Salut tout le monde ! Nouvelle dizaine, nouveau chapitre =) En plus ça tombe bien, demain je vais me faire vérifier les crocs... J'essayerai d'imaginer vos réactions plutôt que penser à ce que ce tortionnaire va faire à mes dents adorées !
On remercie ma bêta couchovore, toujours fidèle au poste !
Et quant à moi, je vous remercie toutes particulièrement de me suivre sur cette aventure qui me donne bien des maux de tête =D On frôle les 400 reviews, vous me faites toujours autant halluciner =) (En bien hein, j'vous rassure :)). Si certaines se plaignent d'un éventuel manque de reviews pour leurs écrits, j'ai pas de quoi le faire :) Au contraire, je ne sais jamais trop comment vous rendre ce que vous me donnez ! Merci à : LizzieLautner, fandetwilight (ne t'inquiète absolument pas du nombre de reviews que tu mets, je suis très heureuse d'en recevoir déjà une de ta part :)), clwea swan-cullen, Elodie13, Samystère, Princesse-L, floraline, Imaginaire-de-kiki, feerie-amb (En fait, j'ai la chance de dormir relativement tard la nuit, jamais avant 4 ou 5h du matin donc j'en profite pour écrire. J'écris toujours bien mieux la nuit. Faisant également des études par correspondance, je peux ménager mon temps comme je l'entends. Et j'ai aussi du travail ponctuel : le samedi et le dimanche matin de très tôt jusqu'au début d'après-midi, et le reste de la semaine m'est libre, donc ça me permet de pouvoir écrire assez souvent! Quant à l'inspiration... bien je sais pas, ça vient tout seul la plupart du temps...), fan-par-hasard21, Em 81, Titie, Cathou3, lia3011, Cind0uille (Je vais répartir les POV de l'histoire de façon égale, grosso merdo comme je l'avais fait dans Jardin Secret), JasperWife, Brand0fHeroine, ulkan13, Amandine, AuroreAthena (La costumière du film qui en bave ? Mais qu'est-ce qui te fait croire ça ? mdrrr), halay, emy299 (Nan t'inquiète pas c'est pas grave si tu sautes de joie mdr), fanfictionalcolic, Ninie, Aude77, Hilly Sparrow, Nini Hathaway, Grazie, mel031, Khassidy Masen Cullen, Pupuce0078, Clairouille59, Morgane, camille, Anna-Maria34000, Mlanie54, Marjoriie, coco-des-iles, vinie65, lapiaf8, Lili Pattsy, erika shoval, Ilonka, Habswifes, Lucie, katner, catiuski, Butterfly971, Annouk, Lenerol, Atchoum16, twilight007, twilight-I-love-you, emichlo, mamoure21, amimi31, lena -lna933, DavidaCullen, Cullen's familly, onja, Aliiice, LolaMiSweetlove, EstL, Tinga Bella, Lily-Rose-Bella, SweetyMarie, bichou85, sarinette60 (Aaahhh non Marcus n'est pas du tout mort lol), leti60, Lily-Pixie, calimero59, soleil83, Lareveuse15 et philae89.
Rassurez-vous, Marcus ne faisait qu'une apparition en guest-star on va dire ! Je sais que vous l'aimiez tellement :-D
Je vous souhaite à toutes une bonne lecture,
je vous embrasse !
Take care of you
Tiffany.
.o.0.o.0.o.0.o.0.o.0.o.
- Chapitre 7 : Manque de toi
Point de vue d'Alice.
- Si on invitait les Cullen, Elisabeth et Eric pour le réveillon ?
Je haussais les épaules. Elle peut bien inviter tout le continent Océanique, ça fera pas grand-chose puisque la place de Jasper sera inoccupée cette année !
- Oui pourquoi pas ?
- Ce qui m'ennuie, c'est qu'il faudrait pousser les meubles, parce que ça va faire du monde !
- Y aura plus de place chez eux...
- On sera combien ?
- Quatorze !
Renée observait le salon.
- Quatorze... Ca fait beaucoup !
- On peut faire un buffet, ça prendra moins de place et chacun pourra se mettre où il veut... Les filles vont bouger, elles ne resteront pas sur une chaise !
- En admettant que les trois petites bougent, il faut au moins une douzaine de chaises...
- Avec les chaises du salon et celles de la cuisine, plus le canapé et les fauteuils, ça fera assez ! Je descendrai les pouf de ma chambre, ça amusera les petites !
Renée tortillait son torchon entre ses mains.
- Tu les aimes bien ces gamines...
- Elles sont mignones !
- Tu feras une super maman plus tard...
Je ne retenais pas un sourire. J'aurais aimé donner de l'amour à des enfants... j'ai été adopté, et ça me tenait à coeur, sans vraiment que je ne sache pourquoi... Je me serai bien vue avec un ou deux enfants, à nous deux, à Jasper et moi. Mais je savais que Jazz n'était pas trop enfants et que pour l'instant, ce n'était pas une situation qu'il envisageait.
