Note de l'auteur _ BijOur à toutes -y'a-t-il un monsieur dans la salle ?!- Comment chavabien ? -mode plus-de-neurone, sorry ! Alors voilà un chapitre... un chapitre humm... concentré sur Ginny & Harry dirons-nous, mais qui marque aussi une grande avancée dans le couple Hermione Drago ! Humm... "avancé" n'est peut-être pas le terme qui convient... Quoi qu'il en soit, Merci beaucoup pour tous vOs reviiiiiiews du précédent chapitre -j'vous ai déjà dit à quel point je vous aimeuh !? xD & Bonne Lecture ! -L'auteur précise que toute destruction du matériel informatique ou violence dont les lecteurs voudront faire preuve à la fin du chapitre n'est pas son problème... xD Pas responsableuh du tout !
Across Our Memories
Chapitre o6
Et les deux mains libres, de te prendre la main, de te dire allez viens. Pas d'mal à s'faire du bien ! _ Ce que je veux.
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07 Juin 2ooo. 12 Square Grimmaurd.
Ginny Weasley était allongée en plein milieu de la salle de bain, sa joue posée sur le carrelage froid et humide, l'air nauséeux. Elle cogitait apparemment, ne cillant même pas, semblant ne plus respirer non plus. Elle était pâle et des cernes s'épanouissaient sous ses yeux alors qu'elle venait de passer dix minutes à vomir tout ce que son estomac contenait. Pourtant, il y avait autre chose dans son regard terne : une question appelant une réponse qu'elle ne pourrait trouver seule. La porte de la salle de bain s'entrouvrit et le visage de Pansy lui apparut.
« Je te dérange dans ta mission consistant à écouter les carreaux de la salle de bain ?
- Entre et ferme la porte. »
Pansy fronça les sourcils, mais obéit, venant finalement s'asseoir à côté de la Ginny allongée dans un endroit qui normalement ne prêtait pas à une envie de petite sieste.
« Je t'en parle à toi, parce que t'es la première à être entrée dans cette salle de bain, mais…
- C'est un véritable honneur ! Persifla Pansy avec un sourire.
- Mais aussi parce qu'Hermione va flipper et que Lux va être toute excitée par la situation… Et que j'ai besoin d'une réaction normale et froide et… Logique. Conclut Ginny en se redressant légèrement, s'adossant à la baignoire tout en encerclant ses jambes de ses bras, l'air épuisé et angoissé. Une réaction… d'homme.
- Hum… là c'est de Drago dont tu aurais besoin ! Drago est un homme froid et logique. Tu veux que…
- Non, c'est un truc… dont je ne peux pas parler à n'importe qui. Et je suis certaine que Drago en parlerait à Hermione sur le champ et alors… Enfin… Je veux garder ça un peu pour moi quelques temps…
- D'accord, acquiesça Pansy avec un sourire encourageant censé la pousser à expliquer ce qu'il se passait. Alors…
- Tu te souviens, la semaine dernière quand je me suis évanouie…
- Oui, Madame Pomfresh a dit que tu manquais sans doute de sommeil, rappela Pansy avec un hochement de tête.
- Non… enfin, c'est ce qu'elle vous a dit à vous, mais… Je suis enceinte.
- En quoi ?
- Enceinte. Tu sais ce que ça veut dire, rassure moi ?!
- Tu l'as dit à Harry ?
- Non, bien sûr que non !
- Je ne vois pas en quoi c'est normal, sauf si… C'est bien lui le père, hein ? Soupçonna-t-elle brusquement.
- Non, le père c'est le voisin d'à côté ! Railla Ginny en roulant des yeux. Bien sûr que c'est Harry !
- Alors où est le problème ? »
Ginny resta silencieuse un instant et Pansy lui laissa le temps d'organiser ses pensées tout en se demandant comment elle allait faire pour garder un tel secret alors qu'elle s'entendait si bien avec le père du bébé et les Weasley. La rouquine finit par replacer une mèche d'un roux terni par le manque de soleil derrière son oreille en expliquant ce qui la tracassait tant.
« Madame Pomfresh a eu une réaction… étrange. Elle n'arrête pas de me fusiller du regard depuis qu'elle sait que je suis enceinte…
- Tu veux que j'aille m'occuper d'elle ? Proposa Pansy avec un sourire sadique.
- Non ! Et puis, je ne peux que la comprendre… C'est Harry, Harry Potter ! J'ai beau le voir, moi, comme une personne normale… Je ne peux pas ignorer le fait qu'il porte déjà le poids de cette guerre sur les épaules… Il a beaucoup de responsabilités, et très peu de temps libre. Il y a la guerre, il y a ces réunions débiles qui ne font pas avancer les choses, il y a ses amis, il y a moi… Il est déjà épuisé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il s'engueule avec tout le monde parce qu'il est fatigué et donc sur les nerfs… La seule personne avec laquelle il reste gentil tout le temps, c'est moi. Mais cette guerre est en train de le rendre maboule… Je n'ai pas envie d'en rajouter une couche en lui annonçant : « Salut, Harry, tu vas être papa ! »…
- Et qu'est ce qui te dit que ce serait un problème ?
- On dort encore dans des chambres séparées parce que ma mère refuse qu'on soit ensemble tant que nous ne serons pas mariés ! S'esclaffa Ginny. Et même si on se mari… ce qui ne nous emballe ni l'un ni l'autre parce que c'est stupide de se marier en ce moment, je suis déjà enceinte… Et si on finit par avoir notre chambre à nous, ce sera un 3mètres carrés ! Un trois mètres carrés où nous devrons élever un bébé ! Ce serait surréaliste…
- Tes parents ont eu sept enfants pendant la guerre, Ginny ! Sept ! Et… Si c'était Hermione qui était enceinte de Drago, ou Lux de Ron, je ne dirais pas la même chose, mais Harry et toi êtes ensemble depuis plus de trois ans… Et ça se voit qu'il t'aime et que tu l'aimes, si bien que ça en devient frustrant pour les autres quand vous êtes dans la même pièce. J'en viendrais presque à vouloir un vrai petit ami et non pas juste un amant… Enfin, passons, ce que je veux dire c'est qu'Harry et toi, vous êtes fait pour être ensemble et que ça crève les yeux ! Alors, un enfant, ce n'est peut-être pas une mauvaise chose…
- Tu crois ?
- Ouais… Harry est un type génial, alors je suis certaine que tout se passera bien. Si tu le lui dis rapidement bien sûr, parce que s'il découvre que tu lui caches un truc aussi important, sa réaction ne sera peut-être pas celle que tu espères par la suite. Les hommes ont besoin d'un peu de temps pour digérer des nouvelles de ce style il parait… Ils sont plus longs à la compréhension que les femmes dans ce genre de situations. Alors, dis le lui ! Et vite ! D'accord ? L'avis des autres ne compte pas… Madame Pomfresh n'est qu'une vieille aigrie ! Et ceux qui penseront que tu lui apportes encore plus de problèmes, qu'ils aillent voir Voldemort de ma part… Un enfant, c'est censé être une bonne chose, pas un problème. »
La porte s'ouvrit légèrement et le visage soucieux d'Harry apparut. Pansy se leva pour quitter la pièce tout en adressant un clin d'œil encourageant à la petite rouquine qui essuya ses yeux rougis par les larmes avant d'adresser un vaillant sourire à son petit ami inquiet.
« Toujours malade ? s'enquit-il d'une voix douce, lui tendant la main pour l'aider à se relever.
