Titre: My Baby Doctor
Résumé: Avoir un bébé ? Oui ! Tomber enceinte de son médecin sans coucher avec lui ? Non ! Histoire UA
CHAPITRE 7
En y repensant, Noah Puckerman était parfait. Il était beau, sexy, comique et il avait même une grande intelligence qu'il prenait un malin plaisir à dissimuler. Il ne la montrait pas souvent mais il connaissait beaucoup de choses et était très doué en math (excepté la géométrie). Et en plus, il jouait de la guitare, du piano, de l'accordéon et un peu de batterie.
« Tu es folle amoureuse de lui en bref ? », demanda Sam en regardant Rachel. Il était venu lui apporter des muffins allégés. Tout le monde voulait la gâter mais elle devait quand même manger sainement.
« Non ! Et ne va surtout pas lui raconter ce que je viens de dire »
« Il parle jamais de toi donc ça ne sera pas bien difficile »
« Il ne parle jamais de moi ? », elle s'intéressa, légèrement vexée. Sam était assis au bord de son lit tandis qu'elle dégustait son muffin avec un verre de jus de pommes.
« Bah… Il a déjà parlé de toi mais il n'a pas trop l'air d'aimer parler de sa vie privée. Je sais juste que sa mère est sur son dos pour qu'il se marie et qu'il a une petite sœur »
« Je sais ça aussi… Il n'a rien dit d'autre ? »
« Il parle beaucoup des jumelles »
« C'est vrai ? », s'exalta-t-elle avec les yeux pétillants. Non, elle n'était pas amoureuse ! « J'ai l'impression qu'il s'inquiète beaucoup pour les filles »
« Ouais, mais t'es certaine que t'es pas amoureuse ? Parce que je pense pas que c'est le moment de tomber amoureuse, Rachel », il s'assura en se déplaçant vers elle et en posant, instinctivement, une main sur son ventre. Puck allait surement bientôt arriver pour examiner Rachel.
« Je veux bien t'avouer qu'il est très séduisant et que sa personnalité est très attachante mais non, Samy, je ne suis en aucun cas amoureuse ! ».
Menteuse ! Tu as même rêvé de lui la nuit dernière.
« J'en sais rien, Rach », il soupira en la regardant dans les yeux. Il se leva ensuite et lui déposa un baiser sur la joue. « Fais juste attention et appelle-moi si t'as besoin de quoi que ce soit »
« Merci, Samy ! Passe une bonne journée et dis à Mercedes que je l'appellerai demain », elle le salua et il quitta la chambre. La petite brune regarda ensuite le plafond. Elle appréciait beaucoup Puck. Certes, ils ne se connaissaient pas depuis longtemps mais ils s'entendaient si bien et… il était parfait avec elle malgré ses petites remarques déplacées. En fait, elle avait même l'impression que quelque chose les unissait.
« Y'a quelqu'un ? », une voix l'interrompit soudainement de ses pensées, la forçant à s'assoir. Ce matin, elle avait fait un effort. Après avoir pris un bon bain, elle avait mis une robe blanche et lissé ses cheveux avant de se maquiller. Et tout ça en restant assis et sans se fatiguer !
« Dans la chambre ! », elle cria comme il débarqua avec un sourire en coin et son matériel dans sa mallette.
« J'ai croisé Evans dans le couloir »
« Il est venu m'apporter des muffins allégés, tu en veux un ? Sans matière grasse et avec du sucre majoritairement composé d'extraits de Stevia », elle lui proposa et il avança vers elle. Il portait un costume noir avec une chemise blanche avec une cravate assortie.
« Et comment ! », il accepta en se servant et elle rigola en l'examinant manger. Il essayait de ne pas s'en mettre partout. « Délicieux ! D'autant plus que je ne risque pas de regretter de l'avoir mangé »
« Un costume, tu vas à un évènement spécifique ? »
« Une conférence », il répondit la bouche pleine et se dirigea ensuite vers le bout du lit. « Je vais aller me laver les mains… »
« Oh, bien sûr, tu sais où est la salle de bain »
« Mmm ! J'aime beaucoup tes serviettes d'ailleurs »
« Celle avec blanche neige est belle n'est-ce pas ? La femme de Sam me l'a offerte pour les jumelles », elle rétorqua comme il s'éloigna. La salle de bain était plutôt grande pour un appartement new yorkais et communicante au couloir et à la grande chambre.
« Cendrillon a l'air aussi présente dans ta salle de bain ! », il ajouta en rigolant. « Et Barbara Streisand »
« Ne touche surtout pas à Barbara Streisand ! »
« Pourquoi ? T'as jamais utilisé la bougie ! Elle a l'air toute neuve », il s'étonna avant de quitter la pièce pour rejoindre la chambre. Tout était parfaitement rangé dans cet appartement. Même le lit était fait.
