Disclaimers : Toujours pas à moi, y'a rien à faire, j'y arrive pas… Mais quand je gagne au loto, je me les achète

Disclaimers : Toujours pas à moi, y'a rien à faire, j'y arrive pas… Mais quand je gagne au loto, je me les achète ! Mais faudrait peut-être commencer par jouer pour gagner, ça aide… Mémo à moi-même : penser à jouer au loto !

Titre : Liens de sang

Auteur : Ephemeris

Résumé : Alors que la fin de la guerre avait séparé Heero et Duo, le conflit avec Mariemeia les fait se retrouver. Evidemment, ils ne peuvent se passer l'un de l'autre, mais plusieurs années après, un incident vient perturber leur bonheur.

Couples : 1x2x1, 2xH

Genre : J'ai bien peur d'avoir déjà exploité ce thème, mais j'espère que ce ne sera pas trop redondant…

Rating : T

Warnings : Yaoi ! Cette histoire commence entre la guerre et l'affaire Mariemeia. J'ai changé la façon dont les pilotes sont entrés dans ce deuxième conflit en occultant le fait qu'ils avaient décidé de détruire les Gundams en les envoyant vers le soleil.


Liens de sang

Chapitre 7


La navette s'arrêta enfin sur la piste d'atterrissage et les passagers purent se lever pour se diriger vers les portes de sortie. Heero fut le premier à poser le pied sur le sol de cette colonie qu'il ne connaissait pas. A première vue, elle paraissait plutôt accueillante et le soleil artificiel diffusait une douce chaleur en cette période de fin de printemps.

Hélène sortit à son tour de la navette, mais avec un pas très assuré, sachant parfaitement où elle se trouvait et retrouvant le décor familier dans lequel elle avait grandi. Elle afficha d'ailleurs un grand sourire en redécouvrant le paysage.

« Ca fait tout drôle de revenir ici, » dit-elle à Heero qui la regardait en souriant de voir tant d'enthousiasme chez elle. « Pourtant, je ne suis partie que quelques jours, mais j'ai l'impression que ça fait une éternité. »

En disant cela, elle se retourna pour voir ce que faisait Duo qui n'était pas encore sorti. Elle vit alors ce dernier à la porte de la navette, le regard perdu qui balayait les alentours. Il n'avait pas l'air enchanté d'être là, ce qu'elle trouva étrange. Il n'avait pourtant montré aucune réticence à venir sur cette colonie lorsqu'elle lui en avait parlé la veille.

« Duo, tu viens ? » interrogea alors Heero, ce qui fit sortir l'interpellé de ses pensées.

Duo sortit donc de la navette, mais avec une grande prudence et un regard inquiet. Il demanda à sa fille de les conduire chez elle, ce qui rendit le sourire à cette dernière. Alors qu'elle avançait d'un pas sûr, Heero écoutait les explications qu'elle donnait par rapport à ce qu'il y avait sur leur route, un peu comme lui et Duo avaient fait avec elle sur L2 deux jours plus tôt.

Duo, quant à lui, n'écoutait qu'à moitié ce que la jeune fille disait, se contentant d'observer d'un air grave ce dont elle parlait. Ces rues, il les connaissait très bien, trop bien, et il en ressentait une grande inquiétude qu'il n'osait pas exprimer. Cette inquiétude se transforma en peur lorsque le jeune homme vit sa fille tourner au coin de la rue. Il n'y croyait pas, ce ne pouvait être là. Et pourtant, tout semblait lui dire le contraire.

Il se mit alors à espérer que le chemin n'allait pas s'arrêter là, que cette rue n'était que le passage pour aller jusque chez elle, qu'elle n'allait pas les arrêter déjà. Mais il fut bien obligé de se rendre à l'évidence en voyant Hélène ralentir et monter les deux marches qui séparaient le trottoir de la porte de l'appartement. Il ne voulait pas entrer dans cet appartement, il ne le voulait pas.

« C'est là ! » s'exclama alors Hélène, visiblement très heureuse de revenir chez elle.

Elle plongea la main dans une de ses poches et en sortit une clé qu'elle glissa dans la serrure de la porte. Heero était tout près de la jeune fille, prêt à entrer, mais Duo restait obstinément à l'écart.

« Je ne veux pas entrer, je veux rester là. Je vous attends là, ne me faites pas entrer… »

« Duo, tu entres ? » demanda Heero.

