Youhou ! Deux chapitres en deux jours ! Berk et dire qu'après je vais en pension… enfin. Juste pour dire : la Baobhan Sith n'est pas une de mes invention, c'est une vielle légende écossaise (et Poudlard est où ? En écosse !) . On l'appelle aussi « femme blanche des Highlands »

Chapitre 7 : La pire semaine de sa vie.

Samedi 1er novembre: 19H53

Pour passer le temps dans ma prison dorée, je donne des coups de poings dans les oreillers, ponctuant chaque coup d'un rugissement hystérique. C'est pas élégant mais ca calme. La porte s'entrouvre silencieusement, et PPP entre sur la pointe des pieds. T'as un miroir devant toi couillon. Je me retourne et lui balance un coussin par la gueule. Il l'attrape au vol et parle avec un petit sourire ironique.

- Nous dinons.

- Nous ?

- Vous et moi.

- Allez vous faire fouttre.

Il lève les yeux au ciel.

- J'imagine que vous ne viendrez que si je vous menace ?

Je me place en position de combat, un plateau comme arme dans une main et un oreiller comme bouclier.

- Allez. Vous. Faire. Fouttre.

Il me lance un stupéfix, mais je l'évite en sautant du lit. Il me lance d'autre sorts, mais je les évite tous ou mets le coussin devant moi pour les réceptionner (va lancer un petrificus totalus à un truc qui bouge pas). En m'approchant j'arme mon bras pour lui fracasser le plateau sur le crane mais il m'attrape et me fait une clé de bras. Je ne peux retenir un cri de douleur. Il lâche prise avant de me prendre dans ses bras et de me murmurer à l'oreille.

- Je vous l'ai dit Miss, si vous ne pouvez vous habiller seule, c'est moi qui le ferait.

Je lui envoie un bon coup de pied dans sa fierté avant de le fouttre dehors en claquant la porte. Pff. Et « s'il vous plait » il connait pas ? Je commence à déboutonner ma robe quand je vois dans le miroir qu'il a rouvert la porte. Je jette ma chaussure de toutes mes forces dans sa direction.

100 points pour la tête !

- VICIEUX ! PERVERS !

Il sort en ricanant. Non mais c'est pas vrai ! Mais il va pas me fouttre la paix celui là. Ah je le retiens le vieux Ed avec ses idées à la con. Je me trouve une longue robe noire avec un dos nu et un décolletée de taille normale. Comme il regarde un peu trop vers mon cou je prends une grande écharpe de soie. Je ne prends même pas la peine de me coiffer et sort avec mauvaise humeur en finissant de mettre mes chaussures.

- Allons y qu'on en finisse, je grogne.

Il me tend son bras mais je l'ignore. Tu me gonfle PPP t'as pas encore compris ? Il soupire longuement avant de poser son bras sur ma taille.

- Vous gênez pas surtout, je lance.

- Le sarcasme ne vous sied pas au teint, très chère.

- Et bien vous non plus ma chère. Vous ressembleriez presque à un homme parfois.

Il tique un peu avant de me répondre.

- Quel dommage. Une si grande gueule, mais aucun croc.

- Voulez vous que je vous morde ?

- Je n'ai que faire de vos dents de lait émoussées.

- Et mon poing dans votre gueule d'ahuri ?

Il m'agrippe par les épaules et me force à m'asseoir sur une chaise à côté de lui.

- Restez polie Miss.

Je lui fais une grimace dans son dos avant de me plonger dans la contemplation du plafond en croisant les bras. Tiens ? Y'a une araignée dessinée sur les moulures.

- Je présume que vous ne voulez pas parler avec moi ?

Actuellement je ne parlerais pas sans mon avocat. Il essaye de happer mon regard avec ses yeux de cocker mouillé pour me faire flancher. Crèèève Lord Machinchose. Ca me fera énormément plaisir.

- Pourquoi cette aigreur Miss ? J'ai pourtant annulé tous mes rendez vous de la semaine pour être avec vous.

- Pour me surveiller ouais, grognais-je.

- Plait-il ?

Je tourne la tête d'un coup sec et retourne dans ma bouderie. Il soupire un bon coup et me sers en rôti à la menthe (bweeerk)

- Qu'est ce que vous avez contre moi ?