- Ouais, mais ne t'inquiètes pas, ça va passer… Murmura-t-elle, cherchant le courage de lui dire la vérité mais n'y parvenant simplement pas car elle avait la désagréable impression d'être sale alors qu'elle venait juste de se doucher et qu'elle espérait une autre atmosphère pour une telle nouvelle. Je vais… Me reprendre un bain, ça va me détendre. »
Il acquiesça avant d'embrasser doucement son front. Puis son regard émeraude s'illumina malgré les cernes qui le creusaient et il demanda avec un léger sourire :
« Je peux le prendre avec toi ce bain ? »
Elle acquiesça avec un immense sourire, réalisant qu'elle avait encore un peu de temps devant elle pour briser leur vie de jeunes amoureux qu'ils vivaient depuis si longtemps. Car si un bébé n'était pas un problème, il en posait tout de même un : leurs enfants de parents se devaient de devenir adultes.
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Un peu plus tard…
Ginny referma soigneusement la porte de la Bibliothèque des Black derrière elle, restant plus silencieuse que possible pour ne déranger personne. Réalisant qu'Harry était le seul présent dans les lieux, elle se permit d'être un peu moins discrète et s'avança vers lui, posant rapidement ses lèvres contre sa joue en signe de bonjour de retrouvailles d'après quelques heures. Il lui adressa un sourire étrangement faux –elle le sentit car ses lèvres ne formèrent pas la même courbe que d'ordinaire- alors qu'elle s'asseyait. Elle comprit en une seconde d'où provenait le problème et demanda d'une voix compatissante :
« La réunion s'est mal passée ?
- Mal est un euphémisme… Je ne croyais même pas que cet abruti de ministre puisse être aussi… Abruti justement ! Rufus Scrimgeour ne comprend absolument rien ! Il a raconté des idioties sur le fait qu'il ne fallait pas faire peur aux gens avec un pronostique trop pessimiste et ne pas déclarer que nous étions en guerre…
- Il plaisante ? Ça fait des années que nous sommes en guerre ! Il a vécu où pendant ce temps là ?
- Sûrement dans sa jolie petite maison aux Bermudes, railla Harry avec un regard sombre. En tout cas, il a refusé catégoriquement que nous puissions en temps que membres de l'Ordre nous servir du sortilège de mort sans être punis par la suite… C'est n'importe quoi ! »
Ginny esquissa un sourire et –le remarquant- il fronça les sourcils ne voyant pas en quoi ce qu'il venait dire pouvait avoir une portée comique et se demanda pourquoi il ne comprenait jamais ces sourires mystérieux se posant sur les lèvres de sa petite amie de temps à autre. Elle finit par l'imiter avec une perfection telle qu'il se demanda si elle passait son temps à l'observer et l'écouter :
« Je ne suis pas là pour tuer les gens simplement parce qu'ils sont sur mon passage ! Ça c'est le travail de Voldemort ! »
Harry resta figé un instant puis se mit à rire, ne se rappelant pas exactement quand il avait dit ça mais devinant que ça devait dater d'une époque très lointaine où il était aussi très différent de l'homme qu'il était devenu. Ginny se leva de sa chaise pour s'installer sur ses genoux, son dos contre son torse. Il la serra, posa un baiser sur sa nuque après avoir dégagé quelques mèches rousses et murmura :
« Je crois que les choses étaient différentes à cette époque là…
- Pourtant, ça ne fait que quatre ans…
- Suis-je le seul à avoir l'impression que c'était il y a des siècles déjà ?
- Non… Non, tu as raison. Les choses changent et nous aussi. Mais, après tout, pourquoi aurions-nous besoin de l'accord du ministère ?! Je veux dire, ils nous ont permis de lancer des Doloris sans que nous puissions être punis après la guerre, mais peu d'entre nous utilisent ce sort… Nous ne sommes en aucun cas des gens qui aimons faire du mal !
- Oui, mais ce n'est pas avec des simples Expelliarmus que nous pourrons nous défendre, soupira Harry en passant ses doigts sous les verres de ses lunettes pour se frotter les yeux. Nous donner le droit de faire souffrir ne sert à rien. Ne pas nous donner le droit de nous défendre comme il le faudrait revient à accélérer notre destruction !
- C'est pour cette raison que je dis que nous n'avons pas besoin de l'accord du ministère ! S'emporta Ginny en se tournant légèrement vers lui pour le regarder en face alors qu'il paraissait songeur. Sois réaliste, Harry, à la fin de cette guerre, si nous perdons, nous mourrons… Et si nous gagnons… Penses-tu sincèrement que le ministère sera capable de nous punir alors que nous aurons sauvé le monde !? »
Harry esquissa un sourire, comprenant parfaitement qu'elle avait raison mais ne pensant pas que les autres membres de l'Ordre seraient particulièrement partants pour prendre de tels risques. Elle soupira et il glissa sa main contre son ventre. Elle se raidit brusquement et il demanda avec la même pointe d'inquiétude habituelle :
« Tu es sûre que ça va ? »
Elle acquiesça lentement et se leva, ses joues rougissants légèrement, se demandant si cette fois, c'était le bon moment pour lui annoncer qu'elle était enceinte, après une discussion si déprimante.
« Je… Je… »
Il pencha sa tête sur le côté attendant d'avoir la suite à ce « je », suite qui ne vint pas car Ron entra dans la bibliothèque en grognant :
« Mission avancée !
- Quoi ? dirent Harry et Ginny d'une même voix.
- La mission d'Albanie programmée pour la semaine prochaine… Bah notre cher maître des potions grassouillet a décidé avec l'autre barge barbu de directeur de l'avancer. On part dans une heure. »
Harry croisa le regard soudain terne de Ginny, mais acquiesça, plus pour la forme car il n'avait pas du tout le choix. C'était Dumbledore la plupart du temps qui organisait ce genre de missions, et il n'avait jamais réellement eu son mot à dire. Pourtant, voir Ginny baisser la tête vers le sol comme si elle était sur le point de sombrer lui donna très envie de –pour la première fois- dire à Dumbledore qu'il avait encore le choix de ses actes et qu'en aucun cas il n'était qu'un pion. Après tout, n'était-il pas l'élu ? N'était-ce pas lui qui était censé sauver le monde de Lord Voldemort ? Pourtant, depuis quatre ans, il lui paraissait clair qu'il ne servait à rien d'autre qu'à quelques missions dont d'autres auraient largement pu se charger ou à figurer au programme de quelques réunions où –dès qu'il osait dire qu'il n'était pas d'accord- les adultes le fusillaient du regard.
Ron finit par sortir, comprenant qu'il n'avait plus rien à faire dans cette pièce et Harry se leva pour s'approcher de Ginny, laquelle releva la tête vers lui avec une grimace. Il lui prit la main, et l'entraina à sa suite jusqu'à sa chambre, afin de pouvoir ranger ses affaires sans s'éloigner d'elle. La rouquine s'installa sur ce lit où elle avait passé de nombreuses nuits et il commença à faire son sac. Les yeux perdus dans le néant, Ginny demanda :
« Tu trouves ça toujours aussi stupide que des gens aient des enfants pendant la guerre ? »
S'il comprit quelque chose à cet instant précis, rien ne le montra. Il continua à s'affairer dans ses vêtements qu'il pliait avant de les fourrer dans son sac à dos habituel et répondit sans la regarder :
« Et bien, je suppose que ça dépend des parents… Par exemple, Teddy s'en sort plutôt bien, même si Remus et Tonks sont souvent absents. Et… Prudence… Bon d'accord, elle n'a que quelques mois… Mais Fleur est toujours là pour s'occuper d'elle et Bill ne part pas si souvent que ça ! Hum… Par contre si Ron et Lux avaient brusquement un enfant, je présume que ce serait très bizarre… »
Ginny esquissa un sourire alors qu'il se retournait pour l'observer.
« Pourquoi cette question ?
- Simple curiosité, mentit-elle alors qu'il venait s'allonger près d'elle.
- Curiosité, hein ? » Répéta-t-il en haussant un sourcil, se demandant si elle pouvait être… Ou voulait être… enceinte ?