Il savait que la situation était très pénible pour Duo, mais il sentait que si ce dernier ne rentrait pas, cela ferait de la peine à Hélène, alors il se devait d'insister. Après un soupir sous le regard perçant d'Hélène, Duo monta les marches et suivit les deux autres dans l'appartement. Une fois à l'intérieur, il ne put rien dire tant la surprise fut grande. Rien n'avait changé, tout était à la même place que lorsqu'il était parti, des années plus tôt.

D'un coup, porté par un sentiment qu'il ne pouvait définir à l'instant, il se précipita dans l'appartement, regardant le salon, la cuisine et la chambre de Hilde. Lorsqu'il arriva dans cette pièce, Hélène et Heero le suivirent, ce dernier inquiet d'une telle réaction tandis que la jeune fille en ressentait une certaine méfiance.

Duo tournait dans la chambre, observant tous les meubles les uns après les autres, faisant tout ce qu'il pouvait pour réaliser ce qu'il avait devant les yeux. Il se tourna finalement vers le lit et s'en approcha. D'une main hésitante, il caressa les draps et se saisit doucement de l'oreiller qu'il porta à son visage.

« C'est terrifiant. Je reviens ici plus de quinze ans après être parti et rien n'a changé, tout est pareil jusqu'au parfum de Hilde imprégné dans les draps, ce parfum qui me plaisait bien et qu'elle mettait tout le temps, exprès. »

Ce fut alors qu'une pensée traversa l'esprit de Duo qui sortit en trombe de la chambre pour se diriger vers une autre pièce, celle au bout du couloir. Heero le regarda faire, perplexe, mais Hélène, lorsqu'elle comprit la destination de Duo, s'empressa à sa suite.

« Non, ne rentre pas dans cette pièce ! »

Mais Duo n'entendit pas cette phrase, trop pris par ses pensées. Il ouvrit la porte et se figea à l'entrée. Non, cette pièce n'était pas ainsi avant qu'il ne parte, elle était totalement différente. Alors qu'il était incapable de bouger, il se sentit bousculé et vit disparaître la pièce derrière la porte qui se referma. Il baissa le regard et tomba sur celui furieux d'Hélène.

« Je t'ai dit de ne pas entrer ! C'est ma chambre, tu n'as pas le droit de regarder sans que je te donne la permission ! »

A ces mots, les yeux de Duo s'ouvrirent en grand.

« Ta chambre… C'est ta chambre ? »

Le jeune homme recula, mais son dos rencontra rapidement le mur sur lequel il buta. Il lança alors un regard perdu à Heero qui, en voyant l'attitude de son amant, avait pris un air soucieux.

« Tu te rends compte Heero, c'est sa chambre. Cette histoire commence à prendre une tournure vraiment malsaine. »

Mais alors que Heero cherchait une réponse à faire à Duo, Hélène se rapprocha de son père et sembla le défier du regard.

« Qu'est-ce que tu entends par là ? De quoi tu parles au juste ? »

Duo regarda sa fille bien en face soutenant son regard avec aplomb et dit sur un ton froid :

« Avant que tu naisses, cette pièce, c'était ma chambre. »

Cette révélation fit reculer Hélène. D'un seul coup, elle ne comprenait plus rien, ne pouvait pas comprendre.

« Attends, tu veux dire que tu vivais avec Maman avant ma naissance ? » dit-elle calmement avant de s'emporter. « Tu veux dire que tu vivais avec elle et que tu n'as rien vu, que tu ne t'es rendu compte de rien ? Et c'est toi qui parles de situation malsaine ! »

Cet emportement fit craquer Duo qui fut incapable de retenir sa colère.

« Oui je parle de situation malsaine ! Je sais bien qu'elle m'aimait, mais elle savait que je ne partageais pas ses sentiments. Pour me laisser libre d'être avec celui que j'aime, elle n'a rien dit, elle m'a fait partir, elle m'a caché sa grossesse et elle t'a élevé dans l'appartement qu'on a partagé, en gardant tout à l'identique et en t'installant dans ma chambre. Ma chambre ! On dirait qu'elle a tout fait pour vivre dans le passé sans passer à autre chose. J'imagine qu'après, elle n'a fréquenté aucun autre homme… »

« Tais-toi ! » s'écria Hélène qui ne voulait pas en entendre davantage.

