Merci de votre soutient…vraiment merci. Et voilà le nouveau chapire, en espérant qu'il ne déçoive pas. Bonne lecture!

Trois semaines plus tard - Institut cardiologique du Nebraska

Sam était assis dans son lit, la tête de lit levée afin qu'il soit pratiquement à la verticale. La chambre était vide mise à part lui, son père et son frère étant parti pour préparer la chambre d'hôtel que Bobby avait loué la veille pour eux avant qu'il ne rentre chez lui. Le mot clé ici était hôtel. Pas un motel miteux comme Sam en avait l'habitude, mais un véritable vrai de vrai hôtel avec des couloirs à l'intérieur et des draps qui ne sentaient pas comme s'ils avaient passé un mois dans une usine de cigarette. Il avait eu connaissance des douces serviettes et des 150 chaînes du câble par un frère très excité, celui à qui Sam avait insisté qu'il passe la nuit précédente à l'hôtel plutôt que de camper dans la terrible chaise d'hôpital sur laquelle il avait passer pratiquement un mois. Dean avait accepté, mais seulement après que Sam ait tourné le grand jeu et lui avait fait son meilleur regard de chien battu connu à cette date. Il aurait pu gagner un Oscar avec cette performance.

John était resté avec Sam jusqu'à ce que le garçon s'endorme profondément puis il avait rejoins Dean à l'hôtel, seulement pour être de retour à l'hôpital tôt le matin, son aîné dans les talons. Ils avaient attendus que Sam subisse un examen approfondi et qu'on lui donne le feu vert pour qu'il puisse sortir avant qu'ils partent de nouveau vers l'heure du déjeuner afin de préparer la chambre. Sam avait quelques semaines de thérapie physique à l'hôpital avant qu'il ne puisse voyager trop loin, et les deux aînés des Winchester seraient damné s'ils le laissaient faire sa convalescence dans un trou à rat comme ils en avaient l'habitude. Il méritait mieux, et en plus son système immunitaire avait pris un sacré coup avec sa crise cardiaque alors une chambre miteuse de motel avec Dieu seul sait couvrait toutes les surfaces n'était pas un environnement adéquate pour les besoins de Sam.

Sam fixa son reflet dans le miroir qu'une infirmière lui avait apporté après qu'il ait insisté juste après le départ de sa famille. Il avait refusé de se regarder dans le miroir à chaque fois qu'il avait utilisé la salle de bain, mais maintenant il devait savoir, il avait besoin de voir tout ce que ce calvaire lui avait fait. Il étudia son visage émacié et les grosses cernes sous ses yeux fatigués. Il savait qu'il avait perdu du poids, beaucoup de poids en fait, mais le garçon qu'il vu en regardant le miroir le choquait encore. Son père et son frère lui avait promis qu'une fois sorti de l'hôpital, ils allaient le faire grossir, mais pour dire la vérité, Sam ne savait pas s'il retrouverait un jour son appétit. Penser à ce qui l'attendait rendait difficile l'idée même de manger. Une fois qu'il aura dit à sa famille qu'il voulait toujours aller à l'université, il était certain qu'ils allaient le laisser de nouveau. Il était certain d'être à nouveau déshonoré.

Doucement, Sam leva les bras et tira vers le bas la blouse d'hôpital qu'il portait puis il baissa le miroir pour regarder son torse. Il retira le bandage qui recouvrait toujours son incision afin d'en avoir une meilleure vue puis il déglutit devant la profonde cicatrice rouge et laide qui lui faisait face. C'était l'évidence de sa faiblesse. C'était le souvenir qu'il ne deviendrait jamais un vrai Winchester. Les vrais Winchesters n'ont pas de crise cardiaque à dix-huit ans. Les vrais Winchester se battent et se battent jusque leurs corps abandonnent, mais leurs cœurs restent à jamais fort. Le cœur de Sam était faible…malade depuis le jour de sa naissance et il eut un petit rire nerveux quand il pensa à l'ironie dans tout ça. Son père et son frère s'étaient battus toute leurs vies pour le protéger de tous les monstres de ce monde quand tout le long le plus grand ennemi était lui-même. La plus grande menace pour sa vie se trouvait dans sa poitrine, attendant simplement le bon moment pour le mettre à terre.

