*regarde sa montre, puis la date*AHHHH pas de mal! Ça fait moins d'un an que je n'ai pas poster! ¬¬ ! BON je vais quand même m'excuser pour les gens qui croyaient pouvoir me suivre quotidiennement... c'était un erreur! Mais que voulez-vous!! AU MOINS, je suis là maintenant avec un nouveau chapitre OUI OUI OUI!!! * cri de joie dans ma tête * BREF j'espère avoir de vos nouvelles moi aussi, une petite review pour me faire plaisir ^^
Merci a tout ceux qui m'ont reviewer au dernier chapitre et que m'ont ajouté à leur fav' ! Sa fait toujours aussi plaisir!
Un merci particulier à LAUMIIIIIE qui a du corriger mon chapitre au moins 4 fois (les 4 fois que je disais avoir eu d'autre idée pour continuer le chapitre!) Parce que... vous savez... la semaine après avoir poster le chapitre 6, le chapitre 7 était déjà presque terminer.... mais je n'étais pas satisfaite D: COMME JE SUIS DIFFICILE!
Gros bécot à vous et bonne lecture ! 3
Chapitre VII Oisillon chante sa joie
Je déteste Rusard... Non attendez, rectification, je HAIS Rusard. Lui et son chat!! son HORRIBLE chat. Si j'avais été Pil-Poil j'aurais dit vraiment des choses ignobles sur l'horreur qui nous sert de concierge et sa vieille peau qui lui sert de chat. Mais pour le moment je me contente de me plaindre. Retenue toute la semaine avec James à faire je ne sais quoi! J'ai peur. Rusard est vraiment cinglé il pourrait presque nous tuer pour bien nous punir... Et puis après ma semaine de retenue avec M. Crasseux, alias Rusard... j'ai trois jours de nettoyage des serres 5, 6 et 7... joie.
Je souris à moi-même. Avant je n'avais jamais eu de réelle raison de détester Rusard... mais depuis ce qui est arrivé hier, je ne peux m'empêcher de lui donner des surnoms monstrueux. Mérités ou pas, cet homme est … sans pitié.
Quand j'y pense... courir comme des fous dans un couloir en riant n'était pas très subtile, mais la pire idée que j'ai eue fut probablement celle de suivre James. Bon, en groupe c'est beaucoup plus compliquer se cacher, mais j'ai eu cette vague impression que James avait vite regretté de m'avoir pris sous son aile lorsque nous nous somme séparé des autres pour berner Rusard. Je m'en souviens, Remus avait lancé un regard incertain et Sirius nous avait poussés à se dépêcher, pas le temps de parler. Seulement nous n'avions pas pensé qu'un Géranium, qui bouge... heum, qui court, ça perd ses feuilles. Rusard avait donc suivit le chemin le plus facile, il n'avait eu qu'à amasser mes feuilles pour nous trouver un peu plus loin, James et moi, tentant de se cacher dans une ancienne salle de classe d'étude des Moldus (si j'ai bien vu les panneaux). Rusard était rentré en clopinant de bonheur, ses dents pourries souriant sadiquement et nous avait trainés dans son bureau. James avait bien tenté de reprendre le coup expliquant au concierge que nous n'avions rien fait de mal et que nous ne faisions que... faire un peu d'exercice, mais cela ne sembla pas convaincre M. Crasseux qui pointa un morceau de gâteau au fromage, collé sur une branche des lunettes de mon ami.
Résulta des courses : Retenue, retenue, retenue et encore retenue ! Émilien aura de quoi se marrer lorsque je lui raconterai ma journée. Je soupire, en plus je n'ai même pas eu le temps de reprendre mes notes de cours.
Les bras croisés derrière ma tête, bien avachi dans mon lit jaune de Pouffsoufle, je désespère. Lorsque soudain, un petit cliquetis à ma fenêtre attire mon attention. Dehors, dans le vent d'automne, luttant pour rester sur place, vole un petit hibou, un morceau de parchemin accroché à sa patte. Complètement intrigué j'ouvre la fenêtre... Qui pourrait bien m'écrire à une heure pareille et avec une température comme celle-ci !?