- J'espère que je serai rapidement grand-mère ! Je me sens totalement en énergie et en phase pour ce rôle !
- On a le temps ! Jasper n'y pense pas !
- Et toi ? Tu y penses toi ?
Bonne question, tiens ! J'y pense, j'y pense... comme beaucoup de femmes... mais bon... Je n'ai que 21 ans !
- On y repensera quand Jasper reviendra sur le sujet !
Je savais précisément que ça allait la faire enrager.
- Alice... Alice... Ma fille !
- Quoi ?
- Il ne faut pas être soumise avec les hommes ! Il faut les tenir avec fermeté ! Sinon, si tu leur donnes ta main, ils te prennent le bras et tout ce qui va avec ! Ce sont de vrais croqueurs !
- Je ne suis pas soumise à Jasper !
Elle me montrait son oeil.
- Tu me rediras ça quand tu y mettras plus de convictions !
- Maman ! On dirait que tu parles de Jasper comme... comme s'il aspirait mon âme ou... que si c'était un monstre !
- Reconnais qu'il a du caractère ! Un fort caractère même... C'est pas un grand romantique !
A cet instant, la sonnerie dans l'entrée retentissait. J'ouvrais et tombais nez-à-nez avec un ENORME bouquet de roses blanches.
Où il est le monsieur qui porte ? Logiquement, y a un monsieur qui porte !
- Oui ?
- Un bouquet pour Madame Alice Cullen chez Mr et Mme Swan...
- C'est moi !
- Tenez...
- Merci !
Il est ENORME ce bouquet ! Des roses blanches ! Superbes !
- Bonne journée Madame Cullen !
- Vous aussi !
Renée s'approchait, les yeux écarquillés. Le bouquet était tellement gros que je ne voyais plus rien.
- Il est magnifique !
- C'est de qui ? Il y a une carte !
Charlie arrivait alors que je posais le bouquet sur le canapé pour lire le petit mot. Ma mère s'étonnait.
- Il y a tellement longtemps que je n'ai pas reçu un tel bouquet... Jamais même !
J'attrapais le papier cartonné beige et lisais le petit mot en imprimé.
Une multitude de roses bien chanceuses
qui ont du bol d'aller jusqu'à toi...ces veinardes... Jazz.
OH ALORS LA C'EST TROP JE CRAQUE ! Mon coeur battait excessivement vite et mon sourire s'élargissait.
- Jasper n'est pas un grand romantique, c'est sûr, mais au moins mon mari m'offre des fleurs, lui !
Renée et Charlie se regardaient et j'inspirais le bouquet. En plus, elles sentent très bon ! Y en a au moins trente !
- Je suis ravie pour toi qu'il me prouve le contraire !
Je me levais et prenais le mot. Il faut que je le remercie ! Renée sentait mes fleurs.
- Charlie, tu devrais prendre exemple sur ton gendre.
Charlie grognait et je ne pus retenir un rire, serrant contre moi le bouquet.
- Je vais les mettre dans un vase !
- Mets-y des glaçons, elles tiendront plus longtemps !
J'acquiesçais et me dirigeais dans la cuisine, me sentant tout de suite bien plus légère. Il me manque vraiment... tout le temps, parfois c'est comme si l'Enfer envahissait mes poumons et que je respirais du feu... Et dire que ça allait tout juste faire un mois qu'il était parti...
Je montais un vase en cristal et mon immense bouquet jusque dans ma chambre. Hop, salut la lampe de chevet ! T'as fait ton temps, tu me rends bien service mais je préfère voir les fleurs de Jasper ! Je poussais la lumière au sol et installais le vase plein d'eau avec trois glaçons. Je défaisais l'emballage des fleurs et les installais. Superbes !
Deux coups résonnèrent sur la porte.
- Oui ?
Bella entrait dans la chambre, suivie de Rosalie.
- Oh salut les filles !
- Salut Alice ! Oh wow ! Elles sont à toi ces fleurs ?
La soeur de Jasper s'approchait du bouquet.
- Oui, c'est de Jasper !
Bella sifflait, visiblement admirative.
- Il est tombé sur la tête ou quoi ?
- Le froid a dû lui anesthésier le cerveau ! s'esclaffait Rosalie.
- Mais vous avez fini de vous moquer de lui oui ! Elles sont magnifiques ces roses et je suis honorée de les avoir !
Je soupirais en centrant mon bouquet. Je vais le chouchouter ! Bella s'asseyait sur mon lit et Rosalie sur le canapé clic-clac de ma chambre d'enfance.
- C'est un vrai palace ici ! soupirait ma belle-soeur.
- Ouais... Charlie et Renée m'ont gâté...
Bella souriait et Rosalie tapotait ses cuisses.
- On est venues te voir pour savoir si t'avais des idées cadeaux pour noël pour les garçons...