Sam posa le miroir et baissa le menton sur son torse. Il ne pouvait pas arrêter les larmes de lui monter aux yeux, il ne pouvait pas non plus arrêter leurs chutes le long de ses joues. Il était si perdu dans son chagrin et dans son dégoût de lui-même qu'il n'entendit pas la porte de sa chambre s'ouvrir ou son père et son frère entrer, les deux Winchester se précipitant au chevet de Sam quand ils virent sa détresse.

"Awww, Sammy…la cicatrice ne sera pas si mal dans quelques mois," dit Dean quand il réalisa ce qui avait dû se passer. Il attrapa le miroir et le posa sur la table de chevet pendant que John reposa le bandage sur l'incision de Sam et remonta sa blouse.

Doucement, Sam releva la tête et jeta un œil à sa famille avant de rebaisser les yeux. S'ils le voyaient comme un faible, ils le cachaient bien. Les Winchester étaient des maître dans l'art de dissimuler leurs véritables sentiments alors Sam n'avait vraiment aucune idée de ce qu'ils pensaient de lui à cet instant. Oui, ils étaient à ses petits soins et les deux avaient mentionné le mot qui commence par « A » une ou deux fois. C'est vrai, normalement Sam, étant le plus sensible des membres de la famille, aurait été heureux d'entendre ces mots, mais dans la situation actuelle, Sam avait l'impression que ces mots avaient été dis plus par désespoir qu'autre chose. Sa famille pensait qu'il était si fragile qu'ils devaient prononcer les mots que normalement ils n'échangeaient jamais, à part pendant des confessions après plusieurs verres, et habituellement c'était suivi par du vomi et une sacré gueule de bois.

"Sam…regarde moi fiston," dit John sévèrement, mais en même temps avec tendresse. Il attendit que Sam le regarde nerveusement avant de continuer. "Ecoute, je sais que c'est dur, mais tu as une famille qui t'aime…"

"Stop…ne le dit plus. S'il te plaît," interrompit Sam, ses yeux noisettes implorant son père d'arrêter.

"Ne pas dire quoi, Sammy? Qu'on t'aime?" intervînt Dean, ses yeux verts rétrécis, reflétant sa confusion.

"Oui…ne le dit pas," répondit Sam, baissant de nouveau son regard.

"Pourquoi? On t'aime, mon grand. Je ne comprends pas," dit John doucement alors qu'il attrapa doucement le bras de Sam.

"Ouais, mais vous ne le dîtes jamais," murmura Sam. "La seule raison pour laquelle vous n'arrêtez pas de le dire tous les deux c'est parce que vous pensez que je suis faible…que je suis si fragile que je pourrais me briser," continua-t-il, haussant le ton légèrement.

"Quoi? Non…Ce n'est pas vrai, Sam," dit John fermement, sa main se resserrant autour du bras de son plus jeune fils.

Sam leva les yeux et fit un petit sourire. "Si ça l'est, papa. J'ai vu la façon dont vous me regardez quand vous pensez que je ne peux pas vous voir. Je peux très bien imaginer ce que vous pensez tous les deux. Faible…un fardeau…un handicap," dit il.

"Okay, arrête toi là, Sam," cracha Dean, même si c'était plus par exaspération que par colère. "Toi, mon petit frère, tu as tort. Tu ne pourrais pas être plus éloigné de la vérité en fait," continua-t-il plus calmement.

John jeta un œil à son aîné avant de retourner son attention sur Sam. "Sam, on ne pense pas que tu es faible, ou un fardeau, ou un handicap. Tu as eu une crise cardiaque et…"

"Oui…ne me le rappelle pas. Les Winchesters n'ont pas de crise cardiaque. Ils sont forts…invincibles. Enfin, sauf moi. Je ne suis pas un Winchester…Je suis…"

"Mais merde, Sam!" cracha John, ayant assez entendu de son fils. "Arrête! Tu as eu une crise cardiaque et tu t'es battu si fort. Quand les médecins ne savaient pas si tu allais t'en sortir ou pas, tu leur as prouvé à quel point tu es fort. Tu es le plus fort d'entre nous tous…"

"Non…c'est pas vrai. Je suis le bon à rien…tu l'as dit des centaines de fois, papa"

"Oui, et bien…je n'aurais jamais du le dire, pas même une fois. Mais, Sam…même après que je sois si dur envers toi, après toute la merde que je t'ai jeté à la figure…tu as continué de revenir, d'essayer de faire mieux, tu encaissais, tu te battais bête et ongles sans t'arrêter. Ça m'énervait au plus haut point, mais ça montre quel dur à cuire tu es."

