Warning : Ce chapitre tente vraiment sur la niaiserie bourrée de chamallow vers la fin... J'ai fais de mon mieux pour rester crédible, mais j'ai craqué, alors pardon ;) Enjoy !

Octobre 1978 Partie II : Sortie à Pré-au- Lard

"Tia, tu lambines !

-C'est pas toi qui porte ce jean affreusement trop grand ! Vas dire ça à Nana qu'il ne me va pas du tout !"

Ils s'entre regardèrent et James soupira.

" Compris, je me dévoue. Monte sur mon dos.

-QUOI !

- Monte sur mon dos et plus vite que ça, sinon on arrivera jamais."

Timide comme ce n'est pas possible, elle grimpa sur le dos du brun, puis, retrouvant son naturel au galop, s'accouda sur le sommet de son crâne, ses longs cheveux blonds volant autour de son visage d'ange.

Remus eut un sourire éblouissant tandis que Sirius se contentait d'un mince rictus pas tout à fait à l'aise, cependant amusé. Potter grimaçait outrageusement, faisant rire de plus bel la Serdaigle. Ils croisèrent McGonagall en chemin et celle ci ne manqua pas de faire valoir avec ironie la galanterie du binoclard qui s'inclina , manquant de faire tomber la femme de son pote.

"Tu peux me poser, James, merci...

- Pas de problème Mademoiselle en détresse, c'est quand tu veux !

- Vous comptez aller où ?

- Trois Balais. Magasin de Quidditch. Zonko.

- Hum. Je vais faire cavalier seul, il faut que je passe à l'animalerie et à la librairie.

- Ah. Sirius avait l'air déçu. Ça ne te dérange pas si je t'accompagne ? Lança-t-il à tout hasard.

- Bien sur, pas de problème. Messieurs les Gryffondors...

- Dans trois bonnes heures au trois Balais, non négociable."

Tandis que le couple partait vers l'animalerie en discutant, le blond croisa le regard de James qui souriait béatement.

" Deux mois.

- Trois. Répliqua le brun."

Black remarqua pour une énième fois à quel point les fossettes de Tia pouvaient être adorables quand elle riait. Ils entrèrent dans la boutique et furent assaillis par un nuée d'odeur pas toutes des plus agréables.

" Bonjour ! Lulanna Harper, je viens chercher...

- Votre mignon petit chat tout plein qui vient d'être sevré. Poursuivit la vendeuse avec bonne humeur.

- Dans le mille !"

La femme disparut un brève seconde avant de revenir, tendant à bout de bras un minuscule chat tigré roux aux yeux pétillants de malice. Tia lui gratta le haut du crâne et il se mit aussitôt à ronronner comme un moteur.

" C'est quoi déjà ton surnom Sir' ?

- Padfoot. Paddy pour les intimes.

- On va l'appeler comme ça. Paddy."

A cet instant, le chaton cessa de ronronner et planta ses yeux dorés dans ceux vert de la fille en un accord silencieux. Elle le glissa dans sa sacoche qu'elle laissa ouverte et, il posa tout de suite la tête sur le rebord pour voir ce qui se passait autour de lui. Elle régla la somme convenue et sortie dehors. Sirius avait l'air mécontent.

" Tu es fâché Sir' ?

- Tu l'as appelé Paddy !"

Comme pour confirmer ses dires, il miaula.

" Je trouvais ça approprié. Je penserais à toi chéri quand je l'appellerais.

- Petite sadique.

- Oui. Moi aussi je t'aime."

Sans le savoir, elle venait de faire gonfler le cœur du Gryffondor comme une éponge, qui s'essora immédiatement, par manque de tout. Elle l'entraîna en le prenant par la main vers la petite librairie qui faisait l'angle de la rue. Il ne protesta même pas.