Elle l'embrassa pour lui faire oublier ses interrogations qui se lisaient si facilement dans son regard émeraude et –pauvre homme qu'il était- Harry se laissa berner. La porte s'ouvrit à nouveau sur Ron et ils se détachèrent l'un de l'autre pour ne pas le gêner ou plutôt pour ne pas se faire encore fusiller du regard. Le jeune homme récupéra simplement des affaires à lui avant de sortir, et lorsqu'Harry se retourna vers elle, Ginny comprit qu'il se posait toujours des questions.
« Dis-moi ce qu'il y a… Lui ordonna-t-il après un silence lourd de sens.
- Non. Ce n'est pas important et tu t'en vas dans une heure…
- Et si tu ne me dis pas ce qu'il se passe depuis quelques jours, je vais imaginer quelque chose d'horrible, je n'arriverais pas à me concentrer sur cette mission à la noix et j'aurais tellement la tête ailleurs que s'il y a une bataille, je me ferais tuer. Tout ça par ta faute ! Tu imagines ?!
- Très bien, mais ça s'appelle du chantage ce que tu fais là !
- Oui… Mais ça marche à tous les coups avec toi… »
Elle ne put s'empêcher de lui donner mentalement raison et finit par bredouiller, la voix si basse qu'il ne l'aurait pas entendu en étant si proche. Sa voix tremblota légèrement lorsqu'elle engagea :
« Tu sais quand je me suis évanouie la semaine dernière ?
- Et que Madame Pomfresh a menti en disant que c'était à cause de la fatigue ? conclut-il avec un air de celui qui savait tout assez arrogant.
- Comment sais-tu qu'elle a menti ?
- Tu dors deux fois plus que moi, Gin' ! Si tu t'évanouissais à cause de la fatigue, moi j'en serais déjà mort… Et puis elle ne l'a pas dit naturellement. Alors, je me suis dis que ça devais être autre chose. Et que si c'était grave, tu m'en parlerais. »
Sa voix s'assombrit légèrement et Ginny comprit rapidement pourquoi. Elle sursauta presque à l'idée de ce qu'il avait imaginé –lui qui voyait toujours tout de manière assez sombre.
« Je ne suis pas malade, Harry ! Je… Je vais très bien !
- Sérieusement ? Souffla-t-il avec un air rassuré. Génial… Parce que j'ai eu le temps de faire la liste de toutes les maladies sorcières répertoriées et qu'aucune ne correspondait à tes symptômes ! J'ai cru que tu déclenchais une maladie bizarre sans aucune possibilité de guérison et…
- Ouais, c'est à peu près ça…
- Tu viens juste de dire que tu n'étais pas malade… murmura-t-il, une tension palpable se dégageant de sa voix rauque.
- Je ne le suis pas. Je… Je suis enceinte. »
La porte s'ouvrit à nouveau et Ron apparut brusquement, son sac à dos sur l'épaule, un air un peu en colère sur son visage.
« Harry, tu viens ? Rogue veut nous parler de son plan ! »
Harry mit une longue minute au moins à bouger, se tournant vers son meilleur ami qui ne l'avait sans doute jamais vu aussi pâle.
« Dis lui que j'arrive dans cinq minutes… »
Ron fronça les sourcils, son regard se posant sur Ginny qui s'était recroquevillée sur son lit. Il allait demander ce qu'il se passait, mais le coup d'œil sombre d'Harry à son encontre lui fit rebrousser chemin et il quitta les lieux en fermant la porte. Harry resta le regard fixé au battant de bois pendant quelques minutes. Elle ne voyait même pas ses épaules se soulever ou son corps frémir et elle s'inquiéta de ne pas le voir respirer.
« Je… Je comprends que ce ne soit pas le meilleur moment… Même pas du tout. Je veux dire… On vit avec des dizaines d'autres personnes, la fin de la guerre semble être à des années lumières, on est encore jeunes et…
- Et j'espère que tu seras capable de l'élever seule parce que ta mère va me tuer… Conclut Harry en sortant de sa torpeur.
- Attend, c'est pour ça que tu t'inquiètes ?!
- Non, c'est juste la première idiotie que j'ai trouvé à dire…
- Oh… émit simplement Ginny en baissant les yeux, ce simple « oh » valant mieux qu'un long discours. Alors, en dehors du fait que tu tentes de rendre la situation moins dramatique qu'elle ne l'est…
- Dramatique ? Répéta Harry, l'air presque choqué par l'emploi de ce mot. Elle n'est pas… dramatique, si ? Enfin, dramatique c'est… toi possédée par Voldemort en 2ème année, Voldemort qui tue Diggory, la fausse mort de Dumbledore… L'arrivée d'un enfant, ce n'est pas dramatique… C'est… impromptu, angoissant et ça me fait me sentir brusquement très vieux ! Mais, même si le moment n'est pas idéal, qui dit que ce sera mieux à la fin de la guerre ? Et si cette guerre dure 30 ans, on n'aura pas d'enfants quand on sera vieux alors… Pourquoi tu me regardes comme ça ? »
Le regard de Ginny était si pétillant en cet instant qu'il crut un instant qu'elle pleurait. Mais non, elle était juste incroyablement soulagée –et surtout heureuse- de sa réaction, comme si elle avait vraiment pensé qu'il puisse lui dire : « Ginny, je ne veux pas de cet enfant. »… Mais non, il était toujours là, parfaitement clair quant à ses sentiments et ce qu'il voulait. Il ne doutait apparemment même pas de vouloir cet enfant alors qu'elle-même n'avait de position arrêtée sur le sujet.
« Juste que… Je pensais que tu réagirais différemment…
- Tu pensais que je me mettrais à sauter sur le lit en hurlant « On va avoir un bébé ! » pour que tout l'univers soit prévenu ? Persifla-t-il avant d'ajouter : Je ne le ferais pas… Parce que tes frères font partie de l'univers…
- Non, je pensais que tu… réagirais plus mal. »
Harry parut une fois de plus estomaqué par ce qu'elle disait, et même plus offusqué qu'elle ait pu penser qu'il aurait une réaction inapproprié face à cette nouvelle qui ne l'étonnait pas tant que ça. Après tout, ils avaient des rapports sexuels ensemble depuis un an et demi, et il leur arrivait assez souvent d'oublier le sortilège de protection, trop emportés dans leurs étreintes. Ce qui était réellement surprenant, c'est que ce ne soit pas arrivé plus tôt.
« Je ne vois pas pourquoi j'aurais mal réagis. J'étais avec toi quand c'est arrivé en toute logique… Et j'étais consentant la plupart du temps ! (Elle lui donna un coup au ventre et il failli répliquer avant de se souvenir de ce que le sien renfermait désormais.) Non mais vraiment, à quoi tu pensais ? Que j'allais te demander d'avorter ou un truc du même genre ? Ou que j'allais partir en courant ou me mettre à pleurer en t'accusant d'avoir ruiné ma vie ? (Elle le fusilla du regard.) Eh ! Je n'y ai pas pensé, c'est Lux qui me racontait comment son père a réagi quand sa mère lui a annoncé qu'elle était enceinte de sa petite sœur… Mais je ne t'aurais jamais accusé de quoi que ce soit !
- Oui… Madame Pomfresh l'a fait à coups de regards noirs à ta place.
- Oui, je comprends mieux pourquoi elle te regardait de cette manière. Mais ça ne la concerne en rien, d'accord ? Gin', elle ne sera pas la seule à être désagréable avec toi, ou avec moi… Alors il va falloir que tu t'y fasses. Tu l'as dis à quelqu'un avant moi ?
- Pansy. Et elle a bien réagi… Mais je sais parfaitement que d'autres seront plutôt de l'avis de Madame Pomfresh.
