Chapitre 6

Le reste de la semaine passa lentement. J'avais quelques petites choses à faire. Oui, j'avais besoin de ce temps pour préparer le retour d'Isabelle mais ça ne m'aidait pas à être plus patient en attendant le vendredi.

Un collier.

C'était la première chose de ma liste. Mes anciennes soumises avaient des colliers normaux qui ressemblaient à des colliers pour chien mais en plus gros. Je voulais quelque chose de différent pour Isabella. Ne me demandez pas pourquoi, je savais juste que je devais le faire.

J'ai acheté un collier très simple avec un pendentif en forme de « E ». Ce collier dit tout à lui seul. Elle est à moi. Mais pour des personnes extérieures à notre milieu, ce n'était qu'un collier comme un autre.

Pourquoi ?

Je ne savais pas. Que signifiait tout cela ? Est-ce que je me sentais bizarre avec le fait qu'elle soit ma soumise ? Devais-je revenir en arrière tant qu'il était encore temps ?

Non.

Je l'ai voulue comme soumise même si je ne savais pas vraiment expliquer le collier. Et puis, il y avait aussi le fait que je lui avais dit qu'elle ne pourrait jamais l'enlever.

Qu'est-ce que cela signifie ?

J'ai toujours retiré leur collier à mes soumises lorsqu'elles étaient loin de moi. Je ne savais vraiment pas ce qui m'avait pris. Je brisais toutes mes propres règles, en plus d'en créer de nouvelles destinées uniquement à elle et à ce que je voulais faire avec elle. Voulais-je nuire à Isabelle ?

J'espérais que non.

Je me suis assis à mon bureau. Nous étions vendredi et il était six heures. Je tapais les règles et les punitions qui en découleraient si elle en brisait une. Je notais le nombre de coups de fouet correspondant à chaque punition. Je relis tout ce que je venais de taper. Elle aurait des règles que je n'avais jamais utilisées avant. Il y aurait aussi mes règles régulières qu'elle devrait suivre mais je décidai de ne pas les inscrire celles-là.

La première règle est de ne jamais dormir dans mon lit. Je possédais une chambre prévue pour mes soumises.

Mais je ne pouvais pas me résoudre à demander à Isabella de dormir dans une autre pièce.

Elle dormira dans ma chambre, alors.

Toute la nuit ?

Oui.

C'était mal. Je le savais. Elle finirait par avoir des sentiments pour moi que je ne pourrais pas gérer. Je maintiendrai autant d'espace possible entre nous. Elle devait être consciente que j'étais juste son dominant. Bien sûr Rose sentit que c'était le bon moment pour débarquer dans mon bureau sans frapper.

« Nous ne sommes pas encore ouvert, Rose. » Dis-je sans lever les yeux de mon ordinateur.

« Puis-je simplement rendre visite à mon frère ? »

« Heu…Bien sûr. » Répondis-je confus, en lui jetant un coup d'œil.

« Alors, tu vas vraiment donner un collier à cette fille ? » Demanda-t-elle en passant d'un pied à l'autre.

C'était donc pour ça qu'elle était ici.

« Pourquoi ne le ferai-je pas ? »

« Je ne sais pas, Edward. Peut-être parce qu'elle est la sœur de Jasper et la meilleure amie d'Alice. »

« C'est juste histoire de te renseigner ? » Répondis-je en riant. Rosalie devait tout savoir d'Isabella Swan. Elle avait certainement plus d'informations sur elle que le FBI lui-même.

« Ce n'est pas important qui est sa famille, Rose. Ce n'est pas grave. Ils ne vivent pas le même style de vie. Ne fais pas l'hypocrite. Que faisons-nous avec nos parents ? »

« Ce n'est pas la même chose, Edward. » Me coupa-t-elle. « C'est de Jasper dont on parle. Il va te casser la gueule quand il le saura. » Ajouta-t-elle pensive. « Non pas que ce sera la première fois que ça t'arrive. Tu t'y attends certainement. »

J'ignorai son sarcasme.

« Jasper le fera certainement. Une fois le choc de la nouvelle passée, ça devrait aller. »

« Ouais ! Que dirais-tu, Edward si tu apprenais que Jasper est le dominant d'Alice ? Pense à comment tu te sentirais si j'étais une soumise et non une dominante. Comment réagirais-tu si quelqu'un nous punissait. » Répliqua-t-elle. Elle n'ajouta plus rien et sortit de mon bureau.

Ce serait différent. Je serais susceptible de tuer Jasper s'il dominait Alice. Je suis un hypocrite mais c'est la vérité. Je posai ma tête sur le dossier de mon fauteuil et soupirai.

Alors, Edward Cullen ! Vas-tu faire marche arrière ?

Non.

Je vais mettre de côté Jasper et prendre tout ce que je peux prendre d'Isabella, comme s'il n'existait pas.

