Voilà la suite ! J'ai essayé de tenir compte des conseils qui m'ont été donnés alors j'espère que c'est mieux.

Cela faisait bientôt une semaine que Byakuya n'avait pas revu Hisana. Le jeune homme pensa alors qu'elle l'avait peut-être oublié… Il sentit son estomac se contracter alors qu'il marchait vers le Rukongai… Il était décidé à revenir, même si la jeune femme ne venait pas. Cependant, il espérait fortement qu'elle soit là car il avait un cadeau pour elle… Rien que d'y penser, le jeune homme se mit à rougir car ce qu'il s'apprêtait à lui offrir était très particulier.

Quand il aperçut la silhouette familière, il esquissa un léger sourire. Bien qu'elle ne portait pas de riches kimonos en soie, ou de parures resplendissantes, il ne put s'empêcher de la trouver magnifique. Il s'approcha de la jeune femme qui était de dos. Elle semblait ne pas avoir remarqué sa présence, ce qui était normal vu qu'il avait caché son riastu pour ne pas être suivi.

« Bonjour Hisana-hime. » dit-il.

La jeune femme se retourna vivement, se demandant un instant si ce n'était pas son imagination qui lui jouait des tours… Mais non, il était bien là, Byakuya était bien face à elle en train de la regarder fixement. Il était habillé de sa tenue de shinigami mais contrairement aux autres, son vêtement était nettement plus riche…

Byakuya n'osait faire aucun geste et se contentait d'observer la beauté d'Hisana, ses traits à la fois tristes et majestueux. Elle se mit à sourire doucement.

« Vous êtes revenu Byakuya-sama… » murmura-t-elle.

Le jeune homme fit un signe positif de la tête, alors que d'autres auraient tout simplement sourit. Byakuya était peu expressif, son éducation l'empêchait de dire à quel point elle lui avait manqué, à quel point il l'aimait même s'il ne la connaissait presque pas. D'ailleurs, le cadeau qu'il voulait lui offrir prouverait cet amour au-delà des mots… Instinctivement, il posa ses lèvres sur celles de la jeune femme qui répondit à son baiser. Elle lui prit doucement la main. Ils restèrent un moment comme cela, à se regarder sans parler. Ils communiquaient autrement que par la parole, un seul regard suffisait à tout dire. Ils restèrent un instant à contempler le paysage merveilleux. Ils étaient au même endroit que le jour où ils s'étaient rencontrés mais Byakuya avait l'impression que le paysage était encore plus beau que la fois précédente. Peut-être que ce qu'on disait était vrai : l'amour rend les choses plus belles.

Au bout d'un moment, ils se décidèrent à s'assoire. Byakuya était un peu tendu et se demandait si ce cadeau était une bonne idée… Une brise de vent secoua un cerisier en fleur. Une nuée de pétales roses se mit à voleter dans l'air, faisant penser au Zanpakuto de Byakuya. Au pied du jeune homme, une fleur était posée au milieu des pétales disloqués. Byakuya la prit sans ses mains et dit :

« Dans ma famille, quand vient le printemps, nous avons la tradition d'emprisonner certaines fleurs de cerisier, en particulier les plus jolies, par un sort secret. Ce sort les empêche de faner. Nous le faisons que rarement car trouver la fleur parfaite est difficile. Ces fleurs ne sont ensuite pas de simples fleurs de décoration… Si nous offrons cette fleur à une femme, cela est un gage d'amour. Cela s'appelle Ai no hana. Et c'est pour cela qu'aujourd'hui… » Byakuya sortit de son kimono une petite boite en bois verni. « Je voulais vous faire ce cadeau Hisana-sama. » dit-il avant de tendre la boite. Byakuya n'aurait jamais dit directement qu'il l'aimait et préférait le faire comprendre…

La jeune femme la prit dans ses mains et l'ouvrit. Une fleur de cerisier trônait au milieux du velours blanc qui composait l'intérieur de la boite. Elle fut émerveillée par la beauté de la fleur mais encore plus par la déclaration de Byakuya.

