Désolé de ne pas avoir posté de chapitre la semaine dernière, je me suis blessée au bras, ce n'est pas pratique pour taper à l'ordinateur... Mais voyez, j'ai sacrifié mon bras pour vous! (aïe... :'( )
Enjoy!
Chapitre 07 :
Le début de la semaine passa assez rapidement sans encombre, Kuroo restant à la demeure Oikawa à s'occuper comme il pouvait, et Tooru alternant entre cours et visites au club de volley-ball. Ils ne se retrouvaient qu'en fin d'après-midi, mais cela valait le coup à leurs yeux. Tout se passait bien, du moins jusqu'au jeudi après-midi.
Comme à son habitude, Oikawa alla dans le gymnase pour y retrouver ses coéquipiers et les regarder s'entrainer, se retenant de se rendre à son tour sur le terrain et jouer. Il n'en avait pas encore le droit, s'il voulait guérir totalement. Il en profitait donc pour observer le jeu de ses coéquipiers, ne perdant pas son temps et rassemblant le plus de données afin d'améliorer son propre jeu et l'harmonisation de l'équipe entière.
Depuis son retour de l'hôpital, les membres du club de volley-ball d'Aoba Jôsai avaient noté un changement radical chez lui : il était plus souriant, plus sympathique, et paraissait parfaitement épanoui. Ils en avaient longuement discuté entre eux, et en étaient arrivés à la même conclusion : il était radieux et très attirant… Ils commençaient à vraiment connaitre et apprécier Oikawa, qui était peu à peu devenu l'idole du club sans même qu'il n'en soit au courant.
Et ce jeudi, fatigué, Oikawa sentit le sommeil l'appeler. Assis sur le banc des remplaçants contre le mur à côté d'Iwaizumi, il ferma peu à peu les yeux. Les évènements de ces dernières semaines l'avaient épuisé, il était plusieurs fois allé à l'hôpital pour des visites de suivi, et il n'apprenait plus rien de cet entrainement de volley il n'arrivait plus à garder son attention. Cédant à la fatigue, sa tête tomba sur l'épaule d'Iwaizumi, faisant sursauter ce dernier.
« -O-Oikawa .. ? » appela Iwaizumi en tournant nerveusement la tête vers lui.
Il s'était endormi ? Sur son épaule ? Il était sans défense… Pris d'une soudaine bouffée de chaleur, il rougit fortement, parfaitement conscient de la proximité de leurs corps. Il était tellement plus beau et éblouissant depuis peu... ! Le jeune faisait parti de ceux se sentant vraiment attiré par le châtain, et le savoir inconscient à côté – non, contre lui, lui faisait imaginer certaines choses parfois indécentes. Non, il ne pouvait pas faire cela, se réprimanda-t-il tout en secouant vigoureusement la tête de gauche à droite. Il posa une main sur le bras d'Oikawa et essaya de le réveiller.
« -Oikawa, réveille-toi… »
Profondément endormi, Oikawa gémit pour seule réponse, gémissement particulièrement sensuel aux oreilles de son coéquipier. Ce dernier descendit alors doucement sa main le long du bras d'Oikawa, se surprenant à penser que sa peau était curieusement douce. La tentation était trop grande, il mourait d'envie de le toucher. Lentement, il passa sa main sous la chemise du châtain, caressant délicatement son ventre tout en embrassant le coin de ses lèvres. Il ne faisait rien de mal, n'est-ce pas ? Ce n'est pas comme s'il allait le violer il ne faisait que toucher son ami d'enfance, juste un peu… Haa… Mais c'était tellement agréable, il voulait aller plus loin, lui faire plus de choses.
Il fut soudain recouvert d'une ombre et releva la tête, surpris, pour croiser le regard meurtrier de Kuroo. Il se décolla tout de suite d'Oikawa et se releva, faisant tomber ce dernier contre le banc.
« -Non, c'est pas… » commença-t-il avant de s'interrompre.
Il émanait de Kuroo une aura terrifiante, emplie de puissance et de violence, qui l'empêchait de s'exprimer. Etouffé par cette aura, les mots se coincèrent dans sa gorge. Il pouvait clairement voir les muscles tendus à l'extrême du brun et son regard écarquillé de rage. Il était imposant, terrifiant. Son attention braquée sur le danger face à lui, il ne vit pas Oikawa à se côtés se redresser en baillant.
« -Désolé, Iwa-chan, je me suis endor… Kuroo… ? »
Emergeant tout juste de son sommeil, Oikawa fixait son petit-ami sans comprendre ce qui l'agaçait autant. Il déglutit et sentit un frisson parcourir son échine. Jamais il ne l'avait vu dans cet état.
Lorsque Kuroo tourna son regard noir vers lui, il sursauta et eut un imperceptible mouvement de recul. L'atmosphère était lourde, et personne n'osait ouvrir la bouche de peur de s'attirer les foudres de Kuroo. Ce dernier observa un instant Oikawa, le dominant de toute sa hauteur, lui, dont la seule présence l'empêchait de laisser éclater sa colère alors même qu'il en était la cause, ne souhaitant pas lui montrer un tel aspect de sa personnalité. Mais simplement par sa présence, il l'effrayait, et cela l'énervait encore plus. Il plissa les yeux et attrapa violemment Oikawa par le poignet pour le trainer derrière lui tandis qu'il partait.
Une fois les deux jeunes à quelques mètres, Iwaizumi se détendit quelque peu et soupira. Qu'est ce que c'était, ce monstre ? Ce garçon était et sauvage, et violent il avait eu la peur de sa vie. Non loin de là, Oikawa, la surprise passée, se débattit un instant pour se soustraire à la prise égoïste de Kuroo mais ce dernier la resserra au contraire, et tira un peu plus dessus pour le ramener à sa hauteur malgré ses grandes enjambées.
« -Ne te retourne pas, ne les regarde pas. On rentre. »
Hésitant, Oikawa se laissa faire jusqu'à ce qu'ils soient loin du gymnase, ne tenant pas à se donner plus en spectacle devant son équipe qu'il ne le faisait déjà. Une fois à bonne distance du lycée, il se dégagea de la poigne de Kuroo d'un vif mouvement du poignet et lui demanda des explications.
« -Arrête-toi et explique pourquoi tu te conduis comme un vrai con ! » s'énerva—t-il.
Kuroo s'arrêta et s'efforça de se calmer en prenant une grande inspiration et en fermant les yeux. Ce n'était pas la faute d'Oikawa, il n'y était pour rien. Il ne devait pas laisser éclater sa colère contre un innocent, ce serait injuste. Lorsqu'il rouvrit les yeux, il les planta dans ceux énervés et incompréhensifs d'Oikawa et fit tout son possible pour cacher sa colère.
« -Ce garçon t'a touché.
-… Quoi… ? Touché comment… Mais qu'est-ce que… Non, tu dois te tromper. On est amis d'enfance !
-J'étais là, je l'ai vu. Il t'a embrassé au coin des lèvres et il t'a caressé le ventre. »
Choqué, le châtain posa une main sur son ventre. Il ne pouvait pas croire qu'Iwa-chan avait fait une telle chose, c'était impossible. Les pensées et émotions se mélangèrent dans sa tête, Oikawa bredouilla quelques mots sans réussir à faire une phrase.
« -Pourquoi… ? Il n'a jamais… »
Kuroo soupira, redevenant celui qu'il avait toujours été. Il oublia toute sa colère – qui ne lui correspondait pas- pour se concentrer sur la détresse de son amant. Doucement, il posa une main sur sa tête.
« -Tu n'avais pas remarqué à quel point le regard des gens avait changé à ton sujet ? Tu ne t'en rends peut-être pas compte, mais depuis que tu as trouvé le bonheur, tu es resplendissant. C'est pas un hasard si ce sont toujours les personnes qui sont en couple qui se font draguer, c'est parce que l'amour rend bien plus attirant. C'est pas ta faute, mais maintenant que tu le sais, ne baisse plus ta garde devant eux. »
Oikawa releva vers lui ses yeux où brillait un certain agacement.
« -Hé, je te ferai remarquer que c'est ta faute, tout ça ! Si j'étais pas tombé amoureux de toi, ce serait pas arrivé… »
Se rendait-il compte de ce qu'il disait ? C'était comme s'il lui faisait une nouvelle déclaration, et cela suffit à apaiser complètement le cœur du brun qui sourit.