Je fronçais les sourcils.
- J'ai encore jusqu'en février pour y penser !
- Arrête de déprimer, Alice !
- Je ne déprime pas !
Non, je ne déprime pas !
- Mais j'ai déjà une idée !
- C'est quoi ?
Je lançais internet sur mon ordinateur portable et naviguais jusqu'au site de lingerie sexy que j'avais trouvé.
- Regardez cet ensemble... Une veste légère en soie rose avec de la fausse fourrure blanche sur les bordures... Soutien gorge blanc avec les bordures rouges et un petit rouge au milieu... Et le string assorti !
Rose et Bella se regardaient, puis éclataient de rire.
- Tu lui prendras quelle taille à Jasper ? 90B ?
- J'suis pas sûre qu'il mette ça !
- Pfff ! Mais n'importe quoi ! C'est pour moi !
- On parlait d'un cadeau pour nos mecs... Tu veux offrir ça à Jasper ?
- Mais non... C'est un cadeau pour lui, mais c'est pour moi !
Bella arquait un sourcil.
- Bah quoi ? Imaginez les filles ! Le preux soldat major Jasper Cullen revient sur son fidèle destrier après deux longs mois passés dans les terres inconnues de Russie et en arrivant à la maison, il rencontre une jeune et jolie femme habillée comme ça, ou plutôt déshabillée comme ça... étendue sur son lit, avec un noeud de cadeau dans les cheveux... vous imaginez la vision de rêve pour lui, éreinté ? Il a juste à s'allonger sur cette divine créature et lui faire l'amour, se laissant mener par le plaisir ! CA, c'est un cadeau d'enfer ! Non ?
Rosalie se tapotait les lèvres.
- Pas bête la fille ! Mais bon... Je pense que tu pourrais être habillée d'une camisole qu'il te déshabillerait rapido tellement ça doit le gratter !
- Certes...
C'est même plus qu'évident, vu notre «rythme à plaisirs» comme il l'appelait...
- Et puis ils peuvent s'estimer heureux qu'on fasse des efforts, nous femmes, pour leur plaire ! Belles, sexys, désirables ! Non vraiment, ce sont des chanceux !
- C'est vrai ! Y a quoi de bien là sur ton site ?
- Il te faut un ensemble bleu Rose, ça ira bien avec tes yeux !
Nous cherchions de longs moments pour trouver un ensemble qui lui plaisait.
- Et toi Bella ? Tu veux quoi ?
Elle était allongée sur mon lit et s'était endormie.
- Bella ?
Rosalie se levait pour la voir. Elle s'asseyait sur le rebord du lit et passait une mèche de cheveux de sa soeur derrière son oreille.
- Elle est fatiguée en ce moment...
- Oui c'est vrai...
- Bella ?
Bella sursautait.
- Hein ? Quoi ?
- Tu t'es endormie...
Elle ronchonnait et se laissait retomber dans l'oreiller.
- Oh non... Je suis désolée les filles...
- C'est pas grave... Edward te fatigue tant que ça la nuit ?
Elle souriait et se redressait.
- Non non... C'est juste cette gastro qui m'a crevée.
- T'en as parlé à Carlisle ?
- Oui... Il me surveille de près ! souriait-elle.
Depuis quelques temps, elle avait ce sourire serein sur elle... Comme si tout allait bien et que tout irait bien... une espèce de paix émanait d'elle. Je la trouvais épanouie.
- Tu veux trouver un ensemble ?
Elle se relevait pour regarder l'écran.
- Je ne sais pas... J'ai déjà des partitions pour Edward qu'il cherchait depuis un moment...
- Tu ne vas pas lui refuser un petit plaisir !
- Bien sûr que non... Bon... fais voir tes ensembles...
Elle choisissait simplement une chemise de nuit descendant en milieu des cuisses en soie bleue nuit et un string blanc avec un noeud de la même couleur.
- Tu ne prends pas le soutien-gorge ?
- Non... J'ai pratiquement le même à la maison, ça ira très bien !
- Comme tu veux...
Je laissais le PC allumé et nous descendions en bas. Renée nous proposait des boissons chaudes. Puis, nous tentions de faire un essai pour organiser la place pour le réveillon du 24 décembre. Pas facile, facile hein ! Il nous restait cinq jours !
Les filles quittèrent la maison vers 17h pour aller chercher Emma et Shanna à la maternelle. Je remontais en haut pour prendre mon bain. Jasper me manque, même pour la douche... parce que OUI, on la prend à deux... ou du moins on va dans la même cabine tous les deux... ça ne ressemble plus tellement à une douche en bonne et dûe forme après mais au moins, on a fait des économies d'eau et c'est bon pour la planète !