« Jamais je ne brulerai Barbara ! »
« Quand j'étais gamin, ma mère m'achetait toujours ces biscuits superman et- »
« Je parie que tu les mangeais directement »
« Ouais et je te jure que la tête était la meilleure partie ! », il plaisanta en mettant des gants en latex tandis qu'elle se couchait sur le lit. Elle restait toujours très calme et mal à l'aise durant l'examen. C'était vraiment étrange. Plus ils étaient proches, plus elle se sentait mal à l'aise quand il… enfin, vous voyez.
« No stress, je vais pas te violer »
« Quel humour », elle ricana. « Mais, ça… je me sens… je suis un peu mal à l'aise quand tu… »
« Quand je mets ma main dans ton corps ? », il ironisa avec un haussement de sourcils et elle finit par se détendre et sourire. « Tout a l'air de bien aller mais j'aimerais t'emmener au cabinet pour faire une échographie ». En fait, c'était complètement inutile mais il avait fait un rêve étrange cette nuit et il s'inquiétait pour les jumelles maintenant.
« Il y a un problème avec les jumelles ?! »
« Nan, tout va bien mais j'ai juste envie de vérifier leur poids »
« C'est nécessaire ? », elle insista comme il continuait son travail. Elle savait combien coûtait une échographie et si elle n'était pas nécessaire, elle ne voulait pas la faire.
« Ne t'inquiète pas pour ça, rien ne te sera facturé »
« Mais- »
« Rien ! On ira dans mon cabinet et je t'offrirai cette échographie, d'accord ? Ca sera mon cadeau de naissance puisque tu as refusé que je paye la poussette »
« J'ai l'impression de profiter de toi ! Tu es mon médecin et… ce qu'on fait, c'est déjà un peu illégal »
« Illégal ? On s'est juste embrassé et rien ne nous interdit d'être ami ! Ma mère est super copine avec son médecin traitant ! Elle va même au temple avec lui »
« Je suis sûre que l'un d'entre eux est marié et qu'ils ne se sont jamais embrassés »
« Tu vas pas aller en prison si c'est ça qui t'inquiète et je n'ai signalé nulle part que je t'offrais ces services alors personne ne sait que je viens ici tous les jours et par conséquent, il n'y a aucune preuve que tu ne payes pas »
« Mais je profite toujours de toi », elle lui rappela et il roula des yeux.
« Tais-toi Berry et va mettre des chaussures et une veste! On va aller faire cette échographie ! », il lui dit d'une voix faussement autoritaire. « Et pour info, t'embrasser est loin d'être une corvée ! »
Elle rougit et changea de conversation. « Et ta conférence ? »
« Pas avant deux heures. On a le temps d'aller voir comment vont des filles »
« Merci beaucoup, Noah ». Il alla vers elle, la regarda dans les yeux et acquiesça avec un léger sourire au coin de sa bouche.
Quand il lui confirma que les jumelles allaient bien, elle soupira de soulagement. Elle était tellement stressée qu'elle ne se rappelait même plus de la dernière qu'une des filles lui avait donné un coup et ça l'angoissait. Heureusement, Puck était très confiant et la rassurait rapidement. Mais honnêtement, il était tout aussi anxieux qu'elle. Après son rêve étrange, il avait l'impression que quelque chose allait mal se passer.
Après l'échographie, il la ramena chez elle, l'accompagnant même jusqu'à son appartement et lui ordonna de rester coucher pour le reste de la journée et il ajouta qu'il reviendrait en fin de soirée. Sans s'en rendre compte, elle l'embrassa sur les lèvres. C'était tellement rapide et spontané que ça ne ressemblait pas à un vrai baiser. Mais cela n'empêcha pas Puck de ricaner avant de partir pour sa conférence.
Cette dernière l'ennuya à mourir d'ailleurs. Tous ces médecins parlaient de statistiques, de probabilités ou de nouveaux traitements. Lui, il s'en sortait très bien sans suivre les modes. Il récoltait du sperme, avait une bonne réputation et faisait bien son boulot. Bon, il avait peut-être beaucoup de chance aussi…
Le week-end passa bien trop vite et le lundi matin, il retourna travailler. Il n'avait aucun nouveau client mais il avait des tonnes de femmes enceintes à voir. La plupart de ses clientes voulaient qu'il les suive pendant leur grossesse et il refusait rarement. Rachel était l'une des seules à avoir souhaité garder son gynécologue de départ.
« On s'est embrassé », avoua-t-elle et ils la regardèrent tous. C'était mardi et donc le jour de leur réunion quotidienne. Sam, Mercedes, Kurt et Rachel se rejoignaient et se disaient tout. Depuis quelque temps, cette soirée se passait dans l'appartement de Rachel.
« Et … ? », s'intéressa Kurt. « Sam m'a dit qu'il n'était pas mal »
« Il est très séduisant. Et ce baiser était encore mieux que le premier », elle lui souriait mais Sam la regarda d'un air sévère. C'était rare de le voir comme ça mais Rachel s'en fichait. Aucun d'eux n'était ses parents. « Par contre, le troisième était très rapide et je n'ai pas vraiment eu le temps d'en profiter »
« C'est dangereux ce que vous faites »
« On est des adultes, Samy ! »
« Il a raison, ma chérie. Tu es enceinte et il est ton médecin ! », soutint Mercedes, une main sur la cuisse du grand blond. Rachel posa sa tasse de thé et les regarda.
« Je le sais très bien, mais cela n'empêche pas qu'il y a cette alchimie entre nous deux et- »
«Je suis désolée mais tu es enceinte, Rachel et aucun homme ne va vouloir s'engager dans une relation avec toi maintenant »
« C'est très vexant, Mercedes ! Et je sais très bien que c'est risqué mais- »
« Mais quoi ? »
« Il est parfait ! », elle cria nerveusement. « Il est beau, très beau même, marrant, légèrement cynique et impoli et il se préoccupe de moi et des jumelles »
« Il est médecin », répéta Sam.
« Et ? Il a été le premier à m'embrasser ! Ma grossesse ne semble vraiment pas le décourager ! »
« Tu crois vraiment que t'es la seule qu'il embrasse ? C'est un homme à femmes ! Il sort presque tous les soirs et il n'a pas eu de petites amies depuis un long moment ! », il argumenta à nouveau comme Rachel posa avec agressivité sa serviette en papier sur la table.
« T'as été un peu loin », commenta Kurt. « Rachel, ne l'écoute pas, il- »
« Il a quoi ? Il a raison et je le sais ! Je sais ce que Puck fait, on parle tu sais ! Je suis même sûre que je me suis plus confiée à lui en deux semaines qu'à vous en six mois et demi ! »
« On a des travails, Rachel- », commença Mercedes d'une voix plus douce mais la brune la coupa.
« Je sais et je ne vous en veux pas mais… s'il vous plait, arrêtez de me juger ! Je sais ce que vous pensez de mon choix d'avoir un bébé seule et j'ai l'impression que parfois, vous me faites sentir que vous étiez contre cette décision »
« On- »
« Je comprends très bien que ça puisse paraitre fou mais j'ai trente et un ans ! C'est complètement normal que je veuille être mère et c'est à ce moment là que j'ai l'impression que vous ne voulez pas comprendre ! Vous aimez les bébés mais- »
« Mais quoi ? »
« Le fait de savoir que vous n'acceptez pas ma décision me bloque pour vous parler », elle lâcha, les larmes aux yeux. « Je réagis surement de façon excessive à cause des hormones, mais s'il vous plait, arrêtez de me juger et de me dicter comme faire ma vie ! Je suis adulte et je sais ce que je peux faire », dit-elle en les regardant. Ils étaient tous bouche bée. Rachel ne leur avait encore jamais parlé de cette façon. « Et Puck fait aussi partie de ces décisions qui sont les miennes »
« Ma chérie, je… je suis désolée », s'excusa Mercedes en allant prendre Rachel dans ses bras. « Je t'aime et j'aime les filles… »
« Je sais, Mercedes »
« Et j'accepte tes choix, j'ai juste peur pour toi ! Tu es toujours si forte et ambitieuse ! Je n'ai pas envie que tu souffres à cause de ce médecin »
« Je suis désolée », s'excusa alors la petite brune. « Mon discours n'avait aucun sens »
« Ne t'inquiète pas pour ça. C'est normal que tu ressentes tous ça. Tu es enceinte de jumelles, tu n'as aucun homme pour te satisfaire sexuellement et tu passes pratiquement toutes tes journées seule. Tu as le droit de devenir un peu folle et de laisser tes hormones prendre le dessus »
Noah Puckerman en costume ? Un délice pour les yeux… Certes, il avait enlevé sa veste, desserré sa cravate et ouvert les trois premiers boutons de sa chemise mais en fait ces petits détails lui donnaient un air à tomber par terre.
Rachel n'arrêtait pas de vérifier sa bouche pour être sûre qu'elle ne bavait pas.
« Pourquoi tu refuses de m'appeler Puck ? », il lui demanda comme ils étaient assis sur son canapé en train de regarder une comédie musicale. Il aurait préféré un bon film d'action mais Rachel avait insisté sur le fait que la musique la détendait elle et les bébés. Et pour être honnête, le film n'était pas si mal…
« Pourquoi je t'appellerais Puck ? Ce surnom est… désolée mais ridicule alors que Noah est un magnifique prénom ! », elle se défendit et il rigola, affalé contre le canapé alors qu'elle était assise les jambes croisées à côté de lui.
