« La vie est un mystère qu'il faut vivre et non un problème à résoudre »
Rebecca entassait ses objets préférés dans un sac. Il y avait quoi ? Un petit album de photo qu'elle avait fait à ses douze ans, une petite boite où il y avait son ancienne carte d'identité ainsi que le bracelet qu'elle portait lors de son séjour à la maternité, et puis son MP4, son ordi portable, sa tablette, tous les gadgets que ses parents lui avaient offerts à la belle époque.
Mais la jeune étudiante ne pouvait emporter toute sa chambre, ni son lit à baldaquin, mais cette idée fut vite balayée par la haine nouvelle qu'elle vouait à sa mère. Elle avait déjà enlevé les affiches au mur et ses fringues de son dressing. Toute son existence était dans des cartons. Le problème c'était qu'elle n'avait plus de maison.
Il y avait deux jours, elle était rentrée de la soirée de fiançailles de Cass'. Elle marchait pieds nus et avait beaucoup de mal à avancer. Sa mère était assise à la table, un verre de vin dans la main, elle lisait un magasine. Elle avait regardé sa fille de haut en bas comme si elle examinait un acarien. Et elle s'était moquée de sa pitoyable performance.
Rebecca ne comprenait pas à quoi servaient ces moqueries, il n'y avaient qu'elles dans la pièce. Pourquoi la rabaisser ? Ensuite, sa mère n'avait pas manquer de dégommer son excuse arguant que son amie avait du prendre de bonnes photos pour la faire chanter. Rebecca sentait son ventre se retourner sûrement l'effet de l'alcool ou alors celui des mots de sa mère. Elle n'appréciait pas les médisances sur Cassandra.
D'accord elle ne l'appelait pas « ma meilleure amie » et elle ne s'était jamais confié à elle autour d'un paquet de marshmallow cependant elle l'appréciait. Elle la fréquentait depuis une dizaine d'années et avait fini par l'estimer. Alors les mots de sa mère la mettait en colère. Cette mère qui n'arrêtait pas de la blesser. Cette mère qui l'avait tant déçue. Cette mère qui faisait comme si elle-même n'avait pas les yeux rougis. Cette mère qui avait toujours la gueule grande ouverte.
— Mais ferme la ! T'es qui pour la critiquer ? (Sa voix déraillait. Elle dut s'appuyer contre le cadran de la porte pour pouvoir entièrement se concentrer sur sa rage.) Elle a vingt-deux ans, elle est déjà fiancée, elle a déjà un travail assuré, et personne ne veut la poignarder dans le dos. Alors que toi, t'es qu'une quadragénaire sans emploi, sans mari, et complètement dépendante de sa milliardaire de mère alors ferme-la bien fort !
Rebecca partit dans sa chambre avant que sa mère ne réagisse. Elle avait rampé jusqu'à son lit et oublié ces deux dernières heures. Alors quelle surprise avait-elle eu le lendemain.
Elles petit-déjeunaient toutes les deux, comme tous les matins. Rebecca tentait de se réhydrater en vidant une bouteille de jus. Et Katzilla avait lâché sa bombe en annonçant, avec un calme à toute épreuve :
— Il me semble que tu souhaites t'affranchir de tes parents. Ton souhait est exhaussé, tu es désormais pleinement responsable de toi-même. Par charité, je continuerai de régler les frais universitaires.
— Attends... tu me mets à la rue ?
— Le prends pas comme cela Rebecca tu vas goûter à la liberté. C'est le rêve de tous les jeunes. Tu as une semaine pour déménager. J'y vais avant d'être en retard. Bonne journée.
Elle qui n'avait jamais osé avoir une pensée critique sur sa mère se retrouvait à la haïr sans modération. Habiter chez sa mère c'était comme l'hôtel. Mais un hôtel tout frais payés avec repas servis, service pressing garantis, nettoyage compris, cadeau surprise à l'occasion, wi-fi gratuit, aucune préoccupation concernant l'électricité, l'eau, les produits nécessaires à la maison... Pourquoi vouloir la liberté quand on créchait au paradis ?