Je me souvenais de l'aversion de Jazz pour les bains. Nous étions mariés depuis une bonne vingtaine de jours quand j'avais voulu prendre un bain dans le jacuzzi grand luxe installé dans notre chambre d'hôtel à Cancun, au Mexique, là où nous avions passé quelques jours de notre lune de miel. Je m'étais glissée dans la mousse odorante et Jasper était venu s'asseoir sur le rebord du bain, ses doigts jouant avec la pellicule blanche.
«Allez Jasper! Viens avec moi!»
«Non, hors de question!»
«Pourquoi ça ?»
«Parce que ça me botte pas...»
«T'as peur de l'eau ou quoi ?»
« Non, c'est juste que tu es déjà installée, que tu prends toute la place, qu'on va mettre dix heures à trouver une bonne position qui fera en sorte que tes jambes ne broient pas mes testicules, et que je vais me retrouver côté tuyauterie, un robinet planté dans les omoplates et je trouve ça franchement anti-sexy ! Tu voudrais d'un amant mi-homme, mi-plomberie franchement ?»
J'éclatais de rire toute seule dans la salle de bains. Je n'avais pas renoncé, même s'il m'avait longtemps tenu tête. Mais j'avais dû sortir la grosse artillerie pour le convaincre en lui promettant une chose qui lui ferait mille plaisirs à la sortie du bain... Jasper ne fait les choses que s'il trouve son intérêt au bout du compte !
J'aurais pu le suivre en Russie, par nos propres moyens. Mais lorsque j'avais appris que je ne ferai pas partie du voyage, j'avais appelé mes parents pour leur dire que je viendrai passer ces deux mois avec eux. Ils avaient été tellement heureux que je n'avais pas eu le courage de revenir sur mes paroles, même si cela m'en a couté de laisser Jazz partir... Parfois, souvent même, ma mère ou mes amies me trouvent trop dépendante de lui... quand elles en parlent, on dirait quelque chose de nocif. Ca me blesse, parce que certes je ne suis plus grand-chose sans lui, mais je l'aime du plus profond de mon âme et je sais qu'il m'aime aussi. Je n'ai pas besoin qu'il me le dise, je sais que certains actes valent mieux que des paroles. Un homme qui n'aime pas sa femme lui envoie-t-il plus de trente roses ? Prend-il soin d'elle comme il le fait pour moi ?
Non.
Est-ce si mal que ça de donner toute sa vie et toute son âme à LA personne ? Bien sûr, des fois, ma dépendance à lui m'effrayait, mais j'étais certaine de celui auquel je me condamnais. Une certitude, quelque chose d'authentique et de relativement puissant. Si Jasper venait à disparaître, je me perdrais entièrement. Je prends ma vie dans ses sourires et sous son regard protecteur. Ce même regard qui affirme que tout ira bien, parce qu'on le veut simplement. Et tout sera toujours ok, tant qu'on sera tous les deux... Ce bonheur me suffisait, tout simple, tout entier. Jasper est ma vie, il n'y a plus rien à ajouter...
Voir défiler toutes ces heures sans lui est une grande source de tristesse et mon coeur s'est mis en veille. Mais je sais aussi que quand il se rallumera, ce sera encore plus intense.
Aussi, je quittais mon bain, décidée à envoyer un mail à mon mari. Je suivais l'évolution du tournage grâce au site web qui était dédié à ce film, mais rien ne remplaçait les petits mots de Jazz. On évitait les appels, bien chers. Sauf quand on avait besoin de l'autre de façon irréprécible... donc tout le temps !
Je rentrais dans ma chambre et secouais la souris de mon PC pour le sortir de sa veille. Une fenêtre orange de conversation en ligne était allumée en bas.
«Jazzzz'»
MERDEEEEE !
J'ouvrais la fenêtre, il était encore connecté. Merci mon dieu ! Son message datait de pratiquement 1h. Fait chiiiiier !
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
oh désolée j'étais avec tes soeurs et au bain!
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
t'étais dans le bain AVEC mes soeurs ? Tu m'fais un p'tit peu peur!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Non... D'abord tes soeurs, et après qu'elles soient parties, j'ai pris mon bain! Je suis désolée, je t'ai fait attendre...
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
t'espérais que je parte sans te parler ? tu te lourdes ma fille!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
=) dieu merci, t'es têtu! comment tu vas ? Il est quelle heure là pour vous?
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
4h40 du mat' ! Je rentre d'une première nuit de tournage, c'est l'enfer glacier ici! on a tourné dehors, j'ai quatre épaisseurs mais le froid s'inflitre n'importe où c'est fou! J'suis sûr que si ça continue, j'vais avoir un kiki ratatiné à vie!
Ce que j'aime chez cet homme, c'est qu'il n'exagère jamais!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Mon pauvre... Tu peux pas te réchauffer et te LE réchauffer ?
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
es-tu en train d'insinuer que je vais devoir me branler ?
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Si j'étais là, je le ferai mais ce n'est pas le cas et étant donné que tu sais que tu as interdiction de demander ça à la responsable du room-service, tu peux t'occuper de toi!