Je lui envoie un regard peu amène.

- Vous voulez vraiment savoir ?

- J'aimerais oui, sourie-t-il, content que je lui adresse enfin la parole.

- Vous êtes un vicieux pervers doublé d'un pédophile, vous m'avez étranglée, kidnappée et vous voulez m'épouser alors que vous êtes beaucoup trop vieux pour moi.

- Arrêtez de dire que je suis vieux, je n'ai que sept ans de plus que vous ! Crie-t-il.

- C'est déjà trop ! Je hurle plus fort que lui.

Il me prend le bras et me force à me rasseoir brutalement. Je n'avais même pas remarqué que je m'étais levée.

- Calmez-vous.

- J'en ai marre de vos ordres, allez vous faire fouttre !

Il soupire longuement, probablement pour s'empêcher de m'étrangler. Il pose sa main sur ma cuisse et tente un sourire.

- je sais que vous n'aimez pas cette situation mais est-ce qu'il y aurait quelque chose que je puisse faire pour rendre cette semaine plus agréable ?

Je réfléchis un instant avant de lui répondre sèchement. S'il crève ca me ferait plaisir mais je ne pense pas qu'il veuille bien se suicider.

- Enlevez votre main.

Son sourire fond comme une boule de neige en enfer. Il remonte un peu sa main sur ma cuisse avant de l'enlever et de se remettre à manger. Après quelques secondes il rouvre déjà la bouche. C'est pas vrai ca peut pas exister une telle pipelette !

- Avant de dire quoi que ce soit, est-ce que ce que vous avez à me dire est bon ?

- Pour vous je ne pense pas.

- Alors je ne veux pas savoir.

Il commence à craquer là, je le sens je vais me prendre une gifle très prochainement.

- Mangez. Ensuite je veux que vous veniez vous promener dans le jardin avec moi.

- Vous me coupez l'appétit. Dis-je en poussant mon assiette.

Il abat son poing sur la table avant de m'attraper par les cheveux et me plaquer contre le mur. C'est pour ca que je préfère les avoir au carré, ils sont plus difficiles à attraper. Il approche son visage du mien et souffle d'une voix menaçante.

- Vous êtes la gamine la plus effrontée et la plus insupportable qu'il m'ait été donné de voir. Et vous en êtes fière je suppose ?

Je sourie méchamment.

- Ouaip. Très.

Il tire un peu plus fort mes cheveux et serre le poing à s'en faire saigner. Il inspire profondément puis soupire. Encore. Il lâche mes cheveux et embrasse mon front. Il semble épuisé.

- Retournez dans votre chambre. Nous nous verrons demain.

Sans dire un mot, je sors de la pièce. Une fois dans ma chambre, je me change pour un short, des chaussures de course et un t-shirt noir. Alors que je déroule ma corde faite de draps, Ding apparait derrière moi. Avant qu'il ait pu dire quoi que ce soit, je l'assomme proprement d'un coup de plateau. Pratique ce truc. Je glisse silencieusement le long de la corde puis cours de buissons en buissons en mettant mes lunettes de plongée. A la fontaine aux nénuphars, j'attrape et casse un roseau. Je me glisse silencieusement dans l'eau et passe dans les plantes pour ne pas me faire remarquer. Je nage encore pendant un temps et je trouve l'endroit parfait pour sortir de la fontaine. Je suis juste à côté d'une grande haie, je n'ai plus qu'à sauter dedans. Mais quand je sors ma tête de l'eau je vois quelqu'un assis sur le bord, dos à moi.

Meeeerdeeuuuh ! Je venais à peine de m'en débarrasser de celui-là ! Bon, aux grands maux les grands remèdes.

Je ramasse une pierre sur le sol de la fontaine et m'approche silencieusement de lui. Une fois que je suis assez proche je le frappe à la tête avec ma pierre, lui faisant perdre connaissance. Ca, c'est fait ! Je sors souplement de l'eau avant d'alterner courir et ramper. Je suis toute égratignée mais en moins de dix minutes j'arrive à la sortie de secours. Celle-ci est une porte en fer un peu rouillée, cachée derrière une tonne de lierre. J'écarte silencieusement les végétaux, mais la porte elle-même refuse de s'ouvrir. J'ai beau essayer de le crocheter, le mécanisme est trop vieux. Résolue à me taper prochainement un sprint, je recule de trois mètres et pointe ma bague vers la poignée.