« Hisana-hime, je sais que c'est un peu tôt mais… J'aimerais que vous deveniez mon épouse… » dit-il. Contrairement à l'ordinaire, la voix du jeune homme était peu assurée. Il savait que sa demande était un peu hâtive, mais il savait aussi que le seul moyen d'être auprès d'elle était de devenir son époux. Les liens du mariage leur permettraient de ne pas craindre la famille du noble…

Hisana se rapprocha de Byakuya et se blottit contre lui. Elle regarda la fleur.

« Je le souhaiterais aussi Seigneur Byakuya mais… » Hisana laissa sa phrase en suspens. Byakuya se dégagea doucement de l'étreinte de la jeune femme pour la regarder.

« Mais ? » demanda-t-il.

« Vous êtes noble… Et pas moi. Je ne suis pas idiote, je sais bien que c'est impossible. Vous avez beau me traiter avec tout le respect que l'on doit à une noble, je ne le serai jamais… Je ne serai jamais acceptée en tant qu'épouse… » dit-elle en baissant la tête.

« Ils n'auront pas le choix. » dit Byakuya. « Et s'ils n'acceptent pas, qu'ils me renient… » ajouta-t-il.

« Ne gâchez pas votre vie pour moi Byakuya-sama… » dit Hisana tristement.

« C'est une vie sans vous qui serait gâchée… »


« Pourquoi tu ne la ferais pas rencontrer ta famille ? »

Byakuya lutta pour ne pas recracher son thé face aux paroles de Yoruichi.

« Mais ma famille fera tout pour l'humilier et la dissuader de devenir mon épouse… » dit Byakuya.

Yoruichi se mit à reflechir.

« Sur quoi pourrait-elle être humiliée à ton avis ? » demanda Yoruichi.

« Et bien, elle ne connaît pas les coutumes de la famille, la façon dont on agit quand on est noble… Elle a beau être très belle, à leurs yeux, elle ne sera qu'une pauvre fille du Rukongai… » dit-il tristement.

« Il n'y a aucun soucis Bya-chan. Je m'en occupe… »

« Comment ? »

« Tu n'auras qu'à convaincre ton père de lui accorder une chance au cours d'un repas et je t'assure qu'il l'appréciera. Fais moi confiance… » dit Yoruichi en faisant un clin d'œil.

Byakuya la regarda avec méfiance avant de rentrer chez lui.


« Il est hors de question qu'une mendiante du Rukongai vienne souiller notre demeure ! » s'exclama le père de Byakuya.

Byakuya regarda son père de façon inexpressive.

« Je crains que si vous n'acceptez pas, je me verrai obligé d'agir en conséquence… » dit Byakuya.

« Que comptes-tu faire ? » demanda le père de Byakuya.

« Ce que vous craigniez, c'est la honte de notre famille en faisant venir une femme du Rukongai non ? »

L'homme acquiesa de façon méfiante.

« Si vous n'acceptez pas, je serai obligé de faire une honte plus grande à notre famille… »

« Serait-ce du chantage Byakuya ? » demanda son père indigné.

« Je verrais plutôt cela comme un compromis mais après, voyez cela comme vous voulez… » dit le jeune homme.

« Tu adoptes un comportement indigne d'un héritier de bonne famille ! » s'exclama le noble.

« Un jour, vous m'avez dit «Sois un homme… ». J'ai bien peur que vos paroles ne se retournent contre vous. » répondit Byakuya, confiant.


« Cela se voit… »

« Qu'est-ce qui se voit ? »

« Que tu es amoureuuuuuux »

« S'il vous plait capitaine, pourriez vous évitez de parler de ma vie privée ? »

« Mais c'est intéressant… »

« Yoruichi-san vous dira tout, je le sais bien… »

Cela faisait environ une demi heure que Urahara tentait d'en apprendre un peu plus sur la relation de Byakuya. Ce dernier savait très bien que son capitaine et Yoruichi étaient très complices, d'ailleurs, le jeune Shinigami se demandait s'ils n'étaient pas ensemble… C'est pour cela que le noble se doutait que son amie devait avoir quasiment tout dit à Urahara. Cette pensée le déstabilisa car il perdait toute crédibilité face à son capitaine.