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
tu m'aiderais ?
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Bien sûr! Rappelle-toi qu'on s'est mariés et qu'on doit se seconder! Ca fait partie de l'engagement!
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
je pensais que ça s'appliquait à des choses plus responsables mais ça me va aussi!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Tu vas adorer ton cadeau quand tu rentreras alors...
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
dessous sexy ?
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Oui attends, tu vas en avoir un petit aperçu...
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
J'en bande déjà!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Cochon!
Je lui envoyais le lien du site. Après tout il a deviné... D'ici là, je trouverai peut-être quelque chose d'encore mieux pour lui...
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
Wow ! wow wow wow... et je dirai même plus : wow !
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Je savais que ça te plairait!
Jazzzz' tête dans le Q mais heureusement c le mien dit :
pas qu'un peu ma belle...
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Tu me manques tu sais... j'ai plus envie de rien...
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
toi aussi tu me manques... Sors, va faire du shopping, éclate-toi avec tes copines, j'sais pas moi!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
J'ai même pas envie de shopping...
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
Oula! C'est grave alors! T'as essayé de te bouger ? Te faire violence un peu ? tu devrais sortir, aller faire la fête avec les filles, profites-en ! A ta place je partirai m'éclater en boîte ! Mais si tu dois le faire, ne bois pas, tu tiens pas l'alcool et t'es malade après...
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Non j'ai pas essayé... mais t'as p'tètre raison... J'essayerai de sortir un de ces soirs... je savais que ça serait dur, mais pas à ce point...
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
c'est vrai... c'est pas pareil de faire ce film sans toi, de pas t'avoir tous les jours, tout ça quoi!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Je ressens pareil... Au fait, merci pour tes roses, elles sont superbes ! Je les adore!
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
c'était juste un p'tit quelque chose en passant... j'avais du pognon à dépenser et puis j'ai eu l'impression que la journée se passait mal alors j'ai voulu faire quelque chose de bien avant de me coucher! alors bon... enfin tu vois quoi...
Pour Jasper, une journée se passait rarement «mal».
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
qu'est-ce qui s'est passé ?
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
Rien d'important, ils font tout à l'envers mais c'est pas grave... Todd me prend un peu pour son clébard... J'ramasse des cables, je tiens le parapluie au-dessus de la caméra quand il flotte, sa fille est née avec deux rouleaux de PQ à la place des mains et ils ont fait des réunions d'organisation, ils m'ont même pas informé...
Il est en train de se le mettre à dos le père Bredgner...
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Il te l'a sûrement dit mais t'as p'tètre pas fait attention ou t'as oublié...
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
j'suis pas un blaireau! j'oublie pas ce genre de trucs, on tourne un film là, on plante pas des navets au p'tit bonheur la chance!
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
Essaie de lui en parler... Vous êtes sûrement partis sur des incompréhensions tous les deux... Une fois que tu lui auras expliqué ta façon de procéder et tes objectifs, il sera sûrement plus conciliant. Montre-lui que tu en veux, enfin ce genre de choses... C'est pas moi qui vais t'apprendre à faire ce que tu veux tu sais déjà bien le faire! T'es l'un des meilleurs, et t'y es pas arrivé en trouvant un ticket d'or te permettant de devenir producteur !
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
je sais... bon écoute, je vais essayer d'aller dormir, on se lève dans 4h pour partir dans la plaine de Sourgout et dans la ville de Salekhard...
Alice à port angeles, tu me manques! dit :
D'accord... Je t'aime!
Jazzzz'... tête à l'envers sans toi... dit :
me too mon bébé... me too...
Il se déconnectait rapidement. Je savais que je ne l'avais pas convaincu, mais j'espérais qu'il tente de trouver une conciliation avec son producteur. Parce qu'un Jasper qui n'obtient pas gain de cause est un Jasper infernal...
..::..
Point de vue de Jasper.
- Jasper, tu vas aider Maeva à sortir les costumes !
PUTAIN !
- Il me semble pas que ce soit mon rôle ça !
Todd se retournait brutalement, emmitoufflé dans un parka épais. Salekhard, c'est encore pire que Moscou et St Petersbourg en terme de froid... Tout l'endroit était une vaste plaine proche d'une rivière gelée. Notre accompagnateur russe ne semblait pas perturbé, mais estimait malgré tout que les conditions étaient compliquées. Il nous fallait partir avant 16h, sous peine de nous retrouver dans la nuit et de ne pouvoir atteindre notre refuge.
- Jasper, t'es mon assistant oui ou merde ?
- Assistant-PRODUCTEUR ! Pas assistant-costumes !
- Maeva ne peut pas sortir ses caisses toute seule ! Elle a le dos fragile ! Tu y vas et puis c'est tout ! Allez magne-toi, il fait froid j'aimerais qu'on commence et qu'on termine vite !
Crétin...