Je me levai et vérifiai l'état de mon bureau au cas où nous resterions ici.

Je n'avais rien prévu de particulier. Je voulais lui faire rencontrer les autres doms et soumises du club.

Comme je m'y attendais, Isabella fut à l'heure. Vingt heures précises.

Bien.

Elle entra dans mon bureau avec un sourire lumineux. Elle portait une robe d'été blanche avec de courtes manches. Elle avança sous mon regard qui ne la quitta jamais. Son sourire ne faiblit jamais.

Elle ne doit pas agir de cette façon, Edward. Dis quelque chose !

Dis-lui de baiser les yeux. Dis-lui de ne pas te regarder si tu ne lui demandes pas.

Je ne pouvais pas.

Je lui souris en retour et l'invitai à s'assoir dans le petit salon.

Oui, je vais lui dire.

Elle ne sait pas tout.

Je vais lui apprendre.

« Très bien, Isabella. » Dieu, qu'elle…était…bandante. « J'ai des papiers pour toi. Pendant que tu les lis, je vais travailler sur l'ordinateur. Ce sont les règles à respecter et les punitions qui te seront infligées si tu ne les suis pas. C'est d'accord ?»

Elle sourit et hocha la tête en prenant les papiers de mes mains.

Je me suis retourné mais elle m'arrêta.

« Oh, Monsieur Cullen ? J'ai les papiers que vous m'aviez demandés. »

Ah oui ! Je tenais à les examiner.

Elle me les tendit et regagnai ma place à mon bureau. Je devais en prendre connaissance avant de descendre et la montrer aux yeux de tous.

J'analysai le questionnaire.

Wow ! Cette fille n'avait jamais rien fait.

Anal : NON

Yeux bandés : NON

Fessée : NON

Pauvre fille !

Elle ferait toutes ces choses, bientôt. Enfin, dès qu'elle aura suffisamment confiance en moi pour le faire.

Je ne sais pas combien de temps j'étais resté assis là, à regarder les papiers mais ils me déprimaient.

Je levai les yeux et je vis qu'elle ne lisait plus les règles que je lui avais remises. Elle jouait avec ses mains et regardait au loin. J'étais sur le point de me fâcher quand je vis l'horloge. J'avais analysé ces papiers pendant plus d'une heure. Elle avait certainement eu le temps de lire plus de dix fois.

Je me levai de mon fauteuil et pris le collier… Son collier dans mon bureau. Comme je m'assis sur la table basse devant elle, nos yeux se rencontrèrent et elle rougit. Je posai le collier à côté de moi et pris ses genoux entre nos mains. Je les séparai et m'installai à genoux entre eux avant de reprendre le bijou.

« Très bien, Bella. Si tu portes ce collier… » Expliquai-je en lui montrant. « Tu seras à moi. Tu ne pourras jamais l'enlever. »

Parce que je suis un putain de fou et que je viens juste de créer cette règle, sans raison.

Elle hocha la tête et je ne pus m'empêcher de sourire en attachant le collier autour de son cou.

Je l'observai et je savais qu'elle m'appartenait maintenant. Je n'avais jamais ressenti cela avant avec aucune soumise. Je commençai à penser que je perdais mon avantage.

Plus moyen de changer d'avis.

Impossible.

Voyant Bella avec son collier, cela me fit mal instantanément. Finalement, pourrais-je en faire bon usage ?

Mes mains se sont déplacées sur son corps, sur ses cuisses où elles étaient déposées. J'avais désespérément besoin de sentir ses seins, même au travers de sa robe. Ses mamelons durcirent à mon contact. Je les empaumai et jouai avec eux, les tirant et les tordant au travers du tissu.

Elle poussa un gémissement tel un petit chaton.

Mon Dieu, j'adore ce putain de son.

« Comme ça ? » Chuchotai-je en les triturant un peu plus fort. Je ressemblais à un bâtard arrogant.

Attends !

C'est quoi ça ? Pourquoi je lui demande son avis ?

« Oui. » Gémit-elle, la tête appuyée contre le dossier du divan.

J'ai souri.

Je décidai qu'il était temps que ces vêtements disparaissent. Je me levai l'emmenant avec moi et retirai sa robe.

« Déshabille-moi. » Ordonnai-je.

Aucune hésitation. C'est très bien.

Sa main baguée frôla mon membre durci. Je sifflai surpris. Je posai mon regard sur elle et vis son visage virer au rose vif.

Comme c'est mignon.

Elle finit de me dévêtir, ne me restant que mon boxer en soie noir. Je prenais mon temps pour l'observer. Ses sous-vêtements jaune clair avec la dentelle orange me narguaient. Il était très innocents mais terriblement sexy sur elle.

Subitement, le fait qu'elle soit la sœur de Jasper me revint en mémoire. Je sentis la bile me venir dans la gorge.

Pouvais-je le faire ?

Oui, je le pouvais.