Elle fouilla pendant une bonne demie heure dans les livres poussiéreux et lui ne fit que la regarder lire avec attention les divers résumés au dos des ouvrages. Il eut une pensée d'une seconde qui consista à se dire qu'il faisait pour la première fois ce que ferait tout copain normal. Sauf qu'il en était déjà à l'étape supérieure avec elle.

Elle paya rapidement au comptoir et reprit sa main pour l'emmener dans la rue.

" Alors ? Ils nous restent deux heures à ne rien faire, tu proposes quoi ?

- On peut aller s'acheter des tas de cochonneries à manger ou alors, je connais un coin sympa pas très loin.

- Cochonneries puis coin sympa ?

- Ça marche !"

Presque timidement, il encercla ses épaules de son bras et la serra contre lui. Elle releva brièvement les yeux et lui sourit doucement, comme pour lui donner sa bénédiction. Entrés dans le magasin, elle l'abandonna et vagabonda dans les rayons, emplissant des sacs de bonbons qu'elle paya, au final, une fortune.

Puis ils marchèrent dix bonnes minutes pour arriver à son petit coin de paradis. Un bosquet d'arbre éparses, une minuscule clairière au milieu de tout ça avec des herbes hautes et des fleurs des champs. Elle fut immédiatement conquise et se laissa tomber en arrière sans se soucier des conséquences. A savoir se faire très mal au postérieur.

" C'est terrible. Tu veux une chocogrenouille ?

- Plutôt deux fois qu'une."

Il enfourna sa grenouille et se lécha les lèvres pour faire disparaître les dernières traces de chocolat. Elle s'allongea sur le dos et croisa ses bras derrière sa tête, faisant remonter son t-shirt de quelques centimètres. Il se pencha vers elle et elle tourna sa tête vers lui, les yeux lumineux, son petit chat grimpant sur elle.

" Tu es amie avec Rogue ? Demanda-t-il, l'air de rien.

- Amie, c'est un bien grand mot. Disons simplement que nous sommes potes. "

Il y eut un petit silence où ils ne firent que se regarder dans le blanc des yeux. Tia finit par se lancer, une étrange rougeur étant venue squatter ses joues porcelaine.

" Si je dis que j'ai très envie de t'embrasser ca fait mauvais genre ou pas ?"

Si il eut l'air choqué, il disparut bien vite à la faveur d'un rictus moqueur.

" Je ne pense pas. On est marié ou pas ?

- On est. Tu n'étais pas avec heu... Julia ou Sophie ?

- Personne. Nobody.

- Je peux ?"

Il se pencha sur elle et ses lèvres frôlèrent les siennes. Elle passa ses bras derrière sa nuque et l'attira à elle, souriant dans leur baiser. Ils roulèrent sur le sol, riant et s'embrassant, comme deux jeunes amoureux en pleine retrouvailles.

" On est deux abrutis, tu le savais Sir' ?

- Évidemment !"

Allongée à nouveau sur le dos, il entremêlait ses doigts à ses boucles blondes et l'embrassait parfois sur le visage, heureux de la faire rire, et renaître ainsi les deux, à son humble avis, adorables fossettes sur ses joues.

" Tu es tellement belle, souffla-t-il dans son oreille avant d'enfouir son visage dans ses cheveux et de respirer à fond son parfum fruité.

- Tu es pas mal non plus Chéri... Ça me perturbe de me dire que je viens de t'embrasser alors que, techniquement, on est marié depuis deux mois.

- Comme quoi, la vie est étrange. On leur dit ?

- Oui. Non. Tu veux ?

- J'en sais rien. On est quoi toi et moi ? Un couple, mari et femme, ou on passe simplement du temps ensemble...

- Tu me demandes ça à moi ? Je ne sais même pas pourquoi je suis là à côté de toi.

- Disons qu'on est plus que des amis, t'en pense quoi ?

- Que tu as fouchtrement raison pour une fois !"

Il la frappa sans aucune force, simplement s'amusant de ses répliques qui ressemblaient étrangement aux siennes lorsqu'il était dans un bon jour.