J'enfonçais mon bonnet sur ma tête. Putain non mais sérieux! Quelle idée de tourner en Russie ! On aurait pu tourner aux States devant des écrans vert, le résultat aurait été identique merde ! J'atteignais la camionnette et la costumière. Nous avions eu besoin de réduire les effectifs pour ces deux jours ici. Donc pas d'assistant costumes, juste Maeva. Maeva la petite perlouse !
- Bon faut sortir quoi là ? Ces caisses-là ?
- Oui s'il te plaît !
Elle m'aidait à l'extirper.
- Putain mais tu les as fait en plomb massif tes robes ou quoi là ? Ca pèse dix anes morts et leur propriétaire obèse ta caisse !
- Ce ne sont pas les costumes ça, ce sont les portants pour qu'ils ne se froissent pas, la machine et les...
Je lâchais la caisse au sol, manquant de m'écrabouiller les pieds.
- Attends... T'as trimballé les portants et la machine ?
Elle... est... MALADE !
- Tu pouvais pas prendre trois valises à roulettes plutôt ?
Elle me montrait le fond du camion.
- Si... Tout est dans les valises là... Il faudra que tu reviennes les chercher après...
Elle me cherche !
- Quoi ? T'as les phalanges trop fragiles aussi pour faire rouler trois putains de valises, c'est ça ?
William, qui passait par là avec sa steadicam qui allait lui servir pour filmer en mouvement aérien d'un hélico les deux héros parcourant les déserts blancs à travers le pays, s'arrêtait à notre niveau.
- Bon fais voir Jazz, j'vais t'aider !
Il attrapait la hanse de la caisse et nous l'amenions difficilement jusqu'à la caravane des acteurs, nous enfonçant dans la neige. Dans la loge improvisée, Will soufflait.
- Baisse d'un ton avec la p'tite...
- Ecoute, y a pas marqué boniche ultra là hein ! J'suis censé être assistant-producteur, pas faire en sorte que mademoiselle ne se casse pas les ongles !
Nous quittions la caravane pour retourner chercher le reste.
- T'es fatigué Jazz et t'as les boules que ce soit pas ta femme qui soit là !
- Non mais t'as vu comment il fait depuis le début du tournage ? On est arrivés là, il avait RIEN préparé, on a perdu trois jours ! En plus, on débarque ici, il fait un froid de MERDE pour pas dire autre chose, les combinaisons de surf ne protègent de rien, mademoiselle Maeva fait des robes qu'il faut qu'elle rafistole entre deux prises et...
Mon pied s'enfonçait dans la neige de façon anormale et je trébuchais, faisant tomber la seconde caisse.
- OH PUTAIN MAIS MERDE FAIT CHIER CE PAYS LA !
William tentait de me relever. Putain mais j'suis enfoncé jusqu'au genou ! Notre guide s'approchait.
- Il y a du y avoir un trou par-là... évitez ce coin !
- Non mais ça j'm'en suis aperçu qu'il y avait un trou !
Oh bordel puis tu peux y aller, ma godasse est restée en bas.
- Ah bravo hein ! Putain j'hallucine ! J'le sens mal !
Derrière William, Todd soupirait. Je récupérais ma baskette tant bien que mal pour la remettre.
- Je sens que la journée va être longue... soupirait Bredgner.
Il va pas s'y mettre lui aussi !
- Ecoute, c'est pas toi qui vient de te casser la gueule et te tremper le fute et le pied ! Alors hein...
Il se tournait brutalement.
- MAEVA ! Trouve-lui une autre paire de chaussettes sèches, on va pas y passer le réveillon sur cette histoire !
Je m'appuyais sur Will pour retirer la neige de mon épais manteau.
- J'dois avoir un pantalon de rechange imperméable et un jeans dans le van, je vais te les filer, tu vas te changer !
- Merci...
Nous nous éloignions dans le sens du camion mais Bredgner se retournait.
- OH ! LES COSTUMES LA !
William et moi échangions un regard. Putain... Et dire que la moitié du tournage n'était pas encore passé... Nous ramenions cette caisse maudite jusqu'à la caravane et nous allions vers le van pour que je puisse me changer.
Je retirais mon jeans quand la porte s'ouvrait.
- Will', ferme !
- Jasper, j'ai tes... Oh pardon !
Maeva ! Putain !
- TU POUVAIS PAS ATTENDRE QUE JE SORTE AVEC LE PANTALON AU LIEU DE RENTRER COMME CA LA ?
- Pardon, je...
Elle tenait une paire de chaussettes roses... ROSES ? Bon... Fais pas la fine bouche, tu les mets! Elles sont sèches et seront dans les baskettes... Je finissais de remonter le jeans de William et attrapais les soquettes.
- Punaise tu les as piqué à qui ces chaussettes ? A Dora ?
- Je voulais te prévenir que je n'ai que du 38 en taille...
Oooohhh Seigneur !