- Oui, bah ceux là, tu me laisses m'en charger. »
Elle esquissa un sourire alors que la porte s'ouvrait à nouveau, Remus Lupin passant son visage souriant dans l'entrebâillement et demandant avec une voix hésitante –sachant apparemment qu'il interrompait un moment important :
« Tu viens, Harry ? On t'attend. »
La porte s'ouvrit plus largement alors que le professeur Dumbledore apparaissait. Harry se leva du lit, adressant un regard d'excuse à Ginny qui apparemment n'était guère impatiente qu'il quitte les lieux –ce qu'il comprenait parfaitement en vue de la situation. D'ailleurs, lui non plus n'avait aucune envie de la quitter. D'ordinaire déjà, l'idée de passer des jours ou des semaines loin d'elle lui donnait le tournis. Mais cette fois, la laisser là alors qu'elle était enceinte et qu'elle devrait l'annoncer aux autres… La laisser tomber et lui donner la charge complexe de dévoiler aux autres quelque chose que certains n'apprécieraient pas… Non, il n'avait pas le droit. Il hésita quelques secondes face au regard inquisiteur de son mentor puis annonça, la voix aussi résolue que possible :
« Il va falloir vous débrouiller sans moi sur ce coup là…
- Pardon ? Dirent Remus et Albus d'une même voix sous le choc qu'il puisse dire ça, lui qui d'ordinaire se sentait responsable de tout.
- Je ne vais pas venir avec vous. Vous pouvez largement vous en sortir, je ne suis pas plus utile là bas qu'ici… Ce n'est pas comme si ma cicatrice se mettait à clignoter à chaque fois que je suis à côté d'un Horcruxe. Alors, je vais rester ici pour cette fois… Et pour quelques temps. »
Le regard de Dumbledore oscilla entre Harry et Ginny, comprenant facilement que quelque chose de nouveau se tramait entre ces deux là, quelque chose qu'il n'arrivait pas exactement à saisir. Remus finit par poser la question qui lui brûlait les lèvres et que Dumbledore n'osait formuler :
« Qu'est ce qu'il se passe exactement ? »
Harry se tourna vers Ginny, lui demandant d'un regard s'il pouvait dévoiler ce qu'il se passait justement et elle acquiesça avec un sourire crispé. Harry revint donc vers ceux qu'il considérait comme des parents de substitution depuis longtemps déjà.
« Ginny est enceinte. »
Lupin acquiesça sérieusement, pas surpris le moins du monde et lança :
« Je me disais bien que tu sentais bizarre…
- Quoi !?
- Ne le prend pas mal ! Juste que les Loups-garous ont un odorat plus développé et que les femmes ont une odeur différente lorsqu'elles sont enceintes… »
Harry avait toujours son regard rivé à celui d'un Dumbledore abasourdi alors que Ginny demandait plus d'explications sur ce qu'elle sentait exactement. Il attendait une réaction qui finit par venir, Dumbledore esquissant un minuscule sourire, ses yeux pétillants bizarrement comme s'il était sur le point de pleurer, ému.
« Remus, pourriez-vous prévenir les autres que le voyage est repoussé à après demain, s'il vous plait ?
- Professeur, ça ne changera rien en ce qui me concerne… Coupa Harry en plissant le front.
- Harry, soyons réalistes, Miss Weasley n'est enceinte que de quelques semaines et c'est dans quelques mois que tu te devras d'être réellement près d'elle, ainsi qu'après la naissance de votre enfant… Tu ne peux pas prendre des vacances en temps qu'élu pour une année…
- Ouais, je sais que ce n'est pas un boulot qui permet de prendre des vacances… Maugréa Harry comme pour lui-même.
- Exactement. Alors vous avez deux jours pour l'annoncer à votre famille et vos amis… Et ensuite nous partirons une petite semaine. Si le voyage vient à se rallonger, Harry reviendra. Cela vous convient à tous les deux ? »
Harry et Ginny acquiescèrent d'un même mouvement. De toute manière, ils ne sentaient pas réellement qu'ils avaient le choix… Ils savaient que leur vie serait rythmée par la guerre et qu'ils ne pourraient jamais –même en ayant des enfants et en faisant comme si tout était normal- vivre la vie qu'ils auraient aimé vivre tous les deux, ensemble. Alors, sans même se concerter, ils se promirent d'essayer de tout faire pour que cette guerre n'entache pas leurs rêves d'avenir.
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11 Juin 2ooo. 12 Square Grimmaurd.
Hermione avait parfois du mal à se faire à l'idée que sa relation avec Drago soit découverte par ses amis. Ainsi, Drago et elle prêtaient toujours attention à ce qu'ils faisaient, aux paroles qu'ils se permettaient de prononcer en public, à leur ton lorsqu'ils se parlaient en dehors de la chambre, à toutes sortes d'autres petits détails qu'eux seuls sans doute étaient capable de remarquer. Ils attendaient toujours avec une impatience fébrile les instants où ils se retrouvaient seuls ou presque dans la maison. Ce jour là, une bonne partie des membres de l'Ordre était partie en mission –une assez longue mission permettant d'allier les Vampires du nord à la cause des sorciers- et seuls quelques adultes restaient encore au 12 Square Grimmaurd. Profitant des premiers jours d'un réel printemps, d'autres finirent par quitter la maison. Drago et Hermione s'arrangèrent d'un seul regard afin de rester, voulant profiter un maximum des quelques heures où ils pourraient peut-être avoir la maison rien qu'à eux.
D'un bout à l'autre de la table de la cuisine –pièce dans laquelle régnait un silence presque trop lourd de sens- ils se jetaient quelques rapides regards, sachant instinctivement qu'ils devaient faire attention à Mr et Madame Weasley, les deux seules personnes restantes dans la maison. Brusquement, la mère de famille se tourna vers Hermione qui lâcha Drago des yeux, le jeune homme souriant car elle paraissait trop gênée pour que ce soit normal.
« Ma chérie, tu pourrais aller à Poudlard nous chercher un peu plus de vivres, s'il te plait ? Il ne nous reste plus grand-chose et je suppose que les autres auront faim en rentrant ce soir.
- Euh… Non. Couina Hermione avec une voix de souris, peu habituée à refuser quoi que ce soit à Madame Weasley ce qui l'angoissa un peu.
- Non ? répéta Molly en même temps qu'Arthur qui s'était tourné vers la jeune fille lui aussi, choqué.
- Je… Je…
- Oui, Granger ? Railla Drago avec un sourire sardonique qui la fit rougir davantage.
- Je ne me sens pas très bien… » mentit finalement Hermione en tripotant le bois de la table à manger avant d'émettre une petite toux.
Apparemment, Madame Weasley se laissa prendre car elle vint poser sa main sur le front d'Hermione qui rougissait tant qu'elle semblait presque être vraiment malade et fiévreuse. Drago lui, se contenta de secouer la tête en mimant d'être désespéré et Mr Weasley fronça les sourcils en le voyant faire, sentant que quelque chose entre ces deux là n'était pas très clair depuis quelques temps. Madame Weasley finit par acquiescer comme si le pronostique confirmait les paroles de la jeune fille et se tourna vers son époux.
« Nous allons y aller moi et Arthur, dans ce cas. Si ça ne vous dérange pas, tous les deux ? précisa-t-elle en observant les deux jeunes assis à table et qui –à ses yeux – se détestaient toujours. Ou Mr Malefoy pourrait nous accompagner.
- Non, je me sens un peu fiévreux moi aussi. » Persifla-t-il avec tant d'aplomb que cela parut bien réel, même pour Hermione qui savait pertinemment qu'il mentait et sentait qu'un sous entendu libidineux se dissimulait derrière cette phrase.
Le couple Weasley finit donc par quitter les lieux par le réseau de cheminée et rejoindre Poudlard –là où toute la nourriture était conservée et surtout payée par le Ministère de la Magie. Une fois dans le salon où Hermione les suivit pour s'assurer qu'ils partaient bel et bien, Madame Weasley se tourna vers elle en fermant sa veste.
« Tu es sûre que ça va aller, ma puce ?