Ce qu'elle venait d'apprendre la déstabilisait complètement. Elle avait toujours cru que Duo n'avait pas vécu avec sa mère, qu'ils s'étaient fréquentés à l'extérieur. Et de savoir en plus que sa chambre avait logé son père avant qu'il ne quitte sa mère était plus que troublant. Ce fut ce moment que choisit Heero pour intervenir.

« Va prendre ce dont tu as besoin Hélène, on va t'attendre dehors. »

Puis il s'approcha de Duo et le saisit doucement par le bras. Au contact de Heero, son amant se jeta dans ses bras, le serrant fort contre lui. Le brun en profita pour le diriger vers la porte d'entrée et le fit s'asseoir sur les marches.

« Calme-toi Duo, ce n'est rien. Ca te fait du mal de t'énerver comme ça. »

« Mais… »

« Je sais que c'est difficile et troublant, mais les choses sont ainsi faites et tu n'es pas en mesure de t'expliquer avec Hilde sur sa façon d'agir. J'en suis désolé, mais maintenant, il faut passer à autre chose. »

Duo acquiesça. Heero avait raison, comme c'était souvent le cas et son amant savait qu'il n'était pas apte à réfléchir objectivement à la situation, pas pour le moment. Ils attendirent donc tous les deux qu'Hélène ait rassemblé les affaires qu'elle voulait emporter. La jeune fille, une fois un peu calmée, tenta de remettre de l'ordre dans ses pensées et se saisit d'un grand sac de voyage dans lequel elle mit la plupart de ses vêtements et quelques effets personnels.

Une fois le sac fermé, elle sortit, retrouvant les deux hommes assis sur les marches. En regardant Duo, elle se rendit compte qu'elle n'éprouvait plus de colère envers lui et une idée lui vint en tête. Doucement, elle posa sa main sur l'épaule de son père, ce qui fit tourner la tête à ce dernier vers elle.

« Euh, avant de partir, si tu veux prendre quelque chose dans la chambre de Maman… Je sais pas, s'il y a des trucs qui auraient été à toi… Enfin, tu peux prendre ce que tu veux. »

Elle descendit alors les marches et s'arrêta sur le trottoir en posant son sac par terre, faisant dos à Duo. Ce dernier était plutôt surpris par ces paroles, mais s'en sentit touché. Lentement, il se leva et entra de nouveau dans l'appartement. Il se dirigea à petits pas vers la chambre de Hilde, hésitant. Mais une fois qu'il eut passé l'entrée de la pièce, il se sentit plus à l'aise.

Duo s'approcha du lit et s'y posa un instant, regardant le décor qui était le même que quinze ans plus tôt. Combien de fois était-il entré dans cette pièce et s'était-il assis à ce même endroit, aux côtés de Hilde ? Il avisa la table de chevet à côté de lui et ouvrit délicatement le tiroir. A sa grande stupéfaction, il y découvrit un petit cadre avec une photo de lui avec Hilde qui avait été prise dans l'année entre la guerre et le conflit Mariemaia, pendant cette année qu'ils avaient passé ensemble.

Duo regarda la photo pendant quelques secondes, une foule de souvenirs lui revenant en tête. Il hésita, mais il finit par s'en saisir et le sortit du tiroir. Mais une fois le cadre retiré, Duo vit ce qu'il reconnut comme des lettres, les lettres qu'il lui avait écrites lorsqu'il était reparti se battre après que Heero soit venu le chercher. Il prit la première et commença à la lire, le sourire aux lèvres. Rien n'indiquait dans les mots qu'il lui avait écrit des sentiments amoureux, mais il était clair que l'auteur éprouvait un profond attachement au destinataire.

« Est-ce que, quand elle a reçu ces lettres, elle avait déjà compris ? Est-ce qu'elle avait déjà décidé de me faire partir ? »

Se relevant, il s'empara de toutes les lettres qui étaient dans le tiroir et du cadre photo avant de sortir de la chambre et de rejoindre Heero et Hélène dehors.

-§-§-

Devant le grand bureau de la directrice de l'école, Duo et Hélène attendaient cette dernière qu'avait été chercher par la sœur qui les avait fait entrer. La jeune fille se sentait confuse et Duo mal à l'aise. La simple idée de se retrouver devant une telle femme le rendait nerveux.