- Je fais du 42 ! Comment je fais ?
- Je n'ai que ça... Je suis désolée !
Je lui rendais ses chaussettes et reprenais les miennes humides. Satané froid, satanée neige, satané tournage et satané sac de rechange qui était resté dans ma chambre d'hôtel !
- Bon allez tu sais pas, laisse tomber va ! Va t'occuper de tes costumes dont les fils lâchent là ! Laisse tomber ! Jvais me trimballer avec mes chaussettes mouillées !
- Mais tu vas attraper froid...
- Et beh vois ! Un peu plus ou un peu moins... Ca changera rien de toute façon hein ! Allez sors !
Elle quittait le van rapidement, visiblement blessée.
Quand je regagnais le plateau de tournage, ils avaient déjà commencé à faire les essais lumières. Ce que j'aime par-dessus tout, c'est qu'on m'attende ! Bredgner, derrière son monitoring, m'adressait un regard noir. Un de ceux qui disent : «toi et moi, on va discuter!». Elle a dû cafter l'autre... Putain, je l'aime vraiment pas cette fille ! Elle est aussi incapable d'un cerneau de noix pourri !
- Allez, on y va ? Moteur, Sequence 48, scène 9, prise I, action !
Les acteurs jouaient leur rôle mais Theo commençait à prendre des libertés sur son texte.
- COUPEZ !
Bredgner se tournait vers moi.
- Mais bon sang, qu'est-ce que tu fais, Cullen ?
- Quoi ? C'est pas son texte !
- Et alors ? Il peut improviser, non ?
- Il commence à glisser le terrain vers le sujet d'une dispute alors qu'ils sont censés le faire deux scènes plus tard!
- Et donc ? On peut bien voir ce que ça donne, non ?
- Alors si c'est pas bon, qu'on perd du temps et de la péloche pour des prunes, ça t'est égal ?
Todd se levait.
- Tu vas redescendre d'un cran mon p'tit bonhomme, ok ? J'ai monté ce projet de toutes pièces et je t'ai appelé pour que tu me donnes des idées nouvelles, parce que ton cinéma est apprécié par les critiques majoritairement et que tu as des idées fulgurantes... mais là, c'est mon film d'accord ? J'en ai fait l'adaptation et j'ai choisi les acteurs ! Toi, contente-toi d'observer, de noter des choses pertinentes qu'on regardera en salle de conférences ce soir après le dîner, compris ? C'est ça ton boulot. T'es pas là pour décider, ni hurler à tord et à travers sur ma fille parce que t'es frustré de ne pas avoir pu pistonner ta gonzesse... Ce n'est pas ton film, tu piges ça ou pas ?
Bon ben puisque je sers qu'à ça, autant rentrer à l'hôtel plutôt que de rester ici et augmenter les chances de réduire mon pénis !
- Ah ben très bien, pas de problème ! Puisque c'est pas mon film, j'm'en tape après tout, c'est pas mon nom qu'on retiendra dans le générique de fin de toute façon... Le mien apparaitra dans le déroulant final quand tous les gens auront quitté la salle... T'as raison, très bien, j'm'en lave les mains. Démerdez-vous, j'me casse j'rentre à l'hôtel !
- Jasper, attends ! s'exclamait William.
Je levais les mains en faisant demi-tour direction l'une des voitures de location que l'on avait. J'attrapais les clés et ouvrais le véhicule. Y en a plein le derche à force !
..::..
Point de vue d'Alice.
Emmett rapportait du bar de la boîte les boissons commandées. Finalement, je m'étais laissée entraîner ici, mais j'ignorais pourquoi.
- Alice, sors le nez de ton portable et amuse-toi !
Je surfais sur le site du tournage du film pour voir s'il avait été actualisé. Rien. Dernier article en date, du 19 décembre, soit quatre jours.
«Toute l'équipe est bien arrivée dans la vaste plaine blanche de Sibérie, à quelques kilomètres de la ville de Salekhard seulement. La neige en abondance ne rend pas les conditions de tournage faciles, mais tous font bloc pour continuer à filmer malgré le froid». S'en suivait une interview de l'actrice principale, qui expliquait combien il était dur techniquement de tourner une scène. Ils avaient allongé la durée de leur séjour dans la région, pour pouvoir tout mener à bien.
- Tu n'as pas de nouvelles ?
- Non... Mais Jasper m'avait envoyé un mail avant de partir pour me dire qu'ils n'auraient pas accès là-bas à internet dans l'hôtel... Alors je ne m'inquiète pas !
- Pas de nouvelles, bonnes nouvelles ! soufflait Rose.
Emmett posait les verres devant nous et levait sa chope de bière.
- Au grand absent de la soirée, qui fait d'Alice une fille bien triste ! A Jasper qui doit se peler le cul !
Tout le monde levait son verre.
- A Jazz' !