« -Mais t'avais pas besoin de lui faire peur à ce point… Et puis qu'est-ce que tu crois, que je vais partir au bras de l'un d'eux ? Je suis quelqu'un de fidèle ! »
Devant l'air perturbé d'Oikawa et son discours peu construit, Kuroo ne put s'empêcher de rire. Il était vraiment de plus en plus mignon. Il lui tapota gentiment l'épaule.
« -Ok, j'y suis peut-être allé un peu fort, mais voir quelqu'un d'autre te toucher aussi facilement, ça m'a mis hors de moi. 'Scuse. Enfin, comme ça, au moins, il ne recommencera plus.
-Avec la trouille que tu lui as foutu, je pense qu'on est tranquille… »
Soulagé, Kuroo le prit dans ses bras et le serra contre lui jusqu'à l'en étouffer.
« -Imbécile, on est en pleine rue ! s'exclama Oikawa.
-Et alors ? Tu l'as ben laissé te tripoter dans le gymnase devant toute ton équipe.
-…Arrête avec ça… » marmonna-t-il d'un air boudeur en enroulant pourtant ses bras autour de son cou.
Il se serra contre lui, toujours un peu choqué d'avoir été touché à son insu par quelqu'un qu'il considérait comme un ami d'enfance. Le contact du corps de Kuroo contre le sien, ses bras autour de ses épaules, son souffle contre son cou, son torse puissant, tout cela avait le don de le rassurer et de l'apaiser. Il était le seul à lui faire cet effet il était le seul à lui faire autant d'effet.
Il imagina sans mal le petit sourire mi-amusé mi-soulagé que devait arborer Kuroo tout en le serrant de manière protectrice contre lui. Et puis, il avait peut-être des réactions disproportionnées, mais il ne lui reprochait jamais quoi que ce soit qui ne soit pas de son fait. Aujourd'hui par exemple, il s'était certes énervé contre lui, mais simplement parce qu'il était en colère et avait eu peur pour lui, il ne lui avait rien dit sur lui-même, ne l'avait pas critiqué, ne lui avait pas non-plus vraiment crié dessus. Il lui en était infiniment reconnaissant.
« -… T'es jaloux ? » demanda alors Oikawa.
Il le sentit sursauter contre lui et eut un sourire amusé.
« -Je m'inquiète pour toi, c'est tout, répondit-il de manière tout sauf crédible.
-Bien sûr… Mais au fait, pourquoi tu étais là ? » demanda-t-il en se décollant de lui.
Visiblement mal à l'aise, Kuroo grimaça et évita de le regarder dans les yeux, trop gêné qu'il était de lui avouer ce qu'il ressentait.
« -C'est toi l'autre jour qui m'a dit que j'étais pas assez romantique…
-Et alors ?
-… Je suis venu te chercher pour qu'on rentre ensemble comme un vrai couple. » dit-il rapidement d'un faux air désinvolte.
Surpris, Oikawa le fixa un instant puis eut un sourire en coin en se disant que c'était plutôt lui qui était mignon. Il se retint de justesse de le dire, le gardant en réserver pour demain soir, si tout se passait bien. Il avait déjà remarqué que lorsqu'il disait certaines choses, Kuroo était tellement gêné et troublé qu'il en perdait tous ses moyens et était totalement à sa merci. Il l'avait remarqué, et il comptait bien en profiter, aussi se contenta-t-il de sourire avant de reprendre la route en lui tenant discrètement la main.
Le soir même, Iwaizumi appela pour s'excuser et jurer qu'il ne recommencerait plus, ce à quoi Oikawa répondit que tout allait bien et que cette histoire était déjà oubliée. Néanmoins, Iwaizumi tint le lendemain à lui présenter ses excuses en personne après avoir vérifié que Kuroo n'était pas dans les parages. Ce dernier en effet était resté chez Oikawa et faisait les cent pas en se disant que quelques heures plus tard, lorsque Tooru rentrerait de l'hôpital, il saurait enfin si Oikawa était définitivement guéri. Il espérait tellement que ce soit le cas, et il n'y avait aucune raison pour que ce ne le soit pas, mais il n'arrivait toutefois pas à rester calme.
Cette journée lui parut interminable, et même lorsqu'il entendit la porte d'entrer claquer au retour de Tooru, il eut l'impression qu'Oikawa mettait des heures à arriver. Il commença à se ronger nerveusement les ongles en marchant tel un lion en cage dans la grande chambre. Non, ce n'était pas son imagination, il mettait vraiment du temps à arriver. Qu'est-ce qui pouvait bien le retenir de la sorte ? Il vit alors la porte s'ouvrir et, figé, regarda Oikawa entrer dans la chambre, d'un air pensif.
Incapable de deviner l'humeur d'Oikawa, Kuroo sentit sa nervosité monter d'un cran. Les deux jeunes hommes restèrent un instant ainsi à se regarder, sans bouger, sans parler, simplement à attendre. Le brun vit alors Oikawa ouvrir la bouche mais ne rien dire, incertain qu'il semblait être, puis froncer les sourcils et les hausser de surprise, comme s'il ne croyait pas lui-même ce qu'il s'apprêtait à dire.
« -Je… mes parent ont accepté. Ils ont accepté le marché que tu as proposé, ils viennent de me le dire.
-… C'est vrai ?
-Oui… ! C'est… j'arrive pas à y croire… ! »
Oikawa avança vers lui et le laissa l'enlacer. C'était une journée vraiment surprenante, et riche en nouvelles. Il se pencha alors à son oreille et, un sourire aux lèvres, lui murmura les résultats de son bilan médical.
« -Je suis guéri… ! »
N'en croyant pas ses oreilles, Kuroo se décolla d'Oikawa et le regarda avec de grands yeux écarquillés. Le châtain se contentait de lui sourire doucement, les yeux brillant de bonheur. C'était sûrement le plus beau jour de sa vie. Kuroo l'embrassa alors passionnément, presque sauvagement, relâchant toute la pression et toute la frustration qu'il avait ressentie ces derniers mois. Il avait l'impression de l'aimer aujourd'hui encore plus que d'habitude, il ne voulait plus le quitter, il voulait le faire se sentir bien, lui montrer avec son corps à quel point il l'aimait et était soulagé qu'il aille bien. Mais il n'en avait pas besoin, Oikawa le savait déjà. Il le savait déjà, certes, mais l'attention que lui portait son petit-ami était agréable, il trouvait toujours cela agréable de se sentir aimer par quelqu'un qu'il aimait en retour. Il sentit Kuroo l'entrainer lentement vers le lit puis le faire chuter dessus et se mettre à califourchon au-dessus de lui.
« -Des mois que je me retiens… » dit-il avant de capturer de nouveau ses lèvres.
Oikawa l'embrassa en retour, mais après quelques minutes à simplement s'embrasser, il le repoussa doucement et lui sourit malicieusement, s'attirant un regard surpris de la part de Kuroo.
« -Tu as dit l'autre jour que j'étais mignon, mais hier c'est plutôt toi qui était mignon, avec tes joues rouges et ton air gêné, dit-il en plantant son regard fiévreux dans celui désormais perdu du brun.
-Que… ? Qu'est-ce que tu racontes ? Je suis pas du tout… commença-t-il avec de légères rougeurs aux joues.
-Si, tu es même adorable. »
A ces mots, le visage de Kuroo s'empourpra soudainement et il perdit toute son assurance, gêné qu'il était. Oikawa n'eut aucun mal à intervertir leurs positions tant Kuroo avait perdu ses moyens. Il en était sûr, c'était comme si son amant avait un bouton « Switch » qui se déclenchait lorsqu'Oikawa disait des choses gênantes. Et maintenant, il n'était rien qu'à lui, se dit-il en l'embrassant au cou et en passant ses mains sous son t-shirt d'un geste lascif. Trop perturbé, Kuroo le laissa faire jusqu'à ce qu'Oikawa commence à lui retirer son pantalon.
« -H-Hé, qu'est-ce que tu crois faire, là ? Je refuse que tu me pénètres… ! La dernière fois, c'est moi qui l'ai fait, lui rappela-t-il.
-Justement, ce serait injuste que tu le refasses, laisse-moi jouer moi-aussi… » susurra-t-il en posant une main sur sa bouche pour le faire taire et en glissant l'autre dans son pantalon.
Le voir avec un visage si rouge et perdu réveillait ses instincts sadiques. Il avait vraiment envie de s'amuser de lui.
To be continued…
J'aime bien l'idée qu'ils puissent échanger leur rôle (uke / seme ^^ ). Merci à tous ceux qui le laissent des commentaires et à ceux qui viennent me parler sur Facebook! A lundi :)