:::
Félice se dépêcha d'aller ouvrir la fenêtre à la petite chouette. Lorsqu'elle déverrouilla sa fenêtre, la boule grise s'engouffra dans le dortoir, suivie d'un vent frigorifiant et d'une pluie glaciale... La jeune Pouffsoufle regarda la chouette, interdite, jusqu'à ce que celle-ci vienne se poser sur son épaule en hululant joyeusement. Félice retira le parchemin de la petite patte de son porteur et regarda la destinataire: Félice Burn. Elle tripota quelque seconde la lettre, intrigué elle la tourna quelque fois dans ses mains jusqu'à ce que Vess finisse enfin par intervenir:
- Fé... Je ne crois pas que la lettre va te manger... ouvre-la, sinon c'est moi qui le fait !
- Grmf...
Après son commentaire des plus constructifs, Félice commença à ouvrir la lettre lorsqu'elle s'arrêta net dans sa course. Elle se retourna rapidement vers la petite table de nuit pour y prendre une poignée de céréales. La jeune fille, prévoyante, en gardait toujours pour Isis, sa petite chouette chevêchette. Elle tendit la main et en donna quelque morceaux à la chouette grise toujours postée sur son épaule. Celle-ci commençait à s'impatienter. Finalement, Félice déplia son courrier et entama sa lecture :
« Bonjour Félice,
Ici Remus (au cas où tu n'aurais pas reconnu Rhéa ma chouette, ce qui serait totalement logique...) Alors après les récents évènements, je me sens un peu mal que tu aies écopé de retenue par notre faute... surtout que tu n'as même pas pu reprendre tes notes. Je me suis donc proposé pour te les recopier (j'avais un peu de temps). Si cela t'intéresse, nous pourrions nous rencontrer dans le hall pour une petite ballade (sans contourner les règles de l'école, juré !) Et je pourrais par la même occasion te donner tes notes? Enfin... je comprendrais très bien que tu ne veuilles pas venir...
Qu'en dis-tu ?
Surtout je ne te force pas, si tu as autre chose de mieux à faire, je te passerai les notes lorsque nous nous croiserons... d'ici Lundi du moins, pour que tu aies tes notes avant le prochain cours !
Tu n'as qu'à donner ta réponse à Rhéa. Si celle-ci est positive, je te propose de me rejoindre vers 19h, près de la porte qui mène vers le parc.
Amicalement,
Remus
P.S.: Ne t'inquiète pas pour la chouette... Rhéa adore les vents violents, va savoir pourquoi... »
La jeune fille jeta un coup d'œil à la petite chouette, puis au vent dehors, puis à la lettre qu'elle tenait fermement entre ses mains. Une lettre de Remus J. Lupin. Remus, le parfait Gryffondor, lui avait écrit une lettre, pour lui proposer à elle, une insignifiante Pouffsoufle, TRÈS maladroite qui plus est, de se rencontrer pour une ballade, parce qu'il lui avait copié des notes de cours. Si le paradis existait, Félice ne douta pas une seconde qu'elle y était. D'abord, un Remus plein de gâteau au fromage et maintenant, une balade... :
- Fé ? Fél ! Dis-moi ce qui se passe où je... Je vais dire à Rogue que je le désire depuis la première fois que je l'ai vu !
Si Félice était pour le moment dans les vapes, Vess n'en était que plus affligée. Depuis au moins trois minutes, son amie n'avait pas bougé d'un poil, et elle avait même semblé cesser de respirer. Tout ceci était plutôt illogique, en prenant compte du fait que Félice parlait de tout, toujours et qu'elle y prenait plaisir. Son absence de réaction du moment inquiétait plus ou moins la jeune roumaine qui continua de passer ses mains devant les yeux de son amie. Finalement, parce qu'elle n'en pouvait plus de voir Félice immobile, Vess prit la lettre que tenait son amie et se mit à la lire quand Félice revint à elle :
- HÉÉ ! Ma lettre ! Vess rends-la moi !
La dite Vess lui lança un regard espiègle avant de s'exclamer :
- Ppfft ! J'aurais bien dû m'en douter ! Il n'y avait que Remus qui pouvait te faire perdre la parole aussi bien... La prochaine fois que je ne pourrai plus t'écouter parler, je lui demanderai de t'envoyer une autre missive de ce genre !
Félice gratifia son amie d'une grimace et arracha pratiquement la lettre des mains de Vess pour finalement la mettre dans sa petite table de nuit. Seulement Vess n'en avait pas terminé avec elle :
- Par contre... je ne voudrais pas te décourager, et encore moins te faire descendre de ton petit nuage, mais demain nous avons notre recherche de potions à remettre... et ce n'est pas tout à fait au point tu sais... Et tu as une retenue avec Rusard !