- EXPLOSE !

Obéissant à mes ordres, la porte et une bonne partie de la grille explosent dans une détonation de fin du monde. Entendant des gardes arriver, je me tape le sprint du siècle à travers la lande. A quelques kilomètres, je m'arrête derrière une grosse pierre pour reprendre mon souffle.

OOOUUUUUAAAAAIIISSS ! J'ai ga-gné ! J'ai ga-gné ! J'ai ga-gné, ga-gné, ga-gné ! Qui c'est la plus forte ? C'est moi ! Qui c'est la meilleure ? C'est moi ! Qui est le plus con ? C'est lui ! Qui est le plus nul ? C'est lui !

Encore portée par l'adrénaline je me remets à courir. Enfin, sautiller comme un cabri serait plus exact. Alors que je prends de la vitesse j'entends un genre de sifflement dans l'air, comme des balais. En me retournant, je vois mon pervers de ravisseur me foncer dessus, ses gardes un peu à la traîne. Mazette ! Le regard de tueur ! Je profite de mon avance pour courir comme une dératée vers la gauche. J'ai beau foncer je les entends qui se rapprochent de secondes en secondes. Je saute d'une pierre et à l'atterrissage, le sol se dérobe sous mes pieds. Les balais passent au dessus de moi.

- ICI ! Aidez-moi !

Entre la mort et le pervers, je préfère le pervers. Les balais ne reviennent pas. Je plante mes ongles de toutes mes forces dans la terre et j'arrive à hisser la partie supérieure de mon corps. Je relève les yeux et vois des pieds de chèvres surmontés d'un buste et d'une tête de femme.

- Er … salut ?

La chose éclate de rire, me montrant ses dents jaunes, avant de me donner un coup de sabot en plein visage, me faisant tomber. Je lance un cri perçant en entendant le vent battre à mes tempes puis ressent une vive douleur et m'évanouie.

Oo°°°°oO

Ohlala ma tête … Y'a trop de lumière j'ai déjà la migraine alors éteignez moi ça bande de sadiques ! Je gémis un peu et remue chaque muscle de mon corps pour voir si tout va bien. J'ai l'impression d'être passée sous un rouleau compresseur. En ouvrant les yeux je vois que je suis dans ma chambre chez le vieux vicelard. Tiens il est là lui.

- Qu'est-ce que vous... m'avez fait ?

Il se penche vers moi et me caresse le visage, sincèrement soulagé. Je bouge mollement la tête.

- C'est quoi cette tronche de six pieds de long … qu'est-ce qui m'est arrivé ?

- Vous ne vous rappelez de rien ?

Beuh non … je me souviens avoir assommé l'elfe, j'ai descendu la corde … euh non je vois pas.

- J'me rappelle avoir assommé Ding pour voir quel bruit ca faisait mais après … j'ai un blanc.

Il s'enfonce dans son fauteuil en croisant les bras.

- Vous vous êtes enfuie. C'était à prévoir, vous avez l'expérience et le talent nécessaire. Après quelques kilomètres dans la lande, vous avez rencontré une Baobhan Sith et elle vous a fait tomber dans une crevasse. Nous vous avons entendu crier et sommes venus vous sauver avant qu'elle ne vous mange.

- Acrameuh ?

Il hausse un sourcil.

- Vous ne savez pas ce qu'est une Baobhan Sith ?

Je tourne la tête de droite à gauche. Je pense pas que cette vielle folle qu'on a comme prof en a parlé. On fait que lire son bouquin débile.

- C'est une fée malfaisante aux pieds de chèvre. Elle attire ses victimes aux bords des précipices ou les pousse dedans pour boire le sang qui s'écoule de leurs blessures après. C'est étonnant que vous ne le sachiez pas. Quand j'étais en cinquième année notre professeur nous avait emmenés dans la forêt interdite pour nous en montrer une. Pourtant la grande inquisitrice est un bon professeur non ?

- Qui ça ?

Pour toute réponse il me tend un journal.

- Vous avez dormi pendant quatres jours. Nous sommes le mercredi 5 novembre.