« Pouvez vous maintenant me dire pourquoi vous m'avez fait venir ? » demanda Byakuya qui tentait de ne pas perdre patience.

Il n'eut pas besoin d'attendre la réponse d'Urahara puisqu'un chat noir fit son apparition. Ce chat prit apparence humaine, c'est-à-dire en Yoruichi. Byakuya s'empressa de détourner son regard face à la nudité de la jeune femme tandis qu'il voyait son capitaine pas du tout gêné par la situation, bien au contraire. Byakuya nota avec étonnement que Urahara semblait habitué à cette situation. Kisuke se leva et retira son habit blanc de capitaine qu'il tendit à Yoruichi.

« C'est donc pour ça… » dit Byakuya de façon neutre.

Yoruichi ignora la remarque de Byakuya et se contenta de réajuster la grande veste blanche de Kisuke. Elle prit une grande inspiration pour commencer à parler :

« Bon alors pour Hisa… »

Byakuya se leva brusquement de son siège où il était installé et se dirigea vers la sortie en silence. Yoruichi surprise lui demanda où il allait. Byakuya répondit calmement :

« Je commence à en avoir assez que l'on décide pour moi. Laissez moi me débrouiller. Yoruichi, tu sembles oublier que je ne suis plus un enfant… »

Sur ces paroles, le jeune homme sortit de la pièce. Yoruichi n'essaya pas de le retenir. Elle semblait comprendre Byakuya et fut étonnée par son attitude. Il avait sans doute raison : elle n'avait pas conscience que le jeune noble était maintenant un homme et qu'il devait faire les choses par lui-même. Il avait fallu qu'il renonce à employer la politesse habituelle pour lui faire comprendre… La jeune femme se moqua d'elle intérieurement, elle avait été aveuglée par l'image du petit garçon qu'elle avait de Byakuya. Il avait été mature tellement vite qu'elle ne s'était pas aperçue de son évolution. Maintenant, elle ne ferait plus la même erreur…

Yoruichi sursauta quand elle sentit une main se poser sur son épaule.

« Yoruichi ? Ca va ? »

La jeune femme nota une pointe d'inquiétude dans la voix de Kisuke. Elle plongea ses yeux dans ceux du Shinigami et répondit :

« Oui. »

« Tu comptes abandonner tes idées à propos d'Hisana ? » demanda-t-il, toujours la main posée sur l'épaule de la jeune femme.

« Je ne vais pas les abandonner, mais les modifier… » Répondit-elle.

« Ecoute, je crois qu'il a raison et que tu devrais le laisser agir seul… » conseilla-t-il.

« Non Kisuke, je sais ce que ça fait de faire les choses seule et cela ne se termine jamais bien. On a toujours besoin de soutien, particulièrement en amour… » dit-elle tristement.

« Tu as déjà été amoureuse Yoruichi ? » demanda Kisuke.

Kisuke avait une voix sérieuse. D'ordinaire, sa voix était pleine d'entrain et de bonne humeur, il était rare d'entendre tant de sérieux. Yoruichi avait remarqué cela, mais étrangement, elle n'avait pas envie de répondre à son ami.

« Quelle importance ? » demanda-t-elle.

Kisuke haussa les épaules. Yoruichi aurait juré voir un air déçu sur son visage mais songea que cela ne pouvait être le cas. Elle soupira avant de reprendre son apparence de chat.


Fleur de l'amour


« Bonus » : L'original du dialogue entre Urahara et Byakuya, que j'ai décidé de couper :

« Cela se voit… »

« Qu'est-ce qui se voit ? »

« Que tu es amoureuuuuuux »

« S'il vous plait capitaine, pourriez vous évitez de parler de ma vie privée ? »

« Mais c'est intéressant… »

« Yoruichi-san vous dira tout, je le sais bien… »

« Oui mais si tu veux savoir des choses d'homme, Yoruichi ne pourra pas t'aider… »

« Taisho ! »

« Pourquoi tu rougis ? »

« Je ne rougis pas, j'ai juste un peu chaud… »

La suite prochainement