The beginning to the beginning

Auteur : Huskywalker (lien dans mon profil), qui m'a donné l'autorisation de traduire le fruit de son travail. Merci à elle.

Traductrice : Bah...Moi ^^

Etat : 7/48

Bon, je vous dois quelques excuses pour ne pas avoir répondu aux reviews. Je suis désolée, je n'étais pas souvent chez moi et j'ai beaucoup de choses à faire. Même si ça n'excuse pas ce que j'ai fait (ou pas fait, plutôt).

Merci à vous tous pour vos commentaires, ça aide et ça fait vraiment plaisir. Je vais essayer de répondre ce soir aux reviews du chapitre six.

The Ice Cat et Chlo007 : Merci pour votre traduction ! ;)

Chapter 7 (je l'aime bien, celui-là)

Le brouillard tournoyait devant ses yeux comme il se battait pour revenir dans le monde des vivants. Son corps entier s'arqua, mais ça Harry pouvait l'ignorer. Comme il commençait à reprendre conscience, il nota une étrange sensation de picotement dans ses poumons. Il lutta pour ouvrir les yeux. Ne pas savoir où il était l'inquiétait.

« Evan, tu m'entends ? » demanda une voix qui sonnait comme celle de Jedusor. « Nous sommes au chalet. N'aie pas peur si tu ne peux pas bouger. Tu as utilisé une bonne partie de ta magie et tu vas probablement te sentir fatigué pendant quelque temps. »

Il se souvenait maintenant. Il y avait eu quelque chose...un vampire. Il avait essayé de sucer le sang de Jedusor. Il s'était battu et avait fait quelque chose. Maintenant, il ne savait pas ce qu'il avait fait. Il savait juste que ce n'était pas quelque chose qu'il referait de sitôt.

« Peux-tu ouvrir les yeux ? » Harry réussi à les entrouvrir avant de les refermer. Où qu'ils soient, il y avait trop de lumière.

« Bien, Evan. » Il pouvait entendre le sarcasme ruisseler dans la voix de Jedusor. « Pourquoi ne pas réessayer, mais voir si tu peux vraiment les ouvrir cette fois ? »

Grimaçant, Harry ouvrit les yeux et essaya de les garder ouverts, cette fois. Des larmes lui piquaient les yeux, mais il n'y fit pas attention. Le plus important pour lui en ce moment était de voir si Jedusor allait bien.

Tout ce qu'il pouvait voir était beaucoup de taches brouillées. Harry tourna la tête d'un côté à l'autre sans que sa vue ne s'améliore. « Mes lunettes, s'il te plaît. » Une forme floue à sa gauche bougea et quelque chose fut posé sur son nez.

Harry laissa échapper un soupir comme le monde se mettait au point. Il n'avait pas besoin de regarder davantage pour voir qu'ils étaient vraiment de retour au chalet. Actuellement, ils étaient dans sa chambre. Comment ils étaient arrivés là, il ne savait pas. La dernière chose dont Harry se souvenait était de s'être évanoui sur le trottoir.

Se calmant, Harry ramena son attention sur Jedusor. « Comment tu vas ? » Le garçon semblait plus pâle qu'il ne l'était habituellement. Et avait-il habituellement des sacs noirs sous les yeux ? Il semblait ne pas avoir dormi depuis des jours. Au moins il ne pouvait voir aucune contusion sur son cou. Celui qui avait pris soin d'eux avait fait en sorte qu'il ne reste aucune marque de l'attaque.

« Je ne devrais pas être celui qui pose la question ? C'est toi qui as presque été tué en agissant comme un satané Gryffondor. J'aurais pu m'en occuper moi-même. Tu aurais au moins pu utiliser un sort de lumière ou quelque chose comme ça à la place de te mettre toi-même en danger. » Harry essaya de hocher la tête, seulement pour trouver qu'elle était trop lourde pour bouger. « Je suis fatigué. » dit-il. « Bien sûr que tu l'es. As-tu la moindre idée de toute la magie que tu as drainée de ton noyau avec ta petite cascade ? Tu as de la chance de ne pas être devenu cracmol. »

La voix de Jedusor amena Harry à fixer le plafond.

Il avait tué quelqu'un.

Tout comme il en avait tué tant d'autres autour de lui.

