Me revoilà pile dans les temps, une semaine précise pour être exacte. J'ai eu énormément de mal à écrire ce chapitre. On en sait enfin un peu plus sur le secret d'Harry et sur la naissance de l'Homonculus. La relation d'Harry et Tom n'évoluera réellement que dans quelques chapitres alors soyez patient.
Ma beta n'est toujours pas revenu de vacances alors désolée s'il y a quelques petites fautes ;).
Enjoy !
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Chapitre 6
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Il est mort Hermione ! Ils sont tous morts !
Tom écoutait attentivement l'histoire du plus jeune. Il voyait bien que ça le faisait souffrir. Sa main ne s'était pas desserrée une seule fois durant tout son récit, laissant ses ongles s'enfoncer dans ses paumes. Ses yeux verts s'étaient eux aussi assombris.
Harry soupira. Ses mains s'ouvrirent pour agripper violemment les accoudoirs du fauteuil.
Il sembla retourner dans ses souvenirs puisqu'il continua.
- Ensuite, j'ai emménagé. Mes parents, même s'ils ne faisaient jamais attention à moi, ont quand même hésité un moment. Ils n'étaient pas trop d'accord pour me laisser seul là-bas. Mais je ne les ai pas écoutés et je suis parti.
Flashback
- Attends Harry !
L'interpellé se retourna et se retrouva face à son frère. Malgré leur différence de 2 ans, le plus jeune le dépassait déjà d'une bonne tête. Il était aussi beaucoup plus imposant que lui.
Il était étonné que celui-ci lui adresse la parole après un mois passé à l'ignorer.
- Qu'y a-t-il Arthur ?
- Tu devrais écouter papa et maman, ils ont raison. Tu n'as pas à partir ainsi.
- Il faudrait savoir, je vois bien que ma présence vous rend mal à l'aise. Et puis, c'est maintenant que tu t'inquiètes pour moi ? Toi, le frère qui refusait jusque-là mon existence ? Tu sais, peu importe ce que vous pensez, vous croyez vraiment que vous pouvez revenir vers moi quand vous le voulez et repartir comme si de rien n'était ? Si vous ne me vouliez pas dans votre famille alors pourquoi m'avoir adopté ?
- Il ne savait qu'ils allaient m'avoir deux ans après !
Le lycéen s'interrompit immédiatement, regrettant ce qu'il venait de dire. Mais Harry n'en avait que faire, il s'en fichait à présent. Il savait très bien qu'à l'époque de son adoption, le couple Hartwood avait cru ne jamais pouvoir avoir d'enfant puisqu'ils avaient dû faire face à de nombreux échecs. C'était la raison principale de sa venue dans leur famille. Mais contrairement à ce qu'ils pensaient, deux ans plus tard, Mme Hartwood tomba enceinte. Ce fut le début d'une longue période de solitude, peu à peu abandonné par ceux qu'il croyait aimer.
Sans rien ajouter, il partit en ignorant le garçon qui l'appelait désespérément.
oO0Oo
- Tu es bien installé ?
- Mais oui Hermione, arrête de t'inquiéter ! Ça fait la vingtième fois que tu me poses la question.
- On ne sait jamais. Et heureusement qu'on s'inquiète pour toi, Kyle et moi, sinon qui le ferait ? S'exclama la brune avec un ton professoral qui lui ressemblait tout à fait.
- Tu es bien installé ?
- Mais oui Hermione, arrêtes de t'inquiéter ! Ça fait la vingtième fois que tu me poses la question.
- On ne sait jamais. Et heureusement qu'on s'inquiète pour toi, Kyle et moi, sinon qui le ferait ? S'exclama la brune avec un ton de reproche qui lui ressemblait tout à fait.
- Sa Majesté a tout à fait raison, qui s'inquiéterait pour toi ? Hein Harry ? Imita Kyle d'une voix qui se voulait ressemblante à celle de leur amie.
Harry rigola en voyant Hermione donner une petite tape sur la tête du châtain.
Leur rire s'élevait dans le petit réfectoire attirant les regards amusés de certains ou ceux ennuyés des autres. Cependant le directeur passa à ce moment-là et s'arrêta soudainement devant leur table, les considérant de ses yeux bleus orageux.
- Miss Granger, Monsieur Peterson, salua-t-il d'un petit hochement de tête.
Quand les deux concernés le lui rendirent, il se retourna rapidement vers le brun.
- Harry, n'oublie pas de venir me voir ce soir.
- Oui monsieur.