« Tu aurais quand même pu me dire que c'était dans cette école que tu avais passé ta scolarité. Une école catholique, je voudrais bien savoir ce qui a pris à Hilde de t'inscrire là. Elle voulait que tu deviennes religieuse ? Remarque, pour t'avoir donné ce prénom, il y a de quoi se poser des questions. »

« Arrête de dire n'importe quoi. Je crois plutôt qu'elle m'a mise dans cette école parce les écoles publiques sont fréquentées par des voyous pour la plupart et que j'aurais mal tourné avec eux. »

« Je veux bien, mais pourquoi celle-là ? »

« Et pourquoi celle-là en particulier te pose problème ? »

Mais Duo n'eut pas le temps de répondre que la porte s'ouvrit et que la mère supérieure entra sans un mot, contournant son bureau pour s'installer dans son fauteuil derrière celui-ci. Une fois assise, elle fixa tour à tour Hélène et Duo sur qui elle s'attarda un peu plus. Puis, elle ouvrit de grands yeux méfiants et fronça les sourcils.

« Eh bien, ne serait-ce pas ce petit garnement qui habitait autrefois dans la rue voisine et qui était si volubile ? Tu as bien grandi, mais tu n'as pas changé du tout ! »

« Tu la connais ? » demanda dans un murmure Hélène à son père qui fixait la religieuse, la tête rentrée dans les épaules.

« Si on veut. Mais je n'aurai pas cru la retrouver au même poste plus de quinze ans après. Je croyais pas que les religieuses étaient si coriaces… »

« Oui, il a grandi physiquement, mais il a toujours cette attitude immature et presque irrespectueuse ! » s'exclama la mère supérieure qui avait entendu les paroles de Duo. « Ma pauvre Hélène, mais que fais-tu avec un tel individu ? Nous nous inquiétions de ne pas te voir venir à l'école et personne ne répond au téléphone chez toi. »

Hélène se tourna vers la religieuse, confuse et un peu honteuse d'être partie sur un tel coup de colère quelques jours plus tôt.

« Excusez mon attitude, il s'est passé des événements assez troublants et je n'ai pas réfléchi à mes actes. »

Duo regardait sa fille présenter ses excuses à cette religieuse, mais il n'aimait pas ce qu'il voyait. Pourquoi devait-elle s'excuser dans une telle situation ? La mère supérieure avait un regard compatissant envers Hélène, ce qui déplût fortement à Duo qui y voyait de l'hypocrisie.

« Ta mère va bien au moins ? » demanda-t-elle ensuite.

A cette question plus qu'inappropriée, Duo perdit son attitude confuse et laissa une expression neutre et froide prendre place sur son visage. Lentement, il se leva et s'approcha du bureau sur lequel il déposa une feuille pliée en trois. En se redressant, il dit sur un ton glacial :

« Hilde Schbeicker est décédée il y a quelques jours. Il se trouve que je suis le père d'Hélène et c'est pour venir me trouver qu'elle a manqué plusieurs jours. Je suis navré que vous vous soyez inquiétés, mais je n'ai pas pu vous contacter pour vous prévenir. Etant donné que je vis sur une autre colonie, nous sommes venus vous informer qu'Hélène ne fréquentera plus votre établissement et qu'elle va venir vivre avec moi. »

La femme resta stupéfaite de tant de découvertes et jeta rapidement un coup d'œil au papier que Duo lui avait présenté qui était le formulaire de l'état civil de L2 attestant qu'il était le père d'Hélène.

« Attendez, c'est vous le père de cette enfant ? Et vous dites que Madame Schbeicker est décédée ? »

Mais Duo ne répondit pas, il l'avait dit une fois, il ne supportait pas de le répéter. Il se leva et fit mine de partir. En voyant cela, Hélène l'imita, mais fut retenue par la religieuse qui lui attrapa la manche de sa veste.

« Hélène, c'est ce que tu veux ? Tu ne veux pas rester ici ? »

« Même si je le voulais, comment le pourrais-je ? Je suis mineure et il est mon père, c'est naturel que je parte vivre avec lui. »

« Mais il est… »

Hélène dévisagea la femme avec un regard à glacer le sang.