Mais cette fois c'était différent.

Il avait tué pour protéger. Ca en faisait une bonne ou une mauvaise chose ?

Il était trop fatigué pour y réfléchir.

« Comment sommes-nous arrivés ici ? » Sa voix était rouillée et sonnait vieille. Comme s'il ne l'avait pas utilisée depuis des siècles. Jedusor se renversa dans son fauteuil et croisa les jambes. « Je t'ai ramené. Après tout, tu as promis de m'enseigner la magie sans baguette. Je serais carrément stupide de te laisser mourir avant d'avoir pu apprendre quelque chose. »

Harry fronça les sourcils. Quand avait-il...Ah oui. Il lui avait promis cela juste avant de s'évanouir. Un sentiment de malaise remplit Harry – Voldemort était un expert sur le sujet. D'un autre côté, il n'aurait pas à s'inquiéter autant s'il savait que Jedusor pouvait se défendre. Peut-être les choses n'échapperaient pas autant à son contrôle comme cette fois-ci.

« Tu sais, ce n'est pas très Serpentard de ta part. » l'insulta Harry. Il était fatigué et voulait juste dormir. « Qu'est-ce que tu veux dire ? »

« Un Serpentard cache ses intentions et érige des remparts autour de lui. Je pensais que ça vaudrait également pour l'héritier de Serpentard. »

Il ferma les yeux et se blottit dans son oreiller. « Qui est l'héritier ? »

« Tu sais, ta mère vient de la lignée directe du grand Sally lui-même. » (1)

« Qui est Sally ? Ce n'est pas un prénom de fille ? » Harry gémit. Il était si près de se rendormir. Si seulement la voix voulait se taire et le laisser seul. Il avait besoin de sommeil. « Salazar Serpentard. »

Avant que Jedusor puisse poser d'autres questions, Harry dormait déjà.

Plus tard

Quand Harry se réveilla à nouveau, il était seul et Jedusor nulle part en vue. La chambre n'était pas aussi lumineuse que lorsqu'il s'était réveillé la première fois. Harry se figura qu'il était tôt le matin ou tard le soir.

Gémissant, il s'assit et attendit que la chambre cesse de tourner avant de chercher ses lunettes. Peut-être que bouger aussi tôt n'avait pas été une bonne idée. Mais il ne pouvait simplement pas rester au lit toute la journée. C'est ce dont les Dursley avait veillé à lui faire oublier dès le départ.

Harry balança ses jambes par-dessus le bord du lit, ignorant les élancements à travers son corps. Il ferma les yeux et attendit patiemment qu'il se sente moins étourdi.

Une fois debout, Harry rouvrit les yeux et fit un pas incertain. Voyant qu'il ne tombait pas, Harry sourit et continua vers l'ensemble de robes qu'il voyait sur une chaise.

Mettre ses vêtements prit plus de temps qu'il ne le pensait. Entièrement habillé, il mit ses lunettes et avança lentement vers la porte.

Laissant celle-ci ouverte, Harry quitta la chambre et commença à marcher lentement pour trouver Jedusor et voir si le garçon allait vraiment bien. Le garçon semblait être un aussi gros aimant à problèmes qu'Harry lui-même. Il allait devoir garder un oeil sur lui pour être sûr qu'il ne se blesse pas lui-même.

Arrivé en bas, Harry fut attiré dans la cuisine par l'odeur de nourriture. Mais quand il y entra, il ne trouva personne. En revanche des casseroles étaient en train de préparer ce qui ressemblait à un diner tardif.

Harry se tenait dans l'embrasure, les sourcils froncés. Il savait à coup sûr que ce ne pouvait être Jedusor qui avait fait cela, étant mineur et ne pouvant utiliser la magie en dehors de l'école. Ce qui signifiait que quelqu'un d'autre était ici. Peut-être plus qu'une personne.

Esquivant la nourriture et les couteaux volants, Harry partit vers le salon où il pouvait entendre des voix. L'une appartenait à Jedusor, qu'il reconnut en à peine quelques secondes. Il ne connaissait pas la deuxième, qui était une voix d'homme.

Ils discutaient calmement, si bien qu'il ne pouvait entendre ce qu'ils disaient. Harry modifia son emprise sur sa baguette de sorte qu'elle soit invisible mais toujours prête à surgir si cela s'avérait nécessaire.