COUAC ? Mais il me reste plus que deux jours pour m'enfuir ! C'est pas bon du tout ça ! Et ça ne fais qu'empirer apparemment. Ombrage élue Grande inquisitrice de Poudlard ? On est foutus. Pendant que je lis l'article, machin me rapporte une liasse de feuilles et s'assois à côté de moi en mettant son bras autour de mes épaules. Je lui jette un regard noir en prenant les feuilles qu'il me tend.

- Quoi ? Je viens de vous sauver la vie ! J'aurais espéré au moins un peu de reconnaissance.

- Je vous ai foutu la paix pendant quatre jours, je pense que c'est amplement suffisant.

- Je n'aurais pas droit à un baiser ?

- Même pas en rêves.

- Dans mes rêves vous êtes moins habillée.

Il a dit quoi là ? Imperium ! Polynectar ! C'est pas lui !

- Répétez un peu qu'on voit si je suis encore capable de vous mettre des baffes.

Il rit un peu et m'embrasse sur la tempe.

- Vous avez bu ou quoi ? Avant vous m'auriez tordu le cou pour avoir dit ça !

- Pardonnez-moi.

- Acrameuh ? Ah mais arrêtez vous me faites flipper !

Il me prend dans ses bras et me serre contre lui. Un truc qu'il a reprit, l'haleine de poubelle.

- J'ai eu le temps de réfléchir pendant que vous dormiez. Je suis de meilleure humeur aussi.

- Et pourquoi je vous prie ?

- Votre père a été surpris que j'ai tenu aussi longtemps alors il m'a appris toutes vos combines et quels type de plans vous échafaudez en général. Et il ne reste plus qu'un jour et demi pour que nos fiançailles soient officielles.

EEEEEEEEEEEEEED' ! Je vais te tuer ! Merlin faites que les ondes malfaisantes qui sortent mon cerveau le fasse devenir chauve avant l'heure !

- J'appelle Ding pour qu'il vous fasse servir à manger. Vous pouvez faire ce que vous voulez aujourd'hui, de toute façon vous êtes trop fatiguée pour être vraiment dangereuse.

Il se lève et sort de la pièce. Je m'attends à ce qu'il dise quelque chose, qu'il ricane ou qu'il fasse un petit sourire en coin mais non. Que dalle. Bon au fait c'est pourquoi ces papiers ? Ca doit être pour écrire aux Frogs. Ah tiens une dernière vacherie pour la route, il ne faut pas que je me ramollisse. Je sors de mon lit et passe ma tête par la porte.

- Une dernière chose Milord…

- Oui ?

- Achetez-vous des chewing gum à la menthe.

Sur ces mots je claque la porte. Gnyéhéhé … Minnie la terreur est de retour !

Oo°°°°oO

Mercredi 5 novembre: 21H07

Je me suis bien occupée aujourd'hui. J'ai visité la maison de fond en comble (c'est pas marrant y'a pas de passages secrets), j'ai terrorisé Ding (désolée Hermione mais il est vraiment trop chiant), j'ai fait chier les gardes (y'en a même un qui a pleuré !) et j'ai arrosé PPP (le bon vieux gag du seau de sirop à la menthe au dessus de la tête … classique !). J'ai un plan pour demain, mais ca sera plus simple si j'ai Champion sous la main. Après m'être mise en chemise de nuit, j'échappe à la vigilance de Ding en lui montrant combien je manie le plateau à la perfection. Traduction : il se l'est prit sur le museau. Je me glisse dans sa chambre avec ma grâce habituelle et me prends les pieds dans le tapis.

- Finalement oubliez ce que j'ai dis. Raisonne-t-il sans même lever les yeux de son bouquin, Que vous soyez fatiguée ou non, vous êtes toujours aussi intenable.

- Bonsoir à vous aussi. Je réponds en me relevant avec difficulté.

Comme il ne me regarde même pas_ pour une fois que je veux pas lui dire des vacheries !_ je m'assois sur l'un des bras de son fauteuil.

- Dîtes …

Il me jette un petit coup d'œil avant de se tourner vers son livre puis se retourne vers moi, complètement hagard. Ben qu'est-ce qui se passe ? J'ai les tifs qui ont verdi ? Il me prend par la taille, me pose sur ses genoux et me bave dans le cou.

- Eh non mais vous foutez quoi là ? Je crie

- Shhht.