Elle n'avait pas du tout envie de plonger dans un monde sérieux et morne. Mais ce qui était bien avec Katzilla c'était que la notion de choix n'existait pas. Rebecca avait du faire une liste de ses amis, la liste n'était pas longue puisque tout le monde ne méritait (ou ne supportait) pas son amitié. Et dans cette liste, elle avait barré les noms un par un. Ses amis se divisaient en deux catégories : ceux qu'elle ne pouvait supporter h24 et ceux qui ne pouvaient la supporter h24.
Il n'y avait qu'une personne qui serait susceptible de l'accepter telle qu'elle était, avec sa condescendance et ses airs supérieurs. Elle saisit son portable et adressa un message texte à son coiffeur. « J'ai quelque chose à te rendre. Donne-moi ton adresse. »
Il était neuf heures, son coiffeur devait être en train de décuver puisqu'il lui donna le renseignement sans tergiverser. Génial, elle n'avait plus qu'à se faire belle et être convaincante. De toute façon, ce type était fou d'elle, il suffisait qu'elle mette le bon mascara.
Karine était complètement angoissée. Elle était recroquevillée sur elle-même. Il devait à chaque fois écarter sa main de sa bouche pour pas qu'elle se ronge les ongles.
— Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
Quand il s'était réveillée, elle était coincée dans cette position.
— Je vais mourir ma mère va me tuer.
— Quoi ? Mais pourquoi ?
— J'ai dormi chez toi Albin : ma mère va d'abord me torturer pour avoir les informations, puis elle va me tuer lentement comme dans le dernier épisode d'Esprit Criminel. Ensuite, elle va balancer mon corps dans le jardin sans sépulture parce qu'elle m'aura reniée grâce à un rite vaudou.
— Tu... tu as beaucoup d'imagination, vraiment. Mais là c'est lundi matin, il faut que tu te concentres, que tu te bouges et que tu ailles en cours.
— Les cours ! Mon Dieu, je suis morte. Ils vont me mettre au bûcher !
— Bon arrête de penser et vas dans la salle de bain je vais trouver à manger et ensuite je t'accompagne au lycée.
Karine dans un éclair de lucidité se leva et partit s'arranger dans la salle de bain. Albin, lui, alla chauffer des boissons et prit quelques viennoiseries le but était qu'ils mangent sur le chemin aussi il mit les boissons dans des bouteilles.
Hier, ils avaient passé une soirée très agréable. La sincérité pouvait aussi avoir de bons côtés, ça semblait limpide vu leurs rires. Il s'était rendu compte qu'il appréciait encore plus quand la jeune fille défendait ses propres idéaux, ses opinions, que quand elle adoptait les siennes.
Pas qu'il pensait que ses idées étaient meilleures – ce n'était pas le cas – par contre les discutions étaient bien plus enrichissantes et stimulantes. Et même s'ils n'arrivaient pas toujours à un compromis satisfaisant, ils n'en gardaient pas rancœur longtemps. Ce n'étaient que des idées.
Albin regarda la jeune fille se rendre en cours en trottinant. Elle vit les derniers de sa classe entrer à l'autre bout du couloir. Vicky la vit et lui sourit. Avec l'innocence qui la caractérisait, elle fit un croche-patte au lycéen devant elle. Il s'accrocha à plusieurs de ses amis qui tombèrent avec lui. Karine eut ainsi le temps d'arriver comme une fleur et même d'aider ses camarades.
Albin, lui, prit la direction de l'hôpital, il avait quelque chose d'important à faire.
— Alors ? questionna Mégane pendant qu'elles copiaient le cours. Toute la nuit, avec Albin ?
Karine voyait que Vicky et Mélanie étaient pendues à ses lèvres. Jenny, par conte, semblait s'être endormie.