Adossé à la porte, Harry les observa. Jedusor était vêtu d'une robe de sorcier noire. C'était bizarre de voir le garçon sans son uniforme de Poudlard ou ses vêtements moldus. Il devait admettre que le noir lui allait bien.

Harry cligna des yeux, surpris. Il ne venait pas de mater Jedusor. C'était tout simplement faux. Par l'enfer, il n'aimait même pas les garçons de cette manière. C'était déjà suffisamment dur d'essayer de s'intéresser aux filles.

Essayant de penser à autre chose, Harry ramena son attention sur l'homme qui était assis à l'autre bout du canapé. La première chose que remarqua Harry était que sa moustache était rousse et lui donnait l'air d'un morse, et que ses cheveux était épais et de couleur paille. Il était très enrobé et ne représentait pas une menace à ses yeux.

« Tu sais, si ça avait été quelqu'un d'autre que moi tu serais déjà mort. »

Harry eut du mal à retenir un sourire fatigué comme Jedusor et l'inconnu bondissaient du canapé. Même Jedusor semblait surpris de le voir, ce qui lui fit froncer les sourcils. Il allait devoir faire en sorte qu'il porte davantage attention à son entourage qu'à la conversation, peu importe à quel point elle était intéressante. N'importe qui pouvait venir par derrière et lui trancher la gorge, sans qu'il ne remarque rien avant que ce ne soit trop tard. Il devait s'assurer que le garçon soit capable de survivre de lui-même.

« Oh, vous êtes réveillé. Je pensais que vous seriez inconscient pour encore quelques heures. Tom et moi discutions de certains des aspects les plus fascinants de la conception des potions. »

« Et vous êtes ? » L'homme sourit et s'éloigna un peu du sofa, et Harry regarda comme son estomac bougeait en accord avec ses mouvements. Harry partagea un regard amusé avec Jedusor et sut que celui-ci pensait la même chose que lui.

« Quelle impolitesse de ma part. Je peux vous assurer que j'ai habituellement de meilleures manières que cela. Je me nomme Horace Slughorn. Peut-être avez-vous entendu parler de moi ? Je suis le professeur de potions de Tom et le directeur de la Maison Serpentard à Poudlard. »

Harry hocha la tête. « C'est un plaisir de vous rencontrer. Je m'appele Evan James. J'ai adopté Tom. » L'homme hocha la tête. « Je peux vous dire que nous sommes heureux d'avoir Tom comme étudiant à Poudlard. C'est un jeune homme prometteur et j'ose dire que nous pouvons nous attendre à de grandes choses une fois qu'il aura fini l'école. »

« Je pense que vous n'aurez pas à attendre longtemps pour voir ce dont ma charge est capable. »

Slughorn n'avait rien en commun avec ce qu'avait été ou serait Snape. Au lieu d'avoir une attitude qui pourrait effrayer à mort les premières année (et même quelques septièmes année), il avait l'air d'un gentil oncle. Il ne ressemblait pas au Serpentard normal.

Mais Harry ne manqua pas la lueur calculatrice dans les yeux du professeur. L'homme semblait être un de ceux qui essayaient toujours de savoir comment ils pourraient utiliser leur entourage pour rendre leur propre vie meilleure qu'elle ne l'est déjà.

« James. Ce n'est pas un nom sorcier commun. » Harry se força à garder le sourire. « J'étais scolarisé à la maison, en Amérique. »

« J'en tire que vos parents sont des gens exceptionnels. »

« Etaient. Mais en vérité ils l'ont gardé pour eux. » Ses mots étaient forcés. « Que leur ait-il arrivé ? »

« Ils ont été tués par un Mage Noir quand j'avais un an. »

Un bâillement coupa court à la conversation. « Que je suis irréfléchi ! Vous devez être épuisé. Ce n'est pas tous les jours que l'on repousse un vampire et que l'on soit encore vivant pour en parler. » Harry hocha simplement la tête et s'assit sur une chaise libre. Il pouvait sentir sur lui le regard de Jedusor depuis le début. Le garçon n'avait pas encore ouvert la bouche.