- Ce n'est qu'un peu de fièvre…
- Non, je voulais dire avec lui. Drago Malefoy. Je sais que vous ne vous entendez pas et je n'apprécierais pas qu'il soit désagréable avec toi… Alors, rejoins nous à Poudlard s'il t'embête, d'accord ? »
Hermione acquiesça simplement, partagée entre le désir de se vexer car Madame Weasley pensait apparemment qu'elle ne pourrait se défendre seule alors qu'elle avait tout de même plus de vingt ans, et le rire car elle savait qu'elle adorait que Drago l'embête justement. Mr Weasley finit par tirer sa femme vers la cheminée alors que celle-ci ne semblait pas vouloir laisser seule sa petite protégée. Mais ils finirent par s'en aller et Hermione rejoignit la cuisine, retrouvant Drago qui lui adressa un sourire tordu avant de s'avancer vers elle. Il l'embrassa avec une telle fougue en la serrant si vigoureusement dans ses bras qu'elle décolla du sol une seconde avant de reprendre son souffle, puis de l'embrasser à nouveau. Il la transporta jusqu'à la table de la cuisine avec un sourire et murmura :
« Ça ne te rappelle rien ?
- Si, mais nous n'allons sans doute pas prendre ce risque aujourd'hui ! Je te rappelle qu'il faisait nuit la dernière fois… Là, n'importe qui pourrait rentrer plus tôt, l'alarme pourrait se déclencher et on devrait aller se battre, ou…
- Pourrais-tu, je t'en supplie, cesser de réfléchir !?
- Pas question ! Je ne serais plus Hermione Granger si je ne réfléchissais pas… Mais pensons au côté pratique de la chambre : il y a un lit en haut ! Des dizaines même… Alors, nous pourrions peut-être y aller. Ça ne nous coûtera rien de nous allonger.
- Tu veux t'allonger, hein ? » Souffla-t-il avant de la pousser pour qu'elle se retrouvé étendue sur la table.
Hermione ne put s'empêcher de rire, son ventre se soulevant ainsi que sa poitrine, ses joues se colorant à nouveau, ses cheveux formant une crinière brune autour de son visage. Il posa ses mains sur ses cuisses, ces doigts remontant légèrement jusqu'au haut de son pantalon noir, à la lisière entre le tissu et sa peau. Il souleva -avec une douceur lui venant tout naturellement dans ce genre de situation- son tee-shirt, ne la touchant qu'à peine. Il remarqua que des frissons se formaient sur sa peau couleur miel et vint rapidement y poser ses lèvres pour lui procurer quelques baisers. Elle ferma les yeux, un sourire sur sa bouche, son corps déjà à mille lieux de cette cuisine lui semblait-il.
Puis une toux résonna dans la pièce et elle eut l'impression de faire une chute de trente mètres, de s'heurter à la table et d'obtenir en prime une commotion cérébrale. Les lèvres de Drago quittèrent sa peau et elle eut l'impression qu'on les lui avait arraché et qu'elle ne les ressentirait plus jamais contre elle. Elle se redressa légèrement sur la table pour découvrir le regard emprunt d'une profonde déception de Madame Weasley. La femme resta coite quelques instants, puis passa devant eux comme si elle ne les voyait pas, récupéra la liste des choses qui manquaient pour la maison accrochée en frigidaire, puis quitta la pièce comme elle était venue, retrouvant le réseau de cheminée qu'elle avait retraversée pour prendre ce qu'elle avait oublié la première fois.
Hermione tremblait légèrement, ne s'en rendant même pas réellement compte jusqu'à ce que Drago le lui fasse remarquer. Il passa doucement sa main dans ses boucles brunes et elle serra les dents, de plus en plus mal à l'aise. A cet instant précis, elle réalisa que la fin de leur relation qui durait depuis presque deux années était proche. Plus encore, elle comprit qu'elle avait toujours su que cela se terminerait sans pourtant s'y être préparée. Comment pourrait-elle quitter ces bras qui la serraient, cette bouche qui l'embrassait, ce parfum qui l'enivrait, tout ce qui faisait de Drago Malefoy ce qu'il était ? Elle ne pouvait qu'imaginer la douleur que lui provoquerait cette séparation, une douleur qui n'avait pas de comparaison, même les Doloris ne pouvaient faire aussi mal.
« Hermione ? l'appela Drago pour la sortir de ses pensées. Hermione, ça va ? T'inquiète, Madame Weasley n'est pas du genre à colporter des ragots… Allez, viens… On monte, d'accord ? »
Elle acquiesça mécaniquement et saisit la main qu'il lui tendait, inconsciente des gestes qu'elle faisait car son cœur battait trop fort et engourdissait son cerveau comme s'il résonnait partout, même dans sa tête. Drago comprit qu'elle n'allait plus particulièrement bien et se contenta de s'allonger à ses côtés sur son lit, la caressant lentement plus pour la détendre que pour provoquer une quelconque excitation. Elle ne réagit aucunement à ses caresses et sembla être un zombi durant des heures. Il comprit parfaitement pourquoi. Lui non plus n'avait aucune envie que leur histoire se termine… Mais il ne voulait surtout pas le lui montrer.
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La nuit suivante…
Hermione se glissa au bas de l'escalier avant de se diriger, seule, le nœud dans son estomac n'ayant pas disparu hélas alors que son envie de grignoter quelque chose l'empêchait de dormir –comme ses pensées. Elle fut surprise de découvrir que la cuisine était allumée et faillit tourner les talons lorsqu'elle réalisa que Molly s'y trouvait. Elle espéra pouvoir se faufiler à nouveau dans le salon puis monter jusqu'à sa chambre –où Drago dormait- sans se faire surprendre, mais la voix de Molly l'arrêta :
« Tu comptes m'éviter pour le restant de tes jours ? »
Hermione baissa les yeux puis entra complètement dans la pièce, fonçant vers les placards d'où elle extirpa un paquet de chips, une furieuse envie de partir en courant malmenant ses jambes tremblantes. Elle s'apprêtait à remonter dans sa chambre avec son repas de fringale quand Molly lui demanda de s'asseoir avec elle. Hermione hésita un millième de secondes avant d'obéir, s'installant face à celle que tous ici considéraient comme une seconde mère –elle y comprit. La femme buvait du thé, l'air épuisée et aussi tourmentée que la jeune fille lui faisant face. Elles restèrent silencieuses l'une comme l'autre, puis Madame Weasley se mit à raconter :
« Emilie, la femme qui vous donne des cours de sport, et Sirius étaient très proches il y a quelques années, durant la première guerre. De son arrivée en Angleterre et son admission dans l'Ordre jusqu'à la mort des parents d'Harry, ils passaient beaucoup de temps ensemble. Sirius était un beau joueur en ce temps là, une sorte de Drago Malefoy à une autre échelle bien sûr. Dans ces années, peu de gens approuvaient le comportement de ce genre de jeunes dont James –avant de commencer à sortir avec Lily, Sirius et quelques autres faisaient parties… Mais je crois que Drago les a largement dépassés depuis bien longtemps. Je présume que c'est pour cette raison que Sirius et lui s'entendent si bien, ils sont pareils même si leurs époques d'excès divergent. En tout cas, Émilie et Sirius ont joué au chat et à la souris durant trois longues années et lui comme elle y ont perdu beaucoup… Elle était amoureuse de lui, et je crois que lui aussi l'était d'elle bien qu'avec Sirius, c'est difficile à savoir exactement. Mais maintenant, même s'ils se sont retrouvés et qu'elle sait qu'il n'était en rien coupable de la mort de deux de ses amis –car oui, Émilie aussi était proche de James et Lily- ils n'osent toujours pas se regarder en face. Cette histoire date de vingt ans déjà, mais ils se sont fait tant de mal mutuellement sans croire que cela avait de l'importance, que désormais, ils préfèrent s'éviter.
- Madame Weasley, c'est différent… murmura Hermione, la gorge serrée. Je n'aime pas Drago et… Et il ne m'aime pas. »
Molly pencha sa tête sur le côté comme pour réfléchir, ses mains encerclant sa tasse chaude pour se réchauffer.
« Depuis quand cela dure-t-il ?