— Il n'y a aucune raison de sourire, il ne se passera rien avec lui.
— Oh alors t'es de nouveau amoureuse de Dan ? demanda Vicky.
— J'admets que mes sentiments sont peu clairs mais ce n'est pas par rapport à ça que je disais ça. Dan a sa vie, dont je ne fais plus parti. Et Albin peut trouver mieux que moi.
— Mieux que Sainte Karine ? Je demande à voir.
— Crois-moi c'est pas bien compliqué.
— Ça suffit les discutions là-bas ! tonna la voix de leur vieux prof d'histoire.
— À croire que l'on joue nos vies, faudrait qu'il se calme.
Vicky, Mégane et Karine lui sourirent. Même si le prof les avait dans son collimateur, elles aimaient avoir cours toutes ensemble.
De l'autre côté de la ville, Rebecca portait son sac à main et un gâteau industrielle. Elle se tenait debout attendant que la porte s'ouvre.
— Tu veux quoi ? demanda le jeune homme torse nu.
— Je viens te faire un cadeau.
— Je veux pas de toi, arrête de m'harceler.
— Moi ? Te harceler ? Arrête un peu tes fantasmes.
En face d'elle, il soupira et commença à fermer la porte. Elle donna un coup de pied dans le panneau.
— Ta mère t'a pas éduqué ou quoi ? On ne ferme pas la porte au nez !
— Putain Casse-Couilles pourquoi tu m'emmerdes ?
— J'ai besoin de toi, avoua-t-elle. J'aimerais que tu m'héberges.
Accoudé contre son bar, il se plia de rire. Il s'accrochait au meuble et se tenait le ventre.
— Ma pauvre, t'es vraiment folle. Pourquoi je ferais ça ?
— Je suis à la rue et j'ai pas les moyens d'aller à l'hôtel alors je me suis dit qu'on pourrait cohabiter et passer des soirées télé à insulter nos parents.
— À la rue ? Tu te souviens que la semaine dernière tu m'as payé quatre-vingt balles juste pour que je te lave les cheveux.
— Ma mère a changé ses plans.
Le jeune homme fronça les sourcils. Il avait toujours trouvé cette jeune fille spéciale. Avec elle, rien n'avait de sens. Il n'arrivait pas, par exemple, à s'expliquer pourquoi il ne lui en voulait pas alors qu'elle lui avait fait perdre son emploi. C'était incompréhensible qu'il n'ait aucune rancune.
— Putain Reb, pourquoi tu es venue ici ?
— Je viens de te le dire, soupira-t-elle en entrant et s'asseyant sur un tabouret.
Elle fouilla sur le plan de table pour trouver un couteau.
— Tu vas quand même pas me laisser à la rue. Il pourrait m'arriver n'importe quoi.
— Ferme-là un peu. Pourquoi tu vas pas chez quelqu'un d'autre ?
— Si j'avais eu le choix, soit sûr que je n'aurais jamais opté pour ta saleté d'appartement de seconde zone.
Gary sentait sa tête menacer d'exploser. Il ne voulait pas cohabiter, encore moins avec une femme. Il allait devenir un batteur célèbre, il ne voulait pas avoir l'air d'un bobo en couple. Et puis il s'agissait de Rebe-casse-couilles quand même. Comme cliente, elle était rigolote mais à vivre tous les jours, c'était complètement différent, il n'était pas sûr de pouvoir la supporter.
— Je te préviens, tu respectes pas les règles : tu vas dormir sur un banc. (Rebecca hocha la tête vigoureusement.) Un : On partage l'appart', on partage les taches, le loyer et tout le reste. Deux : t'es pas à l'hôtel alors t'as intérêt à bosser.
— Ça, ça va avec la première clause, non ?
— Non, parce que j'ai dit « deux » comme tu l'as entendu. Trois : je ne t'es jamais vu sans maquillage, je veux pas que ça change.