Je devais être le dominateur de Bella. Il n'y avait pas d'autre solution.

Edward, tu peux avoir plus que ça. Il suffit de le vouloir. De revenir en arrière et de lui dire que vous ne serez pas le sien. Puis l'aimer de la bonne manière.

Non, je la veux.

Bordel ! Voilà que je me bats avec ma tête maintenant.

Oui, on dirait.

Ce ne sera pas la fin pour nous, Edward. Ton côté dominant veut plus.

Non.

Très bien.

J'amenai Isabella sur le côté du canapé en cuir. Je la pliai sur l'accoudoir et retirai ses sous-vêtements, les faisant descendre le long de ses jambes minces.

Je plaçai ma queue contre son intimité humide et chaude et la frottai le long de sa fente d'avant en arrière.

« Avant de passer vraiment à l'acte… » Murmurai-je tout en continuant le frottement. « Je veux que tu comprennes, je ne suis rien. Je te donne ce que tu cherches dans la soumission et toi, tu me donnes ce qu'un homme cherche dans une chambre. » Je me penchai à son oreille et chuchotai en l'embrassant dans le cou. « C'est être dominé. »

« Comprends-tu, Isabella ? Hoche la tête ou fais un signe. »

Elle hocha la tête et je souris.

« Bonne fille. » Murmurai-je. Je laissai une main se diriger vers sa poitrine tandis que l'autre se plaçait sur sa hanche.

Dernière chance, Edward.

Cette partie de mon cerveau commençait à m'agacer.

« Tant qu'à aller en enfer. » Murmurai-je pour moi-même. Je plaçai ma bite dure à son entrée. Elle gémit.

« Isabella, tu es si étroite, si humide ! » Geignis-je. Je bougeai en elle, faisant des mouvements de va-et-vient à un rythme régulier.

« Edward ! Plus vite ! Plus fort ! » Gémit-elle.

Je retirai ma main de sa hanche et la plaçai rapidement sur son dos.

Elle haleta.

« …pas parler… » Dis-je en poussant fortement en elle. Mais je fis comme elle demandait, prenant de la vitesse.

Je claquai contre son cul encore et encore, me retirant presque entièrement d'elle avant de m'enfoncer à nouveau. Ses jambes s'écartèrent légèrement me permettant une pénétration plus profonde. Je sentais qu'elle était proche.

Une de mes mains déménagea vers son clitoris tandis que l'autre qui était sur sa poitrine se déplaça dans ses cheveux. Alors que je clapais encore en elle, le canapé frappait contre le mur. Je remerciais Dieu qu'il n'y ait pas de bureau à côté du mien.

« Jouis, Isabella. »

Et c'est ce qu'elle fit.

Elle gémit mon nom quand je sentis ses parois se resserrer autour de ma queue, ses hanches tremblant comme une vague qui traversa son corps. Je continuai mes va-et-vient quelques fois avant de murmurer son nom quand je déversai ma semence chaude en elle.

« Bella ! » Non Isabella…Bella

Je n'avais jamais appelé par son nom une soumise durant l'orgasme avant.

OooOooOooOooOooOooOooOooOooO ooOooOooOoo

Nous nous sommes ensuite rendus à la salle VIP. Je ne pouvais attendre pour que tous puissent connaître Bella, comme j'étais impatient d'apprendre à la connaître.

« Est-ce ta nouvelle soumise, Edward ? » Demanda Sam quand Isabella et moi nous nous sommes assis.

« Oui, c'est elle. » Répondis-je en souriant.

Sam regarda Isabella et reporta son attention sur moi avant de revenir à elle. Je savais ce qu'il allait faire. Il allait la tester.

« Ainsi, c'est toi Isabella ? »

Ne lui réponds pas. Regarde-moi d'abord. Demande-moi l'autorisation.

Elle regarda Sam. Putain !

« Oui. Mais appelez-moi Bella. »

Sam écarquilla les yeux et me regarda à nouveau, attendant ma réponse. Elle ne pouvait pas se moquer de moi. Je pouvais faire deux choses.

De un, je laissais passer et je poursuivais ma nuit.

De deux, je sortais d'ici immédiatement, rentrais à la maison et la punissais. Oui, c'était sa première nuit mais ça faisait partie de sa formation. Je ne serai plus capable de penser à autre chose.

J'ai regardé autour de moi dans la salle VIP et je vis qu'ils attendaient tous. Bella agissait comme si rien ne s'était passé. Bordel, elle ne savait même pas qu'elle avait fait quelque chose de mal. Mais les Doms présents étaient horrifiés. Je comprenais qu'ils ne voulaient pas d'une soumise qui agissait ainsi.

Je vis Rose dans un coin qui secouait la tête d'avant en arrière. Malheureusement, je ne pouvais pas laisser passer cet affront.

Je sus que je devais choisir l'option deux.

Désolé, Isabella.