs ? Non, non, s'échapper était inenvisageable. Restait alors une option ... "Peut-être que le groupe combattra pour me garder à leur côté ? Peut-être qu'Alexandria en a les moyens ?"`

Au fond d'elle, Ilda savait très bien qu'il n'en était rien. Leur communauté avait déjà peiné à tuer une seule de leur base, alors comment étaient-ils supposés tuer le nerf de la guerre à eux seuls ? Additioné aux pillages que Negan avait annoncé faire dans son discours macabre, leur chance était nulles - pour l'instant.

Cela mettrait du temps, certes, mais il faudrait trouver des alliés : la Colline par exemple. Ils ne devaient pas être les seuls victimes du tyran ?

Préférant mettre ses conclusions calamiteuses dans un coin reculé de son cerveau, la jeune femme sorti sa main par la vitre a demie ouverte de la voiture et apprécia la force du vent qui rabattait ses doigts contre la portière.

Elle allait retrouver sa famille. Les membres de son groupe. Ses sauveurs. Ses vrais sauveurs.

Il fallait se réjouir et afficher un air paisible afin de ne pas les accabler encore plus. Peut-être serais-ce des adieux, qui sait ? Ce monde était trop fou et instable pour avoir la certitude qu'on pourrait revoir quelqu'un seulement une heure après. La mort survient bien trop vite et personne ne sait quand.

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Le truck cabossé et rouillé finit par faire une halte, les pneus crissants, freinants de justesse pour s'arrêter devant une grille haute de plusieurs mètres : Alexandria. Le convoi était arrivé.

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Negan sortit le premier.

Lucille fidèlement pendue dans sa main, il se dégourdit les jambes en sifflotant, impatient de voir l'état de Rick et des autres. "Désespérés, déprimés, plus bas que terre." espérait-il.

"Brisés, chauds, comme du fer prêt à être battu."

Il alla frapper la grille avec sa batte, provoquant gratuitement - par plaisir - le clan qui était d'hors et déjà à sa merci. De l'autre côté du mur, des pas semblaient se rapprocher. Il se retourna alors vers le truck qui les avait suivis depuis leur départ de l'usine désaffectée.

Negan avait surveillé de temps à autre la cabine et ses deux passagers pendant le trajet, observant les rétros pour tenter de distinguer quelque chose. Rien n'avait attiré son attention en particulier : Dwight semblait rentrer dans les rangs finalement. Et elle ? Elle avait dormi : signe qu'elle commencé à s'habituer à eux. "Ou alors qu'elle était simplement fatiguée."

La portière grinça et une femme à la silhouette amaigrie sorti du véhicule rouge. Dwight alla l'attraper par le bras pour lui montrer le chemin et Negan se surprit à vouloir être celui qui la tenait.

Se convainquant inconsciemment que cette envie était seulement révélatrice de son côté assoiffé de pouvoir, il céda à la tentation et la récupéra quand D. arriva à sa hauteur.

- On a fait bon voyage ? Taquina Negan en l'interceptant avec douceur au passage.

Son bras semblait si frêle sous des doigts. S'il le serrait de toute ses forces, les os se briseraient sûrement en milles morceaux dans la chair.

Il observa rapidement le contraste de couleur frappant entre sa main bronzée et l'intérieur pâle de son avant bras.

- La vue était magnifique, ajouta-t-elle acerbe en tenant de ramener son bras vers elle, sans succès.

- Allez, soit pas en colère, on va voir tes copains, copines ! Ilda, merde, tu veux vraiment retourner dans le truck ? Oui j'ai dit que j'avais besoin de vous, mais je peux te faire retourner en taule en un claquement de doigt si tu me fais chier à résister ! T'es pas irremplaçable, tu restes une sale gamine !

Ilda se renferma, humiliée d'être dépendante des humeurs instables de Negan. Son comportement soupe au lait devait être un calvaire pour ceux qui passait le plus de temps avec lui. "Ceci explique cela." comprit-elle en pensant à Dwight et son irritabilité.

Le dictateur agacé s'arrêta, prenant soudain au sérieux une simple tentative de se dégager un peu de lui comme un affront :

- Est-ce que tu veux retourner dans la voiture ? Menaça Negan qui voulait la voir revenir vers lui d'elle même.

- Non. " Répondit une petit voix soudainement aiguë.

Negan souria, satisfait d'avoir l'ascendant, comme toujours.

Tout les deux, suivis d'une troupe de Saviors, attendirent que les grilles s'ouvrent.

Un fracas métallique résonna alors dans les oreilles de chacun.

Ilda frissona, appréhensive de ces retrouvailles en demi teinte, mais sourit faiblement en imaginant mentalement ses amis qui l'attendait de l'autre côté du mur. L'excitation de pouvoir juste entendre leur voix la fit prendre conscience de sa chance de les avoir.

- Dwight, va chercher Daryl, ordonna Negan avec gravité.

Le portail glissa lentement, laissant entrevoir des visages tristes mais encrés dans la réalité de ce qui prenait place ; ils s'étaient préparés.

- Rick ! Merci de nous accueillir, tu m'as tellement manqué !

Un silence de plomb suivit son énième provocation, et des bruits de surprises fusèrent quand il plaça Ilda devant lui, bien visible pour tout le monde.

Ilda et ses bandages. Ilda et sa maigreur. Ilda et sa pâleur.

Les deux leader s'affrontèrent du regard dont la colère et la haine en était l'essence même.

La journée allait être longue.

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Hahaha, Negan, toujours aussi vilain celui là ! Petite révélation sur Ilda et sa famille. Sa mère notamment. Wilda/Ilda... nous en saurons plus sur elle et son passé au prochain chapitre. Un grand moment aura lieu au chap 8. qui s'annonce vraiment drôle pour certains passage. Mais aussi très triste *auteure sadique*

Finis, j'espère que vous avez apprécié, merci de votre lecture, n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage. Si vous avez des idées, des réflexions ou des hypothèses écrivez moi.

Merci d'être fidèle à l'histoire et de la partager à vos proches fan de la série :D A bientôt pour la suite les amis !

D'ici là soyez heureux et merci de me lire/soutenir. *cyber-câlins*

TATA