« Il est quoi ? Il est irrespectueux ? Il est immature ? Il ne croit pas en Dieu ? Sachez que je n'y ai jamais cru non plus et que ce n'est pas après ce qui vient de m'arriver que je vais y croire. Il vaut donc mieux que je parte d'ici. »

La religieuse lâcha alors sa manche et Hélène se dirigea vers son père qui attendait à la porte et qui avait entendu tout ce qu'elle avait répondu à la mère supérieure. Mais alors que la jeune fille lui lança un regard bref en guise d'assentiment pour partir, elle se sentit tirée par le bras et se retrouva contre la poitrine de Duo qui la serra doucement dans ses bras.

Sans un mot, il la garda ainsi contre lui pendant quelques secondes avant de se détacher d'elle et de se diriger vers la sortie de l'établissement. Hélène resta interdite un moment, mais ne put contenir quelques larmes émues. Elle avait senti, dans cette étreinte silencieuse, le soutien de Duo face à sa peine due à cette nouvelle confrontation avec l'absence de sa mère.

Elle finit tout de même par lui emboîter le pas et le suivit jusqu'au hall d'entrée de l'école qui était magnifiquement orné. Là, Duo s'arrêta un instant, regardant les moulures et les arabesques gravées sur les poutres qui tenaient le plafond.

« Pardon Père Maxwell, mais quand je vois ça, je ne peux pas croire en votre dieu, c'est impossible pour moi. »

Hélène vit le trouble sur le visage de Duo, mais elle n'osa pas poser de question, pas dans cet endroit, pas après l'échange qu'il avait eu avec cette femme. Elle se contenta de tirer un peu sur la manche de sa veste pour le faire revenir à la réalité et l'entraîner dehors. Mais alors qu'ils allaient sortir, une voix leur parvint.

« Hélène ! »

Cette dernière se retourna et vit une jeune fille qu'elle connaissait bien accourir vers elle. Duo se retourna également et vit cette personne sauter au cou de sa fille.

« Mais où étais-tu passée ? Ca fait depuis mercredi qu'on ne t'a pas vu en cours. Tout va bien j'espère. Tu n'es pas malade au moins ? »

« Non Alice, je vais bien. »

La jeune fille émit un soupir soulagé.

« Alors, tu reviens en cours aujourd'hui ? Je te passerais mes notes pour que tu voies ce qu'on a fait pendant ton absence. »

Le sourire d'Hélène s'estompa à ces paroles et elle baissa un peu la tête.

« Merci, mais ce ne sera pas nécessaire. Je ne reviendrais plus ici. »

Alice ouvrit de grands yeux à cette déclaration, mais n'eut pas le temps de poser une des mille questions qui avaient assailli son esprit.

« En fait, j'ai rencontré mon père et je vais aller vivre avec lui. Il habite sur une autre colonie alors je vais changer d'école. Tu diras au revoir à tout le monde pour moi, d'accord ? »

« Mais, Hélène, tu allais partir comme ça, sans rien dire ? »

« Adieu, » termina Hélène avant de se détourner de son amie et de rejoindre Duo qui l'attendait. « On y va ? » dit-elle à ce dernier qui acquiesça.

Une fois hors du bâtiment, le jeune homme pressa le pas pour rejoindre le parc non loin de là où Heero les avait attendus. Une fois qu'ils furent en compagnie du garçon, Duo s'approcha de lui assez près pour être en mesure de sentir l'odeur de son amant.

« Il faut qu'on parte d'ici, j'étouffe. »

Heero l'observa et se rendit rapidement compte qu'il était complètement bouleversé. Il prit alors une de ses mains dans la sienne et la serra légèrement pour tenter de lui redonner un peu de courage. Tout en faisant cela, il regarda derrière Duo et fit signe à Hélène d'approcher aussi. Une fois près de lui, il passa son bras libre autour des épaules de la jeune fille et entraîna le père et la fille vers la station spatiale pour rentrer chez eux.


A suivre…


Note de l'auteur : Ce n'est pas de l'efficacité ça ? J'ai eu un coup d'inspiration magnifique qui a donné ce chapitre dont je suis plutôt contente. Maintenant que les détails administratifs sont plus ou moins réglés, place à la cohabitation de cette nouvelle famille ! Juste un petit détail, le passage à l'école et l'échange au sujet de Dieu reflètent mes propres idées sur la religion. Loin de moi l'intention de blesser quiconque avec ces paroles. Merci de me lire, en espérant que cette histoire vous plaît.

-Ephemeris-