Le grand blond ne perdit même pas de temps à discuter avec ses élèves, et fit demi-tour d'un claquement sec. Avec une prestance qui fit se retourner tous les étudiants autour de lui, il sortit de la cafétéria.
- Bon les garçons je dois y aller, intervint soudainement Hermione en ramenant brutalement les garçons à la réalité, qui toujours figés, avaient suivi attentivement les mouvements de leur directeur. C'est bientôt la fin de la pause déjeuné et mon cours est à l'opposé. À plus !
Ils la regardèrent partir en sautillant comme une gamine de cinq ans.
- Mione et ses cours franchement. On ne la changera jamais.
- Harry…
En entendant le ton sérieux de son ami, Harry se retourna vers lui. Il ne lui avait jamais vu un regard aussi inquiet.
- Qu'y a-t-il ?
- Ce mec, je sais que tu le considères comme un modèle. Il est sans aucun doute un génie, mais tu ne trouves pas qu'il est bizarre ? J'ai l'impression qu'il t'observe sans arrêt. Et puis tu n'as pas remarqué que tu étais le seul qu'il appelait par son prénom ?
- Qu'est-ce que tu racontes, il veut juste m'aider ! Rigola le petit brun. Même si c'est vrai pour les prénoms, ça ne veut rien dire. Allez ne t'inquiète pas, Hermione a raison si on ne se dépêche pas, on va être en retard.
- Si tu le dis, je te fais confiance.
Son ami pouvait être si paranoïaque parfois. C'était sans doute ce qu'il aimait le plus chez lui : son côté protecteur.
Les deux garçons sortirent tous les deux de la salle de restauration sans voir la caméra qui les suivait de près.
oO0Oo
Cela faisait déjà plusieurs mois qu'Harry avait emménagés et déjà, il recevait des messages de ses parents pour qu'il revienne vivre à la maison. Ils disaient qu'il leur manquait et qu'ils étaient désolés de l'avoir ignoré pendant tout ce temps. Harry ne pouvait pas dire qu'il les détestait, mais il leur en voulait quand même un peu. Cependant, il ne pouvait pas ne pas être touché par toutes ces attentions. C'était la première fois que quelqu'un s'inquiétait pour lui. Alors le lendemain, il alla voir le directeur pour le prévenir qu'il rentrerait vivre chez lui. Il était sûr que celui-ci comprendrait la situation.
- Harry, que me vaut ta visite de si beau matin ?
- Excusez-moi de vous déranger, mais je voulais juste vous prévenir que je partirais prochainement.
- Quoi ? Mais ça fait à peine deux mois que tu t'es installé.
- Oui, je sais. Mais je ne peux profiter encore longtemps de votre hospitalité. Et puis, je vous avoue que ma famille souhaite me revoir. Malgré notre mésentente, j'ai toujours l'espoir que la situation puisse s'améliorer. Ils m'ont d'ailleurs promis de faire des efforts.
Harry sursauta en sentant des mains se refermer brusquement sur ses épaules. Il gémit sous la force de la poigne et leva la tête. Il n'avait jamais vu cette colère dans les yeux de son mentor. Elle lui fit peur.
- Monsieur, qu'est-ce que vous faites ?
Le directeur garda le silence un moment avant de relever la tête soudainement en lui offrant un sourire crispé. Il le lâcha rapidement puis soupira doucement.
- Je suis désolé. Je me suis emporté. Ça ne va pas très bien en ce moment.
- Vous êtes sûr que vous vous en sortirez ?
Le blond le regarda puis reprit ce sourire qui le mettait si mal à l'aise.
- Oui, ne t'inquiète donc pas. En ce qui concerne ton départ, tu peux partir quand tu veux, mais réfléchis bien pour ne pas le regretter.
- Bien, merci.
Harry sortit du bureau un peu plus nerveux qu'habituellement. Quand la porte se referma, le regard de Gellert avait changé. Il était devenu effrayant.
- Oh non Harry, Je ne te laisserais pas quitter cet établissement.
Fin Flashback
- Trois jours après, mes parents et mon frère ont disparu.
Sa voix trembla à se souvenir. Tom continuait toujours de le regarder avec indifférence même si à l'intérieur, il n'en était rien. Il trouvait le directeur vraiment très suspect à travers le récit d'Harry. C'était facile pour lui de savoir qu'il n'était pas un homme de confiance.
- As-tu retrouvé tes parents ?
- Oui, peu après qu'Hermione ait été blessée.
Flashback
- Harry, on ne les a toujours pas retrouvés ?
- Non. De toute façon je ne peux qu'attendre. La police refuse que je vive dans cette maison le temps de l'affaire. Heureusement que Grindelwald a bien voulu que je reste au dortoir le temps qu'on les retrouve. Qu'est-ce que tu crois qu'ils leur sont arrivés ?
Harry, les larmes aux yeux, regrettait de les avoir laissés seul. Il ne comprenait plus rien. Comment toute une famille avait pu disparaître ainsi ? Peut-être qu'il leur était arrivé quelque chose de grave ?
- Ce n'est pas ta faute Harry. On va les retrouver. Je te le promets !
Kyle le prit dans ses bras tendrement et Hermione les rejoint à son tour.
Il était rassuré, heureusement que ses amis étaient là.
oO0Oo
~6 mois plus tard~
- Hermione ! N'insulte pas le directeur. Il m'a beaucoup aidé quand les Hartwood ont disparu ! Il a peut-être raison, ils m'ont sûrement abandonné, tout simplement.
- Regarde-toi Harry ! Il te met des conneries dans la tête. Ils ne seraient jamais partie comme ça ! Cet espèce de manipulateur te monopolise tout le temps. Je ne retrouve plus mon meilleur ami. Regarde ce que tu es devenu ! Une loque humaine, voilà ce que tu es !
La gifle était partie d'elle-même. Jamais Harry n'avait frappé quelqu'un de toute sa vie et encore moins sa meilleur amie. La brune était complètement pétrifiée. Sa main remonta pour toucher sa joue rougie ne croyant toujours pas ce qu'il venait de se passer.
Soudain, ses yeux devinrent ternes et d'un air las elle soupira.
- Bien. Si c'est ce que tu veux, je ne te dirais plus rien.
Et sans un regard en arrière elle le laissa là.
oO0Oo
Des bruits de course se firent entendre dans l'hôpital Saint-André. Harry, la respiration sifflante ouvrit la porte de la chambre dans un claquement. Kyle se tenait au bord du lit tenant de ses deux mains celle plus pâle et bandée d'Hermione.
- Harry… murmura en larmes le châtain.
Harry se précipita au côté de la patiente.
- Oh mon dieu Hermione !
La jeune fille plus pâle qu'une morte était allongée sur le lit, recouverte de bandages un peu partout. Elle dormait paisiblement comme si elle n'était pas ici, dans cette chambre d'hôpital.
- Ne t'inquiète pas, les médecins disent qu'elle n'a rien de grave.
- Comment est-ce arrivé ?
- Je ne sais pas tout, juste qu'elle est tombée des escaliers.
- Hermione ? Tomber aussi facilement ?
- Toi-aussi, ça te paraît impossible ?
- Hermione est la fille la plus minutieuse de cette école.
- Tu penses qu'on l'a poussé ?
- Peut-être. Il la regarda une dernière fois et fit demi-tour.
- Où vas-tu ?
- Kyle, prends soin d'elle. Je vais retrouver celui ou celle qui a fait ça.
oO0Oo
Quand Grindelwald rentra dans son bureau, il affichait un sourire ravi. Se déchargeant les mains des dizaines de dossiers qu'il venait de terminer il ne vit pas l'ombre installée sur un des fauteuils de la pièce.
- Monsieur.
Il sursauta en se retournant rapidement vers la provenance de la voix.
- Harry, tu m'as fait peur. Que t'arrive-t-il pour que tu sois seul ici, dans le noir.
- J'aimerais savoir monsieur, s'il était possible de visionner vos caméras de surveillance. Je sais qu'il y en a partout sur le campus.
Le blond se tendit, se mordant discrètement la lèvre.
- Je voudrais savoir qui a poussé Hermione. On pourra certainement retrouver le coupable avec celles-ci. Je vous en prie, aidez-moi !
Le grand soupira silencieusement, il n'était pas démasqué. Il se reprit et se tourna entièrement vers le plus petit.
- N'est-elle pas simplement tombée?
- Non ! Jamais elle ne serait tombée par accident, cria Harry, sûr de lui.
Le blond s'approcha lentement et sourit.
- Bien sûr, que je vais t'aider. Allez viens, suis-moi.
Ils se dirigèrent vers le sous-sol de l'établissement. Les couloirs devinrent plus lugubres au fur et à mesure de leur avancée et Harry ne se rendit compte de rien, obnubilé par le coupable sans prêter attention à l'endroit où on l'amenait. Un bruit résonna devant lui, le ramenant à la réalité. Le principal s'était retourné vers lui, le faisant buter contre le torse musclé de celui-ci.
En se rendant compte de sa position, Harry recula de quelques pas, aussi rouge qu'une pivoine, tout en bafouillant des excuses incompréhensibles.
Il allait demander la raison de cet arrêt brutal quand il remarqua que son interlocuteur le fixait intensément.
Gêné, il regarda autour de lui pour voir où il se trouvait et s'ils étaient arrivés, mais le couloir sombre qu'il découvrit n'avait rien à voir avec ce qu'il cherchait. Il releva les yeux dans l'intention d'en faire part au directeur mais il vit le grand blond se rapprocher lentement de lui.
La silhouette de l'homme paraissait dans cette situation encore plus imposante, l'intimidant instantanément.
- Qu'y-qu'y a-t-il ?
Sa voix trembla un peu, troublé malgré lui devant le soudain changement de comportement du plus vieux.
Les yeux du blond se posèrent de nouveau sur Harry et il se lécha la lèvre inférieure d'un air ravi.
- Tu ne tiens vraiment pas de tes parents, murmura-t-il d'une voix douce.
- Vous le savez… j'ai été adopté. Mais je ne vois pas le rapport avec Hermione, répondit le plus jeune.
Les yeux verts du brun se mirent à briller à la lueur des lampes accrochées au plafond, fixant l'homme qui continuait de se rapprocher de lui avec lenteur. Il recula d'un pas, hésitant à reposer la question.
- Tu me fuis ? demanda le principal en le coinçant contre le mur.
- Mais enfin, qu'est-ce que vous faites ? Il tourna sa tête vers la droite, les mains plaquées contre le béton derrière lui et les yeux baissés, tentant de fuir le visage de son directeur. Avez-vous bu ?
Il sourit plus pour se rassurer lui-même qu'autre chose. Il n'osait même plus le regarder.
Mais celui-ci s'effaça rapidement quand il sentit une main remettre délicatement une des mèches de ses cheveux derrière son oreille.
- Je ne te plais pas ? continua Grindelwald d'une voix doucereuse.
- Ce n'est pas… bafouilla-t-il avec une once de peur dans sa voix.
La main du blond attrapa son menton pour tourner son visage face à lui.
- Je suis désolé, murmura son élève en repoussant sa main.
Insistant, le blond pressa sa jambe entre celles du plus jeune qui essayait de ne pas trembler. Il l'embrassa dans le creux du cou tout en lui caressant la joue d'un geste fanatique ; Harry se crispa et réagit instinctivement, giflant dans un claquement sonore le grand blond.
L'homme resta immobile un long moment augmentant la respiration saccadée du brun qui commençait vraiment à avoir peur.
Soudain, un léger rictus fit frémir les lèvres de l'homme.
Il l'attrapa violemment et le força à se retourner en lui tordant le bras derrière le dos, lui arrachant une plainte au passage.
Il fut poussé dans une des salles du sous-sol.
- Ne bouge pas où je serais obligé de te faire du mal.
Une lame se pressa sous son cou faisant battre son cœur à cent à l'heure comme s'il allait exploser.
- Pourquoi vous faites ça !?
- Pourquoi ? Tout simplement parce que ta vie m'appartient. Tu entends ? Chuchota-t-il juste au creux de son oreille. Rien n'a été facile. Oh non! Pas du tout même. Il a fallu que je commence par me débarrasser de ta famille, puis de ta petite amie. Cette fouineuse commençait à mettre son nez partout. Elle a bien crié quand je l'ai poussé. Je crois même que je lui ai brisé quelques os mais je n'ai pas pris la peine de vérifier. Et maintenant tu es là, dans mes bras.
Harry essayait d'assimiler ce qu'il venait d'entendre et frissonna de dégoût en sentant la langue de l'adulte venir lécher son oreille. Il laissa sortir un cri de douleur sous la pression du couteau sur sa tranchée.
- Je vous admirais !
Qu'il était pitoyable ! Voilà qu'il pleurait de culpabilité. S'il avait seulement écouté ses amis ou ses parents, il ne serait pas là à l'heure qu'il est.
- Qu'avez-vous fait à mes parents et à mon frère ?
Son souffle saccadé résonnait dans la pièce à peine éclairée. Il n'y avait pas fait attention jusque-là mais quand il regarda enfin autour de lui, un cri de terreur pur se répercuta contre les murs.