« Comment sommes-nous revenus ici ? » Il regarda Jedusor, attendant que le garçon réponde. « Après que tu te sois évanoui, le professeur Slughorn est arrivé et a été suffisamment gentil pour m'aider à te ramener et après en fournissant des potions pour t'aider. »

Le Jedusor qui parlait en ce moment était celui qu'il avait vu dans le souvenir du journal en deuxième année. Poli mais ne disant pas tout ce qu'il savait.

« Merci, je suppose. » Le professeur rit. « Ce n'était pas grand chose. Je suis juste heureux d'avoir pu aider un proche de mon étudiant star. Bien sûr vous serez magiquement épuisé. Je ne suis pas un guérisseur ou quoi que se soit d'autre, mais ça vous prendra probablement une semaine pour être à nouveau sur pieds. Je ne pense pas que quoi que se soit devrait arriver, mais si vous vous sentez étrange s'il vous plait contactez Sainte Mangouste. Ils sont spécialisés en cas magiques. »

Harry savait que ce n'était pas une possibilité pour lui. « Je m'en souviendrai. Et merci de nous avoir aidés. Je vous en suis vraiment reconnaissant. »

« Juste, contactez-moi si vous avez à nouveau besoin d'aide. Après tout, être nouveau dans un pays peut être difficile. »

Le professeur Slughorn se leva du sofa qui gémit de ne plus avoir à souffrir de ce surplus de poids. « Bien, je vais m'en aller. Potions à brasser et tout ça. Pas de magie avant que votre noyau ne soit restauré. Jusque-là vous devrez trouver quelqu'un d'autre pour faire le travail à votre place. »

Il suivit le professeur à la porte. « Nous venons tout juste de déménager, donc je n'ai pas encore connecté notre cheminée au Réseau de Cheminettes. »

« Ne vous inquiétez pas. Ce n'est qu'une courte marche. Je ne suis pas vieux au point de ne pouvoir survivre au trajet jusqu'à Poudlard. Pouvez-vous me dire si vous êtes apparenté à Sebastian James, un brasseur de potions du New Zealand ? Où peut-être à une dresseuse de dragons nommée Rosa James ? »

Le Garçon-Qui-A-Survécu secoua la tête. « Je sais pour sûr que Tom et moi sommes les derniers de notre famille. Il est la seule raison de mon retour ici. »

« Très bien, je vous dis au revoir. »

Le professeur Slughorn sortit et disparut. Harry cligna plusieurs fois des yeux avant de réaliser que le vieux sorcier avait décidé de transplaner au lieu de marcher jusqu'au château. Il avait vraiment besoin de lire ses nouveaux livres et d'ériger des protections aussi tôt que possible.

Les yeux d'Harry s'élargirent comme il se détournait et revenait en courant au chalet. Les achats étaient dans ses poches quand Jedusor s'était enfui. Les avaient-ils ramenés à la maison quand il était inconscient ? Ou d'autres les avaient ramassés parce qu'ils les avaient oubliés sur le trottoir ?

Jedusor releva les yeux du livre qu'il lisait quand Harry entra dans la salle en respirant fortement. « Si tu tombes raide mort parce que tu t'es toi-même trop épuisé ne compte pas sur moi pour t'enterrer. » Harry haussa un sourcil. « Aw, Tom. Je n'avais pas idée que tu m'aimais autant. »

Le garçon s'étrangla, une légère rougeur sur les joues. « Je ne t'aime pas ! »

« Je crois que tu m'as brisé le coeur. » Harry fit une pause et pencha la tête sur le côté, comme s'il était soudainement profondément plongé dans ses pensées. « Nope, c'est juste mon estomac qui me dit qu'il est temps d'aller manger. »

Il entendit Jedusor se renfrogner et le suivre à la cuisine. Le livre que Jedusor était en train de lire était un de ceux qu'il avait achetés la journée précédente. Au moins il semblait que leurs achats était bien rentrés à la maison.

Le diner finissait d'être préparé comme ils entraient dans la cuisine. Harry sourit. Bien qu'il aimait la cuisine, ça avait été la seule corvée qu'il avait appréciée chez les Dursley, la magie facilitait beaucoup les choses. Il semblait qu'il allait devoir faire à la manière moldue, cependant.

Ils mangèrent en silence. Durant tout le repas, Harry put sentir le regard de Jedusor sur lui par intermittences. Comme la fois aux Trois Balais. Seulement ici il n'y avait rien pour le distraire du sentiment d'être observé.