Le visage de Félice se décomposa en moins de deux. Elle avait complètement oublié ce projet. En début d'année, Slughorn avaient donné aux élèves ayant quelques difficultés en potions, le moyen de gagner des points pour augmenter leur chance de passer l'examen. En équipe de deux ou trois, les élèves devaient adapter des potions sans annulé leur effets. Cela pouvait paraître bien simple a prime abord, mais mettre deux potions en une n'étais pas une chose facile. Un ingrédient en annulait un autre, qui causait autre chose... Bref. Vess et Félice avaient travaillé sur leur projet depuis quatre mois et elles y étaient presque. Elles avaient décidé de mélanger le Veritaserum avec un Philtre de paix, pour rendre les interrogatoires plus doux. (Bien qu'au fond d'elle, Félice se doutait bien que c'était pour mieux se faire interroger «subtilement» par ses amis... Mais ça, elle se gardait bien de leur en faire part) Bref, notre jeune Pouffsoufle n'étant pas ce qu'il y avait de plus doué en potions vu sa maladresse, elle avait absolument besoin de ces points en plus. Dépitée, Félice acquiesça :
- Mmmoui... Tu as raison, soupira-t-elle. Je vais décliner son offre...Puis levant les yeux vers Vess, Tu crois que je devrais lui proposer une autre journée !? Peut-être... demain non ?
- Alors... demain.... On termine avec Botanique et ensuite tu dois avoir une heure ou deux avant ta retenue encore avec le vieux fou.
- Donc j'ai bel et bien deux heures à lui consacrer !
Aussi vite son sourire avait disparu, aussi vite il était revenu à la charge. Demain Félice allait passer deux heures complètes avec Remus J. Lupin ! La jeune fille se jeta sur son lit, se saisit d'un parchemin et de sa plume. Fébrile, elle commença à écrire une réponse à son prince. (Ouais bon... Prince est un terme un peu exagéré...)
« Cher Remus,
J'aurais été plus que ravie de venir te rejoindre ce soir, mais comme tu me l'as toi-même fait remarquer dans ta lettre, je suis en retenue à 19h, avec James et le vieux psychopathe édenté... (Alias Rusard) Et ensuite je dois plancher sur mon projet de potions. Demain par contre, j'ai quelques heures de libre avant ma retenue (tu sais … avec le maniaque chétif et puant qui nous sert de concierge...)
Si tu veux toujours cette petite rencontre, je te propose donc de nous rejoindre vendredi vers 16h dans le Hall.
Sincèrement, je ne vois pas comment tu as pu deviner ma réaction face à l'idée que tu aies envoyé ta jolie chouette dehors par un temps pareil, mais je te le concède, elle a l'air d'apprécier ce genre de températures (Non pas comme moi, qui me roule pratiquement en boule le plus près possible du feu dès que j'en ai l'occasion, parce que je ne suis qu'un petit glaçon parmi les pierres du château.... non non...) puisqu'elle se met à voler partout en hululant qu'il est temps que je termine cette lettre.
De toute façon je m'égare ! Donc, si ta proposition tient toujours, seulement pas la même journée, j'en serais ravie ! (Parce que je ne crois pas que McGonagall apprécierait de me voir arriver en cours sans avoir un peu révisé... tu la connais quoi !) Enfin, avec tout ça, je vais être en retard pour ma GÉNIALISIME retenue.... avec (tu ne devineras jamais) le vieux crasseux qui a l'air d'habiter dans la litière de son chat.
Bref, si tout ça t'intéresse, tu n'as qu'à me répondre !
Bien à toi,
Félice Burn
P.S : J'ai vraiment l'air de détester Rusard... et toutes les méchancetés que j'ai écrites sur lui dans la lettre me font un peu (J'ai dit un peu) culpabiliser, alors excuse m'en ! »
La jeune fille plia sa lettre fraîchement achevée, sans avoir oublié préalablement de lancer un sort pour sécher l'encre plus rapidement. Satisfaite, elle l'attacha à la patte de Rhéa qui semblait au bord de l'extase de repartir dans la fraicheur de la soirée. Enfin... Félice se doutait que la chouette était heureuse puisque celle-ci chantait joyeusement et ne cessait de voler autour de la Pouffsoufle (C'est que déterminer l'émotion faciale d'une chouette n'est pas une mince affaire !)