Sam resta fixer son père, incertain de quoi penser de ces mots. Il regarda son frère quand celui-ci lui fit une frappe amicale sur l'épaule. "Ecoute, Sammy…Papa a raison. Tu te bas quand tu penses avoir raison et tu admets quand tu as tort. Je ne ferais jamais ça. Et tout le truc sur les «je t'aime »? C'est vrai, on ne le dit pas, mais peut être qu'on a tort. On t'a presque perdu. Je ne pense pas que j'aurais pu vivre avec moi-même sachant que tu sois mort sans me l'avoir entendu dire. On ne le dit pas parce qu'on pense que tu es faible…on le dit parce que c'est vrai," dit il doucement.

Sam sourit tristement à son frère puis à son père avant de regarder le mur devant son lit. "Oui, et bien vous n'allez peut être pas le penser encore longtemps," dit il doucement.

John pencha légèrement la tête et bougea pour s'asseoir sur le bord du lit de Sam. Sam le regarda, la misère dessinée sur son pâle visage fatigué. "Sam, qu'est-ce que tu veux dire par là?" demanda-t-il.

Sam pris une profonde inspiration, pressant une main contre sa poitrine quand son incision lui fit mal.

"Sammy? Tu vas bien?" demanda Dean en se penchant, ses yeux remplis d'inquiétude.

Sam acquiesça et lui sourit. "Je vais bien, Dean…c'est juste, je ne sais pas comment le dire. Je veux dire, je sais comment vous allez réagir tous les deux," répondit il doucement.

"Dis le simplement mon grand," dit John, l'homme souriant quand Sam lui retourna son regard.

Sam hocha la tête et mordit nerveusement sa lèvre inférieure. Finalement, il parla. "Je…Je vais toujours aller à l'université, Papa. Si ce n'est pas trop tard, bien sûr. Je sais que tu ne veux pas que j'y aille et je sais que tu ne voudras plus rien à faire avec moi, mais je…" Sam fut interrompu par une pression sur son bras.

"Sam…respire. Calme toi," dit John, sa main caressant le bras de Sam de haut en bas. "On avait en quelque sorte deviné que tu y allais toujours. Winchester têtu jusqu'au bout," continua-t-il avec un petit rire en quelque sorte triste et effrayé.

"Qu-quoi? Vous…je…quoi?" balbutia Sam à bout de souffle.

"Sam…la vache, respire pendant une minute avant de parler, ok?" dit Dean.

"Mais, je ne comprends pas. Je pensais que vous seriez en colère," dit finalement Sam, une fois avoir retrouvé son souffle.

"Ouais, et bien…on peut pas dire qu'on en soit heureux. Papa et moi nous sommes un peu disputé au début quand je l'ai suggéré, mais Sammy…c'est ta décision. Même si on déteste l'idée de te savoir tout seul, on a réalisé qu'on ne peut pas de traiter comme un bébé pour toujours," dit Dean, sa voix tremblant à la simple idée d'être séparé de son frère.

"Vraiment?" demanda Sam timidement, ses grands yeux noisettes allant de son frère à son père.

John hocha la tête et soupira. "Oui, Sammy. Vraiment. Ecoute, je pense toujours que tu serais mieux avec nous… plus en sécurité. Mais comme l'a dit Dean, c'est ta décision. Je ne me mettrais pas sur ta route cette fois…mais on n'a pas à l'aimer," dit il.

Sam lui fit un petit sourire, un qui pour la première fois depuis longtemps atteignait ses yeux. "Ca ira pour moi les gars. Je pourrais vous retrouver pendant les vacances et être avec vous tout l'été," dit il tout excité.

"Ouais…tout ira bien…" commença Dean avant de perdre ses mots et de baisser les yeux.

"Dean…je ne sais même pas si je pourrais y aller. J'étais supposé m'enregistrer pour les cours et maintenant il n'y a peut être plus de place alors…"

"Je les ai appelé, Sam. Tu as toujours le temps de t'enregistrer. Les cours ne commencent pas avant septembre," dit John.

"Quoi? Tu les as appelé?" demanda Sam incrédule, le garçon n'en croyant pas ses oreilles.

"Oui, Sammy…Je les ai appelé. Je te l'ai dit, je ne me mettrais pas sur ta route," répondit John.

Sam eut les larmes aux yeux et il s'essuya les yeux avec sa main avant qu'aucune larme ne puisse couler."Merci, papa," dit il, sa voix à peine au dessus d'un murmure.