Harry leva les yeux de son assiette et les plissa. « Tu as quelque chose à me dire ou tu regardes toujours les gens comme ça ? » Ses yeux se plantèrent dans ceux de Jedusor, aucun des deux garçons ne voulant céder le premier.

Il savait qu'élever Jedusor ne serait pas facile. Après tout, Voldemort était celui qui avait tué toute sa famille et l'avait condamné à une vie chez les Dursley. Jedusor, en revanche, avait passé le plus gros de sa vie à l'orphelinat.

Tous deux étaient ravagés.

Tous deux avaient été blessés.

Aucun d'entre eux ne faisait confiance aux autres.

Tous les deux avaient besoin d'une personne qui soit là pour eux.

Peut-être seraient-ils capables de se guérir l'un l'autre, ou au moins limiter les dégâts que les autres pourraient leur faire.

« Pourquoi ? » Harry cligna des yeux. « Qu'est-ce que tu veux dire par 'pourquoi' ? » Jedusor se pencha au-dessus de la table si bien que leurs nez se touchaient presque. « Pourquoi tu m'as sauvé du vampire ? Pourquoi tu m'as adopté ? Qu'est-ce que tu veux ? »

Harry était stupéfié. Pas par un sort ou quelque chose du genre, mais par les mots de Jedusor. Il savait que Jedusor était intelligent, mais il était aussi un enfant. Ce qu'il n'avait jamais eu la chance d'être. Et un enfant avait besoin d'explications.

« Mes parents ont été tués quand j'avais un an. »

« Qu'est-ce que ça a à voir avec moi ? » Harry brandit un doigt devant le visage du garçon. « Tais-toi et tu comprendras. » Il se rassit dans sa chaise et croisa les mains sur ses genoux. Le repas dans leurs assiettes était depuis longtemps oublié.

« Après cela, il ne restait que la soeur de ma mère pour prendre soin de moi. Ca veut dire elle, son mari et mon cousin. Ces trois-là étaient moldus. Normalement, je n'ai rien contre eux. Par l'enfer, une de meilleurs amis est une née de moldus. Mais ceux-là haïssaient tout ce qui était en rapport avec la magie. Ils croyaient avoir trouvé un moyen de se débarrasser de la magie en moi. »

Harry inspira profondément, essayant de se calmer. Il sentait qu'il avait toute l'attention de Jedusor. Bien, ce n'était pas quelque chose qu'il voulait répéter juste parce que le garçon ne l'avait pas écouté.

« Ils pensaient qu'ils pouvaient battre la magie hors de moi. »

Harry sourit avec tristesse. « Quand j'étais petit, j'avais l'habitude de regarder ma soi-disant famille de l'ombre. Je souhaitais qu'ils me laissent entrer et commencent à me voir comme un membre de leur famille heureuse. Ca n'est jamais arrivé. »

Harry s'étreint lui-même, sans quitter des yeux Jedusor. « Tout ce que je voulais était une famille. Quelqu'un qui ne me regarderait pas comme si j'étais un monstre. Et puis j'ai appris pour toi. J'ai quitté les moldus aussitôt que j'en ai eu l'âge et j'ai voyagé jusqu'à Londres pour te trouver. »

Il resta silencieux comme il regardait Jedusor se lever de sa chaise. Sans un regard, le garçon passa près de lui et monta les escaliers. Harry flancha quand il entendit claquer la porte qu'il supposait être celle de la chambre du garçon.

Après être resté assis encore un certain temps, Harry se leva et fit la vaisselle. Il se sentait fatigué et savait que ce n'était pas seulement à cause de son excès de magie.

...Il semblait que pas même un monstre ne pouvait l'accepter.

Peut-être que les Dursley avaient raison et qu'il était vraiment un monstre. Il aurait mieux fait d'être tué la nuit où ses parents étaient morts. Cédric et Sirius seraient toujours en vie.

Dans sa chambre, Harry mit plusieurs sorts de silence avant de ramper sous ses couvertures.

Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas faire de beaux rêves cette nuit-là.


(1) Jeu de mots avec Salazar Slytherin : Sally

Voilà ^^

Bon, la suite dans...Nan, oubliez-ça.