Ah non pas chut du tout ! Je me débats un peu et fini par comprendre.

Oh bonne mère ! Je n'avais pas vu qu'elle était aussi transparente ! Stoooop ! Casse-toi ! Merlin ! Morgane ! Toute la clique ! J'ai besoin d'aide ! COUAC ? Comment ça démerde toi ? Bande d'enfoirés !

Je me tortille comme une furie alors il finit par arrêter de jouer les sangsues bavouilleuses.

- Qu'est-ce qu'il y a encore ?

- Alors déjà d'une désolée de vous interrompre mais je suis pas du tout d'accord …

- Je m'en moque, dit il en me serrant un peu plus contre lui.

- … de deux, continuez comme ca et je vous assomme comme je l'ai fait pour Ding il y a cinq minutes …

- Vous ne devriez pas être aussi méchante avec l..

- ET DE TROIS, je suis juste venue ici pour savoir s'il était possible de ramener mon chat auprès de moi.

Il semble réfléchir quelques secondes avant de répondre.

- Comme vous le dîtes si bien, même pas en rêves.

Il replonge vers mon cou (ce type est à moitié vampire ou quoi ?) alors que je continue de défendre mon steak.

- Mais pourquoi ?

Il soupire. C'est pas pour rien que c'est mon soupirant (Nda : désolée fallait que je la fasse … bon ok je sors).

- Parce que je sais que cette bestiole est pire qu'une arme de destruction massive.

Et chier. Ed' t'es vraiment un connard. J'ai bien remarqué que ce type est plus riche que nous mais franchement, t'aurais pas pu me laisser célibataire ? C'est vrai quoi, j'ai pas besoin d'être mariée pour réussir dans la vie !

Après plus d'UNE HEURE de bavouillages intensifs, ponctuée de petits commentaires tels que « combien d'hectolitres de bave allez-vous encore déverser sur moi ? » ou bien « Seriez-vous à moitié vampire ? Non parce que je commence à avoir des doutes. » Ou encore « ca y est, j'ai compris : vous êtes le fils caché du calamar géant ! Avouez-le au moins ! Quoi vous avez honte de votre père ? Et arrêtez de vous moquer de moi !», Le calamar vampirique et pédophile accepta enfin de me relâcher. Je retournais dans ma chambre, quand je vis Ding au détour d'un couloir. Evidemment j'ai pas pu résister.

- Ding, casse-toi ou je sonne les cloches !

C'est vrai qu'en plus d'avoir un nom idiot, son nez à la forme exacte d'un grelot et quelqu'un (je soupçonne fort le calamar vampire) à trouvé cela très intelligent de lui attacher des clochettes aux oreilles.

Le pauvre s'enfuit en couinant au meurtre. Pff. P'tite nature.

Oo°°°°oO

Jeudi 6 novembre : 22 h 48

Comme peux vous l'informer l'heure, j'ai été sérieusement retardée dans mes plans. J'en suis actuellement au plan J, ce qui vous donne une idée du nombre de tentatives ratées. Et pire que tout, Andy Warhol (c'est son nouveau surnom.) surgit derrière moi toutes les dix minutes pour me donner le temps qu'il me reste pour m'enfuir

- Dix huit minutes …

Ben tien qu'est-ce que je disais ?

- Dîtes moi c'est un genre de jeu pervers ou vous cherchez quelque chose en particulier ?

- C'est tout à fait cela, mais si vous voulez abandonner …

- J'abandonnerais quand ma mère conduira un cabriolet.

Il me regarde bizarrement.

- Je ne vois pas ce que ça à d'impossible.

- Ma mère est malade en voiture. Je suppose que je vous dis à dans dix minutes ?

Il sort avec ce petit sourire en coin qui me gonfle tant. C'est bon ? Il est parti ? Paaarfait ! Passons au plan J. Celui là, s'il le fait rater je sais plus quoi faire !

Je fracasse un verre à terre, prends un bout de verre avec moi et sort en courant. Je n'ai que dix minutes, douze si j'ai de la chance. Je cours comme une dératée jusqu'à la grille. Il faut vraiment qu'il se trouve une voiturette de minigolf. Je cherche désespérément le générateur, consciente que les minutes filent à tout allure. Finalement je trouve une boite grise reliée à la grille, juste à côté de celle-ci.