- Deux ans… Enfin, un an et presque neuf mois.
- Alors, si ce n'est pas de l'amour, il y a forcément quelque chose d'autre. Et je ne parle pas du plaisir physique ou charnel que vous partagez. Je ne peux pas croire que tu caches à tous tes amis une chose si importante depuis un an et demie juste pour… t'amuser.
- Les filles sont au courant… Enfin, Ginny, Lux, Pansy, Luna aussi je crois que Théo le lui a dit. Et Blaise.
- Je parlais plutôt de tes deux meilleurs amis en particulier… (Hermione resta silencieuse.) Crois-tu réellement que cela vaille la peine ? Cette histoire te fera du mal lorsqu'elle sera finie, tu ne peux pas dire le contraire. Et je présume que s'il y a un cœur derrière ces sourires en coin et son petit air de Sang-Pur insupportable ce dont je ne doute pas, ça lui en fera à lui aussi. Ces quelques soirées valent-elles réellement la peine de vous faire souffrir tous les deux et de mentir à tes deux meilleurs amis ? »
Hermione resta silencieuse, se rappelant avec une précision infaillible des instants passés avec Drago, de ses sentiments lorsqu'elle était avec lui… Sentiments qui lui semblaient flous simplement parce qu'elle ne se sentait pas d'attaque à les rendre plus réels qu'ils ne l'étaient déjà. Alors elle murmura, la voix tremblante :
« Oui… Oui, je crois que ça vaut la peine.
- Alors ce n'est pas que pour t'amuser ? Il y a bien quelque chose n'est ce pas ?
- J'imagine, oui…
- Mais, ce n'est de l'amour ? insista Madame Weasley comme pour forcer Hermione à ouvrir les yeux.
- Madame Weasley… Je ne suis pas stupide. Je sais parfaitement que l'amour n'est pas un sentiment que je suis en droit d'éprouver pour Drago… Je… Je ne peux pas.
- Oui, mais tu n'aurais jamais pu faire ce que tu fais depuis un an et demie il y a quelques années, et pourtant tu le fais. Nous faisons tous certaines choses, Hermione. Nous sommes parfaitement conscients de nos actes, nous les contrôlons… Nos sentiments par contre sont des choses que nous ne pouvons mesurer ou retenir s'ils ne nous plaisent pas… On peut les dissimuler bien évidemment, mais tu es assez intelligente pour savoir qu'un jour tout sera découvert… Je peux t'assurer que je ferais tout mon possible pour ne jamais rien laisser transparaitre le temps que durera cette histoire et que tu voudras la garder secrète. Mais tu sais comme moi qu'un jour, tout le monde prendra connaissance de votre liaison, comme tu sais qu'un jour –qu'importe quand et dans quelle situation cela se produira- tu lui diras que tu l'aimes. »
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18 Juillet 2000. Le Terrier.
Dans le jardin de la maison inhabitée depuis quelques temps déjà des Weasley, la fête battait son plein. Cette maison était depuis quelques années utilisée uniquement à des fins plus festives grâce à l'espace qu'il procurait et cette impression de vacances qui planait lorsqu'ils y étaient. Chaque mariage, chaque anniversaire important était organisée dans ce lieu protégé alors pour l'occasion des dizaines de sortilèges extrêmement puissants… Plus encore ce jour là car le mariage unissait Ginny Weasley –ou plutôt désormais Potter- à Harry, l'élu, celui dont des centaines de personnes auraient souhaité voir la tête tranchée.
Le jeune homme en question et sa toute nouvelle épouse avaient réussi à s'échapper de l'ambiance « Tout le monde est beau et bien habillé et tout va bien dans le monde » qui les oppressaient autant l'un que l'autre. Debout près de l'étang à quelques dizaines de mètres de la fête, ils buvaient tranquillement leurs jus de fruit –Ginny ne pouvant boire, Harry s'était rangé à la soutenir- leurs regards amusés fixant leurs amis qui dansaient et riaient.
« Peux-tu m'expliquer encore une fois comment nous nous sommes laissés embarquer dans cette mascarade ? Marmonna Ginny en détournant le regard de ses amis pour le poser sur son désormais mari.
- Hum… Je crois que tout a commencé quand on a annoncé à ta mère que tu étais enceinte et qu'elle m'a demandé avec plein d'espoirs « Et vous allez vous marier ? » et que j'ai senti que si nous disions non, j'allais me faire arracher la tête par l'un de tes frères… Et que j'ai finalement dis que oui, nous avions l'intention de nous marier. En même temps, je ne pouvais pas lui dire : « Madame Weasley, Ginny et moi souhaitons vivre dans le pécher ! »…
- Et dire que je porte un corset à cause de toi ! Si notre enfant né avec des rayures sur le visage, ce sera de la faute de ma mère par contre… C'est obligé que ce truc me serre autant ?! J'ai l'impression d'étouffer… Et puis sérieusement, qui sont tous ces gens ?!
- Gin', on les côtoie tous les jours… Ce sont tous des membres de l'Ordre…
- Ah oui ? Et depuis quand est ce que Cho Chang fait partie de nos proches ?! Ce n'est pas parce qu'elle a fourré sa langue dans ta gorge il y'a cinq ans qu'elle peut se considérer comme tel. »
Harry n'y tint plus devant la moue boudeuse de la rouquine qui –bras croisés sur sa poitrine déjà serrée par le corset- avait sérieusement l'air titillée par il-ne-savait-quoi qui la rendait à fleur de peau depuis quelques temps. Les hormones sans doute. Pourtant, elle n'arborait qu'un tout petit ventre qui ne ressemblait pas encore à celui d'une femme enceinte. Elle n'avait pris qu'un kilo ou deux –kilos dus à tout ce qu'elle mangeait plus qu'au bébé selon Harry- et ils ne se voyaient qu'à peine. Pourtant elle avait déjà le caractère incroyable d'une femme enceinte… Et plus particulièrement d'une Weasley enceinte !
« Ce n'est pas drôle, Harry… On avait dit à ma mère un petit mariage et regarde moi ça ! Il est sûrement encore plus démentiel que celui de Bill et Fleur, et hélas moins alcoolisé que celui de Luna et Théo.
- Qu'est ce que ça change puisque tu ne peux pas boire de toute façon ? lui rappela-t-il en observant Ron et Lux qui s'embrassaient à pleine bouche au centre de la piste de danse.
- Ça change que les gens saouls rentrent chez eux plus vite… Alors que là… Et en fait, tu tiens à porter nos alliances, je déteste les bagues ! »
Il esquissa un sourire avant de fourrer sa main dans la poche de sa veste, en sortant deux chainons en argent, un plus fin et court que l'autre qu'il lui tendit, un autre plus masculin qu'il conserva. Elle sourit, heureuse qu'il y ait pensé sans qu'elle ne lui en ait parlé avant cet instant et d'un geste, vérifiant au loin si Madame Weasley ne les voyait pas, ils retirèrent leurs bagues et les accrochèrent comme des pendentifs à leurs chaînes. Ensuite, ils se les accrochèrent mutuellement au cou, le jeune homme en profitant pour poser quelques baisers sur la nuque de celle qu'il présenterait désormais comme « Ginny Potter, ma femme. » ce qui lui procurait un étrange sentiment de bien-être qui n'avait rien à voir avec la fête.
« Tu pourrais en profiter pour essayer de le desserrer un peu ? »
Elle désigna d'un doigt son dos et il comprit qu'elle parlait des liens serrant sa robe en plus du corset. Il s'agissait là d'un entremêlement de fils que lui-même habitué à ses cheveux n'aurait pu démêler. Puis, soudainement, son instinct –ou plutôt cette étrange petite voix dans sa tête qui lui faisait répondre aux professeurs à Poudlard ou se battre avec des Serpentards- lui souffla une idée qu'il trouva plus que charmante. Il murmura d'une voix si suave qu'elle sut immédiatement qu'il avait une idée tordue derrière la tête :
« Est-ce que tu tiens à ta robe ?
- Non ! répondit-elle sans aucune hésitation. Dès que cette farce dont nous sommes les principaux interprètes se conclura, je la jetterais au feu… Pourquoi ? »
Elle se tourna pour lui faire face, voyant à cette petite lueur taquine qui illuminait son regard émeraude qu'il était sur le point de faire une idiotie « made-in-Potter », qualité dont elle craignait que leur enfant –fille ou garçon- hérite. Il se pencha pour l'embrasser, ses mains se plaçant sensuellement autour de sa taille, il la défia du regard :
« Tu en es certaine ?
- Absolument ! »
Elle n'eut pas le temps de conclure ce seul mot qu'un cri sortit de sa gorge alors qu'Harry et elle basculaient vers l'étang assez profond dans lequel ils plongèrent, serrés l'un contre l'autre. Ils se redressèrent rapidement, l'eau leur arrivant à la taille, crachant tous les deux l'eau des plus dégoutantes qu'ils avaient avalés. Harry passa sa main dans ses cheveux pour les sécher, les ébouriffant d'un geste mécanique mais qui provoquait toujours des tourbillons dans l'estomac de la rouquine. Celle-ci se mit alors à rire pour la première fois depuis le début de cette journée qui n'avait rien de son rêve de jeune femme. Elle l'embrassa à pleine bouche, ses mains passant dans ses cheveux humides, son corps pressant contre le sien alors qu'elle s'imaginait qu'elle pourrait bientôt se débarrasser de sa robe et se retrouver seule avec lui dans une chambre. Ils restèrent là, au beau milieu de cette étang qui les salissait plus qu'autre chose et n'en sortirent –toujours hilares- que lorsque Madame Weasley leur ordonna de le faire.
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12 août 2000. Bibliothèque de Poudlard.
Poudlard était fermé aux étudiants depuis longtemps déjà et en dehors de quelques enseignants y vivants encore, personne ne furetait plus dans les mille couloirs, personne ne faisait de bruit. La bibliothèque, déjà ordinairement silencieuse, était en cet été brûlant plongée dans une atmosphère plus austère encore. Pas un seul son ne venait l'animer, pas un seul rayon de soleil n'éclairait ses allées de livres organisés… Puis un grincement provenant de la porte résonna en écho dans les lieux alors que Drago y entrait, baguette en main. Il la pointa sur les fenêtres dissimulées derrière des rideaux épais et sombres qui s'écartèrent et le lieu fut presque semblable au temps où il y étudiait encore. Il se mit à avancer dans l'allée principale, penchant sa tête de chaque côté comme s'il cherchait quelque chose… Ou quelqu'un.
Il faillit tourner les talons en voyant que le lieu était vide –malgré le fait qu'il pensait sincèrement la trouver ici- mais remarqua que la porte de la Réserve était entrouverte. Il y entra hâtivement et poussa un bref soupir –comme soulagé- en découvrant Hermione assise par terre, un livre sur les genoux, le dos collé à une étagère. Elle releva la tête vers lui et un bref instant, une lueur différente anima son regard cerclé de noir et brillant de larmes. Elle les effaça d'un geste de la main et détourna les yeux, ne voulant pas se montrer faible face à lui. Hésitant au départ, Drago finit par la rejoindre et s'assit à ses côtés.
« Qu'est ce tu fais là ? Bredouilla-t-elle.
- Ginny m'a dit que tu étais partie… Souffla-t-il. Elle m'a aussi dit que… Madame Weasley a craché le morceau.
- Harry se doutait de quelque chose… Ce n'est pas de la faute de Madame Weasley. C'est moi. Je me suis inquiétée en ne te voyant pas revenir avec les autres et je leur ais demandé où tu étais et… Ils ont senti que quelque chose clochait. Et Madame Weasley est comme moi… elle ne sait pas mentir…
- Potter et moi, on s'est légèrement disputé sur le chemin du retour, s'excusa-t-il pour expliquer son absence. J'avais besoin d'air. »
Elle tremblait légèrement et il réalisa qu'il aurait voulu pouvoir la prendre dans ses bras et l'embrasser, partout, pour la calmer. Il aurait voulu pouvoir lui dire à quel point il était désolé que cette histoire prenne une telle tournure. Il aurait même voulu remonter le temps pour que son comportement soit différent et qu'ainsi Potter et Weasley n'aient pas autant de choses à lui reprocher. Il aurait simplement voulu pouvoir être avec elle. Il glissa son bras autour de ses épaules et elle serra les dents pour ne pas laisser échapper un énième sanglot.
« Qu'on-t-il dit pour te mettre dans un tel état ?
- Absolument rien… Harry s'est contenté de monter dans sa chambre et il s'y est enfermé… Et Ron m'a regardé comme il regarde Viktor ou McLaggen… En bref, comme si j'étais une sorte de créature du troisième type absolument abominable. Et je suis quasi certaine d'avoir entendu Cho Chang faire une réflexion qui n'était pas des plus sympathiques à laquelle Ron s'est contenté d'acquiescer alors que généralement il lui aurait fait mordre la poussière. Lavande a échangé un regard avec Cathy, l'américaine qui avait l'air de se demander qu'est ce que tu pouvais bien faire avec une fille comme moi… Et… j'ai l'impression que quelques adultes étaient déjà au courant depuis longtemps parce que Remus et Tonks m'ont lancé un regard désolé comme si j'étais une pauvre fille… Je crois que même le jour où tu m'as traité de Sang-de-Bourbe et celui où Rogue m'a appelé « Miss-Je-Sais-Tout » et Ron m'a imité en train de lever la main en cours… Aucun de ces jours là n'égale celui-ci en matière d'humiliation. »
Drago câlina doucement son épaule alors qu'elle essuyait ses larmes et il senti qu'elle se crispait légèrement à cette caresse. Un mur s'était dressé entre eux maintenant que leur histoire n'était plus un secret pour personne. Drago le sentait, épais, dur, infranchissable… Elle balança sa tête en arrière, ses cheveux chatouillant l'avant bras de Drago, habitué à cette caresse depuis qu'il dormait avec elle, son bras toujours callé au niveau cou de la jeune femme lorsqu'elle lui tournait le dos.
« Je voudrais pouvoir retourner en arrière… »
Il baissa les yeux, comprenant parfaitement ce qu'elle aurait souhaité changer. Elle aurait tout fait pour effacer ce premier baiser, le leur dans ce couloir, puis leur première fois et toutes celles qui avaient suivi. Elle aurait tout fait pour effacer cette relation qui pourtant était la seule chose dont désormais elle ne pouvait se passer. Il murmura après un long silence pesant tant pour lui que pour elle.
« Je crois que je vais m'écarter du paysage quelques temps… De toute façon, j'ai une mission prévu avec Remus dès demain alors… Ce sera plus simple pour tout le monde. Tes amis oublieront plus vite toute cette histoire si je ne suis pas là. »
Elle releva les yeux vers lui, son cœur se détachant en mille petits morceaux s'éparpillant partout dans son corps –ou du moins c'est l'impression qu'elle eut. Il aurait pu enfoncer son poing dans sa poitrine et lui arracher cet organe qui d'un seul coup lui semblait parfaitement inutile. Pourtant, elle se refusa à lui montrer à quel point cette simple phrase lui faisait mal. Elle ne pouvait pas le lui dire non plus car les mots semblaient mourir dans sa bouche. Elle savait qu'il avait raison. Tout serait plus simple s'il n'était plus là tout le temps, s'il partait en mission plus souvent, s'il disparaissait du paysage… Harry et Ron lui pardonneraient peut-être plus facilement cette incartade si le visage de Drago ne leur apparaissait pas aussi souvent. Du moins c'est ce qu'elle espérait naïvement en hochant la tête, acquiesçant à sa remarque.