« Magnifique ? On croirait ma mère »
« Tu ne parles jamais te ton père », dit-elle en remarquant qu'il parlait toujours de sa mère et de sa sœur mais jamais de son père.
« Il est parti quand j'avais à peine dix ans »
« Oh… Je suis désolée »
« C'est pas de ta faute et il ne me manque pas, c'était un salaud ! Il est revenu me voir quand j'avais dix-huit ans pour que je lui donne de l'argent »
« Tu lui as donné ? »
« Ouais, j'étais jeune et con. Je voulais pas qu'il aille voir ma mère. Elle le détestait mais il était son premier amour. Elle aurait facilement pu retomber dans ses bras »
« Elle n'a pas retrouvé quelqu'un d'autre ? »
« Si, Derek. Ils sont ensemble depuis presque dix ans maintenant. C'est un bon gars, il s'occupe bien d'elle »
« Tu l'aimes bien alors ? », elle s'intéressa et il rigola nerveusement en louchant vers elle. « Désolée, je suis très curieuse parfois »
« T'inquiète et oui, je l'aime bien. Il n'est pas alcoolique, il n'a pas de dette et c'est un gentleman comme dit ma mère », il lui raconta et elle hocha la tête, faisant semblant de regarder la télévision. Il faisait la même chose.
« J'ai rencontré ma mère biologique quand j'avais quinze ans. En fait, elle était la coach du plus grand glee club des Etats Unis. Et moi, je faisais partie d'un glee club à leur proximité. Alors elle a chargé un de ses élèves de se rapprocher de moi »
« Je pari que t'es sorti avec ce gars », ricana Puck et elle le frappa sur l'épaule. « J'ai raison ? »
« Oui mais Jesse était très beau, et je l'idolâtrais. Il était plus âgé et c'était grâce à lui que son équipe gagnait chaque année le trophée national »
« Comment ça s'est terminé ? »
« J'ai fini par rencontrer ma mère et Jesse m'a quittée sous la pression de son équipe. Il était arrogant et fier mais très influençable »
« Et toi tolérante »
« Je l'ai giflé quand il m'a quittée mais on va dire que nos chemins se sont à nouveau croisés quelques années plus tard. C'est lui le collègue à qui j'ai demandé de me donner son sperme », elle avoua et Puck cracha à moitié ce qu'il avait en bouche et la regarda avec de gros yeux. « Quoi ? Il a de magnifiques cheveux bruns, des yeux bleus gris et il a un talent incroyable. Je ne regrette absolument pas de lui avoir demandé »
« J'ai rien dit », marmonna Puck en levant les mains en signe d'innocence. « Je ne vais même pas le critiquer, j'ai fait bien pire que lui au lycée »
« C'est normal que ça ne m'étonne pas ?! »
« J'ai gardé l'attitude bad boy », dit-il et elle se moqua. Elle était maintenant assise les jambes croisées et très proche de lui. « J'ai pris la virginité de la petite amie de mon meilleur ami et elle est tombée enceinte »
« Quoi ? Tu as …- »
« Je l'ai fait et je l'ai bien regretté. Finn ne m'a presque plus parlé pendant un an et Quinn m'en a voulu et elle m'a fait comprendre que j'avais des responsabilités à prendre. Finalement, elle a voulu qu'on fasse adopter le bébé »
« Je suis désolée, c'est… »
« Je voulais la garder mais finalement, on avait à peine seize ans quand elle est née et elle méritait mieux que deux adolescents qui se détestaient autant qu'ils s'aimaient comme parents »
« Une fille ? »
« Mmm… Au moins, les parents adoptifs lui ont laissé le prénom que j'avais choisi, Beth »
« C'est magnifique », murmura Rachel, incroyablement attentive et les yeux pétillants . « Elle a quel âge maintenant ? »
« Dix huit ans, je la vois de temps en temps… », raconta-t-il, se penchant pour attraper son portefeuille dans sa veste. Il gardait toutes les photos de Beth avec lui.
« Elle est magnifique ! », s'étonna Rachel en regardant les photos. « J'espère que mes petites filles seront aussi belles qu'elle. C'est une merveille, Noah ! »
« Merci… », il marmonna un peu gênée. « On devrait vraiment regarder ce film »
« Mmm », elle murmura timidement et il passa son bras autour d'elle. Nichant alors contre lui, elle se sentait bien et c'était tout ce qui importait.
Tout d'abord un grand merci pour les commentaires :D Je suis trop heureuse que l'histoire plaise à quelques personnes !
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ? Pas assez de Puckleberry ? Trop ?
Les choses vont un peu changer dans le prochain chapitre xD Et maman Puckerman va bientôt faire son apparition ! Une ou deux reviews avant le chapitre 8 ?! J'envoie toujours une "preview" pour ceux qui le veulent !