"Je t'en pris, Sammy," dit John en se levant du lit.

"Okay…notre petit moment sentimental est fini? Pouvons nous sortir le gamin de cet endroit oublié de Dieu maintenant?" demanda soudainement Dean, même si ses yeux paraissaient un peu humide pour sa famille.

John eut un petit rire et se tourna vers la porte. "Très bien, Monsieur Macho…tu aides ton frère à s'habiller et je vais parler au docteur pour les papiers de sortie," demanda-t-il avant de quitter la pièce.

Dean secoua la tête en regardant son père partir. Il se retourna vers son frère et sourit. "Il a raison tu sais," dit il en attrapant le sac qu'il avait apporté et avait déposé dans la chambre quand il avait rejoint le chevet de Sam.

Sam le regarda et pencha la tête. "A propos de quoi?"

"Je suis macho. Et incroyablement sexy," répondit Dean d'un ton entendu et Sam roula les yeux.

"Et humble…n'oublie pas humble," dit Sam avec un sourire.

"A ouais… plus que tout….humble," répondit Dean. Il déposa les vêtements qu'il sortit du sac sur la chaise près du lit de Sam et tourna son attention vers son frère. "Bon et si on t'enlevait cette magnifique robe…à moins que tu ne veuilles la garder?"

"Non…c'est bon. Ils peuvent la garder," répondit Sam en bougeant pour balancer ses jambes sur le bord du lit, l'adolescent grimaçant malgré ses efforts pour ne pas le faire.

"Là, laisse moi t'aider, Sammy," dit Dean en se mettant immédiatement en action.

"Je…Je peux le faire, Dean," dit Sam, même si la brillance de la sueur sur son visage après ce simple mouvement disait le contraire.

"C'est rien, Sam…et ça veux pas dire que tu es faible si tu as besoin d'aide pour le moment. Tu viens de traverser un Enfer. Je serais beaucoup plus mal en point que toi, je peux te le dire," dit Dean en haussant les épaules.

"Tu n'aurais jamais été dans cette position, Dean," marmonna Sam avec honte.

Dean secoua la tête et s'assit sur le lit à côté de son frère. "Sammy…arrête. Tu ne peux pas t'accuser d'être né avec un trou dans le cœur. Ça ne te rend pas faible…c'est juste un de ces trucs. Ça aurait pu facilement être moi," dit il doucement en poussant les cheveux des yeux de Sam et il sourit quand Sam se pencha automatiquement contre sa main.

"Dean, si je suis si fort, comme toi et papa le dîtes, alors pourquoi quand il y a une merde c'est toujours pour moi? Je veux dire, je préfère que ça m'arrive plutôt qu'à vous, mais je veux juste savoir pourquoi ça arrive tout simplement," dit Sam, sa voix remplie de tristesse.

Dean regarda son frère et sentit son cœur se briser pour lui. Il n'avait pas de réponse à ça. Il s'était souvent demandé la même chose. Pourquoi est-ce que son petit frère était toujours celui à qui arrive les mauvaises choses? Depuis qu'il les avait rejoins pendant les chasses, c'était comme s'il avait une grosse cible peinte sur lui. Et si il n'y avait qu'un seul d'entre eux qui chopait la maladie qui trainait dans le coin, c'était Sam, à chaque fois. Ce n'était pas juste et Dean s'était retrouvé à plusieurs occasions souhaiter que ce soit lui et non son frère. Il savait que son père pensait la même chose, ils en avaient discuté à un moment. C'était pour cela que leur besoin de surprotection avait grandi en même temps que Sam, plutôt que de diminuer alors qu'il grandissait et devenait plus fort et plus capable de prendre soin de lui. C'était presque impossible de prendre soin de soi quand l'univers entier paraissait être contre soi. Dean soupira et attira gentiment son frère vers lui, souriant quand Sam vînt volontiers et se blottit contre Dean.

"Sammy…je ne sais pas. J'aimerais le savoir, parce que je tabasserais quiconque a décidé de te faire traverser tout ces merdes. Si tu veux la vérité ça nous fout la trouille à papa et moi," dit Dean en posant son menton sur le dessus de la tête de Sam.

"C'est pour ça que papa ne voulait pas que j'y aille, hein?" marmonna Sam étouffé dans l'étreinte de son frère.

"Ouais. On ne peux pas surveiller tes arrières si tu n'es pas avec nous," répondit Dean doucement.