C'est pas drôle quand même ! Ils sont tous en couple, soudés à leur moitié. Emmett tenait Rose par les épaules. Ils pouvaient souffler, ce soir, les filles dormaient chez Carlisle et Esmé. Edward et Bella étaient assis l'un à côté de l'autre, blottis. Edward embrassait la tempe de sa femme et lui souriait, un bras autour de sa taille.
AAAHHHH SEIGNEUR ! IL ME FAUT MON HOMME C'EST TROP JE SOUFFREEEE !
- T'es sûre que tu veux pas d'alcool, Bella ?
- Non... C'est moi qui conduis... Je préfère pas !
- Ma petite soeur, la voix de la sagesse ! souriait mon beau-frère, déjà bien bourré.
Rosalie lui tapait le crâne.
- Arrête de boire comme un trou !
Emmett se mit à rire.
- Elle fait la gueule parce que du coup, c'est elle qui va devoir me ramener !
Rose et Bella tournaient au jus d'orange. Bon moi j'm'en fous ! Je veux boire puisque j'ai toujours pas mon permis...
Permis... Jasper... Jasper... permis... Jasper qui n'est pas là... dépression, dépression ! Je buvais mon verre.
Olala ma parole... C'est un verre sans fond ou quoi ? Emmett s'approchait.
- Tiens ma petite Alice... Du punch... T'aimes ça hein ?
- Punaise oui c'est bon hein !
- Ca rafraîchit !
Edward souriait. Ooohh ! Edward sourit !
- Ah Edward... Tu veux un verre Edward ?
- Non ça va... Mais ça va toi là ?
- Ah mais oui forcément ! C'est une boîte de nuit sympa... Elle bouge, elle danse !
- Quoi ?
- Si regarde ! Les murs bougent !
Ils éclatèrent de rire. Heh ! C'est pas drôle !
- Emmett ! Ils me croient pas que les murs bougent !
- Rigolez pas que Alice elle vous dit ça parce que c'est vrai ! J'le vois moi aussi !
Rosalie attrapait mon verre.
- Je crois que ça suffit pour ce soir...
- Elle est rabat-joie ta femme, Emmett !
- Ouais j'arrête pas de lui dire ! Viens... On va danser...
Le carrelage de la boite de nuit nous a fait des farces, mais on a fini par arriver sur la piste. Emmett m'a fait tourner et tourner et tourner encore. J'ai le vertige.
- Aaaaaliiiiiiceeee !
- Eeeeemmeeetttt !
- Faut que j'aille faire pipi ! J'ai la prostate qui va péter !
- Oh non hein! Ca serait dommage !
- Beeeen ouaaaais!
J'ai continué à danser, et danser et danser ! La musique, ça fait du bien. La musique forte, ça rentre en toi et ça fait tambouriner ton coeur. Deux mains m'ont attrapé par la taille.
- Emmett arrête !
- C'est pas Emmett ! J'crois qu'il est parti aux chiottes ton copain !
Mais quand il m'a retourné, ben c'était pas Emmett !
- Oohh... Je crois que t'as pas posé tes mains sur la bonne nana mon gars !
Le type, assez grand, un peu charpenté, visiblement brun, me souriait.
- Je t'observe depuis tout à l'heure... Tu danses bien... Comment tu t'appelles ?
- Euh... Alice ! Et toi ?
- Matthew...
- Matthew ? oh ben ça c'est drôle, mon mari s'appelle Matthew aussi, mais c'est son deuxième prénom !
- Alors qui est Emmett ?
- Mon beauf ! Mais il est bof bof comme beauf !
J'éclatais de rire. Bof, bof, bof boum ! Matthew me souriait. J'aime bien son sourire... Les hommes ne sourient pas assez ! A part Edward... Edward lui il sourit trop !
- Et ton mari... euh... Matthew de son deuxième prénom... Il est là ?
Tout d'un coup, HOP, le sol me fit une farce en reculant. Je tombais contre Matthew.
- Ouuups ! Non... il est sûrement entrain de rouler une pelle à Raspoutine !
- Un original ton mari... Tu veux bien danser avec moi ?
- Ma maman elle m'a dit de pas danser avec des inconnus !
Matthew souriait et me prenait contre lui.
- Je t'offre un verrre ? Comme ça, je ne serai plus un inconnu...
- Ouais !
Comment il s'appelle déjà ? Ca la fout mal !
.
Ma tête cognait fortement et un mal de ventre terrible me réveillèrent. Oohh punaise... j'ai passé la nuit sur un grand huit ou quoi ? Je m'étirais, tentant de rassembler mes souvenirs. Boîte, alcool, danse... et ce type-là... Martial... Matthieu... qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Comment j'étais rentrée ? Et les autres ? Je me frottais le visage et me tournais sur le flanc droit. Quel mal de crâne ! C'est pas possible ! Je sursautais quand je sentis le matelas s'affaisser dans mon dos.
- Salut beauté !
Oh oh...