— Le maquillage n'est pas un masque, il ne sert qu'à embellir.
— Ceux qui sont vraiment beau n'ont pas besoin de s'embellir. Et arrête de me couper, ça m'aide pas. Donc dernier point : il faut que ce soit clair dans ta tête, je ne suis ni ton fils, ni ton mec.
— C'est pas comme si j'en avais envie.
— C'est partagé, sauf que les nanas ont tendance à materner le monde entier.
— Bon c'est fini ?
— Oui, je vois rien d'autre.
— Parce que je voudrais que tu m'aides à transporter mes affaires.
— Rêve.
— Dont un écran plasma.
Le jeune homme prit ses clefs.
— C'est où ?
Karine se demandait si Vicky avait conscience des rumeurs. Leurs camarades la suivaient continuellement du regard pas parce qu'elles étaient envieuses ou qu'ils sentaient leur cœur battre au fin fond de leur caleçon. Tous ceux qui observaient Vicky scrutaient le moindre de ses gestes destinés à Mégane. Ils cherchaient les indices confirmant ou infirmant l'ouï-dire sur le couple que formeraient les deux lycéennes.
En tout cas, elles faisaient comme si elles ne voyaient rien. C'était peut-être voulu. Chacune possédait un regard assez menaçant pour tenir à l'écart les plus curieux. Elles se dirigeaient toutes les cinq au self quand le portable de Karine sonna. Elle s'inquiéta en voyant le nom d'Albin apparaître sur l'écran et décrocha aussitôt.
— Ça va ? Il y a un soucis ?
— Mmh... oui c'est une façon de voir les choses, effectivement.
— Albin, sois un peu plus explicite s'il te plaît je suis à deux doigts de la syncope.
— Es-tu libre ?
— Là tout de suite ? J'ai une heure et demie de trou mais...
— Pourrais-tu me rejoindre ? Si ça te dérange pas bien sûr.
Karine consulta ses amies du regard.
— Ça vous dérange si je..., articula-t-elle en fait elle considéra à peine leur réponse car elle était aussi curieuse qu'inquiète.
Albin semblait paniqué. Et c'était quelque chose qu'elle n'avait jamais vu. Est-ce qu'il cessait de lui cacher ses faiblesses ? Elle partit rapidement le rejoindre, il l'attendait déjà devant le lycée. Ils s'enlacèrent avant d'aller acheté des sandwichs qu'ils mangeraient assis sur un banc.
Il avait osé appelé la jeune fille parce qu'elle n'était pas étrangère à sa situation. La veille, il s'était passé quelque chose de très important pour lui, quelque chose qui avait le gabarit pour démolir sa nouvelle vie. Vers dix-huit heures, alors qu'ils étaient bien installés avec un verre à la main, Karine lui avait demandé comment il s'était relevé de sa dépression.
Elle lui avait donné le choix, il avait tout à fait le droit de se taire s'il trouvait que c'était trop personnel ou qu'il en avait juste pas envie. La vérité sur sa guérison, il ne l'avait révélée à personne, parce qu'il aurait voulu en parler à Vinko. Sauf que celui-ci était désormais indisponible et indésirable. Il ne pouvait plus lui faire confiance.
Une petite voix lui disait que cela devait lui servir de leçon : même ton meilleur ami peut être un inconnu donc reste sur tes gardes et ne te laisse pas aveugler par de bons sentiments. D'un autre côté, cette solitude forcée lui pesait. Un peu comme s'il se trouvait perdu en pleine forêt primaire, il avait l'impression de ne plus être un homme, il perdait ses meilleures facultés.
Et là apparaissait Karine, elle lui rendait son humanité et lui permettait d'avoir un lien avec cette civilisation qu'il avait tant haïe. Avec Karine, c'était différent, elle concentrait le meilleur des deux parties. Il avait envie de lui faire confiance peu importe l'alarme qui raisonnait dans son cœur dérouillé.
