Bon, ce chapitre est... enfin vous comprendrez en le lisant... j'espère en tout cas qu'il vous plaira!


Lily s'étira mollement avant d'ouvrir les yeux. Le soleil semblait s'être invité : c'était un bon présage pour la journée… Elle poussa sa couverture et s'assit dans son lit en tendant le bras pour attraper son réveil : 10h 35… très bien. Elle se rendit dans la salle de bain en attrapant au passage sa serviette qui traînait sur une chaise. Elle fit couler de l'eau brûlante et se glissa sous la douche.

-Hum… je pourrais y rester des heures… Mais pas question d'être en retard !

Elle sortit de la douche avec une serviette nouée sur les cheveux, et une autre autour de la poitrine. Elle mit ainsi l'eau de son café à chauffer et ses tartines à griller et retourna dans sa chambre pour s'habiller. Dix minutes plus tard, elle était encore le nez dans son placard pour chercher quoi se mettre sur le dos… La moitié de ses habits avaient atterri sur son lit, et l'autre par terre. Elle dénicha finalement un malheureux tee-shirt vert et un jean clair. Elle regarda son reflet dans le miroir. Une petite voix dans sa tête lui souffla que c'était bien la peine de retourner ses placards pour ça… Elle soupira, roula en boule le tas d'habits et les casa plus qu'elle ne les rangea dans son armoire. Elle soupira puis se retourna brusquement en sentant une odeur de brûlé.

-Oh, oh…

Elle accourut dans la cuisine. Une épaisse fumée noire sortait de son grille-pain.

-Et censuré !!

Elle débrancha l'appareil et entreprit d'en extraire le pain carbonisé, et, bien évidemment, se brûla.

-Aiiiiiieuuuuuu !

Elle s'empressa de tourner le robinet d'eau froide pour y passer son doigt, mais le jet était trop puissant, et il l'éclaboussa. Elle éteint l'eau au bout de quelques secondes et prit dans une trousse de secours un pansement qu'elle eut bien du mal à se coller sur l'index.

Elle retourna dans la cuisine et admira le désastre : flaque d'eau devant l'évier, grille-pain qui continuait de fumer, des miettes noires tout autour (et surtout par terre), et une odeur… forte de cramé.

On frappa alors à la porte. Lily alla ouvrir.

-Miss Evans ! Que se passe-t-il ici ?

La miss Evans en question lança un regard interrogatif à la gardienne, du genre « mais qu'est ce que vous faites ici ? »

-J'ai vu de la fumée noire sortir de votre fenêtre depuis la cour… j'ai craint un début d'incendie !!

-Oh… non, ne vous inquiétez pas… juste mon pain qui a brûlé… j'ai l'habitude…

La femme la regarda de haut en bas.

-Vous êtes sure que tout va bien ?

-Oui, oui, aucun problème…

-Bon, et bien bonne journée…

-Vous aussi…

Lily claqua la porte et pour la deuxième fois de la journée, se regarda dans le miroir. Mais cette fois-ci, elle explosa de rire.

-Je comprends mieux son expression en me voyant...

Apparemment, les miettes n'avaient pas seulement trouvé refuge sur le carrelage de sa cuisine, mais aussi dans ses cheveux, et son tee-shirt était trempé…

-Bon, c'est pas gagné, on reprend à zéro !

Elle retourna sous la douche se relaver les cheveux, choisit rapidement un top et un bermuda, beurra ses tartines non grillées et bu son café pas trop chaud !

-Y'a du progrès, mais du coup, je suis en retard…

Après un denier coup d'œil sur le chantier qu'était sa cuisine, elle décida de ranger à son retour et après s'être faite belle d'un coup de blush sur les joues et un coup de brosse dans les cheveux, elle partit de chez elle. Il était déjà 11h15…

-Et il m'attend à 11h30…

Par chance, elle ne rata pas le bus et arriva à l'heure à l'endroit prévu. Son portable vibra dans son sac, et elle se mit à le chercher. L'envie de le retourner la prit, mais elle trouva juste à temps le téléphone pour décrocher.

-Oui, allô ?

-…

-Oui, c'est moi…

-…

-Ah, comment vas-tu ? Ca fait plaisir d'avoir de tes nouvelles…

-…

-Ah non, là je ne suis pas du tout d'accord…

-…

-Je raccroche si j'ai envie !

-…

-Remus, si tu prends son parti, je ne t'écouterai pas. Tu sais bien, toi, dans quel état ça ma mis…

-…

-Non, je ne veux pas !

-…

-Mais je n'en ai rien à foutre : il a beau être ton meilleur ami, tu n'aurais jamais fait ça !!

-…

-Pour toi ? Bien sûr…

Lily sentit une présence derrière elle. Elle se retourna et sourit.

-Non, ce n'est rien, je te rappellerai plus tard.

-…

-Oui, je te promets… A bientôt.

Elle raccrocha au moment où elle embrassait Thomas. Puis elle se détacha et lui prit la main.

-Alors, ce cours de dessin ?