Drago mit une seconde à peine pour être debout. Il aurait tant aimé qu'elle l'arrête et lui dise qu'elle s'en moquait, qu'elle avait besoin de lui et que ses amis se feraient une raison… Mais non, elle avait approuvé sa remarque et il se devait de respecter son choix même si la colère lui brouillait les entrailles et qu'il avait l'impression stupéfiante et alarmante que son cœur ne battait plus. Elle resta la tête basse et il inspira profondément avant de prononcer un simple au revoir, si simple que quiconque les aurait vu à cet instant se serait dit qu'il ne s'agissait là que de deux personnes qui se connaissaient à peine et n'avaient jamais eu de réels relations.
« Au revoir, Granger… »
Elle releva les yeux et lui adressa un sourire forcé. Il hésita un millième de seconde puis tourna les talons, enfonçant ses poings crispés dans les poches de son pantalon, se refusant à céder à cette envie de tout casser sur son passage. Il ne l'entendit pas murmurer plusieurs fois, comme si elle récitait une formule magique un « Retourne-toi… Je t'en prie, retourne toi… Je t'en supplie…» des plus éloquents alors que lui-même s'hurlait mentalement « Ne te retournes pas ! Retiens-toi !», et il referma la porte de la Réserve derrière lui. Il tremblait de colère, ou de frustration, lui-même n'aurait su le dire en cet instant tant ses émotions étaient violentes et déstabilisantes alors qu'il quittait Poudlard, qu'il la quittait elle.
Hermione resta assise quelques minutes à la seule lueur de sa baguette magique. Puis la lumière de sa baguette même faiblie dès qu'elle la lâcha. Le livre qu'elle tenait glissa entre ses doigts jusqu'à tomber par terre et à se refermer. Elle inspira à fond, tentant d'oublier ces dernières minutes qui venaient de faire basculer son monde. Avant qu'il n'entre dans la pièce, elle avait cru que jamais au grand jamais elle n'aurait pu se sentir plus mal qu'au moment où ses amis l'avaient plus ou moins abandonné. Elle avait eu tort et s'en rendait compte désormais. Elle se redressa, s'accrochant à l'étagère pour ne pas s'écrouler tant ses jambes flageolaient sous son poid. Elle avait l'impression que le monde venait de se renverser. A cause de lui. Elle se laissa finalement retomber au sol et remarqua que ses larmes s'étaient remises à couler sur ses joues. Et cette fois, elle ne les arrêta pas.
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Note de l'auteur _ Reuh ! Alors j'suis désolée de dire des bêtises aujourd'hui, mais j'suis en mode "j'arrive à écrire" alors que j'étais en bug depuis deux semaines -et que quand j'écris pas... bah on va dire qu'il ne vaut mieux pas me parler xD- & là du coup j'suis contente & j'dis des conneries ! J'vous ai dis que j'aimais Pansy ? Un jour j'aimerais bien écrire plus sur elle... J'crois qu'elle sera présente dans ma dernière fic... ^^' Pov' Ginny quand même, sont chiants les gens à penser qu'Harry doit forcement avoir que la guerre & les horcruxes dans sa vie ! Heureusement qu'Harry est là -pour une fois qu'il ne tombe pas dans les pommes (cf : Inexistence & Resistance) ! Après... Hermione & Drago... Ptit parfum de fin dès leur première scène commune... Fin', j'ai bien aimé incruster une ptite coupine à Sirius ^^' Faudrait aussi que j'écrive sur lui... Marre de l'voir en éternel célibataire !-même si j'le vois pas marié-1oenfants. Et Molly -je sais que certains ne l'aiment pas... Mais perso j'arrive pas à imaginer une fic sans elle ! j'l'adOre ! & là encore... Le fait que ce soit elle qui tente de faire comprendre à Hermione qu'elle aime dRago... PfiOu ! =P Mariage Harry-Ginny, voilà encore une scène que j'avais en tête depuis deux ans -l'moment où il la pousse dans l'étang. Sont choupy tous les deux. c'est vraiment... Le couple parfait, j'arrive pas à les voir l'un sans l'autre ! Et ensuite... The End. Arg Arg Arg. Voilà encore une scène que j'avais dans la tête depuis longtemps. Pff... Et j'les déteste tous... Ils s'comprennent pas, ils sont... Bref ! J'suis même pas capable d'en parler ! xD
Ptites réponses à certains lecteurs : Dame Angélique Malefoy, Jude Law est absolument... Slurp ! Sexy Attitude de fOlie -dans Holidays j'ai eu envie d'le bouffer entièrement & d'pas en laisser une miette [c'est une métaphore les gens ! on m'a déjà dit que j'étais maso j'vais pas être carnivore en plus ! xD] & j'suis d'accord avec toi concernant Tom Felton il est... moche -dans les films il m'donne envie d'me cacher tellement il fait peur xD. Sauf sur certains shOots que j'ai découverts dernièrement & qui m'ont bluffés [façon poli d'dire que j'ai mon estomac qui a fait un bond de deux mètres & que j'ai eu un gros bug cérébral devant mon ordi où j'ai marmonné seule comme une folle : matérialise toi devant moi histoire que j'puisse te violer... Ok ça y'est j'ai perdu tous les lecteurs qui pensent que j'ai vraiment un souci mental ! xD] & tu n'es pas la seule à déprimer d'être célibaire... J'avoue qu'en ce moment, j'écris sur un type absolument adorable & qui possède un charme certain même s'il n'est pas doué pour le montrer & à chaque fois qu'il dit un truc ou qu'il enlève son t-shirt j'suis en mode "Pourquoi j'ai pas un bômec devant moiiiiiiii ?!" xD Bon, vivre par procuration dans les fics, livres, films est un bon moyen de survivre ! =P -surtout qu'au moins on choisit l'moment où on pense aux persos & contrairement aux vrais mecs, bah on est pas forcé de se les coltiner quand on n'a pas envie ! xD (Je finirais célibataire avec des chats !)
Suite', Lady Hope qu'à chaque fois d'puis deux semaines j'me dis, mince faut que j'lui dise un truc & qu'à chaque fois j'oublie --' euh... ah ui [mémoire de Ron Weasley ! xD] pour Across the Universe, niveau fautes & tout c'est l'Orgie -quand il m'prend de relire mes fics d'avant quand j'arrive plus à écrire, ça m'saute aux yeux & c'est moche & affreux, quand j'serais riche j'paierais quelqu'un pour tout relire & corriger (j'rencontrerais un vieux riche qui mourra vite c'est prévu =P xD) mais par contre pour cette fic là bah... euh... enfin j'ai lu & relu 15ooo fois chaque chapitre donc... fin bien sûr doit rester des fautes, mais j'pense pas non plus que ça gène la lecture itou, si ? =/ J'voulais te dire autre chose aussi... Mais j'ai oublié -ça va revenir ! xD
& ensuite réponse à plein-des-gens (Osalyne, Lady Hope & pleiins d'autres...) qui se posaient des questions niveau enfants ^^' Jude est né en Décembre 2ooo, Lucas en Septembre 2oo1 & Lucie en Octobre 2oo2 en gros... Donc OuiOui (dans sa petite voiture jaune & rouge... Puf ! j'suis désolée de dire autant de conneries aujourd'hui ! xD) Jude est quand même plus vieux que les autres ! ^^' Ils ont une certaine différence d'âge... -Parce qu'y en a qui sont plus longs à la détente que d'autres =P -Hermione & Drago devraient se sentir visés !
vOilà ! Par le Gland de Merlin (xD okok j'arrêterais un jour d'utiliser cette expression !) première note d'auteur aussi longue depuis... Belahan Jiwa au moins ! oO' J'espère donc que ce chapitre vous aura plu ! & que vous me le direz ! Ou que vous me détestez -mais c'était dans l'histoire prévue leur rupture !- & que vous me le direz aussi ! =P ... La fin de cette fic sera postée dimanche prochain ! oO' ouah ! ... Bref !
Bisous bisous, Reviews reviews... =D
Bewitch _ Tales