"C'est juste l'université, Dean. Qu'est-ce qui pourrait arriver? Enfin, maintenant que ça c'est arrivé, quoi d'autre peut arriver?" demanda Sam en se retirant de l'étreinte de son frère.

"Rien, Sammy. Rien d'autre ne va se produire," répondit Dean, espérant qu'il disait la vérité. "Maintenant allez…on doit t'habiller."

"Okay," dit Sam avec un petit sourire. Il permit à Dean de l'aider à se mettre sur le bord du lit, puis avec un profond embarras, aida autant qu'il le pouvait quand son grand frère lui enfila son boxer, puis son pantalon de survêtement acheté récemment pour aller avec le corps plus fin de Sam. Puis vînt un vieux tee shirt qui flottait sur le corps de Sam, suivit d'un sweatshirt.

Finalement, après quelques injures, un Sam très fatigué était habillé et assis sur le bord du lit, attendant que John ne revienne. Dean était allé à la salle de bains pour prendre un verre d'eau fraîche pour Sam, sachant que l'effort de s'habiller avait fatigué le gosse plus qu'il ne le laissait paraître. Dean sortait juste de la salle de bains quand la porte s'ouvrît et John entra en poussa un fauteuil roulant. John regarda de Dean vers Sam et s'inquiéta immédiatement en voyant la sueur briller sur le visage de son fils.

"Tout va bien ici?" demanda-t-il avec précaution.

"'vais bien, papa. Juste fatigué," dit Sam doucement en regardant son père.

John leva un sourcil et se tourna vers Dean. "Simplement un peu de mal à habillé le petit Sammy, papa. Il a juste besoin d'un peu d'eau et de repos. Ca va aller," répondit Dean en tendant le verre à Sam, qui le prit avec des mains tremblantes et le leva à ses lèvres avec précaution. "Tu as ses médicaments? Il a peut être besoin d'un anti douleur également," continua Dean.

"Euh…oui. Voilà," répondit John en cherchant dans un grand sac et en ressortant une boîte de médicaments. Il jeta la boîte à Dean et attendit qu'il donne un cachet à Sam avant d'approcher le fauteuil roulant. Il tendit une main et ébouriffa les cheveux de Sam, sa main s'arrêtant dans le creux du cou du garçon.

"Très bien, Sammy. On va te sortir de là, on y va?" demanda John après avoir donner une gentille petite pression dans le coup de Sam avant de le laisser et de préparer le fauteuil pour sa précieuse cargaison.

"Je peux pas marcher, papa?" demanda Sam doucement.

"Tu peux à peine tenir ton verre. Et puis, ce sont les règles de l'hôpital," répondit John.

"Depuis quand tu suis les règles?" demanda Sam, même s'il avait un petit sourire sur les lèvres.

"Depuis que je ne veux pas te porter, Sam. Allez, tu montes," demanda John.

Dean secoua la tête à cet échange puis récupéra le verre des mains de Sam et le posa sur la table. Lui et John aidèrent Sam à descendre du lit et à s'asseoir dans le fauteuil. Une fois Sam en place, John pris les poignées du fauteuil roulant et tourna son garçon. Il attendit que Dean ouvre la porte et poussa Sam dans le couloir. Ce fut un voyage silencieux à travers l'hôpital, pas un mot ne fut échangé avant que Dean ne conduise l'Impala devant l'entrée de l'hôpital où John l'attendait avec Sam.

"D'accord, Sammy…debout," dit John en baissant les yeux vers son fils à moitié endormi.

"Hein…oh…'kay," dit Sam.

John et Dean aidèrent Sam à sortir du fauteuil et à s'assoir à l'arrière de l'Impala avant que Dean ne monte à côté de lui et l'attire contre lui. La tête de Sam se posa immédiatement sur l'épaule de Dean et il s'endormit en quelques secondes. Dean sourit à son père quand celui-ci ferme la porte, les deux hommes grimaçant au bruit de la porte quand elle claqua. Sam par contre, ne bougea pas d'un centimètre, le garçon complètement mort pour le monde autour de lui. John poussa le fauteuil roulant à côté de l'entrée du bâtiment et se hâta vers la voiture pour s'asseoir derrière le volant. Il regarda dans le rétroviseur et sourit en regardant Dean rapprocher Sam de lui. Il alluma le moteur et roula à travers le parking puis sur la route, laissant l'hôpital et ses mauvais souvenirs disparaître dans l'horizon.

Plus qu'un chapitre! Dites moi ce que vous en avez pensé!

Mélanie