-Rien d'exceptionnel, en ce moment, on dessine des mains…

-Oh… Alors on fait quoi ?

-Qu'est ce que tu veux faire ?

- Je n'en ai aucune idée… mais je veux fêter la fin de mon stage dignement !

Plus d'une semaine et demi était en effet passée depuis que James avait fait son apparition dans le salon de Thomas.

Oo°Flash-Back°oO

-James, ça te dirait pas de nous foutre un peu la paix ?

Mais James n'écoutait pas Thomas et regardait de son regard le plus perçant la malheureuse Lily qui ne savait plus où se mettre.

-James ?

Le nommé détourna son regard de Lily.

-Je suis désolé… je ne m'attendais pas vraiment à ça... Enfin, te connaissant, Thomas, j'aurais dû…

-C'est ça… Fous le camp !

-Ne t'inquiètes pas, je vous laisse à vos…

Il jeta un regard dénigrant sur le canapé… et se dirigea vers la porte. Avant de l'ouvrir, il s'adressa à Lily.

- Simplement, je n'aurais pas cru ça de toi

A ces mots, Lily réagit et se leva.

-Il y a beaucoup de choses auxquelles on ne s'attend pas, James… Alors évite de me faire ta morale…

James s'était retourné et se planta devant Lily qui fulminait.

-Il te suffirait de m'écouter, mais j'ai l'impression que tu as bien mieux à faire, non ?

Elle ne put s'empêcher de lui coller une gifle. Il ne réagit pas. Elle lui murmura :

-Depuis le temps que ça aurait dû t'arriver…

-Ca ne te ressemble tellement pas, Lily…

-Qu'est ce que tu en sais ? Les choses ont changé… Et tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même ! Maintenant, je crois que tu peux nous laisser… On a plus rien à se dire.

Il approcha sa main de la joue de Lily, comme pour la caresser, mais elle eut un mouvement de recul.

-Lily, il faut que…

-Il ne faut rien. C'est trop tard. Laisse moi vivre !!

Thomas s'était approché et avait posé sa main sur l'épaule de Lily.

James ne dit plus rien et claqua la porte derrière lui.

Lily retint ses larmes : elles n'avaient aucune raison de lui venir… Thomas l'avait pris dans ses bras, mais il ne lui posa aucune question.

Oo°°oO

Lily se tourna vers Thomas. Il paraissait préoccupé.

-Ca va ?, lui demanda-t-elle.

Il secoua la tête et retrouva son charmant sourire.

-Oui, oui… c'est rien.

Lily pouffa.

-C'est rien ? D'accord, je commence à m'y habituer… Bon, alors, tu m'emmènes où ?

-Il fait beau… pourquoi pas un petit tour de Paris en moto ?

-Je suis d'accord si on s'arrête à l'île saint Louis…

-Ah ? Pourquoi ça ?

-Tu verras…

-On est partis !!

Il l'entraîna en courant. Sur leur passage, les pigeons s'envolaient. Deux gamins…

Quelques dizaines de minutes plus tard, Ils étaient sur les quais. Lily se serrait contre Thomas pour ne pas se prendre tout le vent dans la figure. Elle était bien avec lui. En songeant à ça, le visage de James apparut dans son esprit. « Avec lui aussi, j'étais bien… » Mais elle refusa de diriger plus longtemps ses pensées vers le demi-frère de Thomas. Il ne devait plus être que ça dans son esprit : même plus son ex, même plus un beau garçon, juste de demi-frère de Thomas… un jeune homme qui ne méritait pas qu'on s'intéresse à lui !

Ils arrivèrent à l'endroit indiqué par Lily. Ils abandonnèrent le véhicule et ce fut au tour de Lily d'entraîner Thomas au milieu des touristes qui eux se pressaient vers la cathédrale Notre-Dame de Paris. Elle s'arrêta devant un marchand de glaces.

-Les meilleures de tout Paris !!

Elle choisit pistache, il testa marron glacé.

-Tu t'en mets partout !!

-Tu devrais te voir, toi !

Lily grimaça et se lécha les babines, ce qui eu pour effet de faire rire Thomas…

-Pff… alors, voyons ce que vaut marron glacé !

Elle embrassa Thomas.

Ils passèrent devant la Tour Eiffel et le Trocadéro, il lui proposa d'essayer la montgolfière du parc André Citroën, elle préféra un tour de carrousel à Montmartre…

Ils rentrèrent fourbus chez eux.

-Je te fais pas entrer, c'est un champ de bataille chez moi…

-D'accord…

-Demain, je vais chez mes parents…

-Moi aussi…

Elle sourit.

-J'ai vraiment passé une journée… parfaite !

Elle avait ouvert la porte de son appartement. En voyant ce qui l'attendait, elle grimaça.

-Enfin, presque !

-Je peux en dire autant... merci...

-Tu sais qu'on fait vraiment dans le romantico-pathétique ?

-… et alors ?

-T'as raison.

Elle l'embrassa une dernière fois et ferma doucement la porte.


Pas trop gnangnan, j'espère :-S. Bon, de toute façon, la suite devrait venir, et pas dans le même genre...