Félice se dirigea vers la fenêtre à contrecœur. L'idée de l'ouvrir pour y laisser entrer l'air froid du mois de décembre n'enchantait guère la jeune fille, mais si elle voulait que sa lettre parvienne à Remus un jour, elle se devait de laisser sortir Rhéa. Avec une grande inspiration, et une grosse couverture sur les épaules, Félice ouvrit la fenêtre et la petite chouette s'y engouffra toujours aussi optimiste par sa nouvelle quête du moment, à savoir rapporter la missive «top secrète» à son cher maître !
Jetant finalement un coup d'œil à sa montre, Félice soupira une fois de plus, ce qui eut pour effet de déclencher les fous rires de Vess, Bethany et Leah (les deux autres filles qui partageaient le dortoir de Félice), ces deux dernières venant tout juste de rentrer dans le dortoir pour découvrir leur consœur, bien emmitouflée dans une couverture de laine, cheveux en l'air et nez frigorifié. Félice leur lança un regard horrifié et laissa tomber sa protection, c'est à dire son énorme douillette, sur son lit. Rapidement, elle prit sa cape, son écharpe, des moufles et se frotta vigoureusement les mains :
- Félice... Il ne fait pas si froid que ça dans le dortoir, lança Leah amusée
- Ni dans la salle commune d'ailleurs, enchaîna Beth
- Et dans les couloirs, il fait à peine frisquet ! Conclut Vess.
Exaspérée, Félice leur montra l'heure et fit une horrible grimace, qui était supposée représenter le concierge :
- Dois-je vous rappeler que je vais en retenue avec Rusard?
Elle s'enfonça un peu plus dans son écharpe et sourit fièrement :
- Je veux être prête à toute éventualité! Ce vieux sénile ne me prendra pas au dépourvu !
- Sauf si tu dois aller dans une des pièces du château du genre … extra-chaude où tu seras coincée avec ta cape et ton équipement d'hiver, dit Beth dubitative
- Beth... Félice en était presque exaspérée. Des vêtements d'ajout c'est justement fait pour pouvoir être enlevé selon les circonstances...
Félice lança un regard entendu en direction de Vess et Leah. Quelques fois, Bethany pouvait vraiment être lourde avec sa naïveté... À elle seule, la jeune fille réussissait à donner la réputation que les Pouffsoufle trainaient depuis des années, à savoir... des élèves un peu simplets, qui adorent manger et qui ont un goût prononcé pour le travail (parce qu'ils sont nuls ? Ça, personne n'oserait le dire) Alors qu'en réalité, les Pouffsoufles étaient censés être justes, patients, loyaux et tolérants. Où se trouvait la gourmandise là-dedans ?
Un dernier regard en direction de ses amies, Félice leur lança un : «Ah ce soir.... si je reviens vivante.» ce qui eu pour effet de redoublé les rires de ses amies. Puis arrivé dans la salle commune, elle y retrouva un Émilien tout souriant qui lui tendit le bras :
- Bonjour ma jolie ! En cette belle soirée, me permettras-tu de t'accompagner jusqu'à ta salle de retenue, et tenir ton gentil bras au chaud ?
- Émilien, soupira Félice avec un sourire. Sirius ne sera pas là
- Voyons ! Je ne fais ça que pour passer un peu plus de temps en ta compagnie... Au cas où je ne te reverrais plus après cette atroce retenue !
Félice s'apprêtait à répliquer lorsqu'un grognement assourdissant se fit entendre à son oreille, entre elle et Émilien :
ROOOOAAAARR, s'écria le jeune homme, je suis un LOUP ! (NdLaumie : On dirait Ebi xD)
Félice sursauta puis se retourna brutalement pour faire face, sans surprise, à Ethan, un garçon Pouffsoufle de leur année qui vouait un culte sans borne aux loups... Haussant un sourcil Félice commenta :
- Tu sais Ethan, à force de crier au loup ainsi... tu vas finir par en croiser un !
- J'y compte bien ! Je veux rencontrer mes frères de sang !
Et sur ces paroles, il retourna (à pas de loups) à sa table pour continuer ce qui semblait être un devoir de métamorphose. Toujours en compagnie d'Émilien, Félice sortit de la salle commune et se dirigea lentement vers le bureau de Rusard, accompagnée des ricanements de son ami.
- Émilien... tu devrais peut-être aviser Ethan que, ce n'est pas parce qu'il a trois poils au menton qu'il doit nécessairement s'identifier aux loups....
- C'est beaucoup trop amusant de le voir faire pour que je l'en informe. Tu n'auras qu'à lui dire si tu reviens vivante !
Son ami lui ébouriffa les cheveux, toujours tout sourire à l'idée que sa meilleure amie aille se faire tyranniser par Rusard. Ils marchèrent un moment en silence, Émilien affichant toujours son air moqueur, au plus grand dam de Félice.
Deux étages plus bas, cinq couloirs plus loin et trois autres petits passages insécurisés, ils arrivèrent en face de la porte du bureau de Rusard où James l'attendait déjà. Celui-ci lança un regard étonné à Émilien avant que Félice ne lui explique la situation :
- Il est venu assister à mon trépas vois-tu... il ne croit pas que j'en sortirai vivante, comme la majorité de mes charmants amis ! Si j'ai de la chance, je ne devrais pas avoir plus de 4 jours de retenue de plus... mais vu l'humeur de Rusard ces derniers temps... je ne suis certaine de rien.
- J'imagine qu'on t'ajoute, logiquement, trois jours de retenue parce que tu as empiré l'état des retenues que tu avais, questionna James un sourire en coin se dessinant sur ses lèvres.
Ce fut la phrase qui fit déborder le vase et Émilien s'esclaffa :
- Tu ne peux même pas t'imaginer le nombre de retenue que Félice s'est fait greffer aus originales ! Elle empirait toujours tout !
- C'est pour ça aussi que je fais mon possible pour ne PAS avoir de retenue...
Félice fronça le nez. Elle donna un coup d'épaule à Émilien et le poussa dans le dos :
- Allez, laisse-moi commencer ma retenue, pour mieux la terminer, au lieu de raconter mes horribles histoires de retenues !
Un horrible sourire fendit le visage de son ami, ce que James ne manqua pas de remarquer. Le Gryffondor fit un petit signe à Émilien, lui faisant bien comprendre que la prochaine fois qu'ils se croiseraient, Émilien devrait tout lui raconter. Ce à quoi le Pouffsoufle répondit en levant les pouces et en hochant la tête. Les yeux des deux garçons étaient maintenant emprunt d'une soudaine espièglerie commune au plus grand désarroi de Félice qui était leur principale cible...
Alors que James avait en tête de questionner Félice sur sa tenue des plus... habillées, la porte du local de Rusard s'ouvrit, laissant apparaître le vieux concierge, un sourire sadique illuminant son visage. Les invitant à le suivre, il commençait déjà à grincer de joie à la seule idée de maltraiter des élèves. La jeune fille leva les yeux, limite apeurée, vers James. Celui-ci la regardait, toujours amusé de la voir emmitouflée dans toutes ses couches de vêtements, et lui fit une grimace à laquelle Félice répondit avec amusement. Aucun des deux élèves n'osait parler derrière le concierge qui gambadait avec joie vers leurs lieux de mort.
Cinq minutes passèrent, puis dix... Le soleil était maintenant couché depuis bien longtemps et la fraîcheur de la nuit transperçait les murs de leur douce école pour venir frigorifier ses occupants. Félice et James suivaient toujours le concierge qui n'avait pas encore perdu sa bonne humeur. Après finalement quinze minutes de marche, Rusard se retourna vers ses souffre-douleurs et leur fit un sourire édenté (ou pourri...) :
- Voici votre retenue, grinça-t-il en leur pointant l'une des tours. Je ne veux plus aucune trace de saleté dans cette satanée volière.
Toujours tout sourire, le concierge tendit les mains vers ses souffre-douleurs. Ceux-ci se regardèrent l'air de n'y comprendre rien avant que Rusard ne s'exclame :
- Vos baguettes ! Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous laisser seuls à nettoyer avec vos baguettes en poche !
- Mais non ! Franchement je ne vous laisserai pas ma baguette ! S'il se passe quoi que ce soit durant la retenue, nous n'aurons aucun moyen pour nous aider !
- Ce n'est pas mon problème. Vos baguettes, MAINTENANT.
- Mais vous n'avez jamais fait ça ! Pourquoi maintenant …
- Il y a un début à tout. Vos baguettes où j'appelle vos directeurs de maison !
Sidérée, Félice tendit sa baguette et la déposa dans la paume de Rusard. A son côté elle vit James se tendre, la mâchoire serrée et lancer un regard meurtrier au concierge. Il tendit finalement le bras et y déposa à son tour sa baguette. Ceci fait, le concierge leur expliqua leur retenue à saveur moldue et les enferma dans la volière.
C'est donc quinze minutes plus tard que Félice et James pestaient contre le concierge et tous les hiboux et chouettes du monde. Genoux par terre, petite éponge en mains. Il faisait un froid de yéti dans la volière et pour une fois, Félice était fière d'elle. Peu importe ce que les autres avaient pu penser sur sa tenue exagérée, pour le moment c'était la meilleure idée que la jeune fille ait eu jusqu'à présent. Bien emmitouflée dans sa robe, sa cape d'hiver, son foulard, un énorme pull et ses moufles. La jeune fille avait chaud. Après finalement trente minutes de travail acharné, Félice se détendit et osa un coup d'œil vers son camarade. Celui-ci ne travaillait plus depuis un bon bout de temps, d'après la position un peu trop confortable qu'il avait adoptée et affichait un sourire cocasse en fixant Félice avec une tête qui disait « je sais que tu as plein de chose à me raconter ». Mal à l'aise, la jeune femme tenta de faire la conversation pour oublier le regard perçant que lui lançait son nouvel ami :
- Heu… James ? Tu n'as pas froid avec seulement ta cape ?
- Sort de réchauffement...
- Ah bien sûr… Je n'y avais pas pensé…
- Parfois je me demande si tu es une sorcière à 100%, mon petit Géranium.
Félice lui fit une grimace et s'apprêta à recommencer le nettoyage intensif du carrelage de la volière. Mais pour sa part, James avait une toute autre idée en tête. Le jeune Potter était assis bien confortablement contre un mur et souriait bêtement à la jeune fille. Si celle-ci n'avait pas été aussi concentrée à faire partir les petites crottes du plancher, elle aurait probablement pu voir venir les questions de son ami chevelu. Malheureusement, trop penchée sur son travail, elle ne put retarder l'instant fatidique où le jeune Potter décida que questionner Félice serait un passe temps beaucoup plus agréable que nettoyer la volière. Si la première question fut un choc pour Félice, les suivantes ne firent que l'abattre.
- Alors dis-moi ce que tu attends pour me poser tout plein de questions sur Remus ?
La jeune fille releva la tête plus vite qu'elle n'aurait dû et son cou fit un horrible bruit. N'en tenant pas compte, elle continua de dévisager James comme si celui-ci venait d'une autre planète. Les joues rosies par la gêne, elle se racla la gorge et baissa les yeux :
- Je ne vois pas de quoi tu parles James... Pourquoi te poserais-je de telles questions ?
- Hmm … Pourquoi es-tu rouge et fuis-tu mon regard ?
- Je ne suis pas rouge ! S'écria Félice plus angoissée que jamais. J-je ne fuis même pas ton regard en plus !
Le carrelage n'avait jamais été aussi intéressant que durant les cinq dernières minutes. Félice frottait les tâches avec acharnement, espérant que James se décide enfin à la rejoindre à la tâche. Ce que le Gryffondor ne semblait pas prêt de faire.
- Remus... dit doucement James à côté de son oreille
L'effet fut immédiat, les mains de la jeune fille devinrent moites, les joues et les oreilles rouges et Félice réprima l'envie de se mettre en boule et de boucher ses oreilles. Comme tout moment gênant que l'on préfèrerait oublier... et où l'on espérait que son compagnon n'avait pas remarqué notre malaise, Félice eut le culot d'espérer que James n'avait rien vu. Seulement le Gryffondor ne le voyait pas sous cet angle et il avait l'intention de profiter de ce petit tête-à-tête pour tirer les verres du nez de son amie. Se relevant lentement, il vint se placer derrière la Pouffsoufle et souffla le nom de Remus une fois de plus. Si Félice avait eu le temps de se remettre des premières remarques, se faire souffler le nom de son homme idéal dans le dos ne l'aidait pas à ignorer son crétin d'ami :
- James ! Ça suffit ! J-je travaille toute seule, s'écria la jeune fille plus rouge que jamais.
S'emparant d'une éponge, elle la jeta à la figure de James qui la regardait toujours souriant.
- Cesses de me regarder ainsi et travail à ton tour !
- Pourquoi travailler... tu le fais si bien, et puis... nous devrons tout recommencer dans 5 minutes alors, pour ce que ça change ! Je préfère de loin te parler de Remus... je suis certain que tu as des tonnes de choses à me demander !
Il fallut moins de deux minutes pour que la jeune Pouffsoufle lâche éponge et serviette pour plaquer ses deux mains sur ses oreilles tout en criant à James :
- Non mais ça suffit !!
Pourtant son jeune ami ne semblait pas vouloir en finir là. Alors que Félice chantonnait toujours pour faire taire le Gryffondor, celui-ci ne cessait de faire, de plus en plus fort, des allusions plutôt déplacées sur tout ce qu'elle et Remus auraient pu faire en étant seuls, allusions qui auraient fait rougir la Pouffsouffle si elle avait prêté un peu plus d'attention aux paroles de James. « Tu devrais écouter ! James est vraiment imaginatif ! » Pendant que James continuait ses flots d'âneries, maintenant presque en chantant, un bruit lourd attira soudainement leur attention. La porte de la volière semblait prête à sortir de ses gonds. Inquiète, Félice s'approcha de la porte pour y déposer ses mains. Elle se pencha vers le trou de la serrure et y parla :
- Qui est là ??
La jeune femme entendit... son écho résonnait toujours dans la tour quand des rires retentirent de l'autre côté. Curieuse elle regarda dans la serrure pour y découvrir un œil gris et rieur de l'autre côté:
- AH TIENS, mais quelle surprise petit géranium ! Que fais-tu donc là ?
De l'autre côté de la porté, Félice ne savait pas quoi penser... une visite surprise des maraudeurs à une retenue ? La jeune Pouffsouffle devait l'avouer, cela n'annonçait rien de bon ! A entendre le ton de la voix de Sirius, et à voir le pétillement d'excitation dans ses yeux, la jeune femme était bien sceptique face à ce ce qui allait s'ensuivre. « Tu pourrais au moins faire plaisir à Sirius et faire comme si c'était un moment de rencontre par pur hasard ! »
- Ah ! Eh bien mon cher Sirius, je suis en ce moment en train de faire ma retenue, pendant que ton ami chevelu chante des âneries et me regarde travailler.
- Alors écarte toi, s'exclama Peter de l'autre côté de la porte
- Nous avons des comptes à régler avec ce dit chevelu ! Continua Sirius sur un ton chevaleresque
« Trois... deux... un... BAM » Félice s'était rapidement reculée, avait bouché ses oreilles et fermé les yeux, inquiète de leur moyen pour ouvrir la massive porte. Pourtant aucun bruit ne se fit entendre et lorsque la Poufsouffle ouvrit les yeux, Sirius tout souriant se tenait devant elle baguette en main :
- Cours de sortilège de première année : Alohomora...
Derrière Sirius se tenait maintenant Peter, James et un peu plus loin... Remus, qui semblait exaspéré par la situation. Détachant tant bien que mal son regard de Remus, Félice se concentra sur Sirius qui semblait ne pas en avoir fini avec elle. Pourtant, lorsqu'elle se retourna vers lui, celui-ci regardait avec amusement James :
- Tu savais bien qu'on viendrait ! Pourquoi l'as-tu laissée travailler ?
- Même si j'avais essayé de lui dire elle ne m'aurait pas écouté... répondit James en haussant les épaules...
- et avec raison ! Lança Félice
Mais alors qu'elle s'apprêtait à placer une réplique qui se voulait cinglante « oui... qui se voulait parce que tu es incapable de faire ça... » Quelque chose attira son attention... La volière semblait soudainement particulièrement propre... trop propre pour le seul travail qu'avait accomplit Félice. « Ne me dis pas que.... »
- VOUS AVEZ NETTOYÉ AVEC VOS BAGUETTES !?
Félice était scandalisée. Non seulement elle avait eu une retenue, mais en plus elle n'avait rien fait dans sa retenue parce que des amis stupides venaient de tout faire à sa place ! « Non mais dis-moi, de quoi tu te plains là... » C'était vrai, Félice ne savait pas. Son visage rayonna de joie et elle s'étira pour prendre confortablement place par terre :
- GÉNIAL ! Maintenant ne reste plus qu'à attendre le retour de Rusard, leur dit-elle en jubilant, lassant sa bonne conscience de côté.
- Tu vois, Remus, dit Sirius en se retournant. Je t'avais dit que nous n'aurions aucune difficulté à aider Félice à s'adapter à notre mode de vie...
Remus secoua une fois de plus la tête, un sourire mystérieux illuminant son visage et il s'adressa à ses amis :
- Je n'ai jamais prétendu le contraire. J'ai seulement dit qu'il aurait peut-être été mieux pour elle de ne pas faire votre connaissance... vous savez, pour son carnet scolaire...
- Remus, l'interrompit rapidement Félice. Je n'ai besoin de personne à part moi-même pour me nuire dans la vie, je te rassure !
Sur ces paroles, elle tapota la dernière feuille de géranium qui lui restait dans les cheveux et tous s'esclaffèrent. Sans attendre plus longtemps, Peter s'installa à quelque pas de Félice et sortit une tonne de biscuits pour rapidement en manger la moitié. James suivit le mouvement, ainsi que Sirius, et finalement Remus vint aussi s'installer contre le mur, à côté « comme par miracle ! Nous sommes chanceuse » de Félice qui prit une teinte rosée « n'oublie pas de respirer ! ».
Une heure de plaisanterie et de bavardage passa très rapidement lorsque Remus se tendit :
- Rusard doit revenir... nous ferions mieux de partir maintenant !
En moins de temps qu'il n'en faut pour dire ''les veracrasses ça pue'', les trois maraudeurs avaient disparu, laissant James et Félice accotés au mur, affichant un faux air affligé face à Rusard qui franchit la porte quelques instants plus tard. L'horrible concierge fut sans voix. Il devint rouge « presque bleu tu veux dire ! » et James ne lui laissa pas le temps de parler. Il s'approcha du concierge et saisit les deux baguettes qui se trouvaient dans ses mains. Le Gryffondor rendit celle de la Pouffsouffle et les deux se sauvèrent rapidement pour ne pas subir la colère du vieux cracmol.
La soirée s'était adoucie et pouvoir enfin marcher fit du bien à la jeune Pouffsouffle. James et elle marchaient miraculeusement silencieusement côte à côte. Puis lorsque le tournant décisif arriva, James se retourna vers sa petite protégée et lui sourit :
- Tu sais... je ne disais pas que des imbécillités pour t'embêter tout à l'heure, lui dit calmement James en la regardant droit dans les yeux. J'ai bien vu comment tu rougissais lorsque Remus s'approchait de toi, d'ailleurs tout le monde l'a vu.
Les yeux de Félice prirent alors le double de leur grosseur et elle rougit de plus belle.... Les mots étaient bloqués dans sa gorge et la jeune fille se contenta de baisser la tête.
- Il n'y a pas de honte Félice, enchaîna James. Remus n'est seulement pas aussi... observateur que nous sur certains points, comme celui-ci... Mais il semble avoir lui aussi, peut-être inconsciemment, un certain intérêt pour toi... Je n'ai qu'un conseil, ne baisse pas les bras.
Félice hocha la tête en appui, puis le Gryffondor lui ébouriffa affectueusement les cheveux ce qui eut pour effet de réveiller quelque peu la Pouffsouffle. Ne préférant pas revenir sur le sujet glissant, Félice se contenta de lui répondre :
- AYE!!... La dernière fois j'ai perdu des feuilles lorsque tu m'as fait ça !!
Repoussant la main du jeune homme, elle sourit et annonça qu'elle partait dormir dès maintenant :
- On se revoit demain James !
- Oui, bonne nuit petit Géranium !
C'est tout sourire que nos deux compagnons se séparèrent pour se rendre à leurs dortoirs respectifs... La tête de Félice bouillonnait d'informations qu'elle ne savait gérer... Elle devrait avoir une conversation avec Émilien probablement... Mais pour le moment, la seule chose qu'elle voulait, c'était s'emmitoufler bien confortablement dans son lit jusqu'au lendemain matin. Car la fin de la semaine s'annonçait chargée en événements ! « Tu es certaine que nous allons réussir à nous endormir ? Tu vois, moi l'idée de voir Remus demain me... allons je ne peux pas dormir franchement !! Et si tu le frappes ou le fais tomber... ou encore que tu lui postillonnes dessus? » Grmf.... pas ce soir... pas ce soir …
Quelques minutes plus tard, Félice pénétrait dans son dortoir et se glissait sous ses couvertures pour se laisser aller dans les bras de Morphée...
PROCHAIN CHAPITRE.... une DATE WOUHOU!! j'suis toute énervé déjà!! je vous ai réserver tout plein de surprise, des nouveaux personnages qui prendront un peu plus d'importance... d'autre qui nous quitterons... BREF! Joie tristesse rire amour!
J'espère que vous avez aimé!! À bientôt!
Votre dévoué moi-même