De toute façon, s'était-il dit, rien ne pouvait faire plus de mal que la trahison de Vinko. Alors il lui avait montré la lettre que son père lui avait envoyée. Celle-ci expliquait que sa mère était à l'hôpital, qu'elle était enfin d'accord pour lui faire part de sa maladie et qu'elle serait certainement enchantée de sa visite. Karine avait été tellement surprise de cette nouvelle qu'elle avait failli lâcher son verre. Pour moins de danger, elle avait posé l'objet puis s'était tournée vers lui avide d'informations supplémentaires.
Mais cette histoire n'avait pas de suite. Certes sa mère était peut-être mourante mais ça ne changeait pas grand chose. Il appréciait son père même si celui-ci était incapable de prendre position. Sa mère était à l'opposé, une fois sûre et certaine, il était impossible de lui faire changer d'avis.
Ce n'était pourtant pas le genre de personne à passer son temps à clamer ses idéaux chez elle, tout passer par des non-dits, du suggéré, des regards, des gestes. Il se souvenait, dans son enfance qu'elle ne lui avait jamais caressé la tête ou joue. C'était une maman qui ne jouait pas, qui ne rigolait pas, qui ne lui lisait pas d'histoire. En fait, elle semblait tout faire par obligation et c'est ainsi qu'il en déduisit qu'elle ne l'aimait pas. Il supposa que c'était à cause de sa différence parce que tout était relié à ça dans sa vie.
Quand il avait lu la lettre, certes il s'était inquiété mais bien vite il avait fait disparaître ce sentiment. Puis sans que ce se soit voulu, il avait imaginé sa mère sur le canapé à côté de lui. Elle portait toujours des vêtements simples, très peu de bijoux et de luxueux talons. Elle le regardait avec indifférence puis secouait doucement la tête et portait son regard sur autre chose. Comme si sa dépression ne l'étonnait même pas.
Sa mère, il la détestait, pas autant qu'il aurait voulu mais il la détestait. Il ne supportait pas ses jugements, surtout sur lui. Alors peu importe que ce ne soit pas des sentiments très positifs, il s'en était servis pour remonter la pente. Et ça avait marché. C'est vrai qu'il n'était plus celui qu'il avait été mais cela ne voulait pas dire qu'il permettrait à quelqu'un de le regarder de haut, peu importe qu'il ait quasiment plus d'amour-propre et qu'il soit terrorisé par l'idée de se tromper.
Karine avait été très gentille – adorable Karine – elle l'avait écouté, elle avait compatis mais elle lui avait aussi clairement dit qu'il devait régler ce problème qui l'empêchait d'avancer. Elle était convaincue qu'on ne pouvait pas juste faire table rase du passé parce celui-ci était comme du chewing-gum coller sous une semelle qui s'incrustait dès qu'on avançait. On ne se débarrasse pas de son passé, on apprend à vivre avec.
C'était curieux de se laisser convaincre par Karine, mais ses arguments étaient valables. Même Gary conservait des liens avec sa mère, bien que ce soit pas téléphone. Albator aussi, il allait dîner assez régulièrement chez son ancien tuteur qui, de ce qu'il savait, était assez sympa. La famille ne remplaçait pas les amis mais elle avait au moins le mérite de ne pas pouvoir disparaître sans laisser de trace. Plus Karine parlait, plus il s'était dit qu'il aurait effectivement aimé avoir un fort derrière lui où se replier en cas d'échec.
Voilà ce qui l'avait conduit à essayer d'aller voir sa mère à l'hôpital. Le problème c'était qu'il était resté une demi-heure debout devant la bâtisse. Il n'avait pas eu les couilles d'entrer, il avait eu beaucoup trop peur. Encore une fois, Karine fut très compréhensive. Elle ne considérait pas ça comme un échec mais comme une tentative. C'était rassurant de parler de cela avec elle, ça l'apaisait même s'il se sentait diminué.
De notre très estimé Gandhi.