S'il y a bien quelque chose de basique dans le monde de la magie c'est ça : l'incantation la plus puissante qu'il soit est celle écrite avec le sang d'un sorcier. Je préférais ne pas utiliser cette astuce parce que ca me vide de toute ma magie d'un coup et la rend inutilisable pour plusieurs heures. Je sors le bout de verre du mouchoir où je l'avais mis avant de le serrer dans ma main. Avec le sang ainsi obtenu je commence à écrire le mot « STOP » sur la boite.

- Six minutes mon amour …

Je me retourne vivement, cachant ma main ensanglantée derrière mon dos.

- Pourquoi vous m'appelez comme ça ? Vous ne m'aimez pas.

Punaise de punaise ! Il me restait plus qu'à dessiner la barre du « P » ! Oh merde, punaise de bon sang de …

- J'anticipe. Il n'y a rien que vous puissiez faire en si peu de temps. Ce ne serait pas plus intelligent d'abandonner ?

- Vous vous trompez lourdement. On peut faire énormément de choses en quelques minutes.

En fait pas tant que ça. Mais pas question que je perde la face. Il s'approche de moi, un air soupçonneux sur le visage.

- Qu'est-ce que vous cachez dans votre dos ?

Je réagi instinctivement et le coupe avec mon bout de verre. Pris par surprise, il recule, ce qui me permet de finir d'écrire mon mot.

Et qu'est ce qui est plus puissant qu'une incantation écrite avec le sang d'un sorcier ?

Une incantation écrite avec le sang de deux sorciers.

Au lieu de juste bloquer le système de la porte, nous venons de TOUT arrêter. Tous les systèmes, tous les sorts et toutes les baguettes. Tout comme moi, PPP a perdu un peu de sa magie mais moins car il y avait très peu de son sang dans l'inscription. Courant comme une dératée, le vieux vicelard est encore à mes trousses. Alors que j'arrive à la porte, je trébuche sur une racine. Ca ne me fait perdre que quelques secondes car je me relève aussitôt. En posant la main sur la poignée j'entends déjà les trompettes du paradis sonner mais mon père apparait de l'autre côté de la porte.

Oh non c'est pas vrai …

Il me prend par l'épaule et me regarde d'un air infiniment triste.

- Minnie … je suis désolé mais je suis arrivé pile au moment où la compétition s'achevait… Tu as perdu c'est entièrement de ma faute je…

J'ai perdu.

A une seconde près.

A cause d'une racine.

Je fais la seule chose à faire dans un instant pareil.

Pleurer.

Pleurer de dépit, de rage, de tristesse, de désespoir mais certainement pas de joie. Mes jambes sont fauchées par la nouvelle au point que j'ai du mal à tenir debout.

- Minnie … Minnie je t'en prie ne pleure pas… je ne pensais vraiment pas que tu perdrais…

Dans un rugissement de colère je me jette sur lui, le fais tomber et lui arrache les cheveux par poignées.

- JE TE HAIS TU M'ENTENDS ED' ? JE TE HAIS ! Je vais t'arraches tes stupides cheveux recouverts de brillantine et te les faire bouffer avec de la sauce tartare ! N'essaye même plus me parler après ça sale MONSTRE !

Un bon quart d'heure plus tard, ma belle mère, aidée de ma mère, de mes demi-frères et des gardes d'Andy Warhol (lequel n'a pas bougé d'un millimètre pour aider), réussi à me décrocher de mon père et à me maîtriser. Mais mon objectif ultime est atteint.

Mon père est chauve.

Oo°°La suite au prochain chapitre !°°oO

Minnie : NNNOOOONNNNNN !

Fallait bien que ca arrive un jour.

Minnie : je te préviens ! T'es peut être un fantôme mais je vais trouver un moyen de te TUER !

Je suis déjà morte, me suis suicidée au fil dentaire.

Minnie : Mais quand même ! Je peux pas avoir perdu.

T'es pas une mary-sue. Tu gagnes pas à chaque fois.

Minnie : et à quoi ca sert hein ?

Et bien ca sert que au prochain chapitre je pourrais peut être arrêter la fic. Ou alors je continue et ca sera assez important pour la suite.

Minnie : gnniiouuuuu :'( !