Ses parents…
Son frère…
Ils étaient là, attachés au-dessus du sol, pourvu d'expressions effroyables. Leur corps désarticulé était vide de toute trace de sang…
- Regarde-les, murmura-t-il à voix basse. Ceux qui m'ont empêché de te voir. Regarde leur corps se décomposer. Ne sont-ils pas plus tranquilles à présent ?
- Non… murmura-t-il, ce n'était pas possible. Non, NON ! Pourquoi ? Pourquoi avez-vous fait une chose pareille !? Laissez-moi ! S'enflamma brusquement Harry. J'ai dit lâchez-moi, espèce de malade !
- C'est comme ça que tu me parles ? À moi, celui qui t'a aidé ? Il reprit en main son visage déformé par les larmes.
- Tu n'as pas le droit de me faire ça Harry. Tu ne peux pas !
Harry ne savait plus quoi faire. L'autre commença à l'embrasser dans le cou comme si les corps pendus, à seulement un mètre d'eux n'étaient rien d'autre que de simples décorations. Quand il sentit une main s'aventurer sous son tee-shirt, il fut pris d'un haut-le-cœur. Son gémissement écœuré ne sembla qu'exciter encore plus l'homme derrière lui. Comment tout ça avait pu arriver ? En à peine une journée, il avait tout perdu. Cet enfoiré avait tué sa famille, mis en danger sa meilleur amie et tout ça à cause d'un fou furieux qu'il avait toujours considéré comme son mentor ?
Les lèvres du meurtrier avaient commencé à remonter vers son menton qu'il parsemait de petits baisers jusqu'à arriver à sa propre bouche qu'il embrassa férocement, la violent sans état d'âme.
- Han ! S-sto…
Mais l'autre continuait, mordant sa lèvre pour qu'il le laisse entrer. Cependant, Harry poussa le tueur loin de lui et se jeta vers la porte avec précipitation.
- Tu ne pourras pas t'enfuir, Harry.
Le voyant se rapprocher, Harry se dépêcha de forcer la porte. Elle céda sous son poids.
Alerté par les bruits de pas derrière lui, le brun ne perdit pas de temps et s'enfuit à toutes jambes. Il entendait l'autre le suivre de près, ce qui lui fit accélérer l'allure.
- Harry ! Si tu ne veux pas être à moi, je te forcerais !
Il allait continuer quand il se sentit tirer en arrière et tomba au sol, Grindelwald sur lui, ses mains fermement serré autour de son cou.
- Non… Lai…ssez-moi !
- Regardes-toi. Si tu avais accepté d'être à moi, tu ne serais pas dans cet état. Mais ne t'inquiète pas, jamais je ne te tuerais, je vais simplement te donner une leçon.
Le corps du brun tremblait de plus en plus, tentant vainement de récupérer un peu d'oxygène. Sa tête commençait à tourner et ses poumons le brulaient.
- Pitié…arrê…tez.
Il vit des points noirs se former devant ses yeux.
Mais quelque chose contre sa cuisse l'horrifia. Ce monstre prenait du plaisir… Il prenait du plaisir à l'étrangler ! Il plongea dans le regard plus qu'excité de son tortionnaire et vit la lueur de satisfaction dans ses yeux.
Il n'en pouvait plus. Il sentait que son corps ne tiendrait plus longtemps. Il allait crier une dernière fois, quand il vit Grindelwald se faire frapper brutalement à la tête, par une bouteille en verre.
Celui-ci fut propulser quelques mètres plus loin contre le mur. Harry en profita pour prendre de grandes goulées d'air. Il entendait vaguement une voix lui intimer de respirer encore.
- Doucement, doucement… tout va bien maintenant, je suis là.
- Ky-Kyle ?
- Chut, ne parle pas, respire. As-tu mal quelque part ?
- Non, ça va.
Kyle était là. Il était sauvé. Tout irait bien maintenant. Il s'accrocha aux bras de son meilleur ami comme à une bouée de secours.
- Je suis arrivé à temps on dirait..., soupira de soulagement le châtain.
Harry allait le remercier une nouvelle fois, mais un coup de feu retentit brusquement.
Le brun ne put qu'observer son ami le regarder les yeux exorbités. Il cracha soudainement du sang et baissa doucement les yeux vers sa poitrine. Harry suivit son regard, comme au ralentit. Son cœur rata un battement.
Du sang emplissait lentement le tee-shirt de son ami, formant une grande tache rouge qui ne cessait de s'étendre. Le brun ne put rien faire. Il était plongé dans une torpeur inquiétante. Il réagit à peine quand le châtain tomba sur le côté, son sang tachant le sol de plus en plus, tandis qu'Harry ne bougeait plus, regardant ses mains couvertes de ce liquide carmin qui le terrifiait.
- Nous ne sommes plus que tous les deux maintenant, mon cher Harry.
Le jeune homme ne comprenait plus rien, seul le regard de Kyle le fixant horrifié restait gravé en lui. Les mains toujours en l'air tenant le corps maintenant invisible de son ami, il ne voyait, ni entendait ce qui se passait autour de lui. Seuls les yeux noisette remplis de résignation repassaient devant ses yeux. Les larmes se mirent à couler sur ses joues, tels des torrents intarissables.
- Reprends-toi mon Harry. Tu n'as absolument pas besoin de t'inquiéter. Tu verras, on va bien s'amuser.
Le blond se mit à rire tout seul, complètement hystérique. Il allait l'attraper par le bras quand un nouveau coup de feu retentit.
Cette fois-ci, Grindelwald n'eut même pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait, qu'il tombait à terre, raide mort.
Harry tourna lentement la tête vers la provenance du tire et vit son ami la main en l'air, tenant un petit calibre 48. Puis elle retomba calmement au sol, à bout de forces.
- Kyle ! Cria-t-il de retour dans la réalité.
Harry se jeta sur le sportif, tentant d'arrêter le sang, ses mains posées sur la blessure sous sa poitrine.
- Harry…
- Tais-toi ! Ne dis rien, garde tes forces !
Il appuyait, mais la tâche rouge sous le corps de son ami, ne cessait de grandir encore et encore.
- Harry… tu sais que ça ne sert à rien. Mon foie… a été touché. Tu ne pourras rien faire tout seul. Tu le sais… Tu avais raison… c'est scientifique… gémit-il douloureusement.
- Stop ! Tais-toi, je te dis. Ne dis pas ça ! Je retire ce que j'ai dit, tout n'est pas toujours scientifique. Tu ne peux pas me donner enfin raison dans un moment pareil ! Tu dis tout le temps qu'il y a la chance, l'espoir, alors arrête ton bon sens à deux balles !
Il pleurait tellement, qu'il ne voyait plus rien. Il continuait d'appuyer, toujours en lui criant de ne pas fermer les yeux.
- Ha…rry, murmura le blessé, tu vas me manquer… Tu n'as plus rien à craindre désormais.
- Non, NON ! Je ne vais pas te manquer, parce que tu vas rester ici ! Tu m'entends !?
Le temps se suspendit soudainement. Harry ne sentait plus rien, comme si ses sens avaient pris la fuite. Tout n'était plus qu'un monde de sensations confuses et déréglées. Le plus petit arrêta d'appuyer, fixant le visage souriant de son meilleur ami. Un visage paisible… un visage endormi.
- Hey.
Il remua doucement le corps du plus grand comme pour le réveiller calmement.
- Hey ?
Sa voix commença à trembler sous l'émotion.
- Hey… Kyle, réponds-moi. Pourquoi tu ne dis plus rien ? Tout n'est pas fini, il reste plein de chose qu'on rêvait de faire tu te rappelles ? Kyle ? Répéta l'adolescent encore une fois. Allez, réponds-moi. Réponds-moi ! Kyle ! KYLE !
Il continua de crier le nom de son ami en le secouant désespérément, comme si de simples secousses pourraient ramener ce dernier à la vie. Et il pleura, encore et encore en le secouant toujours plus vite, toujours plus fort. Ce furent de longs sanglots, durs et bruyants, qui déchirèrent sa gorge, et par la même occasion, amplifièrent sa douleur. Même quand les tremblements ne furent plus que de simples tressaillements de ses fines épaules, il continuait toujours à pleurer. Il ne remarqua pas la présence de la police qui, alertée par les coups de feu, tentait vainement de l'éloigner du corps, afin de laisser les ambulanciers essayer de le ramener. En vain.
Lui ne voyait que ce visage beaucoup trop tranquille, beaucoup trop silencieux. Son corps ne lui répondait plus. Il se laissait simplement porter par les bras le retenant derrière lui.
Fin du Flashback
Un silence plana entre les trois compagnons. Silence qui fut coupé par la plus jeune.
- Je n'ai jamais su que ça s'était passé comme ça. Je me suis toujours demandée comment ce monstre était mort. Mon dieu Harry, tu ne m'avais jamais dit qu'il t'avait... qu'il t'avais harcelé sexuellement !
Harry baissa la tête, un peu honteux il fallait l'avouer.
- Enfin bref, je ne me rappelle plus où on m'a transporté après tout ça, tout ce que je me souviens, c'est les parents de Kyle pleurant sur son lit de mort. Mais je suis sûr d'une chose, ce jour-là, ce bâtard est mort ! J'ai vu son corps se faire enterrer six pieds sous terre.
- Cela ne veut pas dire qu'il n'a pas pu se réincarner. Je te l'ai déjà dit un Homonculus est créé à partir des pensées négatives des gens. Lors de la mort de ton ami, tu as ressenti toutes sortes d'émotions qui l'ont conduit à revenir sous la forme d'une ombre : une ombre démoniaque.
- Au moins, maintenant que nous savons ce que cette chose te veut, on peut se concentrer sur le moyen de la tuer, rassura la brune.
- Ce n'est pas aussi simple. Il faudrait pour cela qu'on sache qui le contrôle et ça ne risque pas d'être une chose facile.
Tom se retourna vers Harry.
- Cela a sûrement quelque chose à voir avec ta guérison miraculeuse. Harry, tu dois nous dire s'il t'a dit quelque chose d'autre.
Harry soupira, résigné à tout raconter. Au point où il en était une révélation de plus ou de moins.
- Il a parlé d'un maître. À ce moment-là, dans la forêt, une sorte de magie m'a envahi.
- De magie ?
- Oui. C'était tellement grisant, tellement puissant ! Je n'arrive toujours pas à oublier cette sensation. Grindelwald a parlé d'un héritage.
- Hum… un héritage…
Tom semblait être entré dans une profonde réflexion. La tête baissée, sa main droite commença à masser ses tempes dans une posture de philosophe qui aurait été assez comique dans une autre situation.
- Cela expliquerait beaucoup de choses.
Ses yeux fixèrent le plus petit plusieurs secondes comme s'il le jugeait intérieurement.
- Nous devons d'abord savoir ce que tu es. C'est le seul moyen de trouver l'individu qui en a après toi.
- Oui mais comment ? Demanda Hermione.
- Je connais quelqu'un qui peut nous aider, mais il a tendance à disparaître rapidement. Il ne veut pas être trouvé donc il se déplace beaucoup. Alors même si je connais le dernier endroit où il a été aperçu, cela risque de prendre un peu de temps avant qu'on le retrouve. Il va falloir être patient.
Il reporta son regard sur Harry, attendant une réponse au sous-entendu muet. Le garçon ne voulait pas comprendre. Cela impliquerait trop d'engagement qu'il n'était pas sûr de pouvoir prendre. Il était sorti de sa chambre i peine quelques jours et on lui demandait l'impossible !
- Harry… tu sais, un Homonculus est connu pour ne jamais abandonner le but qu'il s'est fixé, rajouta Hermione pour le convaincre. Tu ne vivras jamais tranquillement tant qu'il existera.
- Es-tu prêt à tout laisser, partir loin d'ici, et fuir pendant une période indéterminée ? Termina Tom, pour ne plus laisser aucun doute sur ce qu'ils attendaient de lui.
Tom posait cette question sérieusement et Harry le savait. Son futur dépendrait de sa réponse. Mais pouvait-il à quitter sa ville, l'endroit où il avait toujours vécu ? De plus, il sera obligé de continuer à fuir, pourchassé par un fantôme de son passé jusqu'à ce qu'il trouve un homme qui ne voulait vraisemblablement pas être retrouvé.
En vérité, il savait qu'il n'avait pas vraiment le choix. L'Homonculus continuera de tenter de le tuer, surtout si celui-ci n'était autre que Gellert.
- J'accepte.
- Bien, puisque tout le monde est d'accord, nous partirons dès demain pour Lusk. C'est le dernier endroit où il a séjourné.
- Je ne pourrais pas venir avec vous.
Les deux garçons se retournèrent brusquement vers leur amie.
- Comment ça ? Pourquoi !? S'exclama Harry.
- Calme-toi. Quand je suis allée voir la voyante, elle a découvert que l'Homonculus m'avait fait quelque chose lorsqu'il me tenait.
Inquiet, Harry se jeta sur elle pour vérifier qu'elle n'était pas blessée. Mais la brune le repoussa doucement en souriant tendrement.
- Ne t'inquiète pas. Je ne suis pas blessée, le rassura-t-elle semblant lire dans ses pensées. Cependant, il a dispersé un peu de sa fumée en moi, ce qui lui permet de me localiser rapidement. Mon amie m'a donné une amulette pour le ralentir, mais elle n'aura bientôt plus aucun effet. Je ne peux vous accompagner sans qu'il ne sache où nous sommes à chaque instant.
Le plus vieux grogna sous la nouvelle. S'il les avait aidé jusqu'à maintenant, c'était uniquement parce qu'il en devait une à Hermione. Il voulait bien être gentil, mais il ne fallait dépasser son seuil de tolérance. Si la brune n'était pas là, il n'avait aucune raison d'accompagner le gamin.
- Je sais ce que tu te dis Tom, mais maintenant que la créature t'a vu trainer avec nous, elle ne te laissera pas non plus en sécurité. Tu n'as plus d'autre choix que d'aider Harry si tu veux que ça se termine le plus rapidement possible. Surtout que je sais que tu n'es pas vraiment complet. J'espère que tu les laisseras reprendre totalement leurs esprits. Seul vous tous pourront protéger Harry.
Hermione savait que le Tom qu'elle avait en face d'elle n'était qu'une partie de sa personnalité. Elle espérait simplement qu'ils ne tarderont pas à ne former plus qu'un. Tom n'était pas un gentil. Elle ne savait même pas s'ils étaient vraiment amis, mais elle était sûr d'une chose, elle pouvait lui faire confiance. Tom ne pouvait pas refuser sa requête, il lui était redevable. Et elle savait qu'il tenait toujours sa parole, même si ce n'était qu'une partie minime du véritable Tom Jedusor.
- Mais ça veut dire que tu es en danger ! S'emporta Harry, ne remarquant pas la bataille de regards des deux autres.
La jeune fille coupa court à l'échange et se reconcentra sur le principal concerné.
- Non. Il y a un endroit où il ne peut me trouver. On l'appelle le manoir perdu. Il est caché par des barrières invisibles depuis des milliers d'années, le protégeant de tous démons qui voudraient s'en emparer. Je vais aller m'y réfugier. Seules certaines créatures peuvent y accéder.
- Mais… Ça veut dire que je vais devoir voyager seul avec… lui ?
Le dépit à peine caché dans le son de sa voix réussit à renforcer l'atmosphère lourde déjà présente dans la pièce.
- Tu crois que ça me fait plaisir morveux !? Cracha le plus vieux, énervé.
- Et toi tu ne pourrais pas changer de refrain psychopathe !? S'enflamma à son tour Harry.
- Psychopathe ? Répéta Tom en sifflant, les yeux venimeux. Tu étais bien content quand le psychopathe était là pour te sortir de la merde !
- Oui psychopathe ! Un mec qui vit seul dans la forêt ne peut être qu'un cinglé ! Et je ne t'ai rien demandé ! Je gérais très bien la situation.
- La situation… Laisses-moi rire ! Je n'appellerais pas ça gérer ! Ricana Tom. T'étais presque en train de me supplier de te sauver !
- Ne prends pas tes rêves pour la réalité !
- Tu sais quoi, débrouille-toi, puisque tu peux t'en sortir tout seul !
- Sûrement pas ! claqua Hermione. Vous allez tous les deux partir ensemble sans rechigner sinon vous pouvez dire adieu à ce qui vous servait de couilles jusqu'à présent ! Alors espèces de gamins trop pleins d'hormones, vous allez vous mettre immédiatement en route, vous m'entendez !?
Cela eut le mérite de les calmer même s'ils continuaient de se fusiller du regard.
- ET TOUT DE SUITE !
Les deux coupables baissèrent les yeux quand même un peu intimidés par la jeune femme qu'ils savaient être très convaincante quand elle le voulait.
- Bien. Puisque vous êtes calmés, je vais partir. Je n'ai plus beaucoup de temps.
Elle s'avança et prit Harry dans ses bras.
- Fais attention à toi, murmura-t-elle.
- Toi aussi.
Puis elle se retourna vers Tom, se plaça devant lui avec des yeux d'un marron plus sombre. Le plus grand n'eut pas besoin de parole pour comprendre le message : « Il lui arrive quoi que ce soit, et je te tue. »
Tellement puéril. Elle n'était pas sa mère. Harry pouvait très bien se débrouiller seul. Il détestait ces marques d'affection pitoyables. Malgré ses ronchonnements, il ne dit rien. Hermione pouvait parfois être un vrai dragon assoiffées de sang. Autant ne pas mourir tout de suite.
Celle-ci n'attendit pas plus longtemps, et partit directement sans un regard en arrière.
C'est enfin le début de la véritable aventure ! J'ai vraiment hâte de connaitre vos impressions.
...Une petite